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le 25 septembre 2013
Ecrit en 1976 par Manuel Puig, « le baiser de la femme araignée » est un roman qui surprend par bien des aspects. Premiers sujets d’étonnement : l’histoire et les thématiques qu’elle soulève – particulièrement osées pour l’Amérique du Sud très conservatrice des années 70. Nous sommes à Buenos Aires dans une petite cellule où sont enfermés deux hommes aussi différents qu’il est possible de l’être. Le premier, Luis Molina, est un travesti condamné à huit ans de prison pour détournement de mineur. Le second, Valentin Arregui, est un activiste communiste incarcéré pour ses menées politiques contre le régime.

Accablés de solitude mais peu disposés à partager leurs souvenirs personnels, les deux hommes ont réussi à trouver un sujet de discussion pour passer le temps : le cinéma. Chaque soir, Molina raconte à son compagnon les films qui ont le plus marqué sa vie – films parfois fort surprenants car Molina a des goûts très éclectiques en la matière et alterne sans complexe chefs d’œuvre cinématographiques, films d’horreur à petit budget et œuvres propagandistes, pourvu que les femmes y soient belles et les histoires d’amour romantiques. Soir après soir, film après film, les deux hommes se rapprochent, laissant échapper entre deux récits des bribes d’information sur leur passé. De cette intimité croissante naîtra une affection et une tendresse qu’aucune des rigueurs carcérales ne parviendra à briser.

Autre aspect surprenant du roman : sa forme. Presque exclusivement constitué de dialogues, « Le baiser de la femme araignée » ne nous laisse découvrir sur le passé des protagonistes que ce que ceux-ci veulent bien nous laisser entrevoir. Aucune description. Aucune analyse psychologique. Mais celles-ci seraient tout à fait superflues, tant cet immense dialogue est mené avec intelligence et habilité. Ce que nous ignorons, nous le devinons ; ce qui nous est caché, nous le découvrons dans un sous-entendu, un mot échappé, une confidence déguisée… Subtile et pudique, le procédé permet de mettre en avant l’évolution de la relation entre les deux hommes, sans jamais verser dans la vulgarité. L’ensemble donne une émouvante histoire d’amour, toute en finesse et en suggestion. Une très touchante découverte que je recommande chaleureusement.

(Et maintenant, j’ai très envie de voir « La Féline » de Jacques Tourneur. C’est vrai qu’il a l’air splendide, ce film !)
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Voilà un drôle de huis clos, puisqu’il n’en est pas vraiment un tant on s’évade à l’extérieur par l’imagination, le récit, le souvenir. Deux hommes sont réunis dans une cellule, l’un est un prisonnier politique Valentin, l’autre un homosexuel condamné pour détournement de mineur, c’est Molina. A priori ces deux hommes n’ont rien en commun, ils sont de milieux différents et ont tous deux des aspirations on ne peut plus différentes. L’un ne pense qu’à poursuivre la lutte révolutionnaire, l’autre qu’à un amour ébauché avec un autre homme dans un café. Grâce à Molina cependant, une sorte d’amitié se tisse au fil des jours et surtout des nuits pendant lesquelles il raconte à Valentin des films américains des années 40. De même que Valentin nous sommes suspendus à ses lèvres tant son talent d’évocation est puissant. Mais les cartes sont brouillées et les lignes sont fluctuantes, qu’adviendra-t-il de cette amitié à géométrie variable. Qui est l’araignée, et qui est réellement pris dans la toile ?

Un très étonnant roman qui fait une belle place à l’amitié, parfois amoureuse entre ces deux hommes que tout sépare et qui finissent par se rapprocher par le biais de l’évocation ou plutôt de l’évasion cinématographique. Un roman étrange et savamment construit d’alternances entre les dialogues des deux hommes, des récits de films, des délires fiévreux, ou encore des rapports de police. J’ai vraiment aimé ce récit à la fois pudique et prenant.
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