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Commençons par un petit coup de gueule. Pourquoi avoir traduit le titre original « The sense of an ending » (qui signifie en gros contextuellement « Le sens d'un accomplissement » ou bien encore "le sens de la fin") par « Une fille, qui danse » ? Certes, cette fille Véronica, Tony l'a aimée un temps alors qu'il était étudiant. Elle qui refusait de danser et qui le manipulait à sa guise, s'était mise à danser un soir, pendant dix minutes, dans sa petite chambre d'étudiant en se démenant sur un disque de musique rock. Mais, ceci ne fut qu'un instant parmi d'autres, pas celui autour duquel tout, et en particulier les souvenirs, se cristallise.

Car, ce délicieux roman de Barnes et assurément l'un de ses meilleurs, est un livre avant tout sur la mémoire et la façon dont, avec le temps et la distance, nous finissons par agencer les choses vécues pour composer avec, nous rassurer ou tout simplement continuer de vivre et d'avancer.

Tony, la soixantaine, est désormais à la retraite. Une retraite à l'image de son existence, sans relief particulier autre que de ne pas faire de vague, de se confondre dans le paysage pour devenir anodin, insipide. Il vit seul, en harmonie avec son ex-épouse, et en contact régulier avec leur fille unique, mariée à son tour et mère de deux enfants qu'il voit de temps en temps. De sa vie passée, il a fait un trait, fin car il n'y avait de toute façon pas grand-chose à biffer ou à cacher.

Et puis, un jour, tout est remis en cause parce qu'il reçoit un courrier d'un notaire lui indiquant qu'il est le bénéficiaire d'un petit héritage au contenu d'autant plus troublant qu'il est provenance de deux personnages dont il avait tout oublié ou presque, parce que croisés du temps de sa jeunesse et totalement perdus de vue depuis.

Du coup, les images, les séquences, les souvenirs remontent, convoqués pour tenter de donner un sens à ce qui paraît n'en avoir aucun. Du coup aussi, l'irrépressible besoin de renouer avec celle qui fut l'amour de sa jeunesse, perdue de vue depuis quarante ans, cette fille qui a dansé un soir pour lui, avant que de le lâcher dans des circonstances douloureuses que nous allons peu à peu découvrir, se fait jour d'autant qu'elle est la détentrice d'une partie de l'héritage qui lui revient.

Bribe par bribe, collant les séquences d'un passé reclus au tréfonds de la mémoire parce que souvent trop douloureux avec des morceaux de vie du présent qui viennent troubler une petite existence tranquille, Julian Barnes nous conte une histoire noire, à l'humour très british, qui nous montre que, parfois, nos actes, surtout lorsqu'ils ont été oblitérés par le temps, peuvent avoir des conséquences parfaitement insoupçonnées. Finir par l'apprendre et le comprendre par soi-même quarante ans plus tard peuvent se révéler de puissants traumatismes.

Saluons le travail de traduction (mis à part le titre mais peut-être imposé par un éditeur peu scrupuleux de respecter le sens originel) qui rend parfaitement l'humour et le style très travaillé sous des apparences de simplicité, de l'auteur. Voici un livre superbe d'ailleurs récompensé par le prestigieux Man Booker Prize à sa sortie.

Publié aux Editions Mercure de France - 2013 - 193 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 25 septembre 2013
Julian Barnes aurait pu faire sienne la phrase de Lejeune: "la mémoire est oublieuse, travailleuse, menteuse". Car il s'agit bien d'un récit qui revient sur un passé dont la fin donnera au lecteur un éclairage inattendu dans un coup de théâtre magistral.
Le narrateur, Tony, raconte son adolescence et le début de sa vie adulte. Ils étaient quatre amis dont l'un, Adrien particulièrement brillant l'a marqué. C'est l'époque des rêves et des projets, des illusions aussi. Quand Tony rencontre Veronica, il n'arrive pas à s'engager dans une relation durable, son orgueil et sa peur de l'échec le feront renoncer à ce premier amour. Mais la vie est pleine de surprises et de coups bas, les amitiés adolescentes n'y résistent pas.
Dans une langue classique trop souvent ponctuée d'aphorismes et de citations philosophiques annoncée de façon mécanique par" je ne sais plus qui a dit cela ...", Julien Barnes nous livre une réflexion sur le temps qui passe, la perte des illusions et la complexité des sentiments . C'est intéressant mais ce style très travaillé, parfois ampoulé, nuit à l'émotion et le récit en devient parfois pesant.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 19 septembre 2013
Je ne reviens pas sur les discussions autour du titre qui, il est vrai est mal choisi et ne rend pas bien compte du contenu du livre...

Nous voilà plongé dans une histoire d'amour et d'amitié. Trois copains d'école rencontrent un nouvel ami (Adrian) qui va devenir le plus brillant du groupe et intègrera la prestigieuse université de Cambridge. Peu à peu, les liens de la jeunesse vont se distendre. En parallèle, le narrateur a une aventure sentimentale avec une jeune fille (Véronica) qu'il présente à ses trois amis. Il nous conte le week-end raté qu'il passe chez les parents de sa copine (Seule la mère de Véronica semble avoir éprouvé un peu de compassion pour lui lors de ce week-end), puis sa rupture et revient sur un épisode qui constitue un tournant dans l'histoire : cette ex-petite amie a noué une nouvelle aventure avec Adrian, son ami de Cambridge. Sous l'effet de la colère et de l'aigreur, il leur envoie à tous deux une lettre incendiaire dans laquelle il crache sa bile.

Puis les années passent. Notre narrateur se tisse une vie sans véritable passion, sans attrait, assez neutre. Il entretient de bonnes relations avec son ex-femme et sa fille. Avec la vieillesse, sa mémoire est devenue sélective et l'histoire de sa vie ressemble de plus en plus à ses yeux à celle qu'il se raconte à lui même... Il apprend enfin qu'Adrian s'est suicidé au moment où il avait cette aventure avec Véronica, mais qu'il semblait heureux avant ce geste tragique. La mère de cette dernière lui lègue le journal intime de cet ami disparu.

Barnes nous livre un roman très intéressant et qui donne matière à réflexion. C'est vrai que certains passages sont assez philosophiques, mais ils demeurent accessibles à tous et sont destinés à mieux nous faire appréhender le mode de pensée d'Adrian. Les personnalités des protagonistes sont très bien décrites. Ils acquièrent au fil des pages une véritable profondeur psychologique.

Barnes écrit son livre comme une bonne enquête policière : il lance plusieurs pistes : Adrian s'est-il suicidé parce que ses raisonnements philosophiques l'ont amené à la conclusion logique que c'était son libre arbitre qui s'exerçait au travers de cet acte ? (Ce qui rend cet intellectuel digne de l'admiration de ses amis). Ou au contraire a-t-il été manipulé par Véronica et poussé à cette extrêmité ? On ne découvre finalement la vérité que dans les dernières pages et je dois dire que le suspense nous tient en haleine. Pour moi, la surpise a été réelle à la fin. Je n'avais pas vu venir ce dénouement. En quelques phrases finales, toutes les pièces du puzzle se mettent en place !

C'est aussi une belle réflexion sur la vieillesse, sur la sélectivité de la mémoire, sur les liens entre les êtres humains, sur le remords...

J'admire chez l'auteur cette capacité qu'ont certains de ses personnages à s'exprimer sans mot, comme Véronica qui finalement révèle tout au narrateur sans vraiment lui parler. Elle ne fait que lui montrer les éléments qui au fur et à mesure doivent le conduire aux conclusions logiques. Barnes nous montre que la communication entre les êtres n'est pas facile, y compris avec ceux pour lesquels on éprouve ou l'on a éprouvé de profonds sentiments.

Le roman nous montre aussi les distinctions entre classes sociales et le poids de ces dernières dans une relation amoureuse. Le narrateur était-il à la hauteur des espérances de la famille de Véronica ? Adrian, diplômé de Cambridge ne constituait-il pas un meilleur parti ? Les sentiments de Véronica ont-ils été guidés par ce choix social, orienté par l'oeil évaluateur de son père et de son frère ?

A tout moment on s'interroge sur les secrets que cache cette famille, sur les motivations de protagonistes, sur la sincèrité des relations humaines, sur le poids d'actes semblant anodins sur le cours du destin...

A mon sens, ce roman mérite le prix littéraire obtenu et constitue une incitation à faire fonctionner nos petites méninges...
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le 8 février 2013
Quatre garçons et une fille, Véronica . Ils étaient étudiants et amis, pleins de projets, souriants à la vie, exigeants. Adrian était le plus brillant. Puis, ils se sont perdus de vue.Tony; l'un d'entre eux, le narrateur du roman, ,avait eu une courte aventure avec Véronica suivie d'une rupture au profit d'Adrian, et avait écrit une lettre virulente sous le coup de la colère, puis reprit sa route. A la retraite, âgé, il fait le bilan de sa vie, assez terne. Jusqu'au jour où la lettre d'un notaire, lui apprenant le suicide d'Adrian, va le ramener dans le passé et lui faire découvrir une terrible vérité.. Une approche très forte des émotions que l'on retrouve en se penchant sur le passé se superpose au simple roman et apporte une réflexion intéressante sur le cours de la vie.
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le 29 janvier 2013
Car c'est la traduction du titre original. Je ne comprends pas pourquoi les éditeurs français (et ici c'est un éditeur sérieux) au lieu de traduire le titre (The sense of an ending),ou trouver un équivalent, plaquent un titre "accrocheur"(?) qui n'a que peu à voir avec le contenu.
Ce nouveau roman de Julian Barnes est attachant même si certains passages, peu developpé,peuvent paraître artificiels. La lecture est sans cesse soutenue et la fin, brutale ne se laisse aucunement deviner. Cette fin nous laisse, avec le personnage principal, le narrateur, dans une grande interrogation et une certaine perplexité. Comprenons-nous toujours ce qui se passe, qui sont nos proches ou nos contemporains, ce que nous faisons et pourquoi.
Un roman qui interroge et dont les à-peine-dits nous poursuivent longtemps.
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le 27 juin 2013
La mémoire est sélective.

Que ce soit pour une blessure amicale, amoureuse ou familiale, on ne se souvient que de sa propre souffrance, du mépris dont on a cru être victime, des silences et des zones d’ombre que l’on a interprété à notre manière.

S’imagine-t-on seulement que l’on peut également avoir été source de chagrin, de déception ?
Oublie-t-on parfois la part de responsabilité que l’on peut avoir dans l’enchaînement de certains événements ?

L’auteur nous promène dans la vie de son personnage : l’histoire est perçue par le filtre de son ressenti lorsque soudain, nous sommes précipités dans une autre histoire, la même pourtant…
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le 23 mars 2013
analyse très juste, chacun peut s'y retrouver. on est tenu en haleine. juste quelques maladresses de traduction à quelques endroits. Et je préfère le titre original, bien plus intéressant à mon avis; je n'aime pas le titre français, il n'est pas aussi riche et ne rend pas le fond du roman
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le 23 novembre 2014
Voici un livre bien plus profond que ne le laissent entendre à la fois son titre et son résumé. Je n’en souvenais pas au moment où je l’ai choisi mais j’avais déjà lu, du même auteur, Arthur et George, que j’avais beaucoup apprécié. J’ai été touchée davantage encore par cette histoire, courte et intense, captivante dès les premières pages.
Une tension dramatique très subtile s’installe au fur et à mesure et l’auteur, à travers son personnage central et narrateur, nous livre ses interrogations sur le temps qui passe et s’accélère, sur nos désillusions, nos responsabilités et aussi sur la fragilité de la mémoire et les petits arrangements que nous faisons avec nos souvenirs pour rendre nos vies « supportables ».
Le ton est très « anglais », cynique, légèrement sarcastique mais toujours plein de sensibilité et d’intelligence. J’ai vraiment aimé cette manière d’accumuler des petits riens, des détails souvent infimes, des gestes anodins et des phrases ordinaires prononcées par les personnages : il en ressort une étrange impression de mystère. Cette plongée dans les souvenirs de Tony Webster à l’automne de sa vie nous démontre à quel point la nature humaine peut être opaque et impénétrable et que les idées que l’on se fait sur les autres, leurs motivations, leurs comportements, gagnent toujours à être nuancées.
Pour conclure, je reprendrai la critique du Nouvel Observateur : « Très simple en apparence, très complexe en vérité, Une fille, qui danse est le récit formidablement réussi d’une vie ratée ».
C’est un livre qui pour moi, même après l’avoir fini, va garder une part de mystère et c’est aussi quelque chose que j’aime …
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le 8 octobre 2014
un peu trop philosophique pour moi...
,début lent ( surement pour percevoir la personnalité des personnages) par contre, les problèmes reflètent bien les années 60
la fin.... j'ai rien compris ,.... cette sœur ( du jeune Adrien) Marie d'où vient t-elle? ???sont t-ils jumeaux...... qui lui paraissait avoir l'age de Veronica..(surement dans son souvenir...).?????
par contre la vengeance que lui fais Veronica par intermédiaire de son testament, en le faisant revenir en arrière, .. cette lettre qu'il
leur à écrit,( et qu'il avait oublier) le renait en cause sur le suicide d' Adrien....
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L’écrivain anglais Julian Barnes est né à Leicester en 1946. Après des études de langues et de littérature à l'Université d'Oxford, il travaille comme linguiste pour l'Oxford English Dictionary. Il entreprend une carrière de journaliste avant d’entamer une carrière d’écrivain. Il écrit aussi des romans policiers sous le pseudonyme de « Dan Kavanagh ». Julian Barnes est le seul écrivain étranger à avoir été primé à la fois par le Médicis (en 1986 pour Le Perroquet de Flaubert) et le Femina (en 1992 pour Love, etc.). Une fille, qui danse est paru en 2013.
Tony, la soixantaine, a pris sa retraite. Il a connu une existence assez terne à l’image de son mariage. Jeune homme, il a beaucoup fréquenté Veronica, mais ils se sont éloignés l’un de l’autre. Apprenant un peu plus tard qu’elle sortait avec Adrian, le plus brillant de ses anciens camarades de fac, la colère et la déception lui ont fait écrire une lettre épouvantable aux deux amoureux. Peu après, il apprendra le suicide d’Adrian. Pourquoi Adrian s’est-il tué ? Quarante ans plus tard, le passé va ressurgir, imprévu, par le biais d’un courrier provenant d’un notaire, un testament aux motivations difficile à comprendre.
Roman en deux parties, celle de la jeunesse et de l’apprentissage de la vie, présentant les personnages du roman, enfin la seconde, alors que notre héros devenu retraité vit séparé de sa femme, entretient des rapports distants avec sa fille et va se retrouver plongé dans son passé quand un notaire lui annonce qu’il hérite d’une petite somme d’argent et du journal intime d’Adrian.
Julian Barnes nous fait partager ses interrogations sur le rôle de la mémoire dans nos vies, ses paradoxes comme sa complexité, « Combien de fois racontons-nous notre propre histoire ? Combien de fois ajustons-nous, embellissons-nous, coupons-nous en douce ici ou là ? » A la faveur de faits nouveaux qui se dévoileront petit à petit, Tony se voit contraint à l’introspection et découvrir une part de lui-même qu’il croyait enfouie à jamais. L’écrivain, à l’écriture délicieuse faite d’un humour discret, ne manque pas aussi de peindre les traits de caractères de l’adolescence et l’apprentissage du sexe dans les années 60 qui nous valent d’amusants passages – convenus – mais toujours très bien racontés par les écrivains britanniques.
L’auteur ajoute à son ouvrage, pour notre réflexion, quelques paradoxes sur l’Histoire, « l’histoire qui se déroule sous notre nez devrait être la plus nette, et pourtant c’est la plus trouble » et aborde le thème de la responsabilité, « Commencez par vous dire que vous êtes le seul responsable, dès lors qu’il n’y a pas de preuve flagrante du contraire. » Comme l’écrivain n’est pas le premier venu, il incorpore dans la construction de son roman une dose de suspense, au fur et à mesure de la lecture on pressent un coup de théâtre final, et nous ne sommes pas déçus !

« Si je peux me permettre une brève leçon d’histoire : la plupart des gens n’ont pas fait l’expérience des Sixties avant les années soixante-dix. Ce qui signifie, logiquement, que la plupart des gens vivant dans les années soixante faisaient encore l’expérience des années cinquante – ou, du moins, de bribes de ces deux décennies côte à côte. Ce qui embrouillait pas mal les choses. »
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