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5.0 étoiles sur 5 La vie ou la mort, 29 octobre 2012
Par 
Luc REYNAERT (Beernem, Belgium) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Holocauste comme culture : Discours et essais (Broché)
Dans ce recueil de discours et d'essais, Imre Kertész pose l'ultime question: masse ou individu, société fermée ou démocratie ouverte, totalitarisme ou liberté - en fin de compte : la vie ou la mort ?
Ses discours et essais couvrent des sujets aussi importants que l'holocauste, la moralité, le totalitarisme, le rôle de l'intelligentsia et de l'art, sa vision sur le monde ainsi que des réflexions sur sa vie dans deux systèmes totalitaires.

L'holocauste, la morale
Pour I. Kertész, l'holocauste est une expérience universelle. Auschwitz a démontré que nous devons modifier radicalement notre vision de l'homme. Moralement, toutes les valeurs s'inclinent devant la survie. Seul le savoir peut élever l'homme au-dessus de l'histoire ; le savoir est le seul bien.

Le totalitarisme
Imre Kertesz ne peut que constater que les résultats des deux systèmes totalitaires (le nazisme et le bolchevisme) sont identiques : la terreur, les camps, le génocide, l'asphyxie totale de toute vie économique, intellectuelle, spirituelle et morale, l'écrasement de l'individu, qui est purement et simplement mis hors la loi. Aucun totalitarisme de parti ou d'Etat n'est possible sans discrimination ; or, la forme totalitaire de la discrimination est nécessairement le massacre, la tuerie de masse. L'éducation politique qu'elle propage se limite à une dissémination de haine et de mensonges.

L'intelligentsia, l'idéologie
Les crimes historiques de ce siècle ont été causés en grande partie par des abstractions (qui ne tiennent pas compte de l'expérience). L'intellectuel théorique `est gêné par l'expérience, parce qu'elle dresse constamment des obstacles inattendus à la réalisation de ses grands desseins. Le moyen le plus utilisé pour éradiquer l'esprit démoniaque de l'expérience, c'est l'idéologie.'
Imre Kertesz constate que, notamment dans son pays, l'intelligentsia a joué un rôle capital, mais contradictoire, dans les changements de régime. `Il n'est pas rare qu'un intellectuel de ma génération ait tenu les deux rôles opposés au cours de sa vie : il a tout fait pour bâtir un système qu'il a éminemment contribué à détruire plus tard.'

L'art
Imre Kertész remarque que le totalitarisme n'a jamais produit ni inspiré des oeuvres d'art significatives et authentiques. Pour lui, `le devoir de l'art est d'opposer le langage humain à l'idéologie.'
Quant à son oeuvre, `le processus obligatoire et humiliant de la survie est le thème de tous mes livres'. Pour qui l'écrivain écrit ? Pour lui-même.

Sa vie, le monde actuel
Les expériences qui ont formé la personnalité d'Imre Kertész `sont marquées du sceau de l'histoire ; or, le trait le plus caractéristique de l'histoire du XXe siècle est justement de balayer la personne et la personnalité. Ce siècle est celui de l'irrationalité. J'étais prisonnier dans une nation qui l'était aussi.'
Mais, qu'est ce qui le maintient en vie ? L'amour.

Même après la chute du Mur de Berlin il reste un réaliste, plutôt pessimiste : `les moyens et méthodes de manipulation des masses semblent balayer ce qui reste de libertés individuelles.' La bataille pour la liberté n'est pas finie : dans ce monde, `l'Etat est un pouvoir qui reste avant tout et par-dessous tout un pouvoir que nous devons dégrossir, maitriser, contrôler et toujours empêcher de devenir un pouvoir d'Etat totalitaire.'

Les textes d'Imre Kertész constituent un témoignage unique et une analyse approfondie du cancer politique du XXe siècle : le système totalitaire. Ils constituent un appel sans équivoque pour la prépondérance de l'individu et pour que l'individu puisse vivre en liberté d'une manière authentique : `soi toi-même.'
Lecture hautement recommandée.
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L'Holocauste comme culture : Discours et essais
L'Holocauste comme culture : Discours et essais de Imre Kertész (Broché - 30 mars 2009)
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