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39 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Descente aux enfers
Genevoix, c'est le grand style, la pureté de la langue française. Et quand ce style est mis au service du témoignage, cela donne une grande oeuvre. Maurice Genevoix parle de la guerre avec des mots mais c'est sa chair qui lui dicte les phrases. Il a connu la boue des tranchées, la promiscuité, la montée en ligne, l'horreur des combats,...
Publié le 14 mai 2007 par Veilleur

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Ceux de 14 . Editions Larousse
Attention ce livre n'est pas l'edition complète du livre de Maurice Genevoix. C'est un résumé avec des notes pédagogiques. Très bien pour une approche auprés de collègiens. Mais pour ma part j'ai été un peu deçu de ne pouvoir profiter de l'Edition complète
Publié il y a 9 mois par myriam helm


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39 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Descente aux enfers, 14 mai 2007
Par 
Veilleur - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de quatorze (Poche)
Genevoix, c'est le grand style, la pureté de la langue française. Et quand ce style est mis au service du témoignage, cela donne une grande oeuvre. Maurice Genevoix parle de la guerre avec des mots mais c'est sa chair qui lui dicte les phrases. Il a connu la boue des tranchées, la promiscuité, la montée en ligne, l'horreur des combats, la peur et la bravoure. Il raconte avec une grande économie de moyens ce que furent ces offensives de la "grande saignée". Nos contemporains ne savent plus ce que furent ces années. Les images Noir&Blanc des vieux films d'archives rendent compte d'une violence terrible, mais muette. Grâce à Maurice Genevoix, nous avons une voix qui domine le fracas des armes, pour leur dire simplement : taisez-vous!

Ajout de mai 2014 : un siècle après le début du conflit, j'ai pu me rendre sur l'éperon des Eparges, sur lequel a combattu Maurice Genevoix. La terre, malgré son manteau d'arbre, garde intacte tous les profonds stigmates des combats et il faut peu d'imagination pour sentir l'enfer qu'ont connus tous les combattants de ce secteur. Les mots simples de Maurice Genevoix n'en sont que plus forts car il n'y aurait pas eu de qualificatifs assez vigoureux pour décrire ce qui est au-delà de la parole.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ODE FUNEBRE, 10 octobre 2010
Par 
XENOPHON - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce magnifique livre redonne voix et vie aux combattants français de 1914-1915 qui vécurent et moururent aux Eparges dans l'est de la France. Ce mausolée dressé à la mémoire des ses compagnons, Maurice Genevoix le construit, touche par touche, pierre par pierre, dans un souci permanent de reconstitution recueillie;
Ce que les vivants, survivants d'une épreuve aussi terrible que celle-ci, doivent aux morts, engloutis dans ce raz-de-marée fait du métal des balles, des obus et des baïonnettes, c'est ce chant funèbre psalmodié, sur un air simple, fait de mots quotidiens et de situations, pour l'essentiel, atroces.
Ce que les bêtes ne font pas, ces hommes le firent. C'est là leur terrible grandeur, leur Passion et leur fin.
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8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une inconditionnelle de Genevoix, 26 avril 2013
Par 
Ouary Maryvonne (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Quand je pense que Genevoix n'est pas publié dans La Pléiade, quelle hérésie.
Humain, profondément humain. Lisez Genevoix , tout Genevoix le grand témoin de l'horreur des tranchées, mais aussi le poète sensible des bords de Loire, l'écologiste avant que le mot n'existe.
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19 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Genevoix que le canon qui poudroie et l'horizon qui rougeoie (et la boue qui nous noie), 17 novembre 2012
Par 
Hervé J. (Savoie,France) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)    (TOP 10 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Lorsque j'avais visité en vélo le site des Eparges (on sent mieux ainsi la pente des côtes de Meuse qui serpente entre les coquets cimetières), j'avais été frappé en arrivant au point X par l'énorme profondeur des trous d'obus.

Ce n'est que plus tard en lisant ce livre magnifique que j'en ai appris la raison, que ce n'étaient pas des cratères d'obus mais des entonnoirs de mines, les explosions provenant du fond de la terre grâce à des sapes creusées dans la colline. On imagine vite le côté radical de la chose chez les occupants de la tranchée quelques mètres plus haut (français ou allemands, car cette joyeuse tradition était pratiquée indifféremment dans les deux camps)

Je conseillerais aux futurs lecteurs de ce livre de se munir de la carte IGN au 25 000 ème des environsVigneulles-les-Hattonchatel GPS: IGN3213E pour mieux apprécier la géographie des lieux où se situe l'essentiel du récit et comprendre la dureté de la situaton des soldats français situés sous le feu des allemands qui occupaient les crètes meusiennes.

Certains pourront être étonnés du manque de sensationnel dans le récit du lieutenant Genevoix. Ici la guerre est d'une horreur ordinaire, pas de grands élans victorieux comme chez Ernst Junger ou de bla-bla comme chez Barbusse. Chaque jour se suffit à lui-même avec ses torrents de boue, le froid, la neige, mais aussi un rayon de soleil, un oiseau ou le relatif bien-être du repos à l'arrière.

Chez Genevoix, ça sent le vrai et le vécu. La précision des dates donne beaucoup de force au récit, tous les personnages que l'on rencontre , qu'ils soient gradés ou simples poilus, sont de chairs et d'os et pas des caricatures dignes d'images d'Epinal.

Ici la mort rôde et tue les gens, sans gloire, comme une loterie surréaliste déréglée par le fracas des armes. "Ceux de 14" est une suite qui rassemble divers petits romans que Genevoix a écrit sur ses souvenirs et ses notes entre septembre 14 et mai 1915 à la fin de la bataille des Eparges. Au début, on en est encore à la guerre de mouvements, puis on assiste à l'enterrement progressif (c'est le cas de le dire!) des armées.

Le style de Genevoix est très pur, parfois poétique, mais ne cherchant pas l'effet, la dureté des conditions de vie n'en ayant pas besoin. Du point de vue littéraire, c'est certainement le meileur ouvrage sur cette guerre. Lorsque j'ai refermé le livre, j'avais un peu froid et l'impression d'avoir passé moi-même tous ces mois dans ce coin de Meuse.
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25 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très grand récit des premières années de la Grande Guerre, 27 juin 2009
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de 14 (Broché)
Maurice Genevoix (1890 - 1980) de l'Académie française écrit ses mémoires des épreuves de la Première Guerre Mondiale. Dans cette édition révisée en 1949, il s'est efforcé de la rendre plus concise.

Chef de section, puis commandant de compagnie dans un régiment d'infanterie (le 106°), il a connu la guerre de mouvement puis celle des tranchées dans le secteur de Verdun et plus particulièrement celui des Eparges, l'un des plus terribles à cette époque.

Maurice Genevoix a le talent des grands conteurs d'âmes, à la manière d'un André Maurois qui lui était contemporain. Henri Barbusse dans Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre ou Roland Dorgelès dans Les Croix de bois ont bien su montrer l'horreur de cette guerre. Extrait de ce cauchemar réel, cette terreur insigne (p. 568) :

"Deux obus détachés de l'immense bombardement; deux obus pour nous, qui nous ont visés ... Mais rien que nous ne connaissions: un vol plus court, un sifflement tout à coup suspendu, et puis l'air qui nous gifle, nos tympans qui éclatent et toutes les pierres, toutes les mottes, tous les débris informes qui retombent, durs et lourds, au bourdonnement d'éclats déjà lointains.

Encore sur nous. On ne peut plus se redresser, regarder autour de soi. Il faut se coller à terre, du même côté de l'entonnoir, vers le sud. De l'autre côté la terre est nue, avec des marbrures noires ou rouillées, des loques de drap éparses, un vieux bidon sorti de son enveloppe, des flaques d'eau couleur d'acide picrique. De notre côté, c'est une épaisseur confuse et remuante, une croûte d'hommes qui boursoufle la boue.

Un obus près du blessé qui rampe. Il a disparu dans la fumée. Il est mort.

Sous ma main qui vient de glisser, quelque chose roule, élastique et froid, un peu poisseux : je regarde de près l'aspect réel de la viande d'homme : on ne pourrait la reconnaître à rien, si l'on ne savait que "çà en est". Sans bouger de ma place, je cherche à découvrir d'autres lambeaux : il y en a beaucoup, bien plus que je n'aurais imaginé."

Maurice Genevoix sera grièvement blessé de trois balles le 25 avril 1915 sur la colline des Eparges. Soigné pendant 7 mois, il devra sa survie à une remarquable condition physique. Il perdra l'usage de la main gauche et bénéficiera d'une pension d'invalidité à 70%.

"Trop tard : je suis tombé un genou en terre. Dur et sec, un choc a heurté mon bras gauche. Il est derrière moi; il saigne à flots saccadés. Je voudrais le ramener à mon flanc : je ne peux pas. Je voudrais me lever : je ne peux pas. Mon bras que je regarde tressaute au choc d'une deuxième balle, et saigne par un autre trou. Mon genou pèse sur le sol, comme si mon corps était de plomb; ma tête s'incline : et sous mes yeux un lambeau d'étoffe saute, au choc mat d'une troisième balle. Stupide, je vois sur ma poitrine, à gauche près de l'aisselle, un profond sillon de chair rouge."

Le style poétique de Maurice Genevoix, son souci d'exactitude, son amour de l'humanité, font tressaillir chacune des pages de ce très beau livre.
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16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 le meiller témoignage sur 1914 1915, 3 avril 2008
Par 
HK K - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de 14 (Broché)
Ecrit dans une langue remarquable, la recomposition sous la forme de récit de son journal par Genevoix fait de cet ouvrage le meilleur témoignage sur les deux premières années de conflit. Ne voulant défendre aucune thèse, se bornant à la description de la réalité vue, il est en réalité infiniment plus critique sur les malheurs et atrocités de la guerre que tout autre auteur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 ce qu'il y a de mieux, 6 novembre 2013
Par 
HK K - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de 14 (Broché)
Je renouvelle ce que j'avais écrit sur la version livre de poche
Ecrit dans une langue remarquable, la recomposition sous la forme de récit de son journal par Genevoix fait de cet ouvrage le meilleur témoignage sur les deux premières années de conflit. Ne voulant défendre aucune thèse, se bornant à la description de la réalité vue, il est en réalité infiniment plus critique sur les malheurs et atrocités de la guerre que tout autre auteur.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Huit mois à la guerre, 9 septembre 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Jusqu'à la lecture de ce livre, je voyais la 1ère guerre mondiale comme un conflit d'un autre temps comparable aux guerres napoléoniennes avec ses images en noir et blanc.
Puis j'ai lu "Ceux de 14", et je me suis retrouvé propulsé une centaine d'années en arrière, plongé dans toutes les heures d'exaltation et d'horreur vécues par les camarades de mon grand-père grâce à l'incroyable narration de Maurice GENEVOIX qui était au 106ème RI tout comme mon ancêtre.
Alors, la Grande Guerre m'est apparue bien plus contemporaine. Maurice GENEVOIX m'a emmené avec lui dans chacune de ses péripéties, de ses aventures toujours périlleuses. A ses côtés, j'ai souffert de la boue, du froid et des privations.
Lors de l'assaut des EPARGES, j'ai vu ses camarades tomber sous le feu ennemi. Je me suis recroquevillé sous mon havresac dans un trou d'obus à coté de lui. J'ai pleuré à la perte de son ami PORCHON.
J'ai regretté de le voir partir trois balles dans le corps et surtout j'ai vu son désarroi d'abandonner ses camarades.
Lisez tous ce livre ! Vous n'en sortirez qu'enrichi et plus jamais vous ne parlerez de la guerre de la même façon
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 LE DEVOIR DU SURVIVANT, 22 avril 2007
Par 
BAGRATION "MOLTO LENTE" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de 14 (Poche)
Redonner voix, paroles et attitudes à Ceux qui Disparurent...Terrible exigence quotidienne à laquelle il faut consentir pour pouvoir simplement accepter le fait d'être en vie....Et pourtant, au-delà de ce que cette Epreuve impose, de cet épouvantable retour en arrière, il y a là une sorte de Sanctification de Ceux qui Furent, de leur si pauvre Gloire, de leur impartageable Golgotha...Un livre terrible
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est du neuf, 5 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ceux de 14 (Poche)
Pour ceux qui veulent connaitre la vie des hommes dans les tranchées, voici la perle rare et rédigé dans un français.....plus que parfait. Le tout sans haine et dans une totale impartialitée. Un Maurice Genevoix égale à lui méme, Excellent. Jeunes auteurs, constatez par vous méme tout ce que l'on peut exprimer avec notre belle langue qu'est le français.
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Ceux de 14
Ceux de 14 de Maurice Genevoix (Poche - 17 janvier 2008)
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