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4.0 étoiles sur 5 Les petits fils nègres de vercingétorix....A lire
je découvre un autre Alain Mabanckou....je le connaissais dans ses analyses de la diaspora à Paris ou au Congo avec "verre cassé"...Ce livre relatant les soubresauts d'un pays africain riche en pétrole et dont les habitants se déchirent entre Nordistes et Sudistes est hélas un grand classique en Afrique Noire.
je n'ai pas...
Publié le 21 mai 2009 par M. Pichereau

versus
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre trop "intelligent" ?
Passons d'abord sur cet artifice éculé du cahier "reçu" et édité après son passage devant un comité de lecture ! Comme Oyono avant lui, dans son roman "une vie de boy", l'auteur a peut-être tenté, par le biais de cet artifice, de renforcer l'autonomie de son personnage principal en s'en éloignant... Concernant ce...
Publié le 27 janvier 2012 par Paeye


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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les petits fils nègres de vercingétorix....A lire, 21 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les petit-fils nègres de Vercingétorix (Poche)
je découvre un autre Alain Mabanckou....je le connaissais dans ses analyses de la diaspora à Paris ou au Congo avec "verre cassé"...Ce livre relatant les soubresauts d'un pays africain riche en pétrole et dont les habitants se déchirent entre Nordistes et Sudistes est hélas un grand classique en Afrique Noire.
je n'ai pas vraiment reconnu le style habituel de l'auteur qui cette fois écrit dans une langue châtiée et riche....Un autre Alain Mabanckou ,différent, mais aussi intéressant que l'autre pour qui s'intéresse au continent africain francophone.
Ce livre me donne envie de lire encore Alain Mabanckou
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un livre trop "intelligent" ?, 27 janvier 2012
Par 
Paeye "papasam" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les petit-fils nègres de Vercingétorix (Poche)
Passons d'abord sur cet artifice éculé du cahier "reçu" et édité après son passage devant un comité de lecture ! Comme Oyono avant lui, dans son roman "une vie de boy", l'auteur a peut-être tenté, par le biais de cet artifice, de renforcer l'autonomie de son personnage principal en s'en éloignant... Concernant ce "cahier-roman", on pourrait aussi se demander comment il a pu être conçu directement sous cette forme non linéaire et ce jusqu'au dernier moment !
C'est donc Hortense qui est l'auteur de ce cahier. Hortense, viétongolaise nordiste mariée à un sudiste, se retrouve plongée dans un conflit tribal qui renaît dans son pays sur la base d'un antagonisme profond entre nordistes minoritaires et sudistes majoritaires. Si ce Viétongo dont il est question ici ressemble comme deux gouttes d'eau au Congo, le conflit, quant à lui, peut faire penser à beaucoup d'autres conflits africains plus ou moins récents comme ceux du Congo, de R.d.C, du Biafra ou même du Rwanda... Les chefs de guerre, les milices, la seule loi du plus fort et du mieux armé et toujours le même racisme meurtrier, la même sauvagerie animale, la même inhumanité.
Ce qui surprend d'abord dans ce livre c'est que les personnages principaux sont majoritairement féminins, et que ces derniers sont pratiquement les seuls qui soient actifs et positifs : Hortense, Christiane, l'amie d'Hortense, qui est une fille du sud mariée à un nordiste, Mam'Soko, la vieille d'un autre temps qui accueille Hortense et sa fille à Louboulou lors de leur fuite vers le nord et même cette mère anonyme à qui on arrache son bébé pour le "piler". Par opposition, mis à part Gaston, le mari de Christiane, les personnages masculins sont d'une veulerie extrême comme Kimbembé, le mari d'Hortense. Ce choix manichéen paraît pour le moins un peu forcé !
Le sujet du livre est donc très fort. Malheureusement l'auteur n'arrive pas à se faire oublier... d'ailleurs on peut se demander s'il le veut vraiment ! Même si "le taux d'alphabétisation (du Viétongo) est l'un des plus élevés d'Afrique francophone" il est difficile de ne pas voir poindre l'auteur qui se profile derrière Hortense quand elle utilise le passé simple ou alors quand elle nous fait faire du tourisme dans la capitale, quand elle nous parle des bars, de la bière glaçée, de la "Sape", de la musique congolaise et de la musique cubaine et surtout quand elle parle de littérature française... Ce dernier point est même porteur d'un certain humour (involontaire ?) quand elle fait parler le mari de son amie Christiane qui dit qu'on ne devient pas écrivain "parce qu'on avait lu des livres" ou bien "qu'à défaut de talent, il faut avoir la modestie de lire les autres". Tout ceci fait un peu "remplissage hors-sujet" et entame sérieusement la crédibilité du récit.
Oui c'est un livre intelligent et très bien construit, surtout si on le compare par exemple à "Black bazar", mais l'auteur ne semble pas s'y sentir autant à l'aise. D'un autre côté on ne peut s'empêcher de faire des parallèles avec d'autres livres qui abordent des sujets similaires... L'impact de ce livre s'estompe très vite ! par manque d'âme ?
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pour partir à la découverte de la belle langue française d'Afrique, 2 septembre 2011
Par 
Cetalir "Cetalir" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les petit-fils nègres de Vercingétorix (Poche)
Un bien intriguant titre pour un bien étrange roman. Il est des livres qui nécessitent que l'on prenne le temps d'y entrer, dont le rythme lent s'accélère, tout à coup. Le dernier roman d'Alain Mabanckou, écrivain congolais vivant en Californie et récompensé en 1998 du Prix littéraire de l'Afrique Noire pour son livre « Bleu-Blanc-Rouge » demande patience et persévérance. Ce n'est qu'au bout de 200 pages que les êtres et les évènements se révéleront enfin, précipités qu'ils sont par des évènements qui les dépassent. Une lenteur voulue, qui permet de glisser peu à peu dans l'horreur, au fur et à mesure que les souvenirs jaillissent, que les fils de l'histoire s'assemblent.

D'ailleurs, est-ce vraiment un roman ? N'est-ce pas plutôt une version à peine romancée d'un de ces génocides qui ne disent pas leur nom et dont l'Afrique accouche si régulièrement sans que le monde occidental ne s'en émeuve particulièrement.

En tout cas, une belle histoire d'amitié entre deux femmes, Hortense et Christiane, que tout oppose a priori dans ce pays nommé « Vietongo ». L'une vient du Nord, l'autre du Sud, distant de plus de mille kilomètres. Même pays, fait de langues et cultures différentes, qu'un Président démocratiquement élu parvient, en apparence, à conserver uni. Ces deux femmes sont mariées à des hommes venus de l'autre bout du pays et constituent ce que nous appellerions ici des couples mixtes. Des couples qu'il a fallu imposer aux familles arc-boutées sur leur perception ancestrale de l'autre qui ne peut qu'être inférieur, primitif. Des couples récupérés par les autorités locales pour glorifier l'unité patriotique.

Jusqu'au moment où tout bascule et que l'ex président, Nordiste, vaincu cinq ans plus tôt aux élections, reprenne le pouvoir par les armes à l'équipe, Sudiste, élue. Rapidement, la chasse à l'autre camp est ouverte et tous les prétextes sont bons pour tuer, rabaisser, emprisonner ceux de l'autre partie du pays qui n'auraient pas eu la bonne idée de fuir.

Un génocide s'en suivra quand la milice, Sudiste de l'ex Premier Ministre qui profite de la non connaissance du peuple de l'histoire des colonisateurs français pour endosser l'habit glorieux du Vercingétorix de Gervovie recevra l'ordre de tuer et scalper tous les Nordistes se trouvant sur son chemin.

Les deux couples n'y résisteront pas et connaîtront, chacun à leur manière, une fin indigne et horrible. Le tout raconté, dans l'urgence, sur un cahier de notes rempli de nuit, à la lumière d'une bougie, par Hortense en fuite. Un cahier pour dire, pour laisser une trace, pour ne pas permettre de prétexter qu'on ne savait pas. Un cahier de mémoire, fait d'images plus ou moins fugaces, de souvenirs heureux ou douloureux, construit en rapides chapitres, souvent décousus, témoins de la façon dont la mémoire se manifeste. Une langue simple pour dire les joies et les peines d'une vie qui aurait pu être simple. Un livre qui frappe, en douceur, pour éveiller vos consciences.

Un livre à découvrir à partir du moment où vous acceptez d'en prendre le temps et de vous laisser porter par un récit lent et en apparence peu structuré, jusqu'à ce que la vérité jaillisse. Un ivre pour découvrir Alain Mabanckou, un auteur africain qui s'impose peu à peu dans le paysage littéraire d'expression française.

263 pages - Publié par Le Serpent à Plumes

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Les petit-fils nègres de Vercingétorix
Les petit-fils nègres de Vercingétorix de Alain Mabanckou (Poche - 24 août 2006)
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