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Le Décalogue, tome 5 : Le Vengeur
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le 5 août 2013
C'est l'histoire d'un jeune arménien qui, au lendemain du génocide perpétré sur son peuple par les turcs, intègre le "Service de la dette", un groupe secret qui traque les anciens bourreaux de l'Arménie, réfugiés dans les diverses capitales mondiales. Dans le Berlin de 1922, le jeune Missak Zakarian reçoit ainsi la mission d'attirer Selim Gunneï, ancien criminel de l'armée turque, qui vit aujourd'hui caché dans la capitale allemande. Car Missak a en sa possession le livre mystérieux nommé "Nahik", que Gunneï, bibliomane forcené, rêve de posséder...

"Le Vengeur" est le cinquième tome de la série. Comme les précédents, ce volume s'ouvre sur ce qui semble être la traduction d'un des Dix Commandements : "Tu pardonneras à tes ennemis". Ce gimmick est très ambivalent car parfois l'on retrouve un des commandements officiels, et parfois l'on tombe sur un faux, comme c'est le cas ici. Mais petit à petit, le lecteur prend conscience que ces vers sont issus de "Nahik", qui représente un "Décalogue" sensiblement différent de celui que nous connaissons, et qui concerne l'Islam tout particulièrement.
Comme pour les récits précédents, celui-ci déroule une intrigue centrée sur ce même livre mystérieux, sur lequel on dévoile enfin quelques secrets !
Chaque histoire n'entretient par ailleurs aucun autre point commun avec les autres tomes de la série et met en scène des lieux et des personnages complètement différents. Elle se déroule également à une autre époque, sachant que nous remontons le temps récit après récit, probablement à destination des origines du livre...

Le scénariste Frank Giroud poursuit son projet et approfondit encore sa réflexion et son discours sur la valeur des mots et leur résonnance dans le monde actuel, en particulier par le biais des interprétations religieuses.
Dans le récit du jour, l'auteur se penche sur la notion de "vengeance", en relation avec les turpitudes du destin, et en décortique toutes les retombées, liées aux difficultés du réel et de la part de l'humain, qui rendent les entreprises vengeresses absurdes selon le contexte et les dommages collatéraux qui en découlent. En tombant amoureux de la fille de l'homme qu'il pourchasse, Missak devra rapidement choisir entre le désir de vengeance, viscéral, et le pardon, nécessaire. A moins que l'engrenage amorcé par la haine aveugle, entretenue depuis l'enfance, ne se révèle désespérément fatal...

Cette cinquième histoire est un poil inférieure à la précédente (avis personnel) en cela qu'elle utilise des ficelles scénaristiques un peu tirées par les cheveux, qui font converger tous les personnages vers un dénouement hautement romanesque de manière un peu trop téléphonée, jouant de coïncidences pratiques, au final trop nombreuses.
A maintes reprises, le scénariste tombe dans les travers des clichés sur le monde de l'art, en laissant penser que les spécialistes n'ont recours qu'au discours d'éloge, alors qu'en vérité c'est tout l'inverse : Le critique d'art se doit de ne repérer que l'aspect créatif (en quoi un œuvre manipule les outils plastiques pour exprimer des idées et une vision du monde), gardant le pathos et la subjectivité pour lui-même.
Le dessin de Bruno Rocco est, comme d'habitude depuis le début de la série et au même titre que ses prédécesseurs, tout au service du récit. J'ai une fois de plus apprécié le soin apporté à la géographie des lieux (Berlin), extrêmement palpable et documentée. Le lecteur découvre une capitale allemande à l'aurore de la montée du nazisme. Une ville à la fois glaciale et majestueuse, industrielle mais portée par une véritable sensibilité artistique, qui hésite entre les délicatesses de l'esprit et la grandeur martiale. Les personnages sont un peu rugueux, mais l'intention est là.

"Le Vengeur" n'est sans doute pas le meilleur segment de la série, mais dans l'ensemble il demeure tout de même passionnant. Frank Giroud dévoile peu à peu son projet, nourri d'un concept proprement génial : En remontant le temps, aux origines d'un livre au contenu mystérieux, l'auteur nous promène dans l'Histoire. En évitant les repères historiques les plus attendus (aucun épisode ne s'est déroulé pendant la seconde guerre mondiale), il cultive le lecteur, tout en démontrant que les grands moments de l'Histoire, lorsqu'ils sont intégrés à un récit de pure fiction, permette de développer une parabole tragique de la condition humaine. Ou l'Histoire comme le théâtre de la tragédie humaine. Et pendant ce temps, le lecteur accroc aux secrets de Nahik, se laisse mener par le bout du nez...

On peut très bien lire ce volume pour lui-même, car rappelons-le, tous possèdent un fil conducteur autant qu'ils sont autonomes, chacun étant mis en image par un artiste différent...
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le 25 juillet 2011
Encore un magnifique volume du Décalogue, cette fois-ci dédié aux Arméniens désireux de venger le génocide turc perpétré en 1915-1916. Après une introduction fort réussie qui pose les enjeux de cet album, l'histoire se déroule dans sa grande majorité à Berlin en 1922. On l'aura compris, il s'agit de l'histoire d'une vengeance, mais aussi d'une histoire d'amour qui vient se placer entre le vengeur et...la vengeance. Un canevas somme toute classique mais qui touche au génie gràce à deux facteurs: d'une part le dessin phénoménal de Bruno Rocco. On sait que Frank Giroud est un grand fan du Berlin des années 20 (comme nous l'ont montré les "Louis-La-Guigne" qui s'y déroulent). Rocco y donne une vision radicalement différente de celle de Jean-Paul Dethorey à l'époque. Dans "un automne à Berlin" et "Le jour des faucons", malgré la menace nazie, Dethorey nous fait "rentrer" dans la ville, comme un habitant et un participant à sa vie politique. Ici, dans ce tome V du Décalogue, Berlin est immense, imposante, marmoréenne, et franchement menaçante. Les couleurs, ombragées et moroses, les monuments (regardez la difference entre la gare bigarrée de Dethorey en première page du "jour des faucons" et sa contrepartie industrielle et froide chez Rocco). Le dessinateur nous met dans la peau de ces émigrés, qui vivent dans la peur et le manque de confiance, et qui n'ont qu'une hantise: se faire remarquer et découvrir. Rocco fait un très grand travail. Et puis le second facteur c'est le talent scénaristique de Franck Giroud. Giroud a ce don inné de prendre une mécanique narrative à peu près connue (la vengeance) mais d'y détruire, peu à peu, les rouages, ce qui fait qu'en plein milieu d'album les loyautés des uns et des autres, ainsi que leurs comportements, sont complétement remis en cause. Le final est donc haletant et le lecteur fidèle appréciera le clin d'oeil (léger) au tome IV.
Encore un magnifique volume du Décalogue, une magnifique machine à remonter le temps, et une superbe BD "one shot". Une grande réussite.
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le 18 août 2002
Ce nouveau numéro est le digne successeur de ces prédécesseurs.
Le Nahik reste plus que jamais un mystère et cet album sans être la suite des aventures de ce mystérieux livre n'en est pas moins le commencement, à moins que………
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Une des forces de la série décalogue est de nous resituer dans des moments historiques et d'y dérouler des fils tragiques, mais authentiques.
Ici nous sommes en plein dans le terrible génocide arménien et la tentative de vengeance de quelques uns des rescapés. L'histoire est racontée avec autant de force que de pudeur. Et c'est remarquable.
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