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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De la France jusqu'aux Indes
[Lu en anglais.] W. Somerset Maugham a écrit Le fil du rasoir quand il avait presque 70 ans, donc à un stade avancé de sa carrière. On constate en lisant ce roman une grande facilité de la part de l'auteur à développer les multiples intrigues entourant la vie de plusieurs personnages. Celui-ci nous donne en outre une...
Publié le 4 mai 2011 par E. Spalding

versus
2.0 étoiles sur 5 Un peu rasoir
Ce serait une guimauve parfaitement rasoir si on ne le lisait pas au troisième degré.
Au premier degré de lecture, on est submergé par un ramassis de poncifs. La raison est simple. Avec la prudence qui caractérise ceux qui veulent gouter aux frissons de l’inconnu tout en craignant les conséquences, l’auteur avoue...
Publié il y a 10 jours par HOANG THUY DUNG


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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 De la France jusqu'aux Indes, 4 mai 2011
Par 
E. Spalding (Surrey, Colombie-Britannique) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fil du rasoir (Poche)
[Lu en anglais.] W. Somerset Maugham a écrit Le fil du rasoir quand il avait presque 70 ans, donc à un stade avancé de sa carrière. On constate en lisant ce roman une grande facilité de la part de l'auteur à développer les multiples intrigues entourant la vie de plusieurs personnages. Celui-ci nous donne en outre une impression très vive des lieux où l'action se déroule, y compris le Paris de l'entre-deux-guerres tel que vécu par la communauté d'Anglais et d'Américains qui y vivent. Maugham même est le narrateur, participant peu mais observant beaucoup.

Parmi les intrigues figurant dans le livre, une des plus importantes est celle portant sur le choix d'Isabel : épouser Gray, jeune homme terne comme son prénom, mais voué à une carrière enrichissante dans le monde des affaires, ou Larry, ancien combattant de la Première Guerre mondiale qui préfère les voyages à l'argent.

Dans une des parties les plus mémorables du livre, ce Larry raconte à Maugham le long séjour qu'il a fait dans un ashram aux Indes. Son expérience de la religion hindoue est telle que je m'imagine maints lecteurs de l'époque songeant à tout laisser tomber pour aller s'imprégner de culture indienne - impressionnant pour un roman publié en 1944, plus de vingt ans avant la période d'engouement des hippies pour la pensée orientale.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Magnifique, 17 mai 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fil du rasoir (Poche)
Un roman subtil mêlant, sans jugement, snobisme vain et quête de sens.
Une réflexion profonde sous une apparence de légèreté. Très belle écriture, roman bien rythmé.
La vision du peuple américain est étonnament moderne.
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2.0 étoiles sur 5 Un peu rasoir, 13 septembre 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fil du rasoir (Poche)
Ce serait une guimauve parfaitement rasoir si on ne le lisait pas au troisième degré.
Au premier degré de lecture, on est submergé par un ramassis de poncifs. La raison est simple. Avec la prudence qui caractérise ceux qui veulent gouter aux frissons de l’inconnu tout en craignant les conséquences, l’auteur avoue qu’il ne s’investit que très modérément dans les problèmes de l’au-delà vu les risques de débordement. Dès lors qu’il s’oblige à aborder un sujet qui n’est pas sa tasse de thé, il ne peut en parler qu’en dilettante, recourant à la platitude des lieux communs et de pauvres métaphores.
Qu’on en juge : Le monde des riches et des snobs, partageant leur temps entre la Riviera et les salons parisiens où l’on cause encore façon Proust, le seul que connait bien Maugham, sert de toile de fond au récit des destins croisés d’Isabela et de Larry. Elle est frivole. Lui, jeune aviateur, traumatisé par la guerre, veut tout plaquer pour courir le monde à la recherche du Graal. Comme dans les romans de gare, les rêveurs de service sont-toujours des aviateurs, sans doute parce que plus près du ciel, ils sont plus près des anges, étant exclu qu’il arrive parfois que l’un d’entre eux largue par mégarde une bombe sur Hiroshima. Pour l’esprit prosaïque, l’horreur de la vie ne peut être révélée que dans des situations extrêmes, comme pour Larry, à la guerre, étant inconcevable que le crime ne puisse être visible au quotidien. Pour l’esprit inimaginatif, l’initiation doit être nécessairement itinérante, la promenade touristique conduisant notre globe-trotter jusqu’aux confins des Indes, avec ashrams et gurus au programme pour ne pas être en reste avec le folklore ambiant, étant impensable qu’on puisse s’éveiller au spirituel en restant chez soi, comme ce prêtre inca dans cette nouvelle de Borges qui déchiffra le nom de Dieu dans sa geôle obscure, ou dans son cagibi de Wall Street, pour Bartleby, dans le roman éponyme de Melville. Les femmes du roman, Isabela, courant continuellement après ce qu’elle ne peut avoir, ou Sophie, sainte nitouche qui deviendra pute tout en restant pure, sont trop caricaturales pour être crédibles.
Au deuxième degré de lecture, on s’aperçoit que cet étalage de nobles sentiments n’est que l’image complaisante que l’auteur se fait de lui-même et de son milieu. Il a prêté ses traits à ses personnages pour se confesser par procuration sans se trahir. A l’oncle Eliot, personnage falot pour qui rien ne compte plus que l’opinion d’autrui, il lui a donné son complexe de supériorité d’esthète snob, son ironie portée comme une cuirasse, et son cynisme blasé d’habitué de la jet-set society; à Larry, sa fausse candeur, son cosmopolitisme et son mysticisme de bon aloi qui relève plutôt d’une concession à une certaine mode littéraire de l’époque. Dans leur recherche de la rédemption, tout ce beau monde ne perd jamais le nord. Larry le bohème est rentier, ce qui est pratique pour vivre en ascète oisif ; et en dépit de son mépris affiché pour les apparences, il ne manque pas de faire un saut à Londres pour se faire tailler un costard de bon gout avant d’aller en soirée mondaine.
Au troisième degré, on se demande quelle mouche a piqué l’écrivain pour qu’il s’embarque dans cette galère. Visiblement, il est fier d’appartenir à cette caste de « happy few », fier de représenter cette culture anglo-saxonne, « peuple de boutiquiers », selon les termes de Napoléon. Il jette un regard attendri sur cette Amérique « si assoiffée de bien, si sûre d’elle en apparence, et pourtant si hésitante dans son for intérieur, si bonne, si dure, si confiante et si réservée, si mesquine et si généreuse. » tout en oubliant que ses cousins américains ont exterminé les indigènes pour occuper leurs terres, réécrit l’Histoire à leur convenance à travers les légendes de Hollywood, et élargi le mercantilisme de leurs aïeux aux dimensions de la planète. Alors ? Un sentiment diffus de culpabilité qui l’empêche de vivre en parasite du système ? Ou le besoin de se justifier et de réclamer malgré tout le droit au bonheur sur terre, tout en réservant sa place au paradis ? Le beurre et l’argent du beurre ?
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un excellent livre!, 26 février 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
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que du bonheur... une écriture très agréable et originale, l'auteur fait partie du récit et prend à partie le lecteur.
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4.0 étoiles sur 5 Les méandres de l'existence, 7 août 2014
Par 
Thierry Chich (France) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fil du rasoir (Poche)
L'histoire, raconté de loin par un écrivain gentleman, est celle d'un mariage qui ne se fait pas quand à la suite d'un accident de guerre, le jeune homme réalise que ses aspirations divergent trop de celles de sa promise.
On les suit de loin en loin, ainsi que divers personnages qui vieillissent et meurent, parfois sereinement, parfois dans la douleur. Il y a des tragédies, comme cette femme qui a perdu son mari tant aimé et que seul le dévouement quasi religieux du héros semblait pouvoir sauver, mais que la jalousie de son ancienne promise précipite encore plus bas.
Il s'agit d'un roman à la fois léger et mélancolique, un roman de vieil homme détaché mais subtil et bienveillant, qui regarde le passé.
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4.0 étoiles sur 5 Fiabilite des livraisons amazon, 25 juillet 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le fil du rasoir (Poche)
Excellent roman sur l'univers mondain. En revanche, insatisfaction car depuis trois semaines j'attends une biographie de S. Maugham commandée le même jour et toujours en attente de livraison.
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Le fil du rasoir
Le fil du rasoir de Somerset Maugham (Poche - 25 février 2010)
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