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le 19 octobre 2011
Dans une traduction exceptionnelle du poète Philippe Jaccottet, un roman qui redéfinit le genre : mêlant narration "classique" au sein de la société viennoise du début du XXème siècle et essais sur le monde contemporain, ce chef d'oeuvre inachevé de Musil, à la fois d'accès relativement aisé mais souvent présenté comme difficile à finir, offre une mine de réflexions pour comprendre la modernité, le sens de l'histoire ("toujours la même histoire"), le rôle de l'individu, ce que pourrait être une vie juste. Lu au premier degré, on sera fasciné par la clarté de la pensée de Musil, ses métaphores pointues, sa poésie et son humour. Certains chapitres sont des classiques à eux tous seuls ("Un cheval de course peut être génial"). Si l'on approfondit, il sera utile de s'appuyer sur ses meilleurs commentateurs (Bouveresse, Cometti).
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Initialement paru dans les années trente en deux volumes, mais demeuré inachevé, le roman L'Homme sans qualités est habituellement tenu pour une chronique discrètement ironique, transposée dans une Cacanie imaginaire, de la vie au sein de l'élite viennoise, à la veille du premier conflit mondial (« Du vilain se préparait »).

Le monde évoqué par Robert Musil est un monde où tout risque de basculer, et où tout bascule. La grande politique agite les hautes sphères, la société est tiraillée entre pacifisme et bellicisme, nationalisme et racisme « empoisonnent déjà la moitié de l'Europe ». Dans le même temps, l'heure est à l'innovation et à la modernité (l'automobile, l'avion, le cinéma, le rayon X...), en pleine ivresse technique. De véritables ruptures s'opèrent alors dans le monde scientifique (positivisme logique, physique indéterministe) comme dans le domaine culturel (musique atonale, futurisme), la sphère philosophique et morale connaissant tout autant de bouleversements (crises de la rationalité, de la subjectivité, nouvelle place dévolue à la sexualité). La tradition est bousculée, non sans désarroi.

La fiction en est le miroir, flottement et confusion conférant sa tonalité majeure à un récit qui n'exclut ni le crime ni l'inceste. Se déployant sur un large spectre, du beau monde des ministères à l'univers de la prison ou de l'asile, cette œuvre étrange, fascinante, qui invite le lecteur à la traversée d'une multitude d'événements psychiques, de la pure élation à la dépression et jusqu'à la folie, abrite une armée de pensées, illustrées par une légion de métaphores poétiques et drôles, avec pour question centrale cette interrogation d'Ulrich, héros incertain : « Comment dois-je vivre ? »

Célébré pour ses passages les plus canoniques, comme le chapitre 4 du tome 1 (sur l'homme du possible), ou le chapitre 28 du tome 2 (l'amour entre frère et sœur), l'immense roman, qui campe des personnages presque aussi bavards que ceux de Thomas Mann dans La Montagne magique (« Tout ce dont ils parlaient ensemble, ils le tenaient pour authentique et réel, quand même l'origine en eût été dans les nuages »), s'avère plus facile à suivre dans les scènes vivantes que dans ses digressions paraphilosophiques ou parascientifiques, qui donnent lieu à d'obscurs tunnels.

L'édition proposée ne comprend qu'un appareil critique succinct, quand les allusions de Musil aux problématiques politico-intellectuelles de son temps, son rapport au Cercle de Vienne, et ses références plus ou moins implicites à Emerson, Klages ou Nietzsche appelleraient quelques explications.

La traduction française de Der Mann ohne Eigenschaften, réalisée il y a maintenant plus de soixante ans par le jeune poète Philippe Jaccottet, en restitue admirablement l'aura, dans une langue superbe.
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le 9 août 2015
Amazon propose 3étoiles pour "j'aime" et 4étoiles pour j'adore.
Mon opinion est clairement entre les 2. Je ne peux pas dire que j'adore parce que j'ai trouvé la lecture plutot ardu.
Malgré cela, j'ai beaucoup apprécié les pages que j'ai lu par le niveau de langage tres élevé, la bonne traduction et tout simplement la rare qualité littéraire ( il faut le reconnaitre ) de l'oeuvre.
Je pense qu'il me faudra le relire dans quelque années. Je ne la conseille pas pour tout le monde mais si vous etes bon lecteurs, foncez.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 18 décembre 2012
Ne se préoccupant nullement d'avantages financiers ou de célébrité, Musil passa les 20 dernières années de sa vie à travailler sur ce roman, finalement inachevé et probablement inachevable. Roman philosophique, d'analyse historique et sociologique mais aussi roman de la réalité individuelle et de la conquête de liberté, L'homme sans qualités décrit le basculement d'un monde (le notre)dans ce que certains ont appelé la modernité. Parler d'intelligence au sujet de Musil ne pourrait être qu'un euphémisme et ce livre mérite tous les efforts et le temps nécessaire à sa lecture.
"Il n’est malheureusement rien d’aussi difficile à rendre, dans toutes les belles-lettres, qu’un homme qui pense. Un grand découvreur à qui l’on demandait comment il s’y prenait pour avoir tant d’idées neuves répondit : en ne cessant d’y penser. On peut bien dire, en effet, que les idées inattendues ne se présentent à nous que parce que nous les attendons."
Il serait fort difficile de faire un compte rendu des multiples sujets abordés et analysés par Musil dans cet ouvrage; toutefois, je m'étonne du peu d’intérêt porté, généralement, à la relation tout à fait hors du commun, d'Ulrich avec sa sœur Agathe, à sa signification. Car voilà pourtant ce qui, dans un climat de fin d'époque et emprunt de désabusement, laisse envisager quelque chose de tout à fait différent et porteur de dépassement. Cette relation s’appuie sur une sévère critique de la sphère familiale et de son hypocrisie sociale, ce qui explique peut-être le mutisme de certains "admirateurs" à ce sujet. Ainsi, "La vie dans la famille n’est pas la vie pleine ; les jeunes gens se sentent si frustrés, diminués, distraits d’eux-mêmes quand ils sont dans le cercle de famille." Remarque qui peut paraitre en soi extrêmement banale mais fort caractéristique de la manière dont Musil met les pieds dans le plat sans y paraitre ; car qui cherche à approfondir ce genre de constat qui pourtant signe l’échec fondamental de la famille. «La famille leur a bu leur sang ». Aussi, "ce Moi collectif n’est qu’un égoïsme collectif".
Avec les âmes sœurs surgit donc l’absolu qui dès l’abord semble associé indissolublement à l’éphémère et donc à l’essence même de la poésie. En contradiction avec la famille qui ne se conçoit que perdurant à tout prix et dans toutes les compromissions. On voit donc bien là Musil tentant de poser les bases d'un nouveau type de relations humaines, où l'individualité et l'indépendance ne seraient pas en contradiction avec le lien et la redevabilité sociale, ni d'avec l'appartenance; un nouveau type de communauté humaine.
" Mais, quand elle se fut enfin représenté cette évolution des concepts avec tous les détails qu’Ulrich put ajouter, savoir beaucoup de choses lui sembla charmant, après lui avoir paru si longtemps, à cause des expériences de sa vie, méprisable. "
Ah mince, il est vrai que nous en sommes, actuellement, toujours aussi loin !
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le 20 septembre 2015
L'histoire d'un homme qui se juge "sans qualités", au début du siècle, dans la bourgeoisie viennoise avant que l'Europe ne sombre dans la première guerre mondiale.

le - : le livre est très long, et comme pour "la recherche" de Proust il faut un peu s'accrocher pour vraiment entrer dedans.

le + : la langue de Robert Musil est certainement une des plus belles de l'histoire de la littérature, à la fois drôle et poétique.

A qui le conseiller ? A quelqu'un qui a du temps ou qui a une tendance à l'auto-flagellation.
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le 24 novembre 2015
Un des grands romans de la littérature mondiale traduit pour le français par un PHILIPPE JACCOTTET en très grande forme. Si vous lisez la première phrase vous ne lacherez plus les deux tomes de cet homme sans qualités
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le 21 décembre 2011
Pourquoi si peu de commentaires sur ce grand écrivain,pourquoi nous boudons encore à l'heure qu'il est des grands livres tel que celui-ci ?
Même si la lecture peu paraître d'un autre temps, quel musique dans ce texte ,quel écrit ,lisez sans hésitez Musil ,vous passerez un grand moment
de lecture .!!!!!!!!!
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le 22 juin 2016
Plus difficile à raconter qu'à lire! Ce roman, qui n'en est pas un en fait, est la trame de milliers de réflexions. Il a été publié entre 31 et 33, et l'auteur laisse à sa mort en 42 des milliers de pages qui resteront inexploitées, mais rassemblées plus ou moins maladroitement par des éditeurs par la suite.
Dans le tome 1, on suit Ulrich, fils de bonne famille qui prend une année sabbatique dans la Vienne de 1913.
Il y fait des rencontres de toutes sortes, femmes, hommes politiques(ils finiront par créer l'Alliance Parallèle), gens de tous bords, un assassin est même grand sujet de discussion.
Et cela donne des réflexions sur tous les possibles, toutes les hypothèses, c'est une brillante démonstration de ce qu'est l'Homme vis à vis de la Société, du Progrés. Et le progrès justement est mal vu par l'auteur; on emploie le mot génie à contre sens pour lui: un sportif fait un exploit incroyable:c'est un génie, et Archimède donc!
C'est un livre magnifique, un grand chef d'oeuvre autour duquel j'ai rôdé de longues années , et il faudra maintenant du temps pour digérer ces premières 900pages. La lecture est aisée certes , mais demande une attention et beaucoup de temps de réflexion. Je vais lire le second tome (1000p) tranquillement , mais en alternant quelques livres dits plus faciles; mais certainement avec le même plaisir intellectuel.
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le 1 octobre 2013
Intrigué par Jean Granier auteur d'un livre magistral sur Nietzsche il nous avait cité Robert Musil en 1969...
Pas le temps de lire ce pavé, mais il est resté dans ma liste de livre à acheter "une fois" trouvé au Salon du Livre
2013 à Genève, le 2e volume en édition de poche.. il me fallait le 1er volume commandé de re chef (!) ert reçu itou,
lu avec passion pendant l'été en constatant son actualité "permanente" (L'histoire de passe en 1913-14) en mettant en scène des caractères humains que nous croisons tous les jours chez nos proches ou chez les peoples ou politiciens... Génial
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le 6 juillet 2013
sublimissime de profondeur et d'intelligence,là aussi que chacun fasse l'effort de lire,lire lire,encore et toujours!
impossible de résumer un tel chef-d'oeuvre
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