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50 PREMIERS REVISEURSle 18 avril 2011
Ethan Muller, fils de bonne famille et marchand d'art réputé mais blasé, découvre par hasard, une œuvre hors normes d'un artiste inconnu et introuvable : Victor Cracke. Des cartons contenant des centaines de dessins qui, mis bout à bout, forment une immense et dérangeante œuvre d'art. Ethan décide de les exposer. Il est alors contacté par un policier retraité qui lui apprend que certains des portraits dessinés représentent les visages d'enfants assassinés par le passé. Hasard ? Comment Victor Cracke a t-il pu faire le lien entre ces meurtres restés non résolus. Est il l'assassin ?
Ethan va partir à la recherche de Victor, de la vérité et à l'issue, découvrir aussi la sienne, celle de la famille Muller.

Une observation liminaire : il semblerait qu'il ne soit plus possible de lire un seul roman sans tomber sur la même structure, à savoir un récit principal et autour, une histoire (ici baptisée interlude) qui la tangente et vient la rejoindre à la fin. C'est donc aussi le cas dans ce livre. De plus, cette histoire comporte quelques longueurs qui érodent un peu l'intérêt vers le milieu du livre.

Peu importe. Hormis ces détails, le livre est remarquable. Et si on s'impatiente à un moment, c'est bien parce qu'on est pris dans le récit et qu'on veut savoir au plus vite, retrouver Victor.

Car, si Ethan connaît la réussite professionnelle, il n'est pas satisfait de sa vie et il va profiter de sa quête pour lui redonner un sens. Il va ainsi, tout au long de son périple, s'interroger sur sa moralité (peut on présenter l'œuvre d'un possible criminel ?), ses amours, ses relations avec son père'

Le livre expose aussi une vision intéressante du monde de l'Art contemporain. Il y a bien sûr des moments très drôles, notamment sur le snobisme du milieu et le goût des nouveaux riches. Mais c'est surtout le fait qu'Ethan se considère en tant que marchand d'art, comme partie intégrale du processus artistique. L'artiste contemporain qui fabrique des "choses", ne réalise qu'une partie du travail. Il faut ensuite des marchands pour transformer ces "choses" en "art" et une fois consacrées, pas de retour en arrière : on peut détruire, mais pas dé-créer.

Je le recommande chaudement.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 23 juillet 2011
Inutile de m'étendre sur l'intrigue au vu des nombreux commentaires déjà suscités par "Les visages"...

Dans l'ensemble, je n'ai pas trouvé le livre mauvais, mais je ne peux pas dire non plus qu'il m'ait captivée. J'ai trouvé moi aussi, à l'instar d'autres lecteurs, que Jesse Kellerman se perdait parfois dans des digressions peu intéressantes (au sujet du monde de l'art notamment), digressions qui ralentissaient le fil du récit, et qu'en outre, le roman manquait singulièrement de suspense pour un soi-disant thriller: pas de réelle surprise dans la résolution, pas le moindre coup de théâtre digne de ce nom. L'idée de base était pourtant séduisante -une oeuvre d'art magistrale s'avère représenter les visages d'enfants disparus-, mais n'a selon moi pas tenu ses promesses. Le fait que ce roman ait obtenu le Grand Prix des Lectrices de "Elle" me laisse perplexe car dans l'ensemble, sans être un navet, il reste relativement quelconque tant dans la forme que dans le fond et ne présente rien de remarquable justifiant une quelconque distinction.

A lire éventuellement si vous aimez le monde de l'art et des galeries mais certainement pas indispensable...
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le 10 mai 2011
Jesse Kellerman a incontestablement du talent, puisque certains passages de son livre sont vraiment captivants, avec un sens de l'observation et des jugements qui font mouche. Mais que tout cela est étiré, avec des digressions à n'en plus finir, des descriptions interminables et des flash-back longs comme des jours sans télé !
En outre, il surfe sur la vague bien porteuse (et juteuse) de la pédophilie; c'est bon, ça, coco !
Bref, si vous êtes amateurs de thrillers psychologiques, lisez plutôt Douglas Kennedy et si vous goûtez un brin de fantastique, allez découvrir Murakami, vous ne perdrez pas votre temps...
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le 29 août 2012
Au début, je captais pas un broc. J’avais lu quarante-neuf pages et je me suis dit qu’il fallait persévérer. Le héros d’un thriller peut tout à fait être un galeriste new-yorkais...Je devais me montrer tolérant, le personnage principal ne peut pas toujours être un expert en tâches et éclaboussures de sang. Ethan Muller a donc le droit de présenter ses peintres et d’évoquer la montée en puissance des foires artistiques. Pourtant, c’est à la cinquantième page, intitulée Interlude : 1847, que j’ai sombré dans un puits d’incertitudes. Je suivais, sans sommation, l’histoire et la carriole d’un type nommé Salomon. J’ai ainsi découvert que ce livre est parsemé d’intermèdes relatant l’histoire familiale du héros (de 1847 à 1962). Patience, l’enquête va sûrement commencer...Ça y est...Il n’aura fallu attendre qu’une centaine de pages. Au coeur d’une oeuvre d’art de huit mille mètres carrés - 135 000 feuilles de papier A4 - se dissimule la solution de quatre meurtres non résolus depuis quarante ans (avis aux amateurs de Cold Case). L’idée est bonne. Finalement, j’ai apprécié ce roman. L’affaire et les secrets ancestraux instaurent un climat pesant, auréolé de mystères. Le genre d’ambiance qui accélère légèrement mon rythme cardiaque et excite ma curiosité.
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le 6 août 2012
Les Visages a été élu meilleur thriller de l'année par le Guardian et a reçu le Grand Prix des lectrices de Elle 2010.
A son sujet, Harlan Coben ne tarit pas d'éloges : « Si vous n'avez pas encore lu Jesse Kellerman, ne perdez pas une seconde » ; « on ne rencontre pas tous les jours un talent de cette ampleur ».
Le jour où Ethan Muller, propriétaire d'une galerie, trouve une série de dessins d'une qualité exceptionnelle, il sait qu'il va pouvoir rejoindre les plus grands marchands d'art. Il s'avère que Victor Cracke, leur auteur, a disparu, après avoir vécu quarante ans à New York dans un appartement miteux. Et dès que Ethan les accroche dans sa galerie, tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agit là d'un travail de génie.
Mais le jour où un flic à la retraite reconnaît des visages d'enfants victimes d'un tueur en série ayant sévi quelques années auparavant, la mécanique se dérègle. C'est alors qu'Ethan décide de mener l'enquête, une enquête qui va bientôt tourner à l'obsession.
L'histoire est bien pensée, le roman bien écrit. Mais quand je lis, une fois de plus sur la 4 de couv : "C'est le début d'une spirale infernale à l'intensité dramatique et au coup de théâtre final dignes des plus grands thrillers".
Le suspence est assez soutenu surtout vers la fin. Mais justement en parlant de la fin, je la trouve malgré tout assez décevante. Sinon c'est un bon roman, servi par une intrigue particulièrement captivante et une plume saisissante qui maintient le lecteur en haleine.
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Première remarque,comme evoqué dans d'autres commentaires, il est assez étonnant de retrouver ce roman dans la collection thriller.. Ce n'en est pas un et à peine plus un polar ou un policier...
Le découpage du livre est assez interessant par contre avec le récit principal d'Ethan qui découvre ces dessins, puis recherche son auteur qu'il soupçonne d'être un serial killer, entrecoupé par des interludes historiques qui retracent l'histoire de sa famille... Le livre avançant, ces interludes deviennent de plus en plus frequents et surtout importants, délivrant petit à petit presque toutes les clés du récit..
Un fil conducteur un peu mystérieux donc qui nous permet de lire un récit très agréable qui nous fait découvrir le monde des galleries d'art et nous presente des personnages attachants et profonds et des interactions/relations complexes.
Hélas le final est plat et décevant, alors que le mystère semble se complexifier dans le dernier tiers avec des directions surprenantes, les 50 dernieres pages n'offrent au final aucun rebondissement; aucune tension... juste l'explication des tenants et des aboutissants de l'histoire mais sans réelles révelations.
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le 31 août 2011
J'en conviens, le roman de Jesse Kellerman est un très bon roman, fouillé, construit et qui devient passionnant au fil des pages. J'adore ce type de construction : une intrigue qui se dégage progressivement de deux récits situés à des époques différentes. Il m'a fallu toutefois passer les cent premières pages pour commencer à mordre un peu plus avidement dans l'histoire. J'ai attendu impatiemment l'apparition des fameuses gravures représentant les visages d'enfants. Puis, l'intérêt est allé crescendo et je n'ai pas regretté mon choix. Beaucoup de considérations sur le monde de l'art aux Etats-Unis, un univers bobo et loufoque, un peu trop présent par moments mais qui constitue la toile de fond indispensable de l'histoire.
Je suis d'accord avec le commentaire qui refuse de classer ce roman dans la catégorie thrillers, même s'il fait la part belle au suspense et au mystère. Il présente une dimension sociologique sur fond de saga. Même si l'on devine un peu avant la fin les rouages de l'intrigue, il reste une petite part de surprise à la fin. Ce livre mérite d'être découvert.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 17 mars 2011
'La plus grande oeuvre d'art jamais créée dort dans les cartons d'un appartement miteux. Ethan MULLER, un galériste new-yorkais, décide aussitôt d'exposer ces étranges tableaux, qui mêlent à un décor torturé d'innocents portraits d'enfants. Le succès est immédiat, le monde crie au génie. Mais un policier à la retraite croit reconnaître certains visages: ceux d'enfants victimes de meurtres irrésolus...'
`Les visages' est un roman policier doublé d'une chronique familiale, les deux se rejoignant pour apporter la lumière sur une intrigue finalement assez complexe. L' histoire est très bien construite, composée d'éléments qui s'imbriquent comme dans un puzzle.
La trame de ce livre met du temps à se décanter mais l'intérêt est soutenu. On a de l'empathie pour le narrateur (s'exprimant à la première personne) qui fait beaucoup d'introspection.
Avec ce premier roman - brillamment écrit - j'ai découvert un auteur, Jesse KELLERMAN, que je relirais volontiers.
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le 3 octobre 2012
si variés et contradictoires, j'ai donc decidé de me faire mon opinion en lisant ce roman "policier" et je suis tombée d'accord avec un autre lecteur qui mettait en avant la classification de ce roman dans le genre "thriller" .. effectivemment, je pense également que cela a trompé les lecteurs et qu'ils ont donc été déçus . Une fois entamé, je n'ai plus pu lâcher le roman, j'étais entièrement prise dans les différentes époques du récit et je n'ai pas du tout été déçue, bien au contraire . J'ai beaucoup aimé et je le conseille aux grands lecteurs .. sans pour autant attendre une enquêt policière et un suspenss intenable . Bon roman mais policier ? hum ..
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le 1 septembre 2013
Une histoire qui démarre doucement, un personnage principal un peu irritant mais auquel on finit par s'attacher, l'ensemble qui vous prend progressivement.
Au bout de 100 pages je n'avais plus qu'une hâte : avoir du temps pour lire les autres... jusqu'à cette fin que j'ai trouvé très touchante.
Une intrigue un peu en dehors de l'habitude qui donne l'impression que NON toutes les histoires ne sont pas écrites et que OUI on peut encore en inventer des nouvelles. Un thriller certes mais pas centré sur le crime ou l'horreur même si ça fait partis de l'histoire.
J'ai aimé et je recommande.
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