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Ceux qui ont déjà lu des romans de Russell Banks (en particulier Continents à la dérive,De beaux lendemains et Pourfendeur de nuages) savent qu'il excelle à bâtir des structures charpentées qui finissent par charrier des émotions fortes, sans pour autant faire dans la facilité. American Darling (traduction plus ou moins heureuse de The Darling, terme qui caractérise le personnage principal) est sans aucun doute un de ses romans les plus puissants, et ce jusqu'à l'extraordinaire dernière phrase. Ce personnage trait d'union, entre deux continents et entre deux époques, permet à Banks d'empoigner bien des questions (ayant trait à l'histoire des pays africains traversés, mais aussi sur les Etats-Unis des années 60 aux années 2000) et de les traiter de manière ô combien romanesque.

On pourrait bien sûr chipoter et trouver qu'il dépasse parfois un peu la dose, qu'il en dit parfois un peu trop là où la simple suggestion suffisait amplement, que la voix n'est pas toujours aussi juste qu'elle pourrait l'être. Mais ces petites réserves sont de peu de poids face à un tel accomplissement, face à un fleuve aussi bouillonnant. Si vous avez apprécié ce roman, n'hésitez pas à vous jeter sur son (épais) complément logique, Pourfendeur de nuages, où la vie de John Brown et son combat contre l'esclavage vus par son fils permettent à Banks de fouailler la mauvaise conscience de l'Amérique, celle-là même que l'on retrouve diffractée de façon bien différente dans American Darling.
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le 4 janvier 2006
Quel roman... Russell banks est un "as" des personnages et des destins. Il faut voir le brio avec lequel l'auteur croque ses personnages. Leur humanité est si palpable, que, malgré leur destin "hors-norme", ils ne cessent jamais d'être crédibles et vous prennent aux tripes.
Et puis il y a l'histoire : magistralement déployée avec une construction sublime (flash backs, montée en tension progressive... etc...) dans un cadre (Libéria) où tout est possible, où tout est en sursis... où le drame entier se noue, peu à peu, mais inexorablement, allant de pair avec la putréfaction de la société post-coloniale et la négation des valeurs humaines les plus élémentaires, jusqu'à atteindre le paroxysme de la sauvagerie.
Vraiment, un livre qui vous marquera longtemps.
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le 8 février 2008
Au delà du contexte historique du roman, il y a surtout l'histoire d'une femme. Jeune fille engagée politiquement et contrainte de fuir son pays, les Etats Unis. Puis, au Libéria, mère de famille hors norme, doutant de son amour maternel pour ses trois enfants mais par ailleurs, passionnément investie dans la défense des primates. Ce roman est effroyable sur ce qu'il nous apprend de nous, humains, tout ce que nous savons déjà au plus profond, lâcheté, beauté, capables du pire souvent et du meilleur parfois.
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Début des années 2000. Hannah Musgrave vit depuis 10 ans dans sa ferme perdue dans le nord de l'état de New York.
Seule, simplement entourée de ses chiens et de quelques amies-employées, elle mène une existence rustique à élever des poulets bios.
Un jour, une irrésistible pulsion l'amène à revenir sur son passé africain.
Hannah est issue de la bonne bourgeoisie de la côte est. A la fin des années 60, elle s'est enivrée de l'idéalisme gauchiste et a fini par se retrouver dans la clandestinité terroriste. Pour sortir de cette impasse, elle s'est enfuie en Afrique et s'est retrouvée mariée à Woodrow Sundiata, ministre de la santé du Liberia.
Trois enfants plus tard, vivant insatisfaite dans un cocon post-colonial, son seul épanouissement est dans l'étude d'un groupe de chimpanzés, ses rêveurs.
Mais des manœuvres politiques vont bientôt plonger le Liberia et la famille d'Hannah dans le chaos...
J'étais jusqu'alors passé à côté de l'œuvre de Russell Banks. « American Darling » est ma première rencontre avec elle, et quelle rencontre !
Une énergie rare se dégage de cette écriture accessible, simple, limpide. On songe à celle de William Styron, de John Steinbeck et de Jim Harrison. Hannah semble d'ailleurs être la cousine de sa « Dalva ».
On plonge dans ce roman avec délectation malgré l'horreur et la lente descente aux enfers qu'est la vie d'Hannah, passée des rêves révolutionnaires de sa jeunesse au cauchemar d'une guerre civile africaine.
Puissant et fascinant. A lire
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le 12 janvier 2006
Le récit de vie d'une femme américaine, avec ses contradictions, ses rêves de liberté, de justice (dans l'amérique de la guerre du Vietnam). Un récit qui n'est pas prêt de me quitter sur la complexité de la nature humaine dans ce qu'elle a de plus tortueux et de plus insaisissable. Un récit construit comme une intrigue policière pourtant basée sur les relations entre les USA et le Libéria. J'ai retrouvé la même émotion qu'à la lecture "des yeux dans les arbres" de Barbara Kingsolver.
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C’est peut être le meilleur roman de Russel Banks que j’ai lu. Celui qui m’aura le plus touchée au cœur. C’est l’histoire d’une femme dans l’Amérique des années cinquante, de la guerre froide.
Une grande sœur. Une femme qui choisit son chemin de vie et qui le choisissant en oblitère beaucoup d’autres qui lui auraient été plus confortables.
Elle entre en désobéissance, en résistance et elle dérape au bord de la délinquance. Luttant pour les droits civiques des noirs, contre la guerre du Vietnam, de luttes en luttes, elle échappe à sa famille traditionnelle. A partir de là, sa vie ne lui appartient plus tout à fait. Et pourtant, c’est la sienne. Elle ne veut ni renoncer, ni demander pardon… Elle s’enferme librement dans une destinée choisie.
Russel Banks incarne cette voix féminine, féministe, avec cohérence, sincérité.
Cette femme qui persiste en résistance et signe un chemin de vie des plus douloureux, va tracer sa route en Afrique.…
On part du présent, une ferme tranquille, des femmes à l’abri de la vie qui s’efforcent de se débrouiller dans l’Amérique d’aujourd’hui.
La femme libre ne trouve toujours pas sa place. Il lui faut retourner dans les pas de sa mémoire.
A travers un retour au Libéria dans la clandestinité, des bribes de mémoires refont surface et la vie se raconte à rebours. Une vie qui ne renonce jamais à son idéal malgré les compromissions, les amertumes, les regrets, les fautes…. Malgré le prix à payer, malgré l’évidence de l’erreur parfois. La lucidité peut être aveuglante.
Pendant tout ce chemin de vie, cette femme raconte ses deux pays. Celui de sa naissance, celui de ses utopies : l’Amérique et l’Afrique.
L’Amérique des grandes idées, de la démocratie, et ses couloirs sombres qui cachent tous les compromis pour garder la puissance. Et le Libéria, une contrée de l’Afrique toujours en tourmente….
La femme qui ne renonce jamais incarne ses rêves au Libéria.
Mais le Libéria est né d’un mensonge. D’une vérité tronquée. Il se veut une réparation à l’esclavage. Il est une imposture.
Tout comme la vie de cette femme devient un mensonge. Une apparence de bonheur. Des enfants, une passion, un mari, tout est dans l’apparence. Derrière, il y a les yeux de ceux qu’elle appelle ses rêveurs qui ne mentent jamais, les chimpanzés sur lesquels les laboratoires pharmaceutiques font des expériences. Les rêveurs ont plus de lucidité que les humains.
Les rêveurs sont les vrais enfants de cette femme. Ils ont le savoir et l’innocence.
Ces enfants réels, eux, seront des enfants soldats. Les enfants nés des douleurs de l’Afrique.
D’errances en errances, on suit cette femme jusqu’à ce qu’elle accepte d’ouvrir les yeux en grand sur tout ce qui l’a abusée. Jusqu’à ce qu’elle puisse faire la paix avec elle-même. Sans avoir jamais renoncée.
Et là, c’est un matin de septembre, un autre monde est à l’ordre des jours.
Cela se lit avec le cœur. C’est remarquablement écrit et traduit.
Cela en dit plus sur la situation d’aujourd’hui que bien des essais.
C’est écrit avec l’âme au vif.
Emprunté en bibliothèque, ce livre, je vais l’acheter afin de pouvoir le relire à volonté.
A lire absolument pour regarder le monde autrement...
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le 3 mars 2009
Ce livre est acclamé par beaucoup, et je ne dérogerai pas franchement à la règle. J'ai cependant quelques reproches à formuler: il m'a été impossible de m'attacher au personnage, ce qui, peut-être, ne vient que de moi. Il n'y a que peu d'instants qui m'ont vraiment touché, et l'histoire sur les singes me laisse perplexe (je n'y vois pas vraiment d'intérêt, et je crois que les ramener à nos "cousins" sous un prétexte génétique relève du manque de connaissances en biologie.) Cependant, je ne veux pas passer pour un grognon, le livre est très bon, et l'histoire du Libéria en particulier, très bien décrite et rendue passionnante (et effrayante.)
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le 30 décembre 2008
L'histoire peut se résumer assez simplement : Hannah Musgrave, vivant dans une ferme aux États-Unis se remémore l'histoire de sa vie. En 1975, elle fuit les États-Unis car elle a été impliqué dans des actes de terrorisme et s'établit au Liberia, où elle épouse un membre du gouvernement. Devenue mère de trois enfants, elle passe plus de temps à s'occuper de chimpanzés. Et puis arrive le coup d'État et la guerre.
L'intérêt de ce roman tient dans la complexité de l'héroïne, que j'ai beaucoup de mal à aimer mais que j'ai tellement eu envie de comprendre.
A la fin du livre, je pense avoir compris certaines choses mais je reste un peu sur ma faim, alors que la lecture m'a captivée mais si le démarrage a été ardu. L'auteur reste volontairement mystérieux sur beaucoup de choses.
A relire surement.
Reste aussi la réflexion sur l'Amérique et l'Afrique.
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Voilà bien un roman qui devrait faire partie des classiques qu'il faut avoir lu.
A travers le récit de la vie d'une WASP américaine blanche aux idées libérales qui, plusieurs fois dans sa vie, passent des années en Afrique (au Ghana ou plus longuement au Libéria, petit pays à l'histoire bien peu contée) on découvre à la fois la vie aux Etats Unis et celle de l'Afrique noire à travers les yeux d'une femme blanche.
Un long roman où on ne s'ennuie pas aussi bien en compagnie des chimpanzés qu'elle tente de sauver que de sa ferme bio qu'elle mène d'une main ferme au fin fond de l'amérique.
Une vie riche et émouvante très bien contée par Russel Banks.

Bonne lecture !
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le 21 mars 2006
La vie d'Hannah Musgrave est un long combat contre les règles établies, elle ne se soumet pas, au détriment de ceux qu'elle a de plus proches. Dérangeante dans ses excès, elle reste très attachante.
Russell Banks nous décrit un pays en crise, dans une extrême sauvagerie, et une fois le livre achevé, on peut s'empêcher d'y penser encore.
A lire sans hésiter.
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