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le 12 décembre 2012
Dans Croc Attack (éd. Payot-Rivages), l’écrivain israélien Assaf Gavron fait alterner les récits de Croc l’Israélien et de Fahmi le Palestinien. Tout rapproche les deux hommes, mais chacun est prisonnier du rôle que lui assigne son camp.
Bien sûr, un conflit oppose toujours au moins deux camps, mais lesquels ? Dans Croc Attack, le premier et à ce jour le seul des quatre romans d’Assaf Gavron à avoir été traduit en anglais [et en français], la réponse est celle que l’on attend d’un Israélien écrivant un roman sur le terrorisme et faisant alterner les récits de deux narrateurs afin de représenter chacun des deux camps. Chez Assaf Gavron, il s’agit des camps habituels du conflit en Terre sainte : Israéliens et Palestiniens, Arabes et Juifs, victimes et agresseurs à tour de rôle. Mais, à en juger par l’accueil réservé à Croc Attack dans le monde, ce roman, qui se déroule au plus fort de la deuxième Intifada [2000-2005], oppose aussi deux autres camps, qui diffèrent non pas tant par leur origine ethnique ou leur religion que par leur lieu de résidence.
Vivent-ils ici, où un choix en apparence anodin – se rendre à son travail à Tel-Aviv en bus ou en taxi collectif de la taille d’un minibus – peut avoir des conséquences mortelles, comme c’est le cas pour Eitan Enoch, dit “Croc”, le protagoniste israélien jovial et désabusé du roman ? Ou bien vivent-ils là-bas, où l’attentat contre le minibus 9 bis, premier des trois attentats auxquels Croc échappe, a sans doute été à peine évoqué au journal télévisé ?
En fin de compte, si ce roman a suscité des réactions aussi divergentes, c’est que ce qui fait sa force – sa façon accessible et familière de décrire ce que c’est pour les Israéliens de vivre constamment dans la hantise de la prochaine explosion et ce que c’est pour les Palestiniens de vivre constamment avec le rappel de l’emprise israélienne sur leur vie quotidienne – intéresse visiblement davantage ceux qui n’ont pas l’habitude de vivre ces situations et pour qui l’existence même d’un roman incluant à la fois un point de vue israélien et un point de vue palestinien mérite d’être saluée.
Tout cela est peut-être de bon augure pour Croc Attack. Si jamais la paix est déclarée un jour, peut-être que l’envie d’un livre dépeignant deux mondes réellement étrangers, une envie déjà engendrée dans d’autres pays par la distance spatiale, pourra aussi être engendrée dans un Israël exonéré de la terreur par la distance temporelle.
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