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le 19 mai 2013
C'est en regardant des photographies, en les scrutant, que l'écrivain allemand W.G. Sebald entreprit la narration sensible et sous contrôle de quatre existences marquées par l'exil. Le premier personnage s'appelle Henry Selwyn. Il a sept ans en 1899 quand il quitte son village lituanien. Sa famille se retrouve en Angleterre. Henry anglicise son nom, devient chirurgien, épouse une riche héritière. Puis, comme un son qui s'ébruite, un stuc qui s'effrite, peu à peu il se délite. "En 1960, quand je dus abandonner mon cabinet et mes patients, je rompis les derniers liens avec ce que l'on appelle le monde réel. Depuis, les plantes et les animaux sont presque mes seuls interlocuteurs." Il se suicide. Sans doute parce qu'au cours des dernières années le mal du pays l'avait de plus en plus "assailli". Paul Bereyter, lui, se suicide en décembre 1983, à l'âge de soixante-quatorze ans, dans un village allemand. Excellent pédagogue au point de "faire bouillir plusieurs jours d'affilée, dans une vieille cocotte, le cadavre d'un renard trouvé en forêt, à seule fin de pouvoir recomposer en classe un authentique squelette complet", il est perçu comme un excentrique dans sa petite ville. Il la quitte à l'âge de la retraite, fuyant l'insupportable souvenir des dénonciations nazies et de l'interdiction d'enseigner que lui signifia le IIIe Reich en 1936. Le troisième personnage, Ambros Adelwarth, est le grand-oncle de l'auteur. Immigré aux Etats-Unis, il devint le majordome puis le compagnon d'un fils de famille qui sombra dans la folie. Le grand-oncle, lui, subit volontairement des électrochocs puis finit ses jours dans un sanatorium psychiatrique. Le quatrième homme dont Sebald piste la trace vit en Angleterre, à Manchester, et peint jour et nuit à l'intérieur d'un entrepôt désaffecté. Max Ferber est lui aussi un expatrié, chez qui le souvenir si longtemps tu creuse des trous acides. A travers ces quatre histoires, il montre à quel point l'exil et ses raisons peuvent être une source de tourments. "Le malheur de ma jeunesse et de ma période de formation s'était si profondément enraciné en moi qu'il a pu resurgir plus tard, produire des fleurs malignes, tisser au-dessus de ma tête cette voûte de feuillage vénéneux qui a tant assombri et obscurci mes dernières années", avoue Max Ferber, qui apprit après coup que ses parents étaient morts et morts déportés. La façon dont l'écrivain enquête avec nous sur ces hommes silencieusement inconsolables, la manière dont il saisit lentement le climat de ces âmes, leur couleur gris de lune, leur brisure calme, est sidérante. La plupart des écrivains font entrer le lecteur dans leur univers par immersion. Sebald préfère la submersion. C'est au terme d'une route, à l'intérieur d'un paysage méticuleusement décrit et d'une situation sensible qu'il nous fait apparaître d'abord le visage, puis l'histoire rétrospective, puis le hiatus de ses personnages. Mais s'agit-il vraiment de personnages? Henry, Paul, Ambros ont véritablement existé. Seul Max Ferber résulte de deux modèles. La réalité est ici le principal matériau de travail. A tel point que les photographies qui furent à l'origine de ce livre sont, avec d'autres, reproduites dans le texte. La maison d'Henry, l'amoureuse de Paul, le costume trois-pièces d'Ambros, les parents de Ferber... Elles sont là pour prouver la véracité du récit, explique Sebald. Ni roman ni document, Les émigrants, en associant récit et photographies, choisissent leur camp: la littérature plutôt que la fiction. Susan Sontag disait en 1996 que c'était le livre le plus beau qu'elle avait lu cette année-là. Et qu'un "livre ne vaut la peine d'être lu que s'il vaut celle d'être relu". On ne saurait mieux dire.
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le 2 décembre 2009
Un livre intéressant autour de la fragilité de la mémoire et de la reconstitution nécessaire pour retrouver son identité par le biais de l'altérité. Quatre épisodes scandent ici la vie du narrateur-personnage, lui permettant de se reconstruire petit à petit. Mémoire devenant, par ce livre, un corrélat de l'Histoire évoquée dans la petite histoire. Les souvenirs et spectres de la Shoah planent sur les pérégrinations d'un narrateur avide de découvertes.Les découvertes qui amenuisent l'énigmatique de l'être -en tant qu'il renvoie à l'étant- passent par le biais de sa famille et de ses proches.
L'intrusion des photographies relègue cette nécessité de montrer l'éphémère de la mémoire. Ainsi, les photographies comblent ces liens cognitifs estompés et permettent le re-souvenir. Ce, par le biais d'un souvenir réel "évanoui" et qui ressurgi -principe de la forclusion- à la vue de cette photographie ou encore, par le biais de "constructions artificielles simples" provoquées au regard des photographies qui comblent le vide du passé du narrateur.
Sebald livre là, une création ambitieuse sur le désir de comprendre, qu'il a lui même entretenu dans sa propre jeunesse au regard du passé de ses géniteurs ayant connu la seconde guerre mondiale. Par le biais de son père -engagé dans l'armée Allemande de la Wehrmacht-; qui participe à cette prise de conscience de la réalité des camps de concentration. Il en prend compte par le biais de documentaires Historique notamment Bergen-Belsen (là où est emprisonné Hans Meyer)et souhaite approfondir cet épisode de la Barbarie qui fait désormais partie intégrante du XXIème siècle. L'écriture participe de cette volonté de mieux connaître, que ce soit le monde ou bien soi-même, et participe 'd'une certaine manière'au devoir de mémoire qui nous incombe.Les Émigrants
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le 13 août 2013
Quatre expatriés juifs se suicident en fin de vie. Ouais, bon, c'est bien écrit mais cela ne m'a rien apporté si ce n'est de la tristesse. C'est déjà cela.

D'autres sont élogieux. A choisir personnellement.
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le 4 novembre 2014
Ces quatre récits présentent et racontent des personnages qui ont été obligés de fuir leur pays. On a de longues et minutieuses descriptions, très bien faites, qui fonctionnent comme extériorisation d'états psychologiques. Des photos et images ne viennent pas seulement illustrer le récit, mais en sont partie prenante comme un langage visuel et non verbal. Un livre original, prenant, qui ne cède jamais à la facilité et qui aide à partager la difficulté de vivre des déracinés.
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le 10 janvier 2014
Très bonne histoire poignante, je recommande tous les livres de Sebald. Un petit livre de poche pas cher et que je trouve accessible.
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