undrgrnd Cliquez ici Livres Fête des Mères nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Acheter Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Fête des Mères

Commentaires client

4,0 sur 5 étoiles8
4,0 sur 5 étoiles
Prix:8,70 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 8 février 2013
En 1946 apparaissait en Angleterre le premier tome de ce qui constituera l’une des œuvres les plus atypiques de la littérature. Titus d’Enfer (ou Titus Groan dans sa version originale) échappe en effet à toutes les classifications de genre. Si les critiques reconnaissent avec enthousiasme le génie de ce roman, ils se montrent très embarrassés lorsqu’il s’agit de le ranger dans un genre ou un autre.
On a souvent été tenté de parler de roman Gothique, à cause d’une action qui se déroule dans un château médiéval marqué par une démesure angoissante, et apparemment hors du monde connu. Cependant, rapprocher Gormenghast du Château d’Otrante d’Horace Walpole serait amputer l’œuvre de la plupart de ses qualités et Mervyn Peake rejetait violemment cette comparaison. Sommes nous dans le fantastique ? Si les personnages et les lieux présentent des allures grotesques, invraisemblables, il n’y a pas de magie. Peake aurait-il créé un autre monde ? Il y a pourtant une vérité troublante, comme enfouie au fond de nous, à travers l’univers qui nous est présenté. Si la trilogie de Mervyn Peake est le second pilier, plus discret, mais néanmoins fondateur de la fantasy avec l’oeuvre de Tolkien (pour rappel, Bilbo le Hobbit paraît en 1937 et Le Seigneur des anneaux entre 1954 et 1955) elle échappe aux codes désormais familiers de ce nouveau genre naissant.
La trilogie de Gormenghast est une réponse à la seconde guerre mondiale, directement inspirée de ce que Peake a vu lorsqu’il était mobilisé, les grands châteaux d’Allemagne, l’horreur de la découverte des camps de concentration, les villes en ruines et la misère humaine.

A vrai dire, Gormenghast n’est pas l’oeuvre d’un écrivain, c’est ce qui lui donne un caractère et une saveur si particuliers. Il s’agit de la création d’un dessinateur et d’un poète. Lorsqu’il se lance dans l’écriture, Peake ne le fait pas pour trouver la gloire dans le monde des lettres ; il ne pense pas, en réalité, que son histoire ait jamais une chance d’être publiée. Ce qu’il veut, c’est prolonger son travail de dessinateur. C’est là le plus surprenant. Chaque page, a un quelque chose d’incroyablement visuel, le dessin s’impose de lui-même, il parcourt le livre tout entier.
En création perpétuelle, Peake tient l’essentiel de sa préparation de travail de peintre ou d’écrivain à des croquis pris sur le vif. Son inspiration ne lui vient donc pas des mythes. Il voulait voir au-delà des apparences. Ses dessins ne cherchaient pas à être réalistes mais à rendre la réalité telle qu’il la voyait lui. Ainsi, se dessinent des personnages grotesques, des dessins caricaturaux où se mêlent humour et horreur.

Aucun des personnages ne peut être rapproché d’une personne réelle. Pourtant, ils réveillent quelque chose en nous, cet « au-delà » des apparences que Peake cherchait. Gormenghast nous montre une certaine vérité sur le monde, avec tout ce qu’elle peut avoir de beau, de tragique, d’horrible et de grotesque. Mais il ne le fait pas sans un humour de l’absurde qui confine parfois à l’horreur, car lire Gormenghast est bien plus amusant que désespérant.

Mervyn Peake nous attire dans un univers complètement absurde pour nous faire redécouvrir notre propre monde. Qui ouvre ses livres restera très intimement lié à l’étrange et terrifiant château de Gormenghast.
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 17 janvier 2011
Tout d'abord pour répondre au commentateur, bien peu renseigné à l'évidence, qui affirme que Gormenghast se voudrait dans la veine de Tolkien et n'y parvient pas, on pourrait faire remarquer que Mervyn Peake a probablement commencé à écrire sa trilogie 15 ans avant que ne paraisse pour la première fois le Seigneur des anneaux... Je comprends d'ailleurs assez peu cette remarque tant l'univers de Mervyn Peake est absolument différent de celui de Tolkien. Pas de nains ici, ni d'elfes, ni de magiciens. Pas même une puissance maléfique telle que Sauron.

Les personnages qui peuplent le château de Gormenghast sont des humains, d'étranges humains certes, souvent excessifs dans leur caractéristiques mais au combien fins aussi et attachants pour certains (Fuschia et sa Nannie Glue), fascinants pour d'autres (le trouble Finelame, la glaciale Comtesse et ses lubies qui cachent un tempérament d'acier), ou tout simplement drôles comme le Docteur Salprune et sa sœur qui forment un duo hilarant pour peu que l'on soit sensible à cet humour un peu grotesque que l'auteur manie parfaitement et qu'il introduit par petites touches au fil des pages.

Mervyn Peake avant d'écrire fut peintre et illustrateur, et cela se ressent quand sa plume, dans un style unique (et soulignons l'excellente traduction) nous décrit avec un luxe de détails ahurissant le château et ses alentours, et les personnages qui les hantent. Quant à l'action, il est évident que le rythme de ce premier volet est plutôt lent, Mervyn Peake s'attachant à faire s'animer sous nos yeux son univers si particulier et à nous présenter les rituels millénaires qui structurent la vie du château. Mais il serait faux de prétendre qu'il ne se passe rien, car le lecteur fait la connaissance de ce monde si bien réglé à l'instant même où commence son dérèglement dont l'élément déclencheur est la naissance de Titus.

Si vous aimez les belles plumes, les univers étranges et les œuvres denses et uniques, alors n'hésitez pas à venir découvrir la folle imagination de Mervyn Peake. Si vous recherchez quelque chose de rapide et facile à lire, passez votre chemin.
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 janvier 2012
N'ayant lu que le premier tome, je ne parlerai que de celui-ci.
Les descriptions sont magnifiques, l'univers est fascinant, le style très beau, les personnages étranges et envoûtants.
Par moment, pendant ma lecture, j'avais envie de reprocher le manque d'action. Mais au final, des aventures il y en a, même si nous ne sommes pas habituées à ce qu'elles soient racontées de cette manière dans ce genre littéraire que constitue la fantasy.
L'auteur arrive à rendre subtiles des personnages qui peuvent apparaître à la limite de la caricature. La fantasy est introduite tout en douceur, nuancée, légère mais partout à la fois. Le lecteur flotte sur une sorte de brouillard confortable, léger et plein d'humour par moments, plus lourd, empli d'émotions plus graves, profondes, lors d'autres passages...
Si vous cherchez quelque chose de différent, comme vous n'en avez jamais lu, choisissez Titus d'enfer.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Drôle de monde que celui de Mervyn Peake, il tient à la fois du baroque et du grotesque avec des relents de gothique, tel est Gormenghast, ce monumental château labyrinthique où l’auteur nous entraîne dans les dédales poussiéreux. Car le palais de Gormenghast est un personnage à part entière, probablement le personnage central. Tout y est à la fois immuable et vain, aussi bien sa construction anarchique, que tous les rituels savants et incompréhensibles qui y sont célébrés depuis des temps immémoriaux. Car, à Gormenghast, le rituel a remplacé le pouvoir et aussi la raison. Le comte, la comtesse et ceux qui les entourent sont des êtres aussi loufoques que débiles enfermés dans leurs rêves intérieurs et dans le palais. Leurs pulsions singulières sont parfois illuminées par un éclair de raison mais très vite, ils chavirent à nouveau dans leur monde imaginaire. Un seul être semble sensé dans ce chaos, c’est l’ex-mitron Steerpike, qui va mettre toute son intelligence à l’oeuvre pour gagner du pouvoir, et deviendra l’élément par lequel l’équilibre artificiel du palais va sans doute s’effondrer petit à petit.

Un drôle de roman, j’y ai aimé l’atmosphère étonnante et le style particulièrement travaillé, ornementé de l’auteur, l’effet d’accumulation. Le monde bizarre de Gormenghast peut séduire mais m’a laissée à distance, probablement parce que mêmes les personnages y sont trop étranges, trop outrés pour qu’on puisse se sentir en empathie – si légère soit elle - avec eux. Je continue cependant l’aventure avec le deuxième livre de cette trilogie pour voir si ce monde que M. Peake a si minutieusement mis en place pendant plus de 400 pages va réellement bouger et se mettre à ‘vivre’.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 septembre 2013
Gormenghast est un immense château dressé au cœur des montagnes. C’est un lieu étrange et labyrinthique sur lequel règne l’antique famille des comtes d’Enfer dans les membres semblent vivre ensemble dans une sereine indifférence. Lord Tombal, le chef de famille, passe ses journées enfermé dans sa bibliothèque et cloitré dans sa morne mélancolie, tandis que son épouse communique uniquement avec sa horde de chats et d’oiseaux, dédaignant la compagnie des humains. Leur fille Fuchsia est une adolescente rebelle et fantasque que son imagination trop vive isole du reste du monde. Autour de cette famille peu ordinaire, gravite une nuée de domestiques tous plus excentriques les uns que les autres : le squelettique Cracloss valet de chambre du comte, l’énorme Lenflure le chef-cuisinier, le docteur Salprune, etc. Tout ce petit monde règle son existence sur une suite de rites aussi anciens qu’abscons et les jours s’écoulent ainsi à Gormenghast, monotones, répétitifs, sans surprise… Jusqu’au jour où un héritier mâle voit le jour au château : le petit Titus d’Enfer ! Conjuguée aux ambitions d’un jeune cuistot brillant et malveillant, le rusé Finelame, sa naissance va déclencher une foule d’événements inattendus qui mettront sens dessus dessous les vies bien ordonnées des habitants de Gormenghast.

Premier tome de la trilogie de Gormenghast, « Titus d’Enfer » est un roman des plus troublants, si troublant que j’ai un peu de peine à m’y immerger. Tout d’étrangeté, de poésie vaguement cauchemardesque, de folie douce et de mystère, l’univers mis en place par Mervyn Peake ne ressemble à nul autre. Cette bizarrerie omniprésente peut séduire, mais également s’avérer difficile d’accès, selon les lecteurs et leurs affinités. En ce qui me concerne, il m’est arrivé à plusieurs reprises de décrocher légèrement du récit : l’intrigue me paraissait trop immatérielle, les personnages intéressants mais trop archétypaux pour susciter vraiment la sympathie, leurs sentiments trop outrés… En clair, tout ceci était fort beau et magnifiquement écrit, mais un peu trop abstrait pour que je puisse totalement y adhérer. Malgré cette impression de rester un peu à la surface des choses, j’ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture et je ne manquerai pas de me plonger dans le tome suivant – d’autant que j’ai bon espoir de trouver dans le jeune Titus (qui pour l’instant manque un peu de présence ; faut dire qu’il n’a qu’un an, le pauvre chou) un personnage auquel m’attacher davantage.

En conclusion, « Titus d’Enfer » est un roman doté d’évidentes qualités et qui n’a pas volé sa place de classique de la littérature fantastique, mais peut-être légèrement hermétique pour qui aime les intrigues plus concrètes et les personnages moins évaporés. Affaire à suivre, tout de même !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 juillet 2009
Dans un château étrange et gigantesque, où chaque personne ne vit que pour suivre des rituels absurdes et compliqués, naît Titus, descendant de la longue lignée des Comtes d'Enfer. Tout ne se déroule plus alors comme prévu, chacun se retrouvant face au poids de la tradition et à ses conséquences.

Oeuvre fondatrice de la Fantasy anglo-saxonne, Gormenghast ne se livre qu'avec difficulté et j'ai dû persévérer au-delà des cent premières pages pour commencer à véritablement accrocher.
Pourtant, il serait dommage de passer à côté, car on finit par se laisser envoûter par ses personnages grotesques et fantasmagoriques, proches cousins de la Famille Addams.
Au final, on le referme avec une étrange sensation, mais la certitude d'avoir lu un très grand roman.
0Commentaire|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2012
Vous en connaissez beaucoup vous, des auteurs capables d'avoir ne serait-ce que la moitié de l'imagination de cet auteur ? Eh bien si vous êtes honnête, que vous ayez aimé le livre ou non, vous pourrez quand même reconnaître qu'une fois lu, ce livre ne ressemble à aucun autre... Pure vérité !
Je me croyais tout à fait incapable de m'engager dans cette lecture, je ne savais même pas par où commencer et puis une fois lancée, je suis restée stupéfaite qu'un monde pareil ait pu être retranscrit avec autant de brio que celui de Mervyn Peake, à la fois terriblement réaliste et tout à fait loufoque, genre Tim Burton.

J'ai adoré tous les personnages complètement déjantés de cette histoire, à commencer par la mère de Titus qui n'a pas le moindre sens maternel, ni intérêt pour sa famille, mais pour qui ses chats sont toute sa vie, ensuite vient le père qui trouve son plus grand bonheur et son passe-temps aussi dans sa bibliothèque dont il est immensément fier et où il reste toute la journée à lire. Puis Fuschia, soeur sauvageonne et incomprise, qui refuse la naissance de son frère et le hait dans un premier temps, avant de se raviser en écoutant sa Nannie Glu dont elle est "sa folie adorée". Mention spéciale à Finelame, qui m'a plu d'emblée, pas à cause de ses intentions peu louables, mais par sa manière surprenante de régenter son monde et les deux tantes stupides à souhaits. Belles crises de fous rires devant des répliques qui deviendraient facilement cultes et des situations toutes plus cocasses les unes que les autres !

Aucun doute, malgré une PAL gigantesque, j'attaque le tome 2 en 2013 !
0Commentaire|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2010
Voila un livre dans lequel il ne se passe rien. L'auteur fait du remplissage de page avec des descriptions inutiles, et qui parfois n'ont rien à voir avec une mini action. Ça se voudrait être dans la veine de J.R.R. Tolkien mais ça passe à coté. Les personnage sont difficiles à suivre et il est difficile de s'y attacher. C'est dommage.
11 commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus