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Nous autres, filles et fils d'émigrés arrivés en France dans les années 20-30, nous avons gouté, à travers l'Ecole des Derniers Hussards Noirs, au suc de la Grande Nation, ardemment aspiré à prendre notre part au devenir du Pays et ne souhaité qu'une chose : offrir à nos enfants l'extraordinaire chance de se compter comme Français. En lisant ce livre d'Andrei Makine, je retrouve l'écho de cette filiation gagnée à la sueur de nos "vieux", grand-mères et grand-pères, mères et pères, tantes et oncles, cousines et cousins venus, miséreux, vivre dans ce pays pour y trouver leur pain quotidien dans une terre d'espérance et de liberté.

Français, je le suis devenu parce que c'était l'ardent désir de ceux qui me précédaient, parce que la France grande, orgueilleuse et généreuse voulait bien se pencher sur ce petit bonhomme que j'étais et lui donner le meilleur pour peu qu'il se sente, ô combien, digne de l'être.

C'était une chance extraordinaire qui m'était offerte. C'est une fierté exceptionnelle que d'avoir achevé cette intégration. Si j'avais eu le talent d'André Makine, j'aurais aimé avoir écrit ce livre. J'aurais salué pieusement la Terre et les Morts mais aussi chanté le Vent du Grand Large et le sens de l'Universalité si étonnamment lié au sort de notre Patrie. Mes anciens se voulaient dignes d'être français. Je le suis devenu. Mes enfants le sont. Ce merveilleux cadeau je le dois à ceux qui m'ont ouvert le chemin et je le dois à mon Pays. Je le transmets à mon tour.

Et quand mon heure viendra, je dormirai en paix dans les profondeurs de cette Terre Bénie et tant aimée .
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Dans ce livre écrit à une période ou la France était en difficulté, (émeutes dans les banlieues) Andrei Makine brosse le tableau de la France telle qu'il l'aime, telle qu'elle évolue, telle qu'il aimerait qu'elle soit.
C'est un peu une vision de la France vue de l'étranger dont il nous fait apercevoir le prestige et le rayonnement dans le monde ainsi que ses caractéristiques culturelles, gout de l'esthétisme, et des formes, richesses de la langue.

Mais l'auteur nous donne aussi une vision sans concession, presque déplaisante de notre pays; "La France est haie car les français l'ont laissé se vider de sa substance".
On sent chez l'auteur un brin de nostalgie pour un pays qui connait de grands changements et certains périls.
Cependant il nous incite à nous reprendre en main, "Si vous n'êtes pas français soyez dignes de l'être" et nous montre l'émergence d'une France nouvelle, multiraciale.
A l'heure ou l'on entend tant de personnes dénigrer la France et ses habitants, Andrei Makine se livre à un exercice salutaire.
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« Cette France que l'on oublie d'aimer » est une sorte de déclaration d'amour d'Andreï Makine à la « France éternelle » - son histoire, sa langue, son peuple - qu'il craint de voir disparaître, tout en affichant sa croyance dans l'avenir et la vitalité du pays. Paraphrasant de Gaulle, l'auteur expose avec fierté son constat et ses convictions : « Maintenant que la bassesse déferle, ils regardent le Ciel sans blêmir et la Terre sans rougir ». Face aux manipulations de l'opinion, à la novlangue ambiante, Makine dégaine sa plume aiguisée !

Ecrit comme un plaidoyer en pleine campagne présidentielle de 2007, ce livre n'est (malheureusement) pas périmé lorsqu'il évoque l'acculturation croissante des Français et les paradoxes d'une « France Nouvelle », aussi artificielle que bien pensante, que le monde politique essaye désespérément de nous vendre. Si ce petit livre de 100 pages d'Andreï Makine est très bien écrit, avec ironie et un certain humour corrosif, il est aussi, malgré l'objectif initial affiché par l'auteur, il provoque malgré tout un certain pessimisme.
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le 11 décembre 2006
"Cette France qu'on oublie d'aimer" est un essai clair et concis sur certaines facettes de notre pays que nous avons trop tendance à oublier. Notre culture, notre langue, notre art de vivre, des choses non dites qui ont hélàs tendance à être oubliées mais que le francophile Andreï Makine sait si bien décrire. J'ai néanmoins préféré à cet essai le roman autobiographique "Le Testament français" dans lequel l'auteur raconte comment, grâce à sa grand mère, il s'est épris, au fin fond de la Russie, de la langue et de la culture française.
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le 8 juin 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre de A. Makine qui, pour l'avoir aimée depuis son adolescence et sa Russie natale, rend un vibrant hommage à la France d'hier et livre son angoisse devant la France d'aujourd'hui, tout en confiant son espoir en l'avenir.
Un livre magnifique, qui parle vrai, sans tabou, et qui mériterait d'être connu du plus grand nombre pour réveiller les consciences et y récolter sa part de bonheur.
C'est le sentiment qui m'en est resté.
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le 4 janvier 2016
Makine, Russe devenu aussi Français et si imprégné de France et de francité, visite à sa manière cette France et sa francité. C'est lucide mais forcément partiel (notamment parce que la France, depuis bien longtemps, ce n'est pas que l'Hexagone), c'est concret mais nécessairement à fleur d'écume, c'est nostalgique parce qu'y rôde le tzal (néologisme russo-polonais, impérieusement nostalgique, né d'une malice française -pas celle de Makine, mais la mienne) des Slaves. Il y a l'amour, parce qu'un Franco-russe ne peut être que bouillonnement passionné, jusqu'en ses interrogations sur le désamour ou le non-amour, à travers d'autres.
Makine sait bien qu'hier comme de nos jours s'entrelacent grandeurs et bassesses. S'il est haletant d'exalter le grandiose de jadis, il est toutefois nécessaire de transcender les vilénies d'hier et maintenant, pour bâtir encore des grandeurs.
Car, ces quelques soldats morts pour la France, dont il égrène les noms lus dans ce petit village campagnard -oubliés par la multitude, immortels car morts pour la France- et qui tintent l'écho du sacrifice, qui sait ce qu'ils furent avant d'être ces preux tombés au champ d'honneur ?
Français, il ne faut pas renoncer à la grandeur, c'est l'espoir de Makine.
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le 23 octobre 2014
Le livre d'Andreî Makine: cette France qu'on oublie d'aimer, est un diagnostique,
une analyse incontestable, sérieux, clair de ce qu'est devenu notre si beau pays
AS
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le 12 avril 2016
Voici un magnifique cri d'amour pour la France vue comme une manière d'exister, une culture unique au monde. Un cri de dégoût, aussi, pour cette mode ou cette attitude affectée qui consiste à mépriser tout amour de cette "francité" comme archaïque ou chauvin. M. Makine n'est pas l'ami du bobo.
Ce qui frappe le plus dans ce texte, c'est son émouvante sincérité. Voici un homme qui ne feinte pas, et qui n'a pas peur de dire ce qu'il ressent.
Un livre d'une très extrême actualité.
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Cette France qu'on oublie d'aimer d'Andrei MAKINE.

Un petit livre ( à peine cent feuillets ) dont le lecteur s'empare dès les premières pages, comme il prendrait un début de conversation entre amis ; un échange de propos sur la France d'aujourd'hui entre personnes de bonne éducation, du type cadres, responsables administratifs, enseignants, intellectuels... D'abord, le lecteur observe, écoute les propos ; très vite, il se laisse pénétrer par la tonalité lyrique du discours, tantôt sobrement intimiste ( Les enfants du pays ), tantôt familier ( La France nouvelle, Le pays du soldat oublié ), parfois volontiers professoral ( La France, cet occident compliqué*, Le tsar au chevet d'une maîtresse du roi ).
Mais très vite, derrière la justesse du mot, l'élégance de la phrase ou le pittoresque des images, le ton polémique vous accroche et, sans même vous en rendre compte, vous rentrez dans la conversation. Le lecteur est ainsi amené à maculer les marges du livre de petites notules aux couleurs de son humeur. Vous ajoutez dans l'espace de la page votre « grain de sel », passant du simple point d'exclamation, triplé parfois ou devancé d' un point d'interrogation, à la brève nominale insérée pour la claque ( Bravo ! ), rebondissant de colère ou d'enthousiasme par la rédaction plus ou moins explicite d'une séquence péremptoire ( « Je ne suis pas du tout d'accord », « on ne saurait mieux dire ! »).

Ce nouveau genre de l'écrit, avec lequel noue aujourd'hui Andrei Makine pour le grand public, ajoute à son talent de romancier celui d'essayiste. Sa forte personnalité, qui transparaissait déjà dans le sujet de ses aeuvres ( voir Le Crime d'Olga Arbélina ), la qualité de sa plume, qui conjugue naturellement la vigueur et la rigueur du vocabulaire à l'élégante mouvance d'une syntaxe, où se coule au plus juste la pensée, s'expriment à merveille dans le petit ouvrage de la collection Café Voltaire, qu'ont lancée les Editions Flammarion.

A un an des élections présidentielles, il nous rend sensibles à l'avenir de la France, galvanise nos énergies et nous rappelle à notre qualité de citoyens, à notre responsabilité d' autochtone.
Le petit livre d' Andrei MAKINE nous parle enfin, se laisse entendre et trouve écho au plus profond de nous-mêmes.

* « La bibliothèque de Voltaire a été achetée, on le sait, par la Grande Catherine. » Tiens, j'ai toujours pensé pour ma part, que c'était celle de Diderot dont Catherine II s'était rendue acquéreuse, lui en laissant par ailleurs généreusement la jouissance jusqu'à sa mort.
33 commentaires|18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 janvier 2015
Excellent ! Je le recommande. De vrais reflexions et une façon de pensée qui devrait être la règle à une époque comme la notre !!!
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