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Considérant que l'on a tellement parlé de ce livre que l'on a finit par oublier de le lire, je me suis lancé dans les 500 pages de son édition en poche (Odile Jacob). Écrit il y a 14 ans déjà, « Le choc des civilisations » est un livre capital pour comprendre le début du XXIe siècle, car il a profondément influé - c'est indéniable - la nature des relations internationales depuis la fin de la guerre froide, tant par l'adhésion parfois caricaturale qu'il a généré chez certains ou le rejet parfois lui aussi teinté d'incompréhension qu'il a provoqué ailleurs. Quoi que l'on en pense (du bien ou du mal), le livre d'Huntington est un ouvrage important pour appréhender notre monde.

Je retiens par exemple (page 18) : « Les Occidentaux doivent admettre que leur civilisation est unique mais pas universelle et s'unir pour lui redonner vigueur contre les défis posés par les sociétés non occidentales. Nous éviterons une guerre généralisée entre civilisations si, dans le monde entier, les chefs politiques admettent que la politique globale est devenue multicivilisationelle et coopèrent à préserver cet état de fait ».

Ou encore page 61, sur l'apogée de l'Occident : « L'Occident a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient les supérieures (rares ont été les membres d'autres civilisations à se convertir) mais plutôt par sa supériorité à organiser la violence organisée. Les Occidentaux l'oublient souvent, mais les non-Occidentaux jamais. En 1910 le monde était bien plus unifié politiquement et économiquement qu'à n'importe quel autre moment dans l'histoire de l'Humanité ».

Le chapitre sur les langues m'a passionné, notamment la réfutation des arguments faisant de l'anglais une langue mondiale : « En ce sens l'anglais est le mode de communication interculturel mondial, comme le calendrier chrétien est le mode mondial de découpage du temps, les chiffres arabes le mode mondial de numérotation et le système métrique, en grande partie, le mode mondial de mesure. Cependant on utilise l'anglais comme mode de communication interculturel. Le présuppose donc des cultures distinctes. C'est un outil de communication, pas un vecteur d'identité, ni un lien communautaire. Le fait qu'un banquier japonais et un homme d'affaire indonésien se parlent en anglais n'implique pas qu'ils soient anglicisés ou occidentalisés. De même pour les Suisses germanophones et francophones : ils communiquent entre eux aussi bien en anglais que dans l'une ou l'autre de leurs langues nationales » (page 77).

Ou (page 141) : « En ce sens, le renouveau des religions non-occidentales est la manifestation la plus puissante de l'anti-occidentalisme dans les sociétés non occidentales. Ce renouveau n'est pas un rejet de la modernité ; c'est un rejet de l'Occident et de la culture laïque, relativiste, dégénérée qui est associée à l'Occident (...) C'est une déclaration d'indépendance culturelle vis à vis de l'Occident, une affirmation fière : nous serons modernes, mais nous ne serons pas vous ! ».

En en guise de conclusion (page 480) : « Le multiculturalisme menace de l'intérieur les États-Unis et l'Occident ; l'universalisme menace l'Occident et le monde. Ces deux tendances nient chacune le caractère unique de la culture occidentale. Les monoculturalistes veulent que le monde soit comme l'Amérique. Les multiculturalistes veulent que l'Amérique soit comme le monde. Une Amérique multiculturelle est impossible parce qu'une Amérique non occidentale ne peut-être américaine. Un mode multiculturel est inévitable parce qu'un empire mondial est impossible. La sauvegarde des États-Unis et de l'Occident doit passer par le renouveau de l'identité occidentale. La sécurité du monde ne se conçoit pas sans l'acceptation de la pluralité des cultures ».

Au bout du compte, le livre d'Huntington, qui trouve dans la « Grammaire des Civilisations » de notre Braudel pas mal de son « carburant » est un livre passionnant et pose les bonnes questions. Il a malheureusement été autant dénaturé dans ses transpositions politiques par ses détracteurs que par ses partisans.
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L'ouvrage de Samuel Huntington (1927-2008), publié en 1996, n'a connu de succès auprès du grand public qu'après le 11 septembre 2001, lorsque les thuriféraires de l'administration Bush l'annexèrent à leur propagande pour justifier leurs guerres criminelles. En fait, à le lire, on peut vérifier que l'ouvrage souvent nuancé ne mérite pas ce parrainage sulfureux. L'idée maitresse et originale développée par l'auteur est bâtie autour de l'importance du concept de civilisation comme facteur essentiel de distinction des blocs géopolitiques et ces civilisations seraient portées grosso modo par les grandes religions. On peut trouver la démonstration insuffisante, mais son développement n'en est pas moins intéressant. A l'examiner de près, elle est peut-être vraie en moyenne bien qu'on puisse trouver une multitude de cas particuliers qui l'invalident. Peu importe ! Ce sont là des sciences sociales, pas de la physique.
Pour faire vite, trois axes émergent plus particulièrement de ce gros livre (548 pages) : l'émergence de la Chine, celle de l'Islam, et le déclin de l'occident qui renvoie à des auteurs plus anciens (Toynbee, Spengler), mais de façon plus concrète. Les conflits récents de la fin du XXème siècle sont particulièrement bien analysés au travers d'une grille de concepts élaborés par l'auteur : notions de centre dominant, d'État-phare, et d'échelon d'influence (p.411). Les lecteurs pressés sauteront directement au chapitre XII de conclusion : l'auteur y explique sans ambigüité que la croyance occidentale en la vocation universelle de sa culture est fausse, immorale et dangereuse et que tout État-phare doit s'abstenir d'intervenir dans les conflits survenant dans une civilisation autre que la leur. Entre autre.
Il y a cependant quelques manques. Parmi ceux-ci, quelques questions importantes : que serait l'Occident sans le christianisme ? (voyez une réponse, celle de Comte-Sponville dans « L'esprit de l'athéisme »). De même, l'exposé de la stratégie ancienne de prédation minière (pétrolière) des États-Unis est très peu présente. Sous évalué également, le militarisme outrancier qui devait s'installer après 2001 et le risque que fait courir à l'intérieur la mise en place d'un état sécuritaire policier (torture, surveillance et fichage massif, détention illimitée sans jugement, normalisation des médias) sur les valeurs morales de l'Occident, toutes choses agissant peut-être comme causes profondes à côté des mécanismes exposés dans l'ouvrage. Mais cela reste un très bon livre même si on en n'approuve pas toutes les thèses.
11 commentaire|21 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 avril 2014
Je rejoint le commentaire qui dit que ce livre a été dénaturé comparé a ce qu'il est.

A savoir un mode d'emploi, pour simplifier la vision des relations internationales (inter-civilisationnel) ,
qui n'avais aucune prétention autre, qu'aider a la compréhension de notre monde.

Maintenant, bien que ce livre soit aujourd'hui un peu dater, il demeure néanmoins un cadre relativement facile a comprendre,
et qui explique par bien des points la géopolitique actuelle , y comprit le problème Ukrainien,
que l'auteur avais déjà analyser en tout point a l’époque.
Une pensée clair donc , mais dans un cadre universitaire,
je ne peux m'empecher de croire que Huntington étais au final un optimiste sans fin, le choc des civilisation a lire et a relire !
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le 13 janvier 2015
Un classique qu'il est urgent de relire à une époque troublée ou bien souvent la diplomatie se résume à des coups de mentons sans pensée stratégique, historique et culturelle des conséquences de nos actes.
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Le choc des civilisations est d’abord un article paru dans la revue américaine Foreign Affairs en1993, devant le succès et la controverse suscité par cette thématique, son auteur, le politologue américain Samuel Huntington décida de rédiger un ouvrage qui est devenu un best-seller mondial. Cet ouvrage n’est en aucune manière un ouvrage novateur, dans le sens ou la nation de civilisations pour périodiser l’histoire a été utilisée par un certain nombre d’auteurs majeurs dont Huntington utilise les travaux en les citant de manière tout à fait correct. Les auteurs les plus importants et les plus connus dont Huntington utilise les travaux sont : Oswald Spengler qui est l’auteur d’un ouvrage monumental sur le déclin de l’occident ; Arnold Toynbee dont le travail majeur est un ouvrage volumineux qui fait la synthèse de ses propres travaux et paru en France chez Bordas sous le titre de « L’histoire », on note au passage que la compréhension de l’œuvre de Toynbee en France doit beaucoup à Raymond Aron. Car dans l’ensemble Spengler comme Toynbee, sont des auteurs complexes qui sont surtout cités par des gens n’ayant jamais ouvert un seul de leurs ouvrages : ce n’est pas le cas de Samuel Huntington chez qui on décèle l’érudition et les capacités intellectuelles suffisantes pour maîtriser ce corpus théorique. On note des citations assez importantes du grand auteur français Fernand Braudel empruntées à sa « Grammaire des civilisations » ouvrage magistral qui avait vocation à être le cœur d’un manuel d’histoire destiné à des élèves de classe terminale (disponible dans la collection Champs Flammarion). Un 4ème auteur est utilisé assez longuement par Huntington, il s’agit de Carroll Quigley dont l’œuvre n’a jamais été traduite en français.

L’analyse d’Huntington consiste à démontrer que suite à l’après-guerre-froide coïncidant avec la disparation de l’URSS la structure des relations internationales devenait multipolaire, avec un déclin relatif de l’Occident, et des conflits qui allaient devenir civilisationnels selon la terminologie de Huntington. D’une manière assez logique, l’auteur propose plusieurs civilisations : occidentale ; sino-confucéenne ; islamique ; latino-américaine ; Hindou ; Japonaise ; Africaine. Selon l’analyse de Huntington, les deux civilisations les plus hostiles à l’Occident (Etats-Unis et Union Européenne) sont la civilisation sino-confucéenne et l’Islam, au point que l’auteur parle d’une filière Islamo-confucéenne, se matérialisant notamment avec l’association à des degrés divers d’Etats comme le Pakistan, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord.

Cette filière Islamo-confucéenne s’est bien vérifiée comme le prévoyait Huntington dans l’assistance fournit par la Chine et la Corée du Nord au programme nucléaire et balistique pakistanais (on note au passage l’existence d’un puissant soutien financier saoudien à ce programme. Ce soutien a pris la forme du réseau pseudo-clandestin de biens et technologies nucléaire AQ Kahn.
De même, la montée en puissance économique et militaire de la Chine atteint son apogée en 2014, avec un premier groupe aéronaval (porte-aéronefs Liaoning, l’ancien Varyag ukrainien), le déploiement de moyens navals de plus en plus sophistiqués avec une classe de destroyers présentée comme l’équivalent des navires Aegis déployés par les Etats-Unis, mise à la mer d’une classe de SNLE type 094 (classe Jin) et déploiement de SNA, travaux sur des systèmes anti-accès et des armes ASAT.

Toutefois, si Pékin est désormais un acteur majeur en Asie du Sud et dans la région Pacifique, le travail présumé de ralliement des communautés chinoises de Taïwan et de Singapour reste inachevé. Taïwan possède toujours un statut dérogatoire sans rattachement à la Chine continentale, et l’influence confucéenne chinoise se heurte au Vietnam, à Singapour et en réalité dans la totalité des Etats du Pacifique à une méfiance accrue : les budgets militaires explosent bien, mais essentiellement pour contrer Pékin.

Les Etats-Unis opèrent un recentrage stratégique dans le Pacifique avec une très forte collaboration du Japon, qui était listé par Huntington comme un adversaire potentiel des Etats-Unis : cette hypothèse était présente à la fin des années 1990 dans la totalité des revues anglo-saxonnes de relations internationales et il était de bon ton de prédire une guerre entre les Etats-Unis et le Japon. Cette analyse était erronée et Tokyo est devenu le principal soutien et le principal allié des Etats-Unis pour contrer la montée en puissance de la Chine.

La Chine essaye bien de promouvoir l’idée d’une nouvelle route de la soie ou elle jouerait un rôle crucial pour les échanges commerciaux entre l’extrême-orient et l’Europe en passant par tous les pays d’Asie Centrale. On note aussi l’émergence d’une sorte de bloc eurasiatique, à la fois économique et militaire entre la Russie de Vladimir Poutine et la Chine pour faire contrepoids aux Etats-Unis et dans une moindre mesure à l’Europe.

Huntington avait pronostiqué la possibilité d’une crise majeure au sujet de l’Ukraine et de la Crimée : le premier semestre de l’année 2014 lui a donné raison : L’Europe et les Etats-Unis ont adopté une position stupide sur le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie et ont appuié les nationalistes ukrainiens de l’ouest de l’Ukraine dans le conflit qui les opposent à la minorité russophone du Donetsk. Sur le plan historique et géopolitique il est évident que Poutine se trouve dans la continuité des intérêts géostratégiques classiques de la Russie impériale…

Sur le plan militaire Vladimir Poutine est le restaurateur de la puissance militaire russe, cette restauration donne lieu à un climat de guerre froide, qui doit beaucoup aux intrigues affligeantes de l’UE et des Etats-Unis, alors qu’il était dans l’intérêt de tous de voir la Russie stabilisée géopolitiquement.

La Turquie est bien dans une situation ambiguë au sujet de son identité culturelle et de ses relations avec l’Europe et les États-Unis : le kémalisme est définitivement mort. La Turquie est en proie à la Résurgence islamique dont Huntington fait un élément fondamentale depuis les années 1980/1990. Des islamistes conservateurs sont d’ailleurs au pouvoir à Ankara, et la participation de la Turquie à l’OTAN est menacée actuellement par le choix d’un système de défense antiaérien chinois (FD-2000)…On note un ressentiment plutôt violent à l’égard de l’Europe qui refuse de voir adhérer la Turquie à l’UE.

La Résurgence islamique, qui s’accompagne de la montée en puissance de mouvements fondamentalistes est une donnée factuelle : le monde du 11 septembre 2001 est bien le lieu d’un combat à mort entre les Etats-Unis et Al-Queida. Bien que frappé sur leur territoire, les Etats-Unis ont montré une résilience supérieure et ont contre-attaqué contre le régime des Talibans en Afghanistan en profitant au passage pour détruire ce qui restait du régime de Saddam Hussein…

La destruction du régime des talibans a été un succès militaire, en revanche, les Etats-Unis et les Etats de l’UE dont la France n’ont pas été en mesure de stabiliser le pays. L’instabilité s’est désormais installée en Irak, avec un arc de crise qui court de Bagdad à Islamabad.

La France et l’UE, à partir d’analyses erronées ont poursuivi des actions militaires catastrophiques en Lybie, laissant le champ libre à des Djihadistes fous. Les Etats-Unis et la France ont été à deux doigts de commettre l’irréparable en détruisant le régime Syrien.

La propension à la violence et l’hostilité civilisationnelle de l’Islam envers l’Occident, postulé par Huntington a été démontrée au-delà de ce qui était envisageable et raisonnable, le caractère inassimilable des populations islamiques est lui aussi démontré (même s’il était déjà connu sur le plan historique, avec une civilisation qui se considère comme supérieure à toutes les autres).

L’aspect historique et sociologique de cet élément demanderait toutefois à être développé d’une manière plus fouillée. Comme le rappelle Huntington, l’Europe et l’Islam se sont déjà opposés à maintes reprises allant de la conquête de l’Espagne (Al Andalous), au formidable choc militaire que fut la bataille de Lépante, puis lors du siège de Viennes par les Ottomans.

Des éléments économiques, démographiques et culturels sont présentés par Huntington, notamment le fait que l’Islam soit une religion du glaive initialement conçue pour des tribus de Bédouins : c’est juste, mais peut-être un peu réducteur...

Les croisades sont évoquées par Huntington, mais ne sont pas placées sur le même plan que la première guerre du Golfe qui en 1991 marque selon l’auteur la première guerre civilisationnelle. Par ailleurs, Huntington fait démarrer l’histoire du monde Occidentale en 1500, ce qui me paraît un peu tardif, certes il est bien question d’un héritage culturel Romain et Grec particulièrement important, mais sans développer plus que cela. Or l’Empire Romain dont dérive l’Europe de l’Antiquité tardive, puis du Moyen-Age s’est avéré particulièrement brutal dans ses conquêtes militaires, un évènement majeur qui se déroule sous la République Romaine sont les guerres Puniques qui opposèrent Rome à Carthage et virent la destruction de cette dernière. Par ailleurs, en remontant encore un peu il est facile de démontrer que les guerres médiques qui opposèrent les Grecs à la Perse étaient déjà un choc de civilisation.
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le 13 août 2014
Vous souhaitez comprendre le retour des intégrismes religieux, la fulgurante croissance de la Chine, le déclin de l'occident? Tout est là ! Style simple et pur. Une profonde analyse de notre monde. Il date un peu. Oui. Mais est toujours d'actualité. Le livre s'ouvre sur une possible future crise en Ukraine et un retour de l'intégrisme islamique au Proche et Moyen Orient. Vous voyez toujours d'actualité !
Ce livre est l'un de mes livres de chevet !!
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le 11 juillet 2005
l'ouvrage de huntington sur le choc des civilastions a été l'un des plus commentés ces dernières années dans le domaine des relations internationales. A juste titre car l'auteur développe une thèse originale et bien documentée : après les affrontements idéologiques (communisme contre démocratie et économie de marché), les nouvelles conflictualités sont de plus en plus centrés sur des oppositions entre groupes culturels . Et comment nier le bien fondé de cette analyse : n'y a-t-il pas eu depuis la fin de la guerre froide une recrudescence de conflits "culturels"? Conflits ethniques dans l'Afrique des grands lacs, guerres yougoslaves, terrorisme islamiste... Et son analyse des difficultés de l'Australie à intégrer la culture asiatique, ainsi que sa définition des Etats-phares de chaque civilisation sont très pertinentes.
Reste qu'il me semble que huntington surestime la variable culturelle, et en fait le facteur principal des conflits à venir. Or on peut nuancer cette vision: les raisons profondes des conflits africains sont-elles vraiment ethniques? Le terrorisme d'Al Qaeda est-il la preuve d'un inévitable affrontement civilisationnel? Les causes classiques des guerres (ressources, zones d'influence, délimitation des frontières etc.) ne restent-elles pas les plus pertinentes?
On peut également critiquer la délimitation, parfois surprenante, que fait l'auteur des zones civilationnelles qu'il distingue.
Dans l'ensemble, il reste un ouvrage d'un grande qualité, dont on fait souvent, à tort, une analyse caricaturale. Bref, un classique indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux relations internationales.
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le 8 janvier 2015
Voila bientot 10 ans que j'ai lu cet ouvrage, que je vous recommande tres vivement de lire, surtout en considerant les atrocites qui viennent d'etre commises a Paris. Ce livre est brillant, pertinent et prophetique !
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le 26 mars 2014
Un ouvrage de référence à lire et relire, d'autant plus que sa plublication remonte à plus de quinze ans et qu'il présentait, à l'époque, certaines analyses... prophétiques.
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le 7 septembre 2014
Le meilleur paradigme qui ait été proposé pour comprendre et agir en géopolitique depuis la fin de la guerre froide. On n'a pas proposé mieux depuis 20 ans.
Comme tous les modèles, celui-ci n'a pas la prétention de tout expliquer dans le détail: Un bon modèle est celui qui permet de comprendre les tendances pour anticiper les évènements futurs. Le modèle civilisationnel d'Huntington respecte les principes de réalisme et de parcimonie, tout en étant prédictif. Il a été validé à de multiples reprises depuis des années et surtout, toutes les fois qu'il a été transgressé, cela a abouti à un échec.
Il est remarquable que les élites françaises continuent majoritairement à dénigrer cet ouvrage, bien qu'il soit ancien et inspiré
des écrits du français BRAUDEL, sans doute parce qu'il invoque le concept de "civilisations multiples" plutôt que ceux d'état-nation et de "Civilisation Universelle" qui sont chers à nos politiques...
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