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Ce pourrait être un paysage post-apocalyptique: sols contaminés, ciel vide d'oiseaux ou de papillons, fleurs ayant renoncé à fleurir, cours d'eau où même un héron égaré refuse de pêcher. C'est juste une cité industrielle du Nord-pas-de-Calais, reléguée de l'autre côté d'une autoroute, une cité où la pollution de l'usine de métaux s'est inscrite dans la chair des hommes, qui, malgré les risques mortels, ont continué à y travailler pour conserver leur dignité car "Le travail était la valeur absolue."derniers jours.
Aujourd'hui, l'usine est démantelée, un peu comme l'histoire de Judith,dix-huit ans, dont quinze vécus auprès de sa seule famille restante: son oncle Etienne. Judith, à force d'obstination, va éclaircir le mystère de la mort de son père, Clément. En parallèlle, les voix de la fille et du père se répondent, reconstituant ainsi les étapes d'une tragédie annoncée.
Impossible de lâcher ce roman noircissime et néanmoins empli de chaleur humaine. J'y ai retrouvé l'esprit et le langage des ouvriers de chez moi, cette volonté obstinée de propreté des femmes, cette solidarité mais aussi cette violence parfois des rapports humains. Pascal Dessaint nous brosse aussi un magnifique portrait de la relation entre frères, qu'elle soit proche ou plus distante.
Là où on aurait attendu un texte "militant", Dessaint évoque clairement le drame de Metaleurop, on trouve un livre qui fait la part belle aux ouvriers, à leurs attentes, à leurs souffrances, un livre empli d'humanité mais jamais d'apitoiement. Car même si"Nous cherchons tous une échelle pour atteindre un bonheur qui jamais ne se présente.", il reste toujours un arbre où se laisser bercer...

Une lecture nécessaire.
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le 3 janvier 2012
Qui eût cru qu'un jour un romancier ferait écrire à un narrateur ses derniers jours... jusqu'aux secondes avant sa mort? Cela vous paraît-il un étrange procédé littéraire? Moi, oui. Qui valait la peine d'être expérimenté? D'après moi, non.

Ce ne pourrait être encore que le moindre des défauts du récit. Le principal est son démarrage très lent. Il a fallu que j'attende la page 121 pour me dire qu'il y avait le potentiel d'une intrigue. Avant cela, certes, il y avait des personnages, à qui, certes, il arrivait des choses (accablantes, bien entendu), mais je ne comprenais pas bien où Pascal Dessaint voulait en venir. Aux derniers jours d'un homme, manifestement. Hélas, il en résulte moins de la tension que de la tristesse. Je n'ai pas réussi à m'attacher à ces personnages un peu ternes. Même leur combat après l'annonce de la fermeture est rendu avec beaucoup de grisaille, ce qui est un comble. Quel contraste avec les couleurs de Noir métal: Au coeur de Metaleurop.

Je suis très critique du choix de désincarner l'histoire par l'usage de noms détournés. Metaleurop devient Europa, Glencore est rebaptisé la Silver Company, Marc Rich (qui n'en déplaise à l'auteur n'a rien à voir avec l'affaire Metaleurop...) se transforme en Max Fish. Et le pire de tout, le RC Lens, évoqué au détour d'une ligne, devient «une grande équipe de football»! Pourquoi? L'auteur ne l'a jamais clairement dit. Les habitants du coin trouveront aussi très curieux de parler de «l'autre côté de l'autoroute» comme un endroit où l'on est censé mieux vivre. De quel côté de quelle autoroute parle-t-on? C'est peut-être une manière de faire de Metaleurop une allégorie. Pourquoi dans ce cas être si précis sur les chiffres de la production de l'usine, sur les procédés industriels de sa ligne plomb, sur l'ampleur et l'incidence de ses rejets en métaux lourds? Parce qu'un monstre comme celui-là, ça ne s'invente pas. Alors pourquoi aller le planter dans un lieu mal défini?

En somme, j'ai eu beaucoup de soucis avec ce livre, au point de ne pas prendre de plaisir à sa lecture. Si j'ai mis une deuxième étoile, c'est pour l'effort d'avoir évité manichéisme et démagogie. Mais je ne saurais trop recommander un autre ouvrage sur le même sujet, Metaleurop: Paroles ouvrières.
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