undrgrnd Cliquez ici KDPContest nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici cliquez_ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles15
4,0 sur 5 étoiles
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 27 mars 2007
Ce roman décrit les destins parallèles de Humbolt, explorateur, et de Gauss, mathématicien. L'auteur décrit dans un style plaisant les aventures respectives de ces célébrités historiques. L'un est un champion de l'induction et parcourt le monde inlassablement ; l'autre est un prodige de la déduction et comprend tout plus vite que les autres. La rencontre entre ces deux visions et ces deux êtres à part intervient à la fin du roman. Une légère ironie et un humour discret parcourent le livre, l'auteur profitant de quelques siècles de distance pour se moquer du 19ème siècle. Mélangeant ainsi critique sociale, description de deux génies et deux conceptions de la science, faisant souvent preuve d'une certaine poésie, Les Arpenteurs du monde est une lecture facile, instructive et assez intelligente. La traduction semble plus que correcte.
0Commentaire|27 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Les arpenteurs du monde/Daniel Kehlmann
Un ouvrage très intéressant et captivant sur la vie et les faits et gestes de l'explorateur Humboldt et du mathématicien Gauss. Deux vies consacrées à leur passion respective racontées avec humour, lucidité et pénétration.
Il faut se rappeler que ces deux génies vivaient à une époque où « on enseignait encore que le centre de la Terre était froid et solide, que les montagnes s'étaient formées à partir des précipités chimiques d'un océan primitif en train de se retirer ' ! » Humboldt eut fort à faire pour imposer ses vues.
Quant à Gauss, voici une anecdote qui montre son génie précoce.
Büttner, (le professeur) avait demandé d'additionner tous les nombres de 1 à 100. Cela prendrait des heures'Gauss, au bout de trois minutes présentait la solution sur son ardoise, une seule et unique ligne : 5050. Büttner demanda ce que cela signifiait, lui qui pensait être tranquille pendant quelques heures. Et Gauss d'expliquer : 100+1=101, 99+2=101, 98+3=101. Il suffisait de répéter l'opération 50 fois : 50x101= 5050 ; Le professeur demanda alors à Gauss s'il avait calculé cela tout seul. Il en fit le serment et se vit confier un redoutable ouvrage de mathématique qu'il dévora en une nuit, Büttner n'arrivant pas à le croire.
Gauss fut aussi un des premiers à remettre en cause la géométrie euclidienne.
Un livre à lire assurément par tous ceux que le cheminement de la pensée vers la découverte intéresse.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 janvier 2013
Ce livre est un roman vraiment complet : historique, philosophique (sans pédanterie) et d'aventures. Il nous fait découvrir les existences diamétralement opposées de deux génies scientifiques (fin XVIIIe - début XIXe s.) avec beaucoup d'intelligence, mais aussi avec humour.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Daniel Kehlmann (1975) est présenté comme le nouveau génie des lettres allemandes, et, depuis Les Arpenteurs du Monde (2005), chacun de ses écrits traduits en français est présenté comme une preuve de ce génie. Il convenait donc de lire ce sixième (!) roman, Les Arpenteurs du Monde, puisque c’est celui qui lui valut sa renommée.

Ce roman évoque la rencontre entre deux personnages historiques, Alexander von Humboldt (1769-1859) et Carl Friedrich Gauss (1777-1855), à Berlin, où le premier est parvenu à convaincre le second de se rendre alors qu’il déteste l’idée même du voyage. Cette rencontre, c’est un peu celle du vent (Humboldt) et de la terre (Gauss), de celui qui a parcouru la moitié du globe, en particulier l’Amérique du Sud (où des écoles portent son nom encore aujourd’hui), pour confronter le savoir de son époque aux faits, aux mesures, et de celui qui aurait préféré ne jamais bouger et a pourtant fait avancer la science de son époque à pas de géant, en mathématiques (la célèbre courbe, c’est lui) qu’en astronomie.

Si cette rencontre a jamais eu lieu dans les faits (un historien des sciences pourrait la confirmer, ou l’infirmer), cela importe peu, car ce qui compte, c’est l’allant narratif avec lequel, à partir d’un premier chapitre narrant le départ de Gauss vers Berlin et le début de son trajet, Kehlmann raconte la vie des deux scientifiques, éludant quasi toutes les dates pour se concentrer sur des actes ou paroles marquants. Ceci n’est pas un roman historique ; ceci n’est même pas une double biographie : ceci est le miroitement de deux diamants intellectuels sur leur siècle, et Kehlmann fait tourner ces diamants à la vitesse idéale : suffisamment vite pour ne conserver que l’essentiel, ce qui accroche l’œil du lecteur (mais on est loin de la presse people, Dieu nous en garde), suffisamment lentement pour ne pas réduire ces deux vies passionnantes (oui, même celle de Gauss – mais c’est probablement dû à la capacité de l’auteur de mettre en évidence l’incongru, comme ce moment où Gauss abandonne sa femme durant la nuit de noce pour noter une formule…) à quelques anecdotes disjointes par d’épuisantes ellipses.

Il était question d’un miroitement sur le siècle : ce roman est aussi une photographie (ou plutôt, puisqu’il est aussi question de l’inventeur français : d’un daguerréotype) de la société intellectuelle en général, scientifique en particulier, de la fin du dix-huitième siècle et du début du dix-neuvième, Kehlmann s’amusant clairement à faire apparaître au fil des pages le Who’s Who des cerveaux de l’époque, quand bien même ils sont dans l’erreur (ainsi de Goethe, virulent défenseur du « neptunisme » - en gros, une théorie selon laquelle le centre de la Terre est froid, théorie que veut infirmer Humboldt, que l’auteur pose par ailleurs en pasticheur involontaire de… Goethe). Napoléon lui-même est de la partie, puisqu’il se serait, grâce d’un esprit supérieur à un autre esprit supérieur, refusé à bombarder Göttingen sous prétexte que Gauss y séjournait…

Diable ! Un roman en forme de name-dropping, jusqu’à la mention de Pouchkine dans les dernières pages, alors ? Eh non, car chaque nom propre est amené sans affectation aucune, comme s’il était un élément indispensable du décor, c’est tout. Et toujours un roman qui file, entre Humboldt qui mesure tout ce qui est mesurable sur l’Orénoque et Gauss engagé comme vulgaire géomètre en Allemagne, entre le sédentaire qui parvient à calculer la trajectoire d’un corps céleste et le voyageur qui tient un journal précis de ses pérégrinations scientifiques (avec quelques petits accès fictionnels de la part de Kehlmann, qui évoque ainsi des épisodes vécus par Humboldt mais que celui-ci aurait préféré ne pas noter…). Et partout, vraiment partout, de petites pointes humoristiques, de brefs passages légèrement ironiques, tel celui-ci, montrant l’obsession mathématique de Gauss même au mitan d’une réception officielle : « Gauss calcula rapidement que chez lui il lui faudrait à peu près un an et sept mois pour rencontrer autant de gens. Il voulait rentrer à la maison. La moitié des hommes portaient l’uniforme, un tiers la moustache. Seul un septième des personnes présentes étaient des femmes, seul un quart d’entre elles avaient moins de trente ans, seules deux n’étaient pas laides, et il n’y en avait qu’une seule qu’il aurait volontiers touchée, mais quelques secondes après sa révérence elle avait déjà disparu. »

L’ensemble, soutenu en plus par un art consommé du dialogue (des répliques de longueur réaliste, mais sans tirets, comme pour accentuer l’aspect fluide du double récit), montre deux êtres humains, pas des bêtes de foire, aux aspirations hautes, très hautes (« Le cosmos serait alors percé à jour, toutes les épreuves liées aux commencements de l’humanité, telles que la peur, la guerre et l’exploitation de l’homme, feraient partie du passé, et voilà à quoi l’Allemagne et notamment les savants de cette assemblée allaient devoir contribuer en priorité. »), dans une société qui a encore des rêves, qui a encore des tas de choses à découvrir. C’est peut-être l’une des raisons du succès de ce roman : l’exaltation du désir scientifique, du plus prosaïque (le curare comme anesthésiant ? en tout cas, une autre façon de traiter les dents douloureuses) au plus éthéré (les concepts mathématiques de Gauss entre autres), une exaltation retombée aujourd’hui que la science a montré sa face obscure et qu’elle n’offre plus guère que des variations, aussi remarquables soient-elles. Oui, ce doit être ça : Kehlmann a écrit un roman vivifiant au possible sur une foi qui n’a plus guère de pratiquants aujourd’hui : celle en une science porteuse de mieux-être pour chacun. Pour peu, à la réjouissante lecture des Arpenteurs du Monde, on y croirait à nouveau.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Qu’il est difficile d’être un génie ! Cela pourrait être le sous-titre de ce roman ébouriffant et extraordinaire du surdoué contemporain de la littérature allemande, roman qui devint rapidement culte et un best-seller.

En cette deuxième moitié du XVIIIème siècle, bientôt agitée par les idées révolutionnaires françaises et la formulation de la pensée philosophique moderne, naissent en Allemagne successivement Alexander von Humboldt (1769 – 1859) et Carl Friedrich Gauss ( 1777 – 1855). Deux hommes qui vont révolutionner les sciences et jeter les bases d’une nouvelle pensée scientifique moderne.

Ce sont leurs vies romanesques que nous allons suivre sous la plume inspirée et haute en couleurs de Kehlmann. Une vie faite d’incapacité à être en société dont aucun des deux ne comprend ou n’accepte les codes et les règles. Une vie traversée de fulgurances intellectuelles, où les éclairs de génie ne cessent de se succéder pour laisser entrevoir la porte par laquelle la pensée va s’engouffrer pour résoudre quantité d’énigmes et faire progresser la science à pas de géant.

Humboldt fut un temps tenté par la philologie avant que de devenir ingénieur des Mines et de trouver sa voie dans les sciences naturelles. Il embarqua tout jeune homme vers l’Amérique du Sud où il passa des années à herboriser, mesurer, inventer de nouvelles techniques de relevés topographiques, dresser les cartes d’une précision effroyable de ces nouvelles nations qui s’organisaient. Navigant tel Aguirre sur des chaloupes de fortune, il apprivoisa l’Amazone, découvrit le canal reliant le fleuve géant à l’Orénoque, expliqua les courants marins et la climatologie, gravit les volcans et s’engouffra dans les grottes les plus sombres pour expliquer la composition de la planète et mettre à bas la ridicule théorie du Neptunisme qui prévalait alors.

Gauss fut surnommé le Prince des Mathématiciens. A huit ans, il se révéla capable d’ingérer en une journée la totalité de la connaissance mathématique de l’époque. Il sauta de son nit de noce pour noter une formule qui révolutionna le monde, fut capable de mesurer l’espace avec une précision terrifiante avant que de probabiliser l’espérance de vie en découvrant la loi statistique en forme de courbe en cloche qui porta son nom.
Humboldt devint chancelier de l’Empereur, Gauss indiqua à Niepce comment résoudre le problème de la fixation de la solution argentique qui posa les bases de la photographie moderne.

Le premier fit venir le second à Berlin au soir de leur vie. Il en résultera une suite de mésaventures, de scènes burlesques car il était impossible à des êtres de génie de se comporter en humains normaux.

On se laisse fasciner par ce roman fort documenté, au style épique et brillant. Un roman d’aventure et d’inventions. Un roman profondément psychologique aussi. Un roman enfin qui force l’admiration et vaut, en soi, que l’on découvre d’urgence Daniel Kehlmann si vous ne le connaissiez pas encore !

Publié aux Editions Actes Sud – 2006 – 299 pages

retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un roman qui fait la double biographie de Gauss, le mathématicien, "génie modèle", et d'Alexander von Humbolt, scientifique aventurier infatigable et original. Racondé par une succession d'anecdotes amusantes, ces deux portraits sont brossés à une allure trépidante, en remontant à leur enfance. On suit leurs parcours parallèles et distincts qui se croisent finalement. Deux caractères contrastés. Ce n'est jamais sérieux, souvent ironique, et nos deux phénomènes historiques prennent une couleur réaliste touchante. Au passage, on croise Kant et Goethe eux aussi surprenants.
0Commentaire|7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 avril 2008
Écriture claire, assaisonnée de dialogues brefs fondus dans le courant limpide de ce récit bien documenté.
Kehlmann distille son sens de la formule au gré des anecdotes quelque peu ironiques. Il raconte l'histoire d'hommes particulièrement originaux pour susciter l'intérêt du lecteur ouvert aux extravagances.

« Dès lors que l'on a peur d'une chose, il est judicieux de la mesurer ». Voilà posé le thème du roman, car « la crainte devant l'inconnu limite notre courage ou le transcende ».
Le sujet principal demande à l'auteur, une recherche conséquente abordant des sujets pointus comme les mathématiques, l'astronomie, l'histoire, la géographie. Il s'est plongé dans les archives volumineuses, diverses et multiples.
Tout l'art du chercheur est de synthétiser ses trouvailles au point de ne pas laisser paraître son travail de fond, et surtout de les mixer à la sauce pédagogue pour séduire son lectorat.

Défaut de jeunesse ? Manquement à l'humilité des âmes simples, Kehlmann commence son livre en étalant outrageusement sa culture par l'entremise de multiples références ennuyeuses à souhait. (J'ai bien précisé : dans le premier chapitre)
L'apprentissage des hommes passe par l'effacement de soi-même, se rendant ainsi, disponible, à l'écoute des autres. Le nombre de livres cité est relativement important.
Son écriture ressemble à une nécessité de joncher le récit, à intervalles réguliers, de références livresques. Je ne vais pas ici vous affliger l'énumération. Ou alors, c'est une manière sournoise (genre clin d'oeil) d'arpenter son écriture.

Dès lors que Kehlmann nous entraine dans son aventure, libéré de toute contrainte, il exulte.
Agréable à suivre, le récit est source de découvertes.

Que faut-il entendre par la réflexion de Humbold page 219 qui critique ouvertement les artistes ? :
« ...des romans qui se perdaient en fabulations mensongères parce que leur auteur associait les idées
saugrenues aux noms des personnages historiques... » propos renforcé par l'acquiescement de son interlocuteur « Répugnant dit Gauss ! ».
Kehlmann serait-il assez subtil, pour réaliser sa propre auto-critique ? Je le pense. Ce qui conforte mon impression d'avoir lu le roman d'un grand écrivain.

Un joli mot pour finir : « quelques encouragements aide plus que tous les reproches du monde. Il ne faut pas trop être sévère parfois ».

Décidément le réalisme de Kehlmann me plait.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Au travers de Humboldt l'explorateur et Gauss le mathématicien, Daniel Kehlmann nous offre un voyage à travers le monde, l'Histoire et la science. Un objectif ambitieux servi par des portraits croisés qui proposent un parallèle intéressant. Cette rencontre au sommet, sans être irrespectueuse, ne se prive pas d'une dose d'impertinence. L'auteur se penche avec humour sur la vie des deux hommes dès leur naissance et souligne leurs extravagances et leurs ridicules.

« Les arpenteurs du monde » est un roman bien écrit. Souvent instructif, il donne à réfléchir. Certains passages sont assez amusants mais je dois avouer qu'un nombre supérieur de passages m'a ennuyé et que l'ensemble m'a lassé.
0Commentaire|6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 1 février 2016
Partant de personnages réels, Gauss et Humboldt, ce récit raconte de façon amusante la rencontre des deux grands hommes. Une belle écriture. Mais un style un peu particulier, avec sans doute beaucoup d'authenticité, mais je n'adhère pas et le livre m'a globalement ennuyée.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un roman en écho sur la vie d'Humboldt, grand explorateur pragmatique de l'Amérique du Sud et de Gauss, génie mathématicien mais casanier. Chaque chapitre croise leur enfance, leur parcours, leurs découvertes, leurs déconvenues. Leur caractère diamétralement opposés rendent leurs aventures d'autant plus savoureuses. Ce roman historique est cependant fort contemporain et croise les questions de la science, du savoir et du pouvoir. Le récit est drôle, bien écrit et ponctué de belles pensées. Il met en perspective deux modes de pensées radicalement opposées, concernant la façon de faire de la science, mais aussi la façon de vivre. Ainsi, le plus aventureux n'est pas forcément celui que l'on croit.

Un très beau roman sur la découverte et l'inconnu.
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

22,00 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)