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5.0 étoiles sur 5 remerciements
C'est un vrai bonheur de relire ces petits textes du grand Jaures qui sont d'une actualité surprenante. un grand merci
Publié le 27 décembre 2011 par Chris93

versus
6 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 L'ivresse socialiste
Ce petit livre permet, grâce à des textes écrits en 1894, 1898, 1901 et 1903, de se faire une idée des conceptions politiques de celui qui, plutôt mal aimé de son vivant, est devenu depuis, un héros "panthéonisé", que François Mitterrand crut bon d'honorer, la rose à la main en 1981, et que même l'actuel...
Publié le 16 février 2011 par P-henri Thoreux


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 remerciements, 27 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme (Poche)
C'est un vrai bonheur de relire ces petits textes du grand Jaures qui sont d'une actualité surprenante. un grand merci
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un Jaurès philosophe idéaliste., 23 décembre 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme (Poche)
J'ai choisi de lire ce livre dans le cadre d'une recherche sur le socialisme non sectaire, non dogmatique, non autoritaire. J'ai voulu remonter en deçà de la glaciation marxiste du mouvement socialiste. Pour Jaurès, « Il y a une idée irréductible en l’homme, de justice, d’unité, de liberté et de paix, et elle anime l’histoire » (introduction de F. Worms p. 7).
Ce recueil d'articles de Jaurès remonte le moral: nous ne sommes pas soumis à la fatalité économique (ni à celle diabolique de l'économie libérale, ni à celle terrifiante du socialisme d'état): « L’histoire humaine n’est qu’un effort incessant d’invention, et la perpétuelle évolution est une perpétuelle création. » (Jaurès, p.130)
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5.0 étoiles sur 5 Philosophie, histoire et application du véritable socialisme français de la fin XIXe siècle, 13 février 2014
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme (Poche)
"Le socialisme et la vie" est un petit recueil de 140 pages où l'on retrouve quatre textes de Jean Jaurès (1859-1914) :

Le premier des textes est "Idéalisme et matérialisme dans la conception de l'histoire", il me semble que c'est le plus important écrit de Jaurès présent dans cet ouvrage. Il s'agit de la conférence qui opposa les conceptions philosophico-politiques de Jean Jaurès face au marxiste Paul Lafargue en 1895. La vision de Jaurès touche à l'hégélianisme, au marxisme (partiellement) et défend une vision moins mécaniste que le "matérialisme historique" brute au profit d'un idéalisme dialectique.

Le deuxième texte intitulé "Socialisme et liberté" fut publié dans "La Revue de Paris" (le 1er décembre 1898) qui est un texte d'un Jaurès davantage politique (tout en gardant une spécificité philosophique) puisqu'il fut écrit au moment de l'emballement de l'Affaire Dreyfus ; et dans ce contexte, Jaurès propose une histoire du socialisme (ses origines plongées dans la Révolution Française via Babeuf) et sur la possibilité de la liberté commune à l'égalité.

Les troisième et quatrième textes sont plus courts mais ils sont également intéressants à lire avec "Le socialisme et la vie" (publié dans "La Petite République" et dans "Les Cahiers de la Quinzaine" de Charles Péguy en 1901) où Jaurès retrace un rapide historique des racines socialistes et surtout de la mystique socialiste (à l'époque où Jaurès et Péguy étaient compagnons.) Enfin, le dernier texte, "Le discours à la jeunesse" le 31 juillet 1903 au Lycée d'Albi, est un retour aux sources pour Jaurès puisqu'il présente de manière "pédagogique" ce que fut socialisme émancipateur de la Révolution Française à la fin XIXe-début XXe (c'est-à-dire quand le socialisme était quelques chose de grand, de beau et d'honnête, il y a plus d'un siècle.)
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6 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 L'ivresse socialiste, 16 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme (Poche)
Ce petit livre permet, grâce à des textes écrits en 1894, 1898, 1901 et 1903, de se faire une idée des conceptions politiques de celui qui, plutôt mal aimé de son vivant, est devenu depuis, un héros "panthéonisé", que François Mitterrand crut bon d'honorer, la rose à la main en 1981, et que même l'actuel Président de la république se plait à citer avec emphase dans ses discours.

Nourri au lait enivrant mais pernicieux de Hegel et de Marx, Jaurès avait développé une conception séraphique du socialisme, empruntant à la fois à l'idéalisme et au matérialisme. Bien que l'expérience désastreuse de la Révolution Française ne lui servit pas de leçon, il est pourtant hautement probable qu'il était parfaitement sincère lorsqu'il annonçait en 1894, sous l'emblème du drapeau rouge, "la réconciliation fraternelle de tous les hommes après les séculaires combats". Mais si on peut lui accorder la circonstance atténuante de n'avoir pas vu en grandeur réelle les méfaits du collectivisme, on ne peut qu'être confondu par la naïveté dont il fit preuve, lui, l'homme de terrain.

Il se livre en effet, totalement à la théorie, dont il juge "admirable" la représentation qu'en avaient donné Marx et Engels. A aucun moment les contradictions, les approximations et la subjectivité dont fourmille son raisonnement, n'entament son enthousiasme. Cette ineffable candeur suscite autant d'admiration que d'effroi.

Par exemple, Jaurès prophétise que "l'avènement du socialisme sera comme une grande révélation religieuse". Mais cette ferveur n'a dans son esprit, rien de mystique. Elle le conduit d'ailleurs à préciser que "le mouvement socialiste exclut l'idée chrétienne qui subordonne l'humanité aux fins de Dieu, à sa gloire, à ses mystérieux desseins". Il reprend en l'occurrence le slogan fameux de Blanqui qui ne voulait pour l'être humain, "Ni Dieu, ni Maître", mais sans hésiter pour autant à l'asservir la dictature désincarnée de la collectivité.
Dans le même temps, il développe une vision matérialiste du monde et se rallie même à l'idée que tout ici bas obéit au déterminisme, y compris naturellement l'histoire humaine : "la force initiale de vie concentrée dans les premières granulations vivantes et les conditions générales de l'existence planétaire déterminaient d'avance la marche générale et comme le plan de la vie sur notre planète".

Par un curieux paradoxe, tout en prêchant l'abolition de la propriété et la collectivisation des moyens de production, le tonitruant député de Carmaux affirme que "le socialisme est l'affirmation suprême du droit individuel", que "rien n'est au dessus de l'individu". Cultivant sans le savoir l'art de l'oxymore, il prétend même que "le socialisme collectiviste ou communiste donnera le plus large essor à la liberté, à toutes les libertés" !
Autre étrange antinomie, alors qu'il plaide pour l'Internationale Socialiste, il fait reposer les piliers du système sur le nationalisme : "les nations, systèmes clos, tourbillons fermés dans la vaste humanité incohérente et diffuse, sont donc la condition nécessaire du socialisme".
Dernier fait troublant, Jaurès semble hésiter quant à la nature intrinsèque du socialisme qu'il appelle de ses vœux. Il n'aurait rien à voir selon lui, avec une sorte de "communisme primitif". Mais, détail savoureux, il ne saurait non plus s'agir du "socialisme d'état", qu'il assimile au capitalisme honni : "entre le collectivisme et le socialisme d'état, il y a un abîme", car "dans cette création de services publics, il reste fidèle au système capitaliste". "Le socialisme d'Etat est une sorte de pessimisme social..."

En somme, la vision jaurèsienne du socialisme se distingue assez peu de la mystification marxiste, et s'avère entachée de contradictions, ou bien d'erreurs grossières d'appréciation.
Selon lui par exemple, "sous le régime capitaliste, la classe ouvrière est exclue à jamais de la propriété" ! Il ne prévoyait à l'évidence pas, que le capitalisme permettrait justement aux classes les plus modestes d'accéder enfin à un certain bien-être matériel, tandis que le socialisme triomphant les rendraient encore plus pauvres tout en leur interdisait de rien posséder.
On trouve en outre une conception totalement chimérique de la nature humaine et de la réalité de l'existence. On croit rêver en lisant cette angélique déclaration : "Le mineur salarié et dépendant qui descend aux galeries profondes n'est pas pleinement un homme. Il est une pièce dans un mécanisme de production brute.../... Demain, c'est l'humanité elle-même qui descendra au plus profond des puits, .../... ce ne sera plus la servitude de l'homme se mêlant à la servitude des choses, mais la haute liberté humaine façonnant la terre, sa force et ses éléments..."

Il faut reconnaître que des questions pertinentes sont parfois évoquées, mais il s'efforce de les chasser bien vite, ce qui démontre comment la foi peut aveugler la raison, même de gens bien intentionnés. A certain moment, il se demande par exemple avec une soudaine lucidité si "la communauté ne sera pas tentée de tout abaisser au niveau des besoins les plus grossiers, des âmes les plus communes ? Et pour réprimer la révolte des délicats, pour supprimer les oppositions intellectuelles, si elle ne sera pas conduite à organiser un pouvoir dictatorial ?"
Il craint même dans un noir mais prémonitoire scénario, "qu'une centralisation despotique assurera un régime de médiocrité."
Il se défend évidemment d'être l'oiseau de mauvais augure, mais on sent par moment qu'il n'en est pas loin : "Si la liberté est incompatible avec la forme socialiste de la propriété, il faut proclamer que la race humaine, au moment même où elle exalte en un rêve de fraternité, d'unité vivante et de grandeur, s'achemine à l'inévitable servitude. Mais qui osera risquer cette sombre prophétie ?"

Enfin, tout à son entreprise de glorification, Jaurès oublie, ou bien élude comme le font souvent les socialistes, les questions concrètes relatives à la mise en œuvre pratique du fabuleux projet. Le caractère fuligineux des mesures qui conduiront à la "libre et joyeuse adaptation de l'individu à l'ensemble", il l'évacue d'une pirouette : "Quand les socialistes se refusent à décrire le détail de la société de demain, on les accuse de ruser : ils respectent tout simplement la liberté de l'évolution et la richesse de la vie !"
S'agissant enfin du concept de dictature du prolétariat qui forme le cœur de la dialectique marxiste, il en minimise la portée en affirmant qu'il ne peut s'agir que "d'une formule de la tactique révolutionnaire pendant la prise de possession du pouvoir..."
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Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme
Le Socialisme et la vie : Idéalisme et matérialisme de Jean Jaurès (Poche - 2 février 2011)
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