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Koursk, première édition, était déjà un modèle du genre : Jean Lopez s'y employait, à l'aide de sources anglo-saxonnes essentiellement (secondaires, mais ce parti pris était assumé et présenté dès le départ), à démonter un certain nombre de lieux communs sur cette importante bataille de la Grande Guerre Patriotique pendant la Seconde Guerre mondiale. Et le tout dans un style limpide et très agréable à lire.

La deuxième édition n'est pas simplement un décalquage de la précédente mais comporte de réels ajouts. Certains sont mineurs : les cartes qui n'étaient pas de bonne facture dans la première édition ont été refaites sur le modèle de celles de Stalingrad et Berlin, bien plus lisibles. La bibliographie a été mise à jour avec quelques ouvrages supplémentaires. Surtout, et c'est une première chez Economica, un livret de photos a été inséré au milieu de l'ouvrage. Et elles ne sont pas là que pour faire joli : elles illustrent très bien le propos, sont recherchées (on en reconnaît bien sûr quelques-unes, mais pas toutes), et se partagent de manière équilibrée entre Allemands et Soviétiques, tout en montrant bien aussi le terrain sur lequel se déroule la bataille. Enfin, le texte lui-même s'enrichit d'une description de la bataille aérienne de Koursk qui était un peu présente dans la première édition, mais qui se trouve maintenant considérablement détaillée. Le récit des opérations terrestres connaît lui aussi quelques ajouts.

Le livre conserve le même plan d'ensemble : genèse de la bataille, forces en présence, déroulement des combats (offensive allemande puis les deux contre-offensives soviétiques) et débats et controverses sur l'impact de la bataille. On y retrouve certaines idées forces de Jean Lopez : l'attaque sur le saillant de Koursk était sans doute le choix le plus rationnel pour les Allemands à l'été 1943, même s'ils sous-estimaient les transformations opérées par l'Armée Rouge, leur adversaire. Les deux pinces de l'attaque allemande, Model au nord et Manstein au sud, héritent de déséquilibres préexistants à la bataille : au sud, Manstein est installé sur la victoire de Kharkov (février-mars 1943) alors que Model doit être renforcé en effectifs, chars, et artillerie, mais la différence ne sera jamais résorbée (Manstein a plus d'infanterie, de chars et d'avions). Ce qui explique les choix tactiques sur les deux pinces : au nord, l'infanterie devant appuyée par l'artillerie et les blindés lourds ; au sud, le binôme chars/avions en pointe faute d'avoir suffisamment d'infanterie pour percer et protéger les flancs. Par ailleurs, les deux chefs allemands ont des tempéraments différents (Model est un défenseur né tandis que Manstein est le spécialiste des sièges et de la Blitzkrieg). En face, l'Armée Rouge aligne un dispositif supérieur en nombre qui sera aussi judicieusement utilisé. Le traitement de l'offensive allemande se fait par front (nord, Model, puis sud, Manstein) ce qui facilite le suivi des opérations. Les opérations Koutousov et Roumantsiev font elles aussi l'objet de chapitres distincts et successifs. La dernière partie, Débats et controverses, est à lire absolument car Jean Lopez réalise en fait l'historiographie de la bataille jusqu'aux dernières avancées récentes.

Koursk a-t-elle été une bataille décisive ? La réponse a d'abord été oui, reprenant le discours des généraux allemands eux-mêmes (Guderian et d'autres) après la fin de la guerre, puis l'historiographie soviétique qui l'intégrait à la triade de la victoire avec Moscou et Stalingrad. Après l'ouverture des archives soviétiques, le courant historiographique dit révisionniste a contesté ce statut entre 1996 et 2002, arguant que les pertes allemandes n'étaient pas si élevées alors que les pertes soviétiques l'étaient bien plus. Mais ce courant, basé sur un point de vue statistique, a été facilement remis en question : l'arme blindée allemande, en particulier, sort particulièrement émoussée de la bataille de Koursk (plus de canons automoteurs et de chars spécialisés répartis en petits paquets, affaiblissement des grandes unités blindées). Finalement, en prenant le problème à l'envers, les objectifs allemands fixés pour l'offensive de Koursk ont-ils été atteints ? Non, car le front s'est agrandi au lieu de se rétrécir, aucune réserve en fantassins et en chars n'a pu être constituée pour le front ouest en devenir, l'offensive allemande n'a pas affaibli les Russes au point de les empêcher de contre-attaquer, le moral soviétique est au plus haut après la bataille, le mythe de l'invincibilité allemande dans les opérations blindées a été écorné, au mieux. La conclusion de Jean Lopez est donc sans appel : Koursk est bien l'une des victoires décisives de la Seconde Guerre mondiale, à condition d'englober sous ce terme, comme il le fait dans son livre, l'offensive allemande et les deux contre-offensives soviétiques (du 5 juillet au 20 août, donc) et de ne pas se baser que sur les chiffres de pertes. A Koursk, l'armée allemande a non seulement perdu l'initiative, mais aussi son poing offensif, ses blindés : l'Armée Rouge a conquis l'initiative et ne commettra pas d'erreur, ni ne laissera de temps mort aux Allemands, pour qu'ils puissent se ressaisir. Dès lors, la défaite à l'Est de l'Allemagne est en marche.
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Deuxième opus de la quadrilogie de Jean Lopez, Koursk est d'aussi bonne facture que Stalingrad - la Bataille au Bord du Gouffre.

Jean Lopez fait le point sur l'avant, le pendant et l'après de cette grande bataille de la seconde guerre mondiale. Il en profite pour battre en brèche les idées reçues, notamment celle qui voudrait que Koursk soit la plus grande bataille de chars de l'Histoire, avec des chars tirant à bout pourtant, etc. Propagande soviétique et propagande allemande d'après-guerre sont remises à leur place, pour laisser la place aux faits.

Ainsi, Koursk est, selon les mots de Jean Lopez, une demi-défaite offensive des Soviétiques, et une demi-victoire défensive des Allemands. Evidemment, les Soviétiques pensent en termes de campagne, et non pas en termes de bataille, ce qui fait que Koursk est évidemment pour eux une victoire décisive.

Côté allemand, l'opération "Citadelle" est une réunion de talents et de matériels ! De nouveaux chars font leur apparition, tels le Panzer VI Tigre et le Panther ; Manstein dirige les opérations, tout auréolé de sa "victoire" sur le Dniepr de février 1943 ; Model, Kube, Hoth sont là eux aussi ; de prestigieuses divisions panzers ont été rassemblées : Division Das Reich, Leibstandarte Adolf Hitler, Totenkopf ; la Luftwaffe chasse maintenant les chars, équipée du canon de 30.

Koursk était une nécessité pour les Allemands : raccourcir le front pour libérer des unités, redorer le blason de la Wehrmacht, en finir avec un ennemi jugé à genoux, prendre l'initiative pour ne pas subir l'initiative ennemie. Au total, les Soviétiques gagnent comme à Stalingrad : résistance acharnée qui épuise l'ennemi, combats sur les flancs pour retarder son avance, et enfin, gigantesque opération d'encerclement d'unités déjà fatiguées. Les Allemands réussiront tout de même à se replier en bon ordre. On note que le gigantesque et apparemment inépuisable vivier humain soviétique a été un atout déterminant, les Allemands ne pouvant opposer que du matériel au déferlement.

Comme dans "Stalingrad", à la fin, M. Lopez étudie de traitement dont la bataille a fait l'objet dans la seconde moitié du XXe siècle, et démêle le vrai du faux concernant les pertes, la bataille de Prokhorovka, l'intérêt stratégique de Citadelle et ses conséquences.

A lire ! Encore, M. Lopez !
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le 28 août 2011
En terme de livre d'histoire militaire, ce livre me parait parfait!

l'auteur, avant de dérouler la bataille, présente de manière claire les armées en présence, en ne se limitant pas aux matériels ou une simple liste des formations en présence.
Sont aussi présentés les doctrines, le contexte politique ...

la bataille est remise dans son contexte, l'avant et -surtout- l'après bataille ne sont pas relégués au rang d'anecdote.

les faits sont présentés de manière claire...

l'auteur se livre même à une analyse historiographique critique particulièrement intéressante.
Il ne tombe pas dans l'anecdotique ou la l'admiration exacerbée de l'armée allemande (loin s'en faut, mais c'est là l'un des ressorts de l'ouvrage)

franchement, je ne vois pas quoi critiquer (si ... les fameuses cartes des éditions économica... enfin cet ouvrage n'est pas le pire de la série de ce point de vue)

résumons nous:
l'ouvrage est écrit afin d'être lu et compris.
il se suffit à lui même.
il ouvre des horizons pour qui s'intéresse à la période

ce livre est exemplaire !
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le 22 avril 2011
La seconde édition de Koursk innove sur deux points. Un: elle livre enfin des cartes; deux: "l'autre bataille de Koursk", celle qui se déroule dans les airs, est développée avec brio. Tous les auteurs se sont focalisés sur le combat terrestre, particulièrement celui des blindés. mais Jean Lopez livre, au jour le jour, une analyse et une description neuves de la formidable mêlée de 5 000 avions qui s'affrontent vingt heures par jour au-dessus du champ de bataille. Avec ce livre jean Lopez prouve encore une foi, qu'il est le meilleur spécialiste français du conflit germano-soviétique.
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le 8 novembre 2013
Un auteur qui mérite.
Remet en place les mythes et contre-vérités de cette "grande" bataille du front de l'Est, bien méconnue comme l'ensemble de ce conflit russo-germanique.
Très détaillé, réservé aux amateurs avertis !
Dommage que ce conflit ne soit pas plus "vulgarisé", contrairement au D-Day, qui soit dit en passant ne devrait pas avoir le monopole au niveau du grand public. Même le débarquement en Provence est très largement ignoré.
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le 29 décembre 2013
Étude exhaustive de ce très grand combat. L'auteur est un spécialiste des combats du côté soviétique pendant la seconde guerre mondiale que nous connaissons moins bien. Livre illustré de façon très austère, à améliorer par l'éditeur.
Livré dans les délais. Emballage solide
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le 21 avril 2012
Pour avoir lu beaucoup sur cette période je considère que le livre de Jean Lopez est en dessus du lot. La ou la plupart des auteurs se contentent de décrire des événements lui apporte une vision stratégique fouillée. Du coup l'histoire prend tout son sens : l'Allemagne ne pouvait pas gagner, ni à Koursk, ni à Stalingrad (autre très bon livre de Jean Lopez) parce qu'elle disposait de moins d'hommes, de moins d'armes, de ressources, etc...L'excellence tactique et la bravoure ne pouvaient rien y changer. Ce constat avait été fait dès juin 1940 par De Gaulle, dommage qu'il ait été à peu près le seul à le faire à l'époque.
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J'avais longtemps hésité à commander un livre de Jean Lopez aux éditions Economica car les livres me paraissaient austères...

En fait, ici, il n'en est rien. Le livre est de qualité, agrémenté d'un livret de photos et de jolies cartes lisibles sur les opérations militaires.

Le livre est une brillante démonstration de l'évolution de l'historiographie sur un sujet donné. Ici, en l'occurrence, la bataille de Koursk.

Le livre se divise en 5 parties. Les 4 premières vont de la genèse de la bataille, au printemps 1943, à la contre-offensive soviétique en août 1943.

Mais la partie, sans doute, la plus intéressante est la 5° partie qui revient sur les "débats et les controverses" où l'auteur passe en revue les idées reçues sur cette bataille.

A noter aussi la précence d'une bibliographie commentée.

C'est donc un excellent livre qui donne envie de se lancer à la découverte des autres ouvrages de cet auteur.
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le 14 janvier 2014
Un ouvrage de référence par un spécialiste des batailles livrées par les armées allemandes et soviétiques durant la deuxième guerre mondiale. Vivant et bien documenté.
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Jean Lopez, l'historien le plus chevronné de l'histoire du front de l'Est, que j'ai tout particulièrement apprécié dans "Opération Bagration la revanche de Staline (été 1944)", "Les mythes de la seconde guerre mondiale", "Grandeur et misère de l'Armée Rouge", "Joukov", nous livre à nouveau son lot de surprises ultra-documentées.

La force de Jean Lopez est sa capacité à prendre la hauteur pour expliquer les enjeux politiques et économiques d'une bataille, puis, descendant progressivement, du plan stratégique à celui tactique, cartes à l'appui. Le passionné d'histoire militaire se régale et aimerait, comble du perfectionnisme, un DVD pour mettre en lumière la dynamique du combat, l'engagement des unités, rendre ainsi vivantes les cartes. C'est ainsi que l'on saurait mieux apprécier encore les coups de maîtres des tacticiens allemands et russes en fonction de leurs forces respectives et de l'estimation des forces de l'adversaire. Jean Lopez emmène loin son lecteur.

Koursk (5 juillet - 20 août 1943) opposa les meilleurs généraux allemands aux meilleurs généraux russes, ainsi que leurs meilleures armées.

Koursk ne fut pas le cimetière des blindés allemands. Ce mythe fut construit tant par les Soviétiques pour glorifier leurs forces, pendant la guerre froide que par les généraux allemands déconfits (Guderian notamment) pour justifier leurs faiblesses ultérieures. Koursk fut plutôt celui des chars russes qui fondirent par centaines, à un rapport de 5 contre 1 dans la mise hors de combat, mais qui plus est proche de 20 contre 1 dans la mise hors de combat définitive (près de 4 blindés sur 5 allemands étaient réparés alors que les chars russes, suivant les techniques de combat allemandes de s'assurer des tirs jusqu'à la démolition complète, étaient rarement réparables). Mais si le matériel allemand est réparable dans sa majorité, il n'en va pas des soldats mis hors de combat (morts, disparus, prisonniers, blessés graves).

Koursk fut la dernière offensive allemande n'ayant pas pour objectif de réitérer Barbarossa, mais d'affaiblir tant l'adversaire, que le sort du conflit aurait pu être autre sur le front de l'Est. Koursk visait à l'attrition des forces soviétiques. Parce que cet objectif fut partiellement atteint (ni Manstein ni Model ne parvinrent à Koursk, la tenaille ne se refermant pas sur les meilleures troupes soviétiques), sur ce plan de l'attrition, il s'agit d'une semie victoire allemande.

Le débarquement des anglo-américains en Sicile, l'effondrement rapide du régime fasciste, amenèrent Hitler à divertir du front russe certains de ses meilleurs éléments armés, dont la division panzer LAH.

Mais Koursk ne saurait être séparée des contre-offensives victorieuses russes d'Orel et de Kharkov, coûteuses en matériels et hommes soviétiques, mais scellant définitivement dans l'esprit de Staline, sa conviction dans la victoire finale sur les nazis.

Koursk fut une victoire stratégique russe, constatant l'amélioration en outre de la coordination des armes (qui sera achevée lors de l'offensive de Bagration) et l'utilisation ingénieuse de l'intox ("maskirovka") qui va profondément leurrer les Allemands sur les réserves opérationnelles russes. Jean Lopez règle le sort également du mythe "Werther" qui aurait dévoilé les plans d'attaque allemands, connus de multiples sources par les Russes à commencer par Hitler qui engagea la bataille dans cette logique d'attrition, attirant le meilleur des troupes soviétiques à fin de le détruire.. La combativité du soldat russe, mieux encadré, a également surpris le soldat allemand.

La défaite finale allemande sur ce théâtre d'opération conduira à l'éparpillement des blindés en support de l'infanterie (une des causes de la défaite française de mai-juin 1940), la fin des offensives, le recul de plus en plus sans espoir pour l'Allemand, jusqu'à Berlin.
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