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3,9 sur 5 étoiles
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le 1 juin 2014
C'est comme ça qu'il doit être, bien réel ... et pas du tout ! Un peu paumé, totalement bourré, complètement amoureux, chamboulé par une noire, insensible au déshabillage magnifique de Glu-Glu et finalement sobre ! J'y retrouve le Spirou original des tout premiers récits. Les "quatre aventures de Spirou et Fantasio" sont ici magnifiquement continuées, et dans une justesse historique qui nous régale ! L'africaine de matongué qui dit ses quatre vérités à Jean-Paul Sartre en déclenchant l'écriture de Simone, c'est une des merveilleuses trouvailles de ce bouquin. Sans oublier Boris ... et quelques autres figures emblématiques des clubs échangistes existentialistes de l'immédiat après-guerre. Fantasio en zazou est tout à fait crédible, et la magnifique Arzens dite "La Baleine" a bien sa place dans le récit.
Bruxelles et Saint-Germain-des-Prés sont admirablement représentés, et même moi qui n'ai pas connu cette époque, j'en ai maintenant la nostalgie .... Tout ça sent bon les vingt ans effrontés et toutes les expériences qui les accompagnent. Une vraie cure de rajeunissement ! J'attends avec impatience "Le Maître des Hosties Noires".
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le 10 mai 2014
Un dessin remarquable, un scénario fouillé et bourré de clins d'oeil et de références, des surprises....vraiment un bon moment. Et puis une scène d'anthologie lorsque Glu-Glu, l'amie de Fantasio, se déshabille ! Dans Spirou ! Du jamais vu ! ;-)
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« La femme léopard », scénario de Yann et dessins de Schwartz, 7e album de la de la série « Le Spirou de' ». Il prolonge l'histoire lancée par « Le groom vert de gris », des mêmes auteurs, n°5 de cette même série.

L'histoire se déroule en 1946, à Bruxelles et à Paris, avec pour thèmes le devenir du Congo belge, l'exfiltration des scientifiques allemands et avec pour décor la mouvance zazou et les célébrités de Saint Germain des Prés (notamment Jean-Paul Sartre, joliment égratigné, et Simone de Beauvoir). Glu-Glu, le petite amie de Fantasio donne page 50 un bon résumé de l'intrigue conçue par Yann : « Une femme-léopard, sur les toits de Bruxelles, des robots-gorilles, un colonel irascible obsédé de la gâchette' tu lis trop d'illustrés Spirou' ».

Le scénario, très convaincant, est parfaitement dans le style qui a fait le succès des Spirou historiques, est superbement mise en dessins par Yann. Bref, il s'agit d'une incontestable réussite, rythmée, poétique et riche en rebondissements. Vivement la suite !
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le 10 mai 2014
Certes le trait d'Olivier Schwartz est toujours aussi magique et les décors sublimés par la belle mise en couleurs de Laurence Croix, mais dans cet album c'est le scénario qui pèche...
Près de la moitié de l'histoire (28 planches) centrée sur l'alcoolisme de Spirou, les gags sont longs et pesants, et quand l'intrigue démarre enfin c'est pour de nouveau s'appesantir sur l'existentialisme et Sartre, qui permettent certes de restituer le cadre germanopratin de l'après-guerre, mais qui prennent bien trop d'importance et ralentissent le rythme et l'intérêt de la narration...
Cela reste un bel album, mais à un niveau nettement inférieur au Groom vert-de-gris.
Espérons que le scénario du tome 2 sera de nouveau exaltant !...
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le 26 mai 2014
une suite tout à fait dans le prolongement des albums précédents du même auteur.
dessin et couleurs excellents.

encore bravo et vivement la suite.
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le 23 juillet 2014
Original ! Un SPIROU alcoolique et un FANTASIO déjanté !!!! juste à la fin de la 2éme Guerre Mondiale ...Une jolie Black en tenue léopard avec quelques allusions au Congo Belge , et à la domination américaine ... Le dessin est différent de celui de son créateur - un peu " foutraque" - mais conforme à cette histoire dérogatoire à la ligne originelle .
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le 7 mai 2014
Les péripéties s'enchaînant sur un rythme endiablé, nous sommes agréablement promenés dans un Bruxelles et un Paris fraîchement libérés. Tout se fait sur des accents de swing et de jazz, et la ligne de Schwartz est fluide, toujours juste.
Mais je ne reconnais pas mes chers personnages. Certes, à l'époque de Jijé et de Franquin, Spirou et Fantasio n'étaient pas exempts de défauts sympathiques. Ces défauts ou ces faiblesses les enrichissaient et les rapprochaient de nous dans les moments mêmes où leurs exploits héroïques auraient pu nous les rendre aussi inaccessibles que des superhéros de comic-books. Fantasio est longtemps resté un farfelu, et il arrivait que Spirou se révèle impulsif et colérique (comme le deviendra Fantasio, de manière chronique, au contact de Gaston Lagaffe). Mais comment peut-on faire de Spirou et de Fantasio des individus aussi ambigus, aussi antipathiques ? C'était déjà le cas dans « Le groom vert-de-gris ». À chaque page abordée, nous redoutons que l'un ou l'autre héros ne se retrouve (volontairement ou à son insu) coupable de la mort de quelqu'un. Ce que j'accepte des Innommables, j'ai toujours du mal à l'admettre de la part des personnages que Franquin avait durablement imprégnés de sa tendresse et de sa générosité.
Et ce fétiche africain qui se déplace tout seul en lévitant : était-ce bien nécessaire ? On se croirait ramené au Jijé facile et léger de « Comme une mouche au plafond », ou au Fournier du « Gri-gri du Niokolo-Koba » et de « Du cidre pour les étoiles »... Là encore, on nous éloigne de l'empreinte franquinienne.
(Les derniers qui nous aient vraiment rapprochés de Franquin, ce sont Tome et Janry dans l'album « Virus ». Il y a plus de trente ans.)
Qu'on me pardonne : je ne serai pas moins sévère pour les pages consacrées à Saint-Germain-des-Prés. Yann s'était déjà moqué de Jean-Paul Sartre (le Sartre des années 60) dans l'excellent « Mai 68 » (Célestin Speculoos n° 2) ; la charge était féroce, mais ne manquait pas de vraisemblance... Dans « La Femme léopard », en revanche, les propos que le scénariste attribue à Sartre et à Beauvoir sont gamins et bébêtes, presque incohérents.
D'autre part, Simone de Beauvoir et « Zaza », dans les faits, ne se confondent pas. Zaza était le surnom donné à la grande amie d'enfance et d'adolescence de Simone de Beauvoir, et non pas un surnom que Sartre aurait donné à Simone de Beauvoir pendant l'Occupation et dans l'immédiat après-guerre.

Mais je reviens (en ce 24 juillet 2014) sur la fameuse discussion de café à laquelle participent Beauvoir et Sartre. Yann affirme que les phrases inscrites dans les bulles, quoiqu'elles soient fort éloignées de ce qu'ont tendance à dire en public deux philosophes, contiennent plusieurs fragments authentiques, qu'il a extraits de la correspondance ou des carnets intimes de Sartre et de Beauvoir ; et il ajoute que les phrases authentiques ne sont pas les moins misogynes... Dont acte.
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le 30 mai 2014
Une bd pour les fans de Spirou et Fantasio qui apprécieront , les puristes restent encore une fois de plus déçu ,malgré tout , Schwartz et Yann restent un des meilleurs duo des reprises de nos deux héros.
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le 13 mai 2014
Les spirou "hors collection" c'est quand même autre chose que la collection officielle. Il faudrait arrêter le massacre et reconnaître que les albums à partir de "machine qui rêve" sont vraiment calamiteux et continuer sur la lancée des hors-séries beaucoup plus intéressants et dans lesquels on accepte des spirou non plus héritiers de Franquin mais des créations modernes toujours originales, tant au niveau du dessin que de l'esprit et donc de l'histoire.

Continuez.....
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le 1 juin 2014
Pas grand chose à dire en vérité : je n'ai pas adoré, mais pour autant c'est très conforme à l'esprit Spirou un peu old school...
L'album est magnifique, l'histoire tout à fait dans le ton, donc un bon album de Spirou qui a sa place au sein des autres, même si ce n'est pas mon préféré (question de goût à ce stade).
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