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le 7 septembre 2012
Le titre même est quelque peu trompeur: "Une histoire politique du journalisme". Certes, il y a une certaine histoire du journalisme du XIXème et XXème siècles, mais par des gros coups de pinceau, des screenshots avec l'accent sur quelques de ses étapes. La "politique" comme protagoniste de l'Histoire, en est absente. Ça commence alors par un malentendu: il n'y a pas de l'histoire séquencielle, pas plus de la de la politique comme protagoniste de celle-là. Il s'agit seulement d'un fatigant analyse litéraire, déjà très besogneux de plus de morceaux choisis pour l'illustrer. Parce que le lecteur aimerait plus voir dans ce livre une sorte d'anthologie commentée , contrairement à cette interminable dissertation psychanalytique sur le regard journalistique.
La thèse est structurée autour de l'idée d'un journalisme "décentreur". Ce journalisme "...vise à installer dans le public qui "reçoit" son regard une chose tout autre, profondément dérangeante pour le "nous". Pas simplement une pomme de discorde grâce à laquelle , pour finir, la communauté se reconstruit, mais une altérité propre à dissoudre le "nous"...( p. 69)" . Ce journalisme "décentreur" est opposé à celui que Muhlmann appelle "la figure rassembleuse du témoin-ambassadeur". "...Ce dernier est comme mandaté par son public, il représente un "nous". Ici, au contraire, le journaliste se met d'emblée à l'écart du "nous", pour pouvoir lui dire "vous"; il dit à son public: ce que je vois est précisément ce que vous ne voyez pas et sans doute ne pouvez pas voir aisément, tant cela bouleverse vos catégories habituelles; c'est en tant que je m'exclus de vous, en tant que je ne suis plus comme vous, que je vois. Certes, je vous fais voir cela, vous pouvez donc dire que "nous le voyons ensemble"; mais ce spectacle collectif vise en fait à désigner les limites de votre "voir" habituel. Je jette le trouble dans votre "nous"...(p.70). "Le décentreur se place dans una position de "désappartenance"au "nous" pour déclencher un conflit qui touche à l'identité collective: il affronte le "nous" à partir d'une extériorité-altérité, et par là le défait." (p.71)
Pour établir sa thèse, Muhlmann sélectionne un groupe de personnages emblématiques de l'histoire du journalisme moderne et contemporain: Sévérine (Caroline Rémy), Nellie Bly, Albert Londres, Edward Murrow, Lincoln Steffens, Norman Mailer, Marc Kravetz, George Orwell, Seymour Hersch, Michael Herr, et le quotidien "Libération". De chacun d'eux nous donne un regard, plus ou moins identifié avec le profil du journaliste "décentreur" ou du "témoin-ambassadeur". Mais le plus intéressant, et malhereusement le plus court dans cet essai ce sont les épisodes de la vie et de la performance de ces personnages, et l'expérience de sa plume. Au lieu de cela, nous obtenons des dissertations quasi-psychanalytiques qui semblent ne pas trouver le fin.
Et pourtant, il y a dans ce livre quelque chose d'attrayante, en dépit des paragraphes alambiqués qu'on va sautant très souvent. Signe, alors, qu'il y a une idée bien trouvée dans ce travail, qui aurait pu être mieux exploitée... Sûrement dans une prochaine édition augmentée et améliorée.
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le 14 mars 2009
Ce livre est un bon point de départ pour mieux comprendre la place du journalisme et des journalistes et surtout la place qu'ils occupent et le rôle qu'ils jouent sur le politique. C'est un livre qui couvre le 19e et le 20e siecle, période riche en (r)évolutions. L'auteur donne des points de repères et réfléchit, et nous avec, au rôle (éventuel de) rassembleur du journalisme.
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