undrgrnd Cliquez ici Toys Livres Cahier de vacances nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo

Commentaires client

4,2 sur 5 étoiles13
4,2 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:7,30 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

500 PREMIERS RÉVISEURSle 4 septembre 2012
Une excellente surprise que ce roman d'un auteur que je ne connaissais pas! et dont je vais lire à présent les précedents opus.
Un roman d'apprentissage en Caroline du nord, sous tendu par trois belles figures masculines et par le secret d'un massacre pendant la guerre
civile. L'écriture est simple et belle, comme la nature sauvage que magnifie l'auteur, attentif aux bruants jaunes, truites, tulipiers
à l'ombre des Appalaches:
"La lumière de l'après midi tombait à l'oblique de Divide Mountain et donnait à l'eau la teinte d'or foncé du tabac qui sèche. Un poisson jaillit des bas-fonds..."
A lire, comme le suggère l'auteur, en écoutant Copland et le "Everybody wants to go to heaven, but nobody wants to die" de Johnny Cash.
Très belle découverte !
44 commentaires|20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Comme à son habitude, Rash nous emmène au coeur des Etats Unis, dans ces petits villages loin de tout où se croisent et se percutent des personnages qui luttent pour vivre, des personnages très forts que la vie malmène mais qu'elle fait aussi se rencontrer en vue d'un résurrection ou d'une descente en enfer. Et Rash excelle dans le domaine, se hissant au niveau des grands auteurs américains du genre, avec puissance et style.

Bref, du très bon.
0Commentaire|17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Ron Rash, né en Caroline du Sud en 1953, titulaire d’une chaire à l’Université, écrit des poèmes, des nouvelles et des romans. Son premier roman paru en France en 2009, Un pied au paradis, a fait forte impression et Serena en 2011, l’impose comme l’un des grands écrivains américains contemporains. Le Monde à l’endroit est paru en 2012.
Travis Shelton, 17 ans, est un jeune rebelle ne supportant plus l’autorité. Il a quitté les bancs de l’école et ses rapports avec son père, cultivateur de tabac et homme rude, sont plus que tendus, le père ne voyant en son fils « rien d’autre qu’un enquiquineur » n’ayant pas « l’étoffe d’un homme pour t’en tirer tout seul » lui avait-il déclaré. Travis traîne avec ses potes dans son bled des Appalaches, boit des bières et parle de moteurs ou de bagnoles en lorgnant les filles de loin.
Un jour, parti à la pêche à la truite dans la montagne, il tombe par hasard sur une plantation de cannabis dont il s’empresse d’aller revendre quelques pieds à Leonard, un homme qui vit dans un mobile home avec Dena, une junkie, dealant pilules et autres substances auprès de la jeunesse locale. Le début de ses ennuis va commencer car ce cannabis appartient à Carlton Toomey, un dur de dur qui va sévèrement punir le gamin. Recueilli par Leonard, Travis va entrevoir la possibilité d’une autre vie, reprendre des études, découvrir la tendresse avec Lori. Mais le lecteur n’est pas naïf, il sait très bien que Ron Rash n’écrit pas pour la Bibliothèque Rose…
On retrouve une fois encore et avec plaisir, l’écriture puissante de Ron Rash où aucun mot n’est superflu, où les descriptions sont précises mais sans excès de détails. Le jeune Travis, rebellé contre l’autorité et ne supportant pas qu’on lui dise ce qu’il doit faire, se trouve confronté à trois hommes adultes. Son père, dont il s’émancipe tout en rageant de ne pouvoir lui arracher le moindre compliment ; Carlton Toomey, qui l’a puni comme une bête, sauvagement et physiquement, n’épargnant sa vie que par intérêt ; et ce Leonard qui s’avérera un personnage tout autre que l’image qu’on a de lui dans la région, compréhensif, instruit, un vrai père pour Travis, mais aussi faible de caractère, voire lâche. Si Leonard aide Travis à trouver sa voie dans ce monde de brutes, par un effet de feedback il s’aide lui-même à se sortir de la condition où il s’est retrouvé placé suite à une injustice qui lui a fait perdre emploi et famille, une quête de rédemption.
Un bon roman, même si à mon sens c’est le moins réussi de Ron Rash. La scène finale en deux temps de la confrontation entre Leonard et Carlton Toomey, genre duel ultime de western, est un peu appuyée. Et l’histoire en parallèle se référant à un massacre de civils dans la région, durant la guerre de Sécession, ne m’a pas paru bien greffée. Malgré ces critiques, si je ne lisais que des bouquins de cette trempe, je serais un lecteur heureux.

« Travis serra le volant un peu plus fort, le souvenir du ridicule qu’il avait ressenti lui embrasait le visage. La prochaine fois, dans les mains il aurait un gros caillou. Il le jetterait dans cette saloperie de pare-brise et verrait si le vieux ne le remarquait pas. Il repensa à la gifle, à l’impression que le poison des piqûres de la guêpe avait afflué de toutes les parties de son corps dans sa joue gauche. Toujours là, d’une certaine façon, comme une marque. Mais il n’avait plus à se tracasser de déplaire à son père. Il pouvait faire ce qu’il voulait, travailler dans une ferme, dans une épicerie ou derrière un bureau, si ça lui chantait. Il pouvait lire un livre et démonter ce livre comme se c’était un moteur pour voir comment il fonctionnait. »
33 commentaires|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 13 avril 2014
J'ai découvert le 1er roman de Ron Rash à être traduit en Français sur les conseils d'un ami libraire - Un pied au Paradis - . Je suis tombé sur celui par hasard. Je crois qu'il date de 2006. Cet auteur vaut le détour, ce n'est pas un roman à l'architecture dramatique implacable, l'auteur prend son temps, pour décrire les lieux et les personnes entre le passé et le présent dans une Amérique rurale qui n' a pas fait le deuil de son histoire (la guerre de sécession).
Nous suivons plus spécifiquement un jeune - Travis Shelton - dont le destin va être bousculé par une erreur de jeunesse - voler des plans de marijuana et qui se refuse un père pour en choisir un autre. C'est l'histoire d'une passation de témoin ,d'un ouverture sur le monde sous fond de dont de soi.
0Commentaire|Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 décembre 2013
Pour qui fréquente un tant soit peu la littérature américaine, on est en terrain connu : pêche à la truite, herbe et black beauties, mobil home et guerre de sécession, etc. Évidemment, énuméré comme ça, ça fait envie : je comprends qu'on puisse être séduit, la première fois qu'on arpente un tel univers... et pourtant rien ne distingue ce roman paresseux et vaguement noir de tout ce qu'on a déjà lu chez, par exemple, Harrisson, McGuane, Crumley ou encore les auteurs récemment mis en vedette par Gallmeister, l'éditeur pionnier de "nature writing".
En fait, ça sent surtout les cours de "creative writing" et on est loin du chef-d’œuvre célébré lors de la rentrée littéraire 2012. En plus, personne n'a l'air d'avoir remarqué que, étrangement, le dispositif (un épisode de la guerre de Sécession qui surgit dans le présent pour éclairer le destin des personnages) est tranquillement emprunté, tel quel, à un des plus célèbres romans de James Lee Burke : "Dans la Brume électrique avec les morts confédérés" (maladroitement adapté, par ailleurs, au cinéma par Tavernier).
Il y a vraiment de quoi s'étonner, à mon sens, de la réception étrangement enthousiaste -ou n'est-ce que de l'inculture ?- des critiques français à l'égard de la littérature jetable lorsqu'elle vient d'outre-atlantique.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
La vie des fois c’est comme ces bagnoles qui tombent toujours en panne. Défaut de fabrication, sortilège d’un mauvais génie mécanique, en tous cas faute à pas de chance et une caisse qui va vous enquiquiner jusqu’au bout. Bien sûr dans la vraie vie il y a des pistes, des signes avant-coureurs ou annonciateurs. Un père jamais satisfait, hargneux, taiseux et toujours le nez dans sa besogne comme l’autruche dans son trou, histoire d’être ailleurs. Une mère en sourdine, des profs juges à la cour suprême. Tout compte fait rien de bien original, une équipe pédagogique pour former les futurs clients à amphéts, pack de six, cachetons et autres lots de consolation. Une société montée à l’envers qu’un petit provocateur malgré lui va venir perturber pour remettre sa vie à lui à l’endroit.

Sauf qu’il n’est pas toujours bon de contrarier le destin. Œdipe en sait quelque chose. Animé de bonne intentions, mené par la curiosité ou son gout de la pêche à la truite, ou encore pour un intérêt tout neuf pour la guerre de sécession qui n’a peut-être pas autant cessé que ça, notre petit emmerdeur semble être né par jouer les redresseur de monde à l’envers. Il va chemin faisant rencontrer le mec du coin qu’il valait mieux éviter, et son fils, copie-conforme la bêtise en plus et faire copain-copain avec le spécialiste en Ex. Ex-mari, ex-père, ex-prof, ex-être vivant proche d’une liquidation totale corps et âme et sa copine plus accro au cacheton qu’à la savonnette. Finalement une histoire ordinaire où chacun rencontre son destin. Si pour les uns ce sera la surprise, d’autres y trouveront enfin la solution finale à une vie trop mal fabriquée pour être réparable. Oui, une histoire vraiment ordinaire à laquelle l’auteur accorde un supplément d’âme en la confrontant sans cesse avec cette nature encore préservée et ce vent, qui sur le bord des rivières à truite, souffle dans les branches des caroubiers et couche les herbes folles sur ces vieux charniers oubliés de l’histoire.
0Commentaire|8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Superbe roman centré sur la reconnaissance paternelle .
Etats-Unis d'Amérique, Caroline du Nord, sur les crêtes des Blue Ridge Moutains; le décor est planté pour une histoire forte.
Le jeune Travis Shelton parcourt la région, en quête de sites de pêche et de forêts giboyeuses.Le vol de plants de marijuana sur les terres des Toomey va bouleverser sa trajectoire.
En conflit avec son père, il échoue dans le mobile home de Léonard, ancien prof cabossé par la vie.
Léonard; divorcé, déclassé, rongé par l'échec et l'absence pesante de sa fille qu'il ne voit pas grandir.
Au fil des jours, il devient un père de substitution pour Travis, un mentor, un révélateur de son intelligence étouffée.

Une oeuvre magnifique, intelligente et sensible autour de la quête du père et ses racines.
L'Histoire comme révélateur (le massacre de Shelton Laurel en 1863).
La Nature est magnifiée.
Un excellent moment de lecture !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Un jeune garçon à la vie fracassée par un père violent troue son mentor dans un ancien prof débarqué de son job pour cause de vengeance sur fond de crack. Ca démarre fort et ce n'est que le début !

Mais la toile de fond, c'est un rappel du passé historique de l'Amérique au temps de la guerre de Sécession et plus précisément un massacre perpétré dans une campagne de l'Amérique profonde. Shelton Laurel. Histoire vraie, noms quelque peu modifiés mais ce détail est sans importance.

Les existences de ce jeune révolté et du prof philosophe vont étrangement s'entrecroiser.
Le style de Rash est sans égal, la psychologie des personnages ciselée et l'histoire envoûtante même si âpre tout de même.

Avant de commencer la lecture, on peut toujours jeter un oeil ici :
[...]

Bonne lecture
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 novembre 2015
J'ai trouvé ce roman aussi beau que ceux que j'ai déjà lus de Ron Rash.
Un monde simple, ou tout est tordu de non-dit, de mensonges etc.
l'écriture est fluide mais vous colle à la peau d'une manière étouffante.
Un magnifique roman.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 avril 2013
« Travis tomba sur les pieds de marijuana en pêchant dans Caney Creek ». C’est au fond de cette vallée au pied des Appalaches que la vie de ce garçon de 17 ans rebelle et bravache bascule Dans cette nature à la fois fraîche sauvage et grandiose, pour sauver sa peau, Travis va côtoyer des femmes et des hommes au passé violent autant que mystérieux. Travis ne devra sa survie qu’à Léonard , prof radié de l’enseignement pour trucage aux examens. Léonard, qui habite une vieille caravane au fond d’une clairière est un dealer et accessoirement un tireur d’’élite redouté. Homme fin et cultivé, il remarque l’intelligence vive de Travis, le sort de son ignorance tout en le protégeant. Travis peut passer ainsi du « monde à l’envers » au » monde à l’endroit » , pour échapper enfin à la traque en filant vers le Nord.
Ce n’est pas un polar mais une histoire très noire sur un fond lointain mais encore si proche de la Guerre de Sécession
0Commentaire|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

7,60 €