Commentaires en ligne 


10 évaluations
5 étoiles:
 (7)
4 étoiles:
 (3)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
 
 
Moyenne des commentaires client
Partagez votre opinion avec les autres clients
Créer votre propre commentaire
 
 
Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Choisis ton camp, camarade, 21 août 2010
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Voilà un combat intergalactique fameux, passionnant, dans l'arène de l'âme française au travers de l'une de ses plus célèbres disjonctions. Le pré-révolutionnaire idéaliste VS le contre-révolutionnaire traditionaliste, en deux rounds.

On pourrait résumer la discorde comme suit : pour Rousseau, l'homme de la nature est naturellement bon ; tous ses vices ne sont pas révélés mais plus encore *créés* par la société qu'il se construit et dont il fait le gouffre de toutes ses tares en s'étouffant avec ses semblables (on comprend le goût de Schopenhauer pour Rousseau).

Pour Maistre, dans l'état de nature, l'homme n'est ni bon ni mauvais, puisqu'il n' *est pas*. Son degré de moralité est inconnu puisque mis à l'épreuve de rien ; or, la moralité ne se révèle qu'au contact de l'autre. L'homme est fait pour la cité, car si ce n'était pas dans sa nature de s'organiser en société, cela ne serait jamais arrivé. L'état sauvage est une abstraction axiomatique bien plus qu'une réalité. Si état sauvage il y a, c'est bien plutôt comme crépuscule de la civilisation que comme aube.

La charge est lourde, et il faut y aller avec des pincettes pour séparer le bon grain de l'ivraie, et sans doute aussi relire Rousseau en parallèle pour ne pas prendre pour argent comptant certaines facilités ou raccourcis généralisateurs de Maistre dans son acte d'accusation, aussi brillant et salutaire soit-il.

A partir de là, à chaque lecteur de compter les points...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Lire de Maistre en binôme avec Rousseau, 28 août 2012
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Joseph de Maistre (1753-1821) le penseur de la contre-révolution, plein d'ésotérisme (un pied chez les jésuites un pied chez les francs-maçons) et grand magistrat décide de régler son compte à Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) le philosophe genevois adversaire des lumières et du clergé en même temps (c'est pas mal pour l'époque) dont les écrits ont inspiré la Révolution Française à travers Robespierre, Saint-Just, etc.

Petit livre complexe puisqu’il faut maitriser les deux théories des penseurs qui s'affrontent pour en comprendre toute la substance (je fois dire que de temps en temps j'étais dépassé). De plus, je me trouve dans le paradoxe d'apprécier -à la fois- le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes" (1755) de Rousseau (qui aborde d'une nouvelle manière l'historicité) et les critiques de Joseph de Maistre (pleines de fondement sur la critique du fameux "bon sauvage").

A lire en binôme avec le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes", cette critique philosophique de Joseph de Maistre nous pousse de l'avant et pourrait faire un brillant cours de philosophie.

Puisqu'en lisant J.J. Rousseau et J. de Maistre nous entrainons notre pensée dialectique qui est la résultante intellectuelle supérieure naissant grâce à l'analyse des deux pensées contradictoires.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 délicieux !, 27 janvier 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
c'est drôle... de maistre est ici mordant et use de formules parfaitement drôles !! à recommander pour faire tomber rousseau de son piédestal, quelle que soit la valeur littéraire de ses écrits par ailleurs !
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Magistrale critique de l'errance philosophique de Rousseau, 23 février 2010
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Joseph de Maistre (1753 - 1821) écrit ce pamphlet en 1794 - 1796, avant ses célèbres "Considérations sur la France".

Comme le signale le commentateur dans la postface de ce remarquable ouvrage, "ce n'est pas tant la personnalité torturée de Jean-Jacques Rousseau qui intéresse Maistre ici que les conséquences subversives de la fiction rousseausite de l'état de nature."

La démonstration est éclatante.

"L'homme est naturellement bon si ses vices ne découlent pas de sa nature. Or, tous les vices de l'homme viennent de la société qui est contre nature :
- Donc l'homme est naturellement bon (en italique)" (p. 57)

J'ai beaucoup apprécié la pertinence de Maistre sur le fait que ce qui est en puissance ne peut être que de l'ordre de sa nature, et donc l'organe du parler précède naturellement le langage. Or le langage est social. Donc l'homme, à l'état de nature, était social :

"On ne sait ce que c'est qu'une faculté qui ne peut pas se déployer; on ne sait ce que c'est qu'un organe inorganique.
Mais si l'homme est fait pour parler, c'est apparemment pour parler à quelqu'un; et cette faculté céleste étant le lien de la société, l'organe de toutes les entreprises de l'homme et le moyen de sa puissance, elle prouve qu'il est social, comme elle prouve qu'il est raisonnable, la parole n'étant que la raison extérieure ou la raison manifestée." (p. 53)

Poursuivant sa critique du Contrat Social, "il suffit de citer Rousseau parlant pour tous. Les peuples", dit-il se sont donné des chefs pour défendre leur liberté et non pour les asservir." C'est une erreur grossière, mère de beaucoup d'autres. L'homme ne s'est rien donné; il a tout reçu : il a des chefs parce qu'il ne peut pas s'en passer, et la société n'est ni ne peut être le résultat d'un pacte, elle est celui d'une loi." (p.61)

Joseph de Maistre nous livre une très puissante analyse dont je retrouve un écho dans l'ouvrage de Leo Strauss Droit naturel et histoire.

Dans une application récente de cette philosophie hédoniste, je ne puis m'empêcher de penser que Pol Pot conduisit le peuple khmer (Cambodge) au génocide en se référant notamment à Rousseau.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 D'actualite face aux angelismes unanimes pro-rousseau, 17 août 2012
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Excellent essai qui ne se contente pas de critiquer Rousseau et de le reprendre point pour point sur ses écrits, mais qui apporte également une réponse alternative, mais surtout plus pertinente et concrète, a la question de l'académie de Dijon: "Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et est-elle autorisée par la loi naturelle".

Cet ouvrage très philosophique ne manque pourtant pas d'intérêt pour les lecteurs les plus difficile: Jacques de Maistre s'y exprime d'une langue simple mais précise, et regorgeant de trais d'humour et d'ironie.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 MORDANT, DRÔLE, NÉCESSAIRE.... Même s'il faut parfois prendre du recul, 17 février 2012
Par 
roseB (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Je commence mon commentaire, par une dédicace à mon fils aîné... S'il ne possédait pas cet esprit critique et ce besoin de savoir à 16 ans... Je n'aurais pas lu ce livre (que je lui passe)... ET je serais passé à côté d'un ouvrage vraiment utile, mordant, drôle, qui fait réfléchir.

Mon fils s'étonne régulièrement, que les "programmes" scolaires proposent des textes à étudier, qui vont, comme il le dit dans le même sens, ou des auteurs qui semblent tous d'accord... Aussi a-t-il pris l'habitude sur certains sujets de "chercher" d'autres éléments... ET voilà qu'un soir il me confie qu'entre les textes de Rousseau, ses idées "pas toujours très claires" et sa vie personnelle il y a une "vraie distorsion"... A croire que cela ne dérange personne! me dit-il et que tous sont convaincus qu'il avait raison!!!

Et le principe rousseauiste de "l'homme bon par nature" l'agace ...

Donc me voici partit à la recherche d'un ouvrage simple... TROUVE !!!

Je ne partage pas l'intégralité des idées de Joseph de Maistre... En particulier son usage répété du terme sauvage pour désigner les amérindiens, par exemple... Il ne fut pas le seul.... Rousseau lui-même!!!

Mais je m'attarderai plutôt sur les points positifs :

- un humour mordant... et tellement actuel finalement, dès les premières pages de Maître écrit en parlant de Rousseau "Il enfanta donc le discours sur l'inégalité des conditions parmi les hommes qui fit beaucoup de bruit dans le temps,comme tout paradoxe soutenu par un homme éloquent, surtout s'il vit en France , et s'il a de la vogue"... REMPLACEZ Rousseau par une abréviation en 3 lettres d'un philosophe et intellectuel "autoproclamé".... ET cette phrase est actuelle !!! NON ? vous voyez de qui je parle B..

Cet humour est présent tout au long de ce livre

" lorsqu'on veut réfuté Rousseau, il s'agit moins de prouver qu'il a tort que de prouver qu'il ne sait pas ce qu'il veut prouver..."

- Un aperçu intéressant du débat à cette époque, même si certains arguments paraissent désuets à la lumière de ce que l'on sait aujourd'hui, je devrais dire ce que l'on croit savoir. J'ai beaucoup apprécié toute la partie ou de Maistre, définit le terme "nature" sous différents angles... Cela nous rappelle que s'il on veut communiquer, comprendre et être compris .... IL FAUT d'abord s'ENTENDRE sur la définition des termes... Et encore aujourd'hui nous en sommes loin....

- de Maistre aussi propose une réflexion sur les capacités, les facultés de l'Homme qui le distingue de l'animal : " L'art est la nature de l'Homme", art entendu comme artisanat, savoir faire mais aussi l'ART... et tous les fruits issus de ces facultés d'hommes qui s'associent .... l'homme est un être social.

J'ajoute un H à homme... Je suis une femme ce H désigne le F de femme et le H d'homme.... A noter que dans la fameuse déclaration des droits de l'homme... Il n'y a pas de H.... à dessein bien sûr!!! nous ne faisions pas partie des "êtres pensant".... D'ailleurs il a fallut attendre le Général de Gaulle pour que Nous, les femmes soyons officiellement "des être votant".... Petit aparté !!!

- de Maistre cite des phrases concernant les rapports hommes/femmes.... je vous laisse les découvrir !!! Mais qui sont le reflet finalement assez conforme à l'attitude de Rousseau à l'égard de sa nombreuse descendance... qu'il a abandonné dans les orphelinats !!!

Livre éclairant sur l'époque, qui apportent des éléments critiques nécessaires à nos jeunes esprits pour qu'ils se forgent un JE le plus autonome possible... Mais une JE conscient des implications de nos actes, de nos paroles... du lègue des générations passées... Un JE qui s'interroge... A FAIRE LIRE.... Pour compléter les programmes scolaires entre autre !!!

Pour conclure je citerai une phrase de de Maistre " L'homme est une énigme dont le noeud n'a cessé d'occuper les observateurs. Les contradictions qu'il renferme étonnent la raison et lui imposent silence.Qu'est-ce donc que cet être inconcevable qui porte en lui des puissances qui se heurtent, et qui est obligé de se haïr pour s'estimer?"

A LIRE !!!
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


5.0 étoiles sur 5 Du rififi chez les ultras !, 19 août 2011
Par 
Darko (Bretagne - France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Je dois le dire tout de suite, Joseph de Maistre, ultra royaliste réactionnaire et contre révolutionnaire acharné, ne m'a jamais été très sympathique. Il disposait de plus d'une nature méchante qu'il exerçait régulièrement contre tout le monde, y compris contre notre pauvre philosophe genevois !

Car, en vérité, que dit Rousseau de si terrible ? Il dit, pour faire simple, que l'homme est bon par nature et que c'est la société qui le pervertit. Voilà une proposition avec laquelle on comprend tout de suite pourquoi De Maistre ne peut être d'accord. Car si Rousseau a raison, alors il n'y a pas de pêché originel et donc Dieu n'existe pas ! Or, nous savons effectivement aujourd'hui que Dieu n'existe pas . Selon une étude canadienne, 80% de la communauté scientifique mondiale ne croit pas à l'existence de Dieu et ce pourcentage monte à 93 % parmi les prix Nobel, donc, sauf à considérer que les plus grands scientifiques du monde, toutes disciplines confondues, se trompent, on peut raisonnablement considérer comme acquise la non existence de Dieu Propos sur les sciences. A noter que cette question est différente de celle des religions et de l'utilité du recours à un Dieu fantasmé pour imposer, sans trop d'explications, des régles de vie en société, ce qui est justement l'objectif des dites religions...

Mais si Dieu n'existe pas, cela ne signifie pas pour autant que Rousseau ait raison et De Maistre tort. L'homme à l'état nature n'est qu'un animal, un prédateur qui, comme le lion des cavernes, lutte pour sa survie et auquel les notions de bien et de mal sont inconnues. Comme le découvriront horrifiés les explorateurs du Nouveau Monde Les Indiens du Brésil, les sauvages à l'état de nature peuvent être très sauvages et parfois même anthropophages, mais ils ne sont pas "mauvais"; leurs actions ne sont pas gratuites, inspirées par le seul goût du lucre, du pouvoir ou de la perversité. Ce sont les conquêrants qui leur ont attribué, comme par un effet miroir, leurs propres turpitudes pour pouvoir mieux les soumettre et les exterminer. Ainsi que le dit fort justement Claude Levi Strauss " le barbare c'est d'abord l'homme qui croit à la barbarie".

La seconde partie de l'affirmation Rouseauiste, selon laquelle c'est la société qui pervertit l'homme est plus intéressante. Il existe d'ailleurs à ce sujet une théorie originale sur l'explication du péché originel La Folle Histoire du monde. Contrairement à ce que l'on nous raconte depuis des lustres, le péché originel n'aurait rien à voir avec cette ridicule histoire de vol de pommes ou avec un quelconque péché de chair, mais symboliserait le passage d'un mode de vie nomade, le fameux "état de nature" à un mode de vie sédentaire, la vie en société. Les raisons pour lesquelles l'homme a choisi de vivre en société tiennent vraisemblablement à l'augmentation du nombre d'êtres humains sur terre, au developpement de l'agriculture et à la sécurisation des approvisionnements qui en découlait, mais il est certain que ce changement fut la cause de pas mal de problèmes de cohabitation, notamment en raison de developpement de la propriété, rendant nécessaire l'adoption de régles de vie sociale et donc l'apparition des religions.

Cette explication colle d'ailleurs assez bien avec la double nature de l'homme évoquée par De Maistre à la fin de l'ouvrage, car voici un être façonné par des centaines de milliers d'années de vie nomade et mû par des instincts sauvages, à qui l'on demande du jour au lendemain de se sédentariser pour devenir un être sociable et "civilisé". Voilà qui ne pouvait aller sans heurt, car, encore aujourd'hui, nous sommes conditionnés par l'être que nous étions il y a 50.000 ans. Contrairement à ce qu'affirme De Maistre, l'homme ne nait pas mauvais dans une partie de son essence, mais il doit affronter et gérer des contradictions qui le dépassent et dont il n'a pas une claire conscience.

En definitive, ce "Contre Rousseau - de l'état de nature" est un ouvrage stimulant qui, même si l'on n'est pas d'accord avec ses thèses, pousse à la reflexion et mérite donc bien ses cinq étoiles.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


15 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rousseau ou de la fatuité intellectuelle, 13 juillet 2009
Par 
Arnaud d'abzac "Daguet A." (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Voici une petite réponse cinglante à cet utopiste de Rousseau qui nous a pourrit la compréhension humaine (anthropologie).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un autre regard, 4 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Les idées de Rousseau ne font pas l'unanimité et dans cet ouvrage de Joseph de Maistre il y a une critique très pertinente qui mérite que l'on s'y arrête.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Un peu dépassé..., 4 décembre 2011
Par 
Papasam "papasam" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Contre Rousseau: De l'état de nature (Poche)
Ce livre pourrait être utile à tous ceux qui croient intuitivement, encore actuellement, que l'homme est "naturellement" bon et que ce qu'on appelle "Etat" résulte de ce qui n'était à l'origine qu'un "contrat" établi entre les membres d'un groupe dans un but de défense et de protection... Mais, en fait, ce qui est le plus intéressant dans ce livre ce n'est pas tant les critiques des idées de Rousseau, car ces "élucubrations" ne tiennent plus la route depuis longtemps, mais que ces critiques soient faites par un auteur qui dit croire au "péché originel" et qui veut justifier une organisation politique et une société déliquescentes. D'un côté Rousseau, "esprit faux" qui exaspérait Voltaire, l'écrivain qui a peut-être eu l'influence la plus néfaste qui soit, et de l'autre Joseph de Maistre, traditionaliste, pamphlétaire outrancier, provocateur et "réactionnaire" !
Le lecteur intéressé devrait donc pouvoir assister à cette confrontation avec un certain plaisir mais aussi avec détachement, sans prendre parti, laissant aisément passer les exagérations polémistes pour ne retenir, de-ci de-là, que quelques éléments susceptibles de nourrir sa propre réflexion et d'étayer sa propre opinion.

En fait ce livre pourrait surtout être utile à des lycéens en quête de matière, puisque ces malheureux devront un jour ou l'autre, dans le cadre de leurs études, se "taper" l'inévitable Rousseau... Mais attention à eux ! De Maistre n'est pas vraiment en odeur de sainteté dans cette docte assemblée qu'est l'Education Nationale : il n'est pas "politiquement correct"... Quant à ceux qui en voudraient plus, qui ne voudraient pas se contenter de ce livre somme toute assez limité, et qui désireraient creuser ce sujet très peu étudié de la confrontation idéologique entre ceux que l'on qualifie de "Lumières" et ceux à qui on attribue très facilement l'étiquette de "réactionnaire", ils pourront se reporter à l'excellent livre de Zeev Sternhell intitulé simplement "Les anti-Lumières" paru dans la série Folio histoire.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non


Du plus utile au moins utile | Du plus récent au plus ancien

Ce produit

Contre Rousseau: De l'état de nature
Contre Rousseau: De l'état de nature de Joseph de Maistre (Poche - 30 janvier 2008)
D'occasion et Neuf à partir de : EUR 12,00
Ajouter à votre liste d'envies Voir les options d'achat
Rechercher uniquement parmi les commentaires portant sur ce produit