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Après une année 2011 assez riche, l'année 2012 semble suivre le même chemin et être en mesure de combler les amateurs d'art photographique. Entre la fin de l'hiver et le début du printemps se tiennent ainsi deux expositions parisiennes passionnantes ayant pour point focal les années 30, donnant toutes deux lieu à l'édition d'un très bon catalogue : Mexique 1932-1934 (Henri Cartier-Bresson et Paul Strand) et Berenice Abbott.

Le Musée du Jeu de Paume, peu après Lisette Model et juste après Diane Arbus, met donc à l'honneur leur compatriote Berenice Abbott. Si l'on ajoute la re-découverte récente, en France, de Helen Levitt (au Point du jour), on mesure à quel point ces expositions et publications importent pour redonner leur place pleine et entière à ces femmes photographes ayant commencé leur travail entre les années 20 et 40 et contribué à donner des lettres de noblesse à leur art dans le courant du 20ème siècle.

Berenice Abbott est essentiellement connue pour la série de photographies qu'elle a réalisées à New York au milieu des années 30. Le projet de documentation des changements majeurs que connaît alors cette ville s'inscrit dans les projets impulsés par les agences fédérales mises en place pendant le New Deal. On connaît surtout le travail effectué dans l'Amérique 'profonde', celle des campagnes et des petites villes, en particulier dans les états du Sud, par les Dorothea Lange, Walker Evans, Russell Lee, Ben Shahn... (cf. Les photographes de la FSA Farm Security Administration : Archives d'une Amérique en crise 1935-1943 ou FSA - The American Vision et Daring to Look: Dorothea Lange's Photographs and Reports from the Field, en anglais). Changing New York, le projet hélas en partie avorté de Berenice Abbott, montre bien que la documentation d'une société en profonde évolution ne se limite pas à la captation des effets de la Dépression dans les états les plus démunis. Cela étant, avant de se consacrer au premier chef à New York, Abbott part elle aussi pour le Sud rural en pleine crise. Elle ne réussira finalement pas à mener à bien son grand projet : réaliser un livre d'images couvrant tout le territoire des Etats-Unis.

Mais avant cela, au cours de la décennie précédente, Abbott vit quelques années à Paris. Modèle et assistante de Man Ray, elle réalise elle-même des portraits. Ses images de James Joyce sont par exemple parmi les plus connues de l'écrivain, et elle photographie Jean Cocteau, André Gide, mais aussi son photographe favori, Eugène Atget (qu'elle aura largement contribué à faire connaître aux Etats-Unis). Après la série new-yorkaise, entre les années 40 et 60, elle conçoit également nombre de photographies dites 'scientifiques'. Géométriques et volontiers abstraites, elles représentent des expériences, des balles en mouvement, des ondes ou des champs magnétiques. Comble du réalisme selon Abbott, ces photographies représentent le monde physique en le manipulant sans doute, mais pour un résultat (plus ou moins) plausible et élégant. En 1954, elle parcourt des milliers de kilomètres le long de la Route 1 sur la côte est et revient avec plus de 2000 clichés, qu'elle ne pourra réunir dans le livre dont elle rêvait.

On le constate, que ce soit avec les subsides de l'Etat fédéral ('Changing New York') ou sur ses propres deniers, Berenice Abbott n'a pas eu beaucoup de chance avec ses grands projets. Comme je connaissais assez bien 'Changing New York' grâce à des expositions et à l'ouvrage en anglais indiqué en lien ci-dessus, j'avoue avoir surtout découvert les autres périodes et projets d'Abbott. Ses photos prises en 1954, clairement placées dans le sillage d'un Walker Evans mais témoignant de ses propres sens plastique et sensibilité, m'ont ainsi particulièrement plu.

Le livre issu de l'exposition du Jeu de Paume et du Ryerson Image Center de Toronto fait office de premier ouvrage monographique en français. S'il couvre bien toutes les périodes, sa sélection pourra être discutée pour certaines séries. Fallait-il par exemple exclure de la série sur New York parmi ses images les plus connues d'une part (qui sont parfois reproduites avec le texte, mais en plus petit, avec 2 ou 3 autres photos par page), parmi ses plus insolites d'autre part? Si l'on s'intéresse avant tout à la série new-yorkaise, peut-être vaut-il mieux acquérir Changing New York (en anglais), car si la sélection proposée ici est certes représentative, elle reste en partie frustrante. Pour la série "Route 1", on imagine que bien d'autres images sont d'égale qualité : là, c'est le caractère un peu drastique de la sélection qui rend circonspect. Par ailleurs, on n'échappe pas toujours à la plaie des livres de photographie (photos sur deux pages, rendant impossible de les regarder vraiment sans casser la tranche; photos représentées comme dans l'album d'origine, reproduites de fait dans un format trop petit les unes à côté des autres). Cela étant, les qualités de cet ouvrage font qu'on le recommande sans trop de réserves. Tout d'abord, les reproductions sont de qualité - pas idéales peut-être, mais elles le sont hélas rarement, tant il est difficile de rendre à la perfection les contrastes des tirages d'origine. Ensuite, chaque série (Portraits / New York / Science / Route 1) est assortie d'un texte posant bien le contexte et les questions d'ordre esthétique (mais aussi technique, dans le cas de la photo scientifique).

Bref, un très bon catalogue d'exposition, même si on espérait une première monographie en français un peu plus complète.
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le 16 septembre 2015
Très beau livre,Bérénice Abbott était une photographe géniale. Ses portraits sont très beaux et ses photos de New York magnifiques! La composition de l'image est parfaite;tout cela avec les moyens photographiques de l'époque. Pour moi, c'est la perfection de cet Art!!
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