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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un roman fort de cette rentrée
Quelques pages à peine et sans avoir jamais lu Jérôme Ferrari, c'est l'évidence : il s'agit là d'une ½uvre littéraire forte, grave et engagée, à mille lieues d'un énième roman distrayant qui serait certes plaisant mais resterait léger. L'écriture de Jérôme Ferrari interpelle et...
Publié il y a 21 mois par Laure

versus
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 L'horreur d'un capiatine
J'ai eu un problème avec ce livre. Un gros. Qui m'a empêché d'y prendre le plaisir de lecture que j'attendais, d'autant que c'est mon premier de l'auteur. D'emblée, j'ai pensé à Pierre Schoendoerffer qui n'a cessé, dans ses oeuvres cinématographiques et littéraires, de tourner autour des thèmes et des guerres...
Publié il y a 17 mois par traversay


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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 un roman fort de cette rentrée, 20 août 2010
Par 
Laure (Sarthe, France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Quelques pages à peine et sans avoir jamais lu Jérôme Ferrari, c'est l'évidence : il s'agit là d'une ½uvre littéraire forte, grave et engagée, à mille lieues d'un énième roman distrayant qui serait certes plaisant mais resterait léger. L'écriture de Jérôme Ferrari interpelle et séduit, et dans sa perfection stylistique et par la gravité de son sujet.

Le capitaine André Degorce a connu l'horreur des camps de concentration en 1944, résistant pendant la seconde guerre mondiale, il a été déporté à l'âge de 19 ans. Il est aussi rescapé de Dien Bien Phu et des camps du Viet Minh, où il a fait la connaissance du Lieutenant Horace Andreani. Ils se retrouvent tous deux à présent en Algérie, où pendant 3 jours de mars 1957, autour du personnage de Tarik Hadj Nacer, dit Tahar, colonel à l'ALN, l'auteur nous plonge dans l'horreur des victimes devenues bourreaux. Certaines scènes de torture sont difficilement soutenables, pourtant l'on sait par de nombreux documents historiques qu'elles ont été réelles. Marié à une veuve de guerre de dix ans son aînée, André Degorce reçoit les lettres de sa femme, mais ne peut lui répondre, ou alors succinctement, sans jamais approcher la réalité de sa situation.

Roman exigeant dans sa forme et son écriture, il interpelle inévitablement sur la nature humaine et ces arrangements avec soi-même qui s'ils permettent de survivre, ne sont pas moins lucides : malgré ses efforts de respect, Degorce a bien perdu son âme, là, en Algérie, et à jamais. Un roman fort de la rentrée.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Au scalpel et sans anesthésie, 2 décembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Jérôme Ferrari reprend dans ce nouveau roman un thème connu, celui du bourreau et de sa conscience. Mais il en fait quelque chose de très personnel et d'universel à la fois. On retrouve dans son roman philosophique les grand thèmes judéo-chrétiens, mais aussi Hannah Arendt, et Boulgakov, et pourquoi pas Malcolm Lowry. Mais il est inutile de comparer l'oeuvre de J Ferrari à qui ou quoi que ce soit. Son style, sa prose poétique fulgurante sont uniques. Et si on retrouve de roman en roman des thèmes communs, des échos on est à chaque fois estomaqué par la force de l'écriture, la rigueur de la pensée, la puissance de l'émotion. J Ferrari n'est jamais pesamment didactique ou donneur de leçon : il donne à voir, à penser. Et ses mots résonnent longtemps.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L' honneur des hommes ., 27 novembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Que dire de plus que Laure !Ce sublime roman met en scène 2 officiers qui se sont connus en Indochine dans un camp de prisonniers où ils ont subi tortures et humiliations et se retrouvent à Alger à leur tour tortionnaires et bourreaux. Mais leurs réactions sont bien différentes : autant l'un essaie de justifier sa conduite, reniant certaines vérités, autant l'autre, fier de ses exactions accuse le premier de trahison d'un idéal qui leur fut commun. Se pose la question : comment peut-on être à la fois victime et bourreau ? Comment faire concorder le Bien et le Mal ? Roman très fort qui prend la forme d'une dissertation philosophique captivante sur le destin de l'homme. Un des meilleurs de cette rentrée littéraire 2010.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 L'horreur d'un capiatine, 16 décembre 2010
Par 
traversay (Orléans, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
J'ai eu un problème avec ce livre. Un gros. Qui m'a empêché d'y prendre le plaisir de lecture que j'attendais, d'autant que c'est mon premier de l'auteur. D'emblée, j'ai pensé à Pierre Schoendoerffer qui n'a cessé, dans ses oeuvres cinématographiques et littéraires, de tourner autour des thèmes et des guerres évoqués par Où j'ai laissé mon âme. J'aurais dû faire l'effort de m'extraire de cette référence, j'en ai été incapable. Parfois, j'ai eu des flashes de certains films dont L'honneur d'un capitaine, un titre qui aurait convenu au roman de Jérôme Ferrari. Ou même L'horreur d'un capitaine. Bref, je ne suis jamais entré dans le livre, malgré la qualité de son écriture, surtout dans les monologues du lieutenant. Seul le personnage fascinant de Tahar m'a sorti, de temps à autre, de ma léthargie. Cela s'appelle un rendez-vous manqué. Hélas pour moi.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 L'OPPOSITION MORALE DE DEUX SOLDATS., 19 novembre 2010
Par 
MERIC (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Le capitaine Degorce et le lieutenant Andreani ont connu ensemble la débâcle,les camps de concentration,l'Indochine et la défaite de Diên Biên Phu.Ils se retrouvent en 1957 en Algérie.Comme beaucoup d'officiers,la logique de la loyauté fera baculer Andreani dans l'O.A.S,la conscience du catholique Degorce l'amènera à s'interroger sur les moyens employés lors de cette nouvelle forme de guerre.Le troisième personnage Tahar commandant de l'A.L.N.servira de révélateur.Jérôme Ferrari par sa belle écriture interroge le lecteur.Un des meilleurs romans de la rentrée littéraire 2010 justement récompensé par le prix France Télévisions.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Où j'ai laissé mon âme, 14 avril 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Les années n'ont altéré ni son souvenir, ni sa ranc½ur, ni son amour. Alors lieutenant français en Algérie, un homme se souvient, et écrit à celui qui pour lui avait été non un simple mentor, mais un ami et un frère: le capitaine Degorce.
Il témoigne de son incompréhension, de ses doutes et de son engagement dans une guerre sale et violente. Des choix que la fin ne justifie pas, et des moyens qui se réduisent.
Face à son abnégation envers ce sens de la réalité, il observe les tourments de son capitaine, qui rend plus hommage à son captif, l'algérien rebelle Tahar, qu'à ses soldats.

La violence et la guerre, le capitaine Degorce les connait. Il a traversé nombre des affres du XXème siècle. Les camps de Buchenwald, la défaite à Dien Bien Phuh, et enfin la guerre d'Algérie.

A l'abri d'une villa en bord de plage, les hommes sont interrogés, torturés, poussés par tous les moyens à la délation.
Mais confrontée à ce déferlement d'actes barbares, sa raison s'érode.
Dans un rôle que plus rien ne justifie, il se surprend à agir par automatisme avec une efficacité non moins redoutable, d'une même voix défendant les victimes d'une violence inutile, et harcelant les rebelles.

Ce n'est finalement qu'auprès de son double inversé, Tahar le rebelle, qu'il trouve encore à s'abreuver à une source qui ne soit pas tarie.
Car au fond, les deux hommes sont unis par cette même conscience dramatique, celle que l'histoire les a poussés à de telles extrémités...la torture pour l'un, le terrorisme pour l'autre. Et finalement, lorsque l'on est pris dans le carcan d'une telle nécessité, que reste-t-il de la morale, de la conscience, du bien ou du mal?

Quand l'homme n'a plus d'espace commun à arpenter, de valeurs, et qu'il n'est plus mu que par une urgence compulsive, toujours impérative, qui lui ôtant jusqu'à sa faculté de jugement, dans une course sans pause ni réflexion, il perd sa conditions d'être humain, nous rappelle ce récit.

Sombrant lentement dans cet éther où la responsabilité de chacun se dissipe au profit d'une responsabilité collective anonyme, les hommes ne sont plus que les jouets de la nécessité...mais qu'est-ce qui fait nécessité? "Ce sont vos méthodes!" s'exclame le capitaine Degorce, "Ce sont vos méthodes qui nous obligent...Vous ne nous laissez pas le choix!...Comment voulez vous qu'on fasse?" "Ca c'est étrange, murmura rêveusement Tahar", "Qu'est ce qui est étrange?", "Oui c'est étrange, poursuit Tahar, moi, vous voyez, j'étais certain que c'était nous qui n'avions pas le choix des méthodes".
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Mon capitaine., 17 décembre 2010
Par 
Philippe Sery "philsery" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Le titre résume parfaitement la douloureuse histoire de ce livre, horreurs d'algérie, tortures et assassinats, réflexions de ces hommes
qui ont vécus au quotidien les saloperies d'une guerre inutile. Un roman coulant de pages en pages comme le sang
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Passer de victime à bourreau....., 6 octobre 2010
Par 
Peter Guizmo (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Livre très puissant sur les désillusions d'un capitaine français qui après avoir été victime de tortures en tant que résistant puis en Indochine se retrouve dans le rôle du tortionnaire en Algérie. Cet homme va voir ses convictions humaines et de noblesse de la guerre, voler en éclat alors qu'il a arrêté le chef d'un groupuscule perpétrant des attentats... Alors qu'il croit en un certain sens de l'honneur, il va se rendre compte qu'il n'y a que l'horreur et la surenchère dans la guerre.. et que lui même n'est pas au dessus de cela..
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8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un grand livre, 30 août 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
"Où j'ai laissé mon âme", le dernier livre de Jérôme Ferrari est un roman philosophique qui part d'un sujet historique encore sensible - l'institutionnalisation de la torture et des exécutions sommaires pendant la guerre d'Algérie à l'occasion de la bataille d'Alger - pour aborder la question universelle du bien et du mal. C'est une interrogation sur le courage et la lâcheté, la liberté et la responsabilité, la fraternité , la foi et le pardon ...

Avec habileté l'auteur recourt à la puissance poétique des grands mythes qui ont imprégné la culture européenne et sa combinaison des textes fondateurs judéo-chrétiens ayant trait à la damnation et à la rédemption avec le mythe Faustien revisité par Boulgakov s'avère magistrale.

Comme toujours chez Ferrari, le fond et la forme sont en adéquation parfaite. La construction , hautement signifiante , épouse le contenu, tout comme le style, magnifique, qui se déroule en une mélodie continue jusqu'à une apothéose finale douloureuse, mais apaisée, harmonieuse, résonnant comme "L'enchantement du Vendredi Saint".

Un grand livre profondément humaniste !
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 grandeur et sensibilité, 4 octobre 2010
Par 
Jan Delfosse (Belgique) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Où j'ai laissé mon âme (Broché)
Officier français ayant connu les combats, la défaite et les camps en Indochine, il se retrouve impliqué dans le Renseignement en Algérie.L'auteur décrit remarquablement le doute quant à sa mission qui s'installe en lui, sa honte de ne pas la rejeter les méthodes auxquelles il se compromet. Merveilleusement rapportée aussi, la relation du capitaine avec un de ses officiers,qui l'a connu au combat et déborde d'admiration et même d'amour pour lui et qui se trouve écartelé quand il voit son "modèle" , réagir , enfin, en acceptant avec grandeur le dialogue avec un des chefs de la guerilla et lui montre du respect, alors que pour lui, c'est une trahison.
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Où j'ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari (Broché - 15 août 2010)
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