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Voilà qui est dit,
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Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal particulier 1935 (Broché)
À côté de son monumental Journal littéraire, qui sera dactylographié par Marie Dormoy, Paul Léautaud a laissé un « journal particulier » riche de détails vifs (sic), où il relate sa vie intime.Un premier volume, portant sur les années 1917-1932, avait été publié dès 1956. Un second (pour l'année 1933) le fut en 1986, avant que ne paraisse au printemps 2012 un troisième tome consacré à 1935 (34 est perdu). Comme restent à exploiter quatre années (36-39), la légataire des droits - la Société de protection des animaux, qui gère doucement cette petite rente - semble bien partie, au train où elle va, pour n'en achever la publication qu'au début du vingt-deuxième siècle. Encadré d'une préface et de 149 notes d'un intérêt inégal, où l'on relève pas mal de redites, le journal de 1935, qui se trouve partiellement « reconstitué », est en bien des endroits lacunaire ou illisible. Quand de plus - ce qu'un habile lancement commercial n'a pas franchement laissé deviner - il s'avère extrêmement répétitif, n'est-on pas fondé à s'estimer pour une part en présence d'un fond de tiroir ? Prétendant aimer la femme mais pas les femmes, qu'il dit canailles et folles, l'auteur du Petit ami (soixante-trois ans à l'époque) compare les mérites respectifs de la blonde Marie Dormoy, qui va sur la cinquantaine, et de la brune Anne Cayssac (son ancienne maîtresse, baptisée Le Fléau). Les formes généreuses de Marie Dormoy ne sont pas sans l'émouvoir mais M.D. manque souvent d'entrain (« Le côté polisson de l'amour n'est pas du tout dans ses cordes », écrit-il un jour de dépit), alors que la vieille Mme Cayssac, au caractère odieux, avait un sacré tempérament. Marie Dormoy est une femme libre, déjà publiée, qui possède un beau carnet d'adresses et conduit un cabriolet. D'une jalousie maladive, Léautaud ne cesse de tourmenter son amie : il la bombarde de courriers, la suspectant sans cesse de le tromper avec l'architecte Auguste Perret ou le collectionneur Ambroise Vollard (à moins qu'une telle perspective ne l'excite). Ne serait-elle pas une catin ? Mais peut-être pas du tout ? Le Journal particulier de 1935 est la chronique obsessionnelle de ces incessants atermoiements. Pour les polissonneries, chez elle ou chez lui (l'arche de Noé de Fontenay-aux-Roses, où le diariste nourrit une ménagerie), ou encore au bois de Verrières, les deux affectionnent particulièrement de s'uriner dessus, d'où ce tendre aveu de Marie : « C'est délicieux de te pisser dans la bouche. » Finement écrit et cruellement drôle, le Journal particulier de Paul Léautaud ne recule pas devant le sordide ou l'obscène, qui est dit. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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Journal particulier 1935 de Paul Léautaud (Broché - 20 avril 2012)
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