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4.0 étoiles sur 5 Parfait pour se lancer dans l'étude des Genres
Cet ouvrage est réellement très complet et nous livre les clefs les plus variées de l'étude des genres ( ou Gender Studies). Parfait pour les étudiants de lettre dans l'optique de la littérature comparée, il contient de nombreuses citations, et est très bien expliqué et documenté.
Publié il y a 23 mois par Barbara

versus
2 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le fondement politique de l'idéologie du genre...
En cette rentrée 2013, l'idéologie du genre s'impose à nous car elle sera prochainement enseignée aux enfants dans le cadre du programme « ABCD de l'égalité ». Sous l'impulsion de l'actuel ministère des Droits des Femmes, cette idéologie pénètre donc les écoles, mais c'est l'ensemble des hommes...
Publié il y a 9 mois par Aguettant


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13 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Parfait pour se lancer dans l'étude des Genres, 30 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Introduction aux études sur le genre (Broché)
Cet ouvrage est réellement très complet et nous livre les clefs les plus variées de l'étude des genres ( ou Gender Studies). Parfait pour les étudiants de lettre dans l'optique de la littérature comparée, il contient de nombreuses citations, et est très bien expliqué et documenté.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une introduction remarquable, 2 mars 2014
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Le sujet est complexe est cette introduction est remarquable.
Ce livre est complet et bien construit : il aborde la notion de "transgenre", critique le modèle idéologique de deux sexes complémentaires en abordant la chirurgie d'assignation sexuelle. Il explique comment on construit une vérité biologique pour maintenir un ordre d'autant plus puissant qu'il semble "naturel", la relation entre sexisme et homophobie / transphobie.
Il permet de comprendre les différentes approches dans le féminisme, les critiques d'un féminisme essentialiste, le "black feminism", la notion de "genre/ classe/ race" et celle d'intersectionalité.

C'est un livre nécessaire et qui ouvre les yeux ; un de ces livres qui permet de s'ouvrir véritablement à la beauté de la vie, à ne pas se laisser piéger par des normes destructrices et à s'ouvrir à une culture des diversités.

Bref, c'est triste et magnifique. Ce n'est rien pour ceux qui veulent des raisonnements simplistes; c'est à lire pour ceux qui veulent ouvrir leur cœur et aiguiser leur sens critique. Je ne peux que le conseiller...
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16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Indispensable pour comprendre ce que sont les études sur le genre, 1 mars 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Introduction aux études sur le genre (Broché)
Ce livre est un excellent résumé de la recherche sur le genre, son histoire, sa méthode, ses perspectives. On y trouve de très nombreuses références (bonne bibliographie, index des auteurs, index des notions), au point qu'on a presque l'impression de lire un ensemble de fiches de lectures réunies en un texte cohérent, rigoureux et bien écrit. À un moment où la question de la pertinence des études sur le genre (appelés aussi gender studies, ou encore pour les critiquer : idéologie du gender, théorie du genre) transpire dans le débat public, cet outil est indispensable pour comprendre ces dernières.

Pour se faire une idée sur cet ouvrage, on peut aussi lire un état des lieux sur le genre d'une des autrices, Laure Bereni. Elle y décrit entre autre le livre et les sujets abordés, dont l'intersectionnalité, une des grandes originalités des études sur le genre.[...]

Après l'avoir lu, j'ai rangé ce livre sur une étagère facilement accessible :).
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6 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La bible sur le sujet, 25 janvier 2014
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C'est un ouvrage dense et complet, complètement passionnant. Les nuances et subtilités abordées sont des pistes de réflexion très importantes. A lire par tou.te.s!
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6 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Just like a woman, 4 février 2014
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C'est une peur primitive ... en général , les hommes qui s'indignent qu'on puisse faire des études ( juste des études ! ) sur les questions de genre craignent que leur petit magistère leur échappe : "la barbe doit commander" , comme on dit dans les tragédies .
Comme ils sont en panique , les plus inquiets ( les gens de droite ou d'extrême droite , ce qui ne surprendra personne , ou plutôt si ! vu qu'ils n'ont déjà plus rien dans le froc ) inventent n'importe quoi , évoquent des complots , des conspirations d'homosexuels ( le "lobby" LGBT qui détiendrait je ne sais quel pouvoir ) comme récemment la rumeur qui prétendait que la théorie du genre était enseignée de manière agressive , militante et obscène aux plus jeunes élèves , ce qui est totalement faux bien entendu ...
Ce qui est enseigné à l'école , c'est la lutte contre les discriminations , la lutte contre les stéréotypes , l'égalité homme-femme ... rien de plus normal : c'est le devoir de la République , enfin consciente de son rôle !
C'était tellement facile avant , quand on réservait une éducation "différenciée" , c'est-à-dire limitée à quelques usages pour les femmes qu'on ne destinait qu'au mariage , à la perpétuation par le ventre de la race des "seigneurs" ... il a fallu se battre contre ce formatage , de la loi salique au droit de vote , celui d'ouvrir un compte à la banque sans l'autorisation du mari ... sans parler de la pilule , de l'avortement , bref le droit de disposer de son corps , comme on dit ...
Tout cela , on l'a oublié , fut insupportable pour la plupart des hommes : leur pouvoir s'effritait , leur petit monde vicieux rempli de certitudes s'écroulait , alors ils accusaient les femmes ( avec l'aide de la médecine , des juges et des curés ) d'hystérie , de vice , de propension pour ainsi dire "vaginale" à l'adultère , sans oublier toutes ces fadaises de blasphème , d'impureté ou d'hérésie !
Voilà le plus souvent le sort qui était réservé aux femmes : soumission , dépendance , sous-citoyenneté avec grossesses à répétition pour pourrir leurs entrailles , donner la satisfaction à l'étalon d'avoir accompli sa tâche de "chef de famille" ... et la femme pouvait mourir exsangue à 36 ans ( comme ma grand-mère ) "en couche" comme on disait alors ...
Céline , peu soupçonnable de féminisme rappelle dans sa thèse sur Semmelweis , le sort "infectieux" qui frappait alors les femmes sous la désinvolte goguenardise des pontes de la faculté ... tous des hommes bien entendu !
Certains parmi les plus rancis de la bedaine et du cerveau s'insurgent ... or , ils ont déjà perdu l'affaire : c'est l'évolution normale d'un monde civilisé qui cherche , en principe , à s'améliorer ... c'est l'humanité dans ce qu'elle a de grand et d'irréversible et dont nous sommes les glorieuses dépositaires pendant qu'eux ne cherchent qu'à la salir de leurs vieilleries de pensée . Ceux qui n'y entendent rien n'ont qu'à continuer à crever tranquillement sans trop pourrir leurs draps de mictions diverses ... ainsi va notre monde !
Les femmes sont fortes et les hommes sont faibles quand ils ne le savent pas . Oui , nous vous avons changés ... parce qu'il le fallait , parce qu'il n'y avait pas ( et qu'il n'y a toujours pas ) de place pour une domination sans partage . Toutes les dictatures finissent par tomber , alors pourquoi pas celle des mâles ? Nous n'avons jamais douté .
Où en est-on maintenant ? Notre victoire est-elle définitivement acquise ? Difficile à dire ... puisque dès qu'un questionnement pointe , on refuse le débat , on ressort les vieilles rengaines sur la famille , sur la soi-disant défense de l'enfant , et tout se confond : égalité , parité , homosexualité , indifférenciation de genres , différenciation de genres , pma , gpa ... dans des sortes de fantasmes plus ou moins imbéciles .
Certains hommes ne savent plus trop où ils en sont car leur domination d'autrefois essentiellement sexuelle , car sexuée ( on parlait des femmes comme des "personnes du sexe" ) n'a de nos jours plus lieu d'être . Ils ont du mal à jouer le rôle pour lequel on les avait préparés ... mais ce n'est pas notre faute . À eux de se définir ... chacun son tour !
Les hommes ne se battent plus vraiment , ou en lâches à plusieurs contre un , ou bien comme des gonzesses , de loin , bien planqués derrière des couches de kevlar ou par drones téléguidés : ils ont peur d'avoir bobo .
Ils font à présent les caïds sur internet , ils font de la dactylo , comme des gonzesses je vous dis !
Ils écoutent de la musique ( comme des gonzesses ) certains chantent ( comme des petites filles perdues dans la forêt ) jouent de la musique comme les troubadours en collants ( de gonzesse ! ) d'autrefois ...
Il y en a même qui se passionnent pour des histoires sur des écrans qui n'existent pas , ils aiment rêver ... comme des gonzesses !
Ils font de la lecture de boudoir , comme des gonzesses !
Ils papotent ... comme des gonzesses !
Des vrais mecs , il n'y en a plus beaucoup , ou tellement dévalués dans leur sinistre masculinité brutale et vindicative à l'égard des femmes , que ça revient au même : des ombres d'hommes à la sardine flageolante , des gens du passé pour la plupart !
C'est le moment d'enfoncer le clou ! c'est ce que font les études sur la théorie du genre : ça a commencé après la deuxième guerre mondiale quand on a vu vraiment ce qu'étaient capables de faire les hommes de notre monde et de leur humanité ... et c'est ça qui leur fait si mal !
Jeanne Moreau raconte qu'à partir du moment où elle a vu les pères de France se coucher devant les Allemands en 40 , elle n'a plus jamais cru à leur prétendue "supériorité" : les "seigneurs" avaient trouvé leurs maîtres !
La grande question , je le répète , est celle-ci : qu'est-ce qui prouve que "la barbe doit commander" de toute éternité ? Et de manière sous-jacente , après la découverte de la dysphorie de genre par le docteur Harry Benjamin ( on n'en parle jamais , bizarrement ) qu'est-ce qui fait qu'un garçon peut être ou non un garçon , qu'est-ce qui fait qu'une fille peut être ou non une fille ?
Personnellement , en y réfléchissant bien , je ne connais personne qui soit d'un bloc un garçon , et personne non plus qui soit d'un bloc une fille . L'apparence n'est parfois qu'un leurre ... en tout cas , elle ne dit pas tout .
Ce sont les mêmes grandes questions théologiques , scientifiques ayant trait au pouvoir , et à son exercice exclusif ( finalement ) que l'on se posait à propos de la planéité de la terre , à propos des "animaux-machines" , à propos de l'âme des Indiens , à propos de l'utilité du prêtre dans la vie séculière ...
On peut certes refuser toute interrogation en se réfugiant derrière la tradition , l'habitude ... refuser de parler de problématiques qui semblent trop inédites ( lisez la métamorphose de Tirésias : ça ne date pas d'aujourd'hui ce genre de questionnement ) pour qu'on leur accorde ne serait-ce qu'un petit intérêt ... mais alors , paresse intellectuelle ? Peur ? Obscurantisme ? Sans doute un peu des trois .
Ils ont eu leur chance , les hommes , ils avaient Dieu à leur côté et ça pour se sentir supérieurs , il n'y a pas mieux ... or Dieu est mort et leur supériorité envolée ! on le sait depuis la fin des monarchies , on le sait depuis les progrès de la science , ceux de la médecine , on le sait depuis la réappropriation du corps des femmes par les femmes elles-mêmes .
Pour cajoler les hommes on essaie simplement de leur expliquer que leur "pouvoir" ne reposait sur rien d'autre que sur l'ignorance , et quelques kilos de muscles en plus qui impressionnaient jusqu'à ce qu'ils n'aient plus à s'en servir , sauf dans les calendriers pour femmes délaissées et hommes intéressés ...
Les théoriciens des genres remettent les choses à plat . Je ne dis pas qu'ils ont absolument raison mais ils s'approchent sans doute d'une vérité plus fine que celle communément admise par la plupart des hommes du temps où ils exerçaient un pouvoir aveugle , brutal , et absolu aussi bien dans la manière que dans le temps .
Par mon métier d'enseignante ( mais aussi de maman qui en voit d'autres ) je connais plein de garçons féminins et je connais plein de filles masculines , et à l'âge d'adulte je sais que soit tout s'ajuste ( et on peut donc s'affirmer sans problème dans son genre "choisi" ) tout diffère ou tout se confirme ... et il n'y a toujours pas là à mon sens de problème majeur pour notre humanité , ou alors si on le pense , si on a peur , c'est en faire bien peu de cas .
Qui peut prétendre refuser à quelqu'un le droit d'être ce qu'il est profondément , intimement , charnellement quand la société , l'évolution des moeurs , les progrès de la science , bref l'intelligence humaine le permettent ? À part des abrutis vaguement fascisants , vieux réacs de la pensée sempiternelle qui veulent toujours que rien ne bouge ( c'est la même chose pour le social ou la politique ) je ne vois pas .
Il n'y aura jamais plus d'homosexuels ou de lesbiennes qu'il y en a toujours eu , peut-être plus de transsexuel(le)s , mais uniquement parce que la médecine à présent peut les aider ... certainement pas une "idéologie déviante" comme voudraient le faire croire les théoriciens masculinistes , comme la petite zemmourette ou cette grande folle de soraline ...
Rappelons simplement que dans la vieille société , celle-là même régie par des diktats que certains voudraient voir remis au goût du jour , on habillait les garçons en fille jusqu'à l'âge de sept ans ... dans les pays arabes , les hommes se baladent volontiers dans la rue main dans la main , et l'homosexualité ( "le genre inverti" ) était encouragée chez les guerriers grecs afin qu'ils soient plus ardents au combat pour l'amour de leurs camarades d'écus ... encore , on trouve dans pas mal de civilisations soi-disant arriérées des "danseuses" hommes qui les rendent fières ... en Inde , le travestissement est chose commune ... on a même habillé dans son enfance Casanova en fille ( je crois même qu'il a continué après ) avec quelques anglaises en prime pour l'apparat ... je ne sache pas que cela lui ait causé , si l'on en croit ses mémoires , quelque problème que ce soit pour "aimer" les femmes , faire son "macho" et s'en vanter auprès de ses amis ...
Au moins , lui était "sûr" de la vigueur de son vit .
Dernier exemple , cette fois par l'absurde : en Iran , pays symbole de la bonne "pensance" religieuse et masculiniste , on force des homosexuels à changer de sexe afin de "sauver les apparences" ... tout ceci bien sûr au nom de l'absolue différenciation entre les hommes et les femmes .
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2 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Le fondement politique de l'idéologie du genre..., 24 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Introduction aux études sur le genre (Broché)
En cette rentrée 2013, l'idéologie du genre s'impose à nous car elle sera prochainement enseignée aux enfants dans le cadre du programme « ABCD de l'égalité ». Sous l'impulsion de l'actuel ministère des Droits des Femmes, cette idéologie pénètre donc les écoles, mais c'est l'ensemble des hommes et des femmes que cette idéologie féministe a l'ambition de transformer avec, notamment, ses programmes de lutte contre les stéréotypes. Il est donc devenu urgent de comprendre le fondement politique de cette idéologie afin de mieux en refuser fermement la teneur.

Cette idéologie se développe derrière la recherche moderne de l’égalité et de la parité, elle a pour finalité de libérer les femmes d'une hétéro-normativité qui aurait été inventée par les hommes pour exercer une domination. Ce projet idéologisé et caricaturale porte la marque du féminisme radical promu par des lesbiennes parmi lesquelles Judith Butler est la plus connue. Pour être très précis, le programme ABCD de l’égalité à l’école présente de fortes similitudes avec le Manifeste lesbien adopté en 1999 (sur ce point, voir Vigi-gender [...]

Pour mieux comprendre cette idéologie, appuyons-nous sur un des ouvrages de référence des militant-es du genre en France : Introduction aux études sur le genre, Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard (2ème édition revue et augmentée, sept. 2012, Ed. De Boeck).
Dans cet ouvrage, dès son introduction (pages 7 à 10), l'idéologie du genre est présentée comme se déployant autour de trois « dimensions analytiques centrales » :
I. « Le genre est une construction sociale »
II. Il convient d'« appréhender les relations sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir »,
III.« La troisième idée au fondement de la démarche des études de genre est d'analyser ce dernier à « l'intersection » d'autres rapports de pouvoir. »

I. La première démarche des études de genre affirme que « le genre est une construction sociale ».
Dire que le genre est une construction sociale induit qu'en changeant l'éducation et l'environnement social d'une personne on peut faire évoluer son genre.
Dire que le genre est une construction sociale, et réfuter la place de la dimension biologique de la vie, c'est poursuivre l'idée totalitaire que la société peut voir émerger un genre unique : mieux que l'égalité, l'uniformité.
L'idéologie du genre c'est une société où la différence des sexes est gommée car cette différence serait source d'inégalités. De fait, les idéologues du genre poursuivent un projet politique fanatique qui nie la vérité des chairs et des âmes.
En partant du postulat que « homme » et « femme » sont des sujets détachées du biologique et exclusivement construits par l'éducation, les idéologues du genre peuvent ensuite affirmer que si les filles ne font pas les mêmes métiers que les garçons c'est parce qu'elles sont discriminées par une éducation et une société qui les défavoriseraient. Les idéologues du genre ne veulent pas concevoir que filles et garçons puissent avoir des aspirations différentes.
De là découlent, les actuels programmes gouvernementaux de lutte contre les stéréotypes à l'école, mais aussi à l'université, dans l'entreprise, et bientôt dans l'ensemble de la société... Pour déconstruire le réel, les idéologues ont tout affublé de l'étiquette « stéréotype » : la féminité, la masculinité, la maternité, la paternité, la famille,... Les réseaux militants du genre légitimisent ainsi leur lutte subversive (ils la qualifient eux-mêmes comme telle) contre une société qu'ils considèrent être entre les mains de « mâles, blancs, hétérosexuels ».
La question qui reste en suspend est de savoir si les garçons et les filles, les femmes et les hommes sont des stricts constructions sociales ainsi que le disent les féministes du genre : la Norvège a mené cette réflexion de façon scientifique, avec des résultats salutaires puisque toutes les recherches publiques sur le genre ont été stoppées. Cela doit donner à la France beaucoup d'espoir. Nous en reparlerons dans la partie conclusive de cette note.

II. « La deuxième démarche induite par le concept de genre consiste à appréhender les relations sociales entre les sexes comme un rapport de pouvoir ». C’est-à-dire que l’on ne pourrait pas penser le masculin et le féminin l’un par rapport à l’autre sans penser à des rapports de force, de pouvoir et de domination. Ce critère met les études de genre dans une certaine proximité avec la théorie marxiste : la femme serait le sexe oppressé et l'homme le sexe oppresseur. Sous couvert d'égalité et de droits pour les femmes, c'est donc dans une guerre sournoise contre le sexe masculin que les idéologues du genre sont engagés aujourd'hui. Tout cela est possible par le militantisme de féministes radicales qui produisent statistiques et contenus rarement soumis à un véritable débat contradictoire, aujourd'hui, en France.
Depuis que les idéologues du genre ont milité à l'ONU, en 1995, afin que des statistiques sur les violences faites aux femmes soient produites dans tous les pays du monde, les réseaux féministes du genre ont développé mondialement le féminisme victimaire, sans retenue, ni limite. Et ce n'est pas le livre Fausse Route publié par Elisabeth Badinter en 2003 qui permit de mettre fin à leurs excès. En victimisant la femme de façon absolue dans de nombreux domaines, et en passant sous silence que des hommes peuvent être aussi en difficulté dans la société, ou même être victimes, les militants du genre veulent scinder la société en deux : femmes-victimes d'un côté et hommes-dominants de l'autre. Ainsi sont votées en France, en Europe, et dans le monde, des lois prenant exclusivement soin des femmes.
Répétons-le, l'objectif des pro-genre est de transformer une société qu'ils considèrent avoir été construite par les hommes au seul bénéfice des hommes. Le projet passe par une transformation culturelle et politique de la société pour combattre un adversaire désigné : l'homme, le père, le garçon, sources du patriarcat que les militants du genre veulent faire croire encore très présent en France aujourd'hui.
Le cas le plus symbolique, mais aussi éminemment politique, serait de permettre à la femme de procréer sans s'unir avec l'homme. Les féministes radicales revendiquent aujourd'hui l'accès à la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour les couples de femmes homosexuelles mais également pour toutes les femmes célibataires. Un tel projet marquerait de façon béante un changement de civilisation : l'homme deviendrait un sexe optionnel dans la procréation, et la femme serait, de fait, « libérée » de l'homme (la question de l'intérêt de l'enfant restant en suspend).
En janvier 2013, sur une radio nationale, Roselyne Bachelot a donné une illustration éclatante du projet féministe du genre en déclarant que la famille était une « construction sociale créée par les hommes pour dominer les femmes » : si l'idéologie du genre est aujourd'hui un logiciel politique d'une partie de la gauche, elle a aussi quelques adeptes à droite.
Rappelons, n'en déplaise à certaines féministes malheureusement peu soucieuses de ces questions, qu'il existe de nombreux domaines dans lesquels des garçons, des pères et des hommes sont en grande difficulté aujourd'hui dans notre société : dramatique décrochage scolaire des garçons ; pères coupés de leurs enfants après un divorce ; violences conjugales (280 000 hommes battus et 630 000 femmes battues d'après l'Observatoire National de la Délinquance – chiffres publiés en juillet 2011 [...], suicide de près de 8 000 hommes par année, soit plus de 20 par jour ; grande exclusion (85% des SDF sont des hommes, ils meurent à 49 ans en moyenne). Notre pays doit ouvrir les yeux sur ces problématiques sources de beaucoup de souffrances parmi la gente masculine. Notre pays doit se saisir de ces sujets, et ne plus laisser aux seules féministes du genre les questions de société liées aux deux sexes. De plus la communication politique ne peut plus de façon irresponsable victimiser un sexe et condamner sans cesse l'autre. De la mesure et de la justesse doivent être trouvées sur ces matières : c'est une exigence de justice sociale qui est là présente.
Précisons par ailleurs que certaines penseuses du genre, notamment Judith Butler, auteure de Trouble dans le genre, pour un féminisme de la subversion, publié en 2005 en France, est allé jusqu'à élaboré une culture alternative à la dualité homme-femme pour la dépasser. Elle a proposé pour cela la perspective culturelle du Queer («étrange» en anglais) qui ouvre la voie à des individus trans-genres. D'après une députée socialiste française s'étend exprimer sur le sujet en 2012, il y aurait 30 000 personnes trans-genres aujourd'hui en France, des personnes queers donc qui ne veulent pas entrer dans la dualité homme-femme. Aujourd'hui, dans la mode, le cinéma, la culture en général, une « offre » queer est en train d'émerger.

III. « La troisième idée au fondement de la démarche des études de genre est d'analyser ce dernier à « l'intersection » d'autres rapports de pouvoir. » Par ce critère, la dimension politique des études du genre prend une envergure plus large encore. Les études de genre portent en effet aussi sur les rapports de classe sociale, de sexualité (orientation sexuelle), de race, d'âge, et tous les autres rapports de pouvoir. On reconnaît ici une vision très déterministe : toute relation sociale serait fondée sur des rapports de pouvoir ou de domination, tout s’explique à partir de là. Le cousinage de l'idéologie du genre avec le marxisme est là confirmée. Cette idéologie propose une sorte de melting pot de tout ce qu'elle perçoit comme des luttes utiles à sa propre cause, la cause féministe radicale en l'espèce. On va en trouvé une trace jusque dans le rapport sur la Refondation de la politique d'intégration commandé par le premier ministre en 2013 (le rapport du Groupe de travail « Mobilités sociales » cible en page 76 les « mâles, blancs et hétérosexuels »).

* * *

Que deviendrait alors l'aspiration de notre pays à vivre en fraternité, que deviendraient aussi les sentiments qui unissent l'homme et la femme, et que dire enfin de notre République qui se veut indivisible, si en son sein même, l'homme et la femme sont séparés, divisés. La France n'a-t-elle pas appris de son histoire un certain mode de relation entre les hommes et les femmes ? Non décidément l'idéologie du genre ne peut être un projet d'avenir dans une France qui aspire à plus grand et plus haut qu'une guerre sourde et perfide contre les garçons, les pères, et les hommes.
Ce décryptage de l'idéologie du genre et de son fondement politique autour de ses trois démarches donne à tous les hommes et à toutes les femmes de bonnevolonté des clés pour comprendre les enjeux sous-jacents aux débats relatifs au genre, à la parité, à l’égalité homme-femme, à la lutte contre les stéréotypes et autres discriminations. Il est grand temps de ne plus laisser aux seules féministes le monopole des questions liées aux deux sexes.

Des études scientifiques internationalescontestent magistralement le postulat des pro-genre selon lequel la personne serait pure construction sociale, elles rendent lisibles de façon éclatante les identités masculine et féminine. En 2010, la Norvègea donné à ces études scientifiques une très large audience médiatique, puis mit fin aux subventions destinées aux recherches sur le genre (6 millions d'euros annuellement). Ce débat salvateur fut possible grâce à un documentaire de Harald Eia : ce documentaire peut être vu sur Youtube, sous le titre « la théorie du genre expulsée de Norvège », ou en suivant ce lien [...]
Au passage, notons qu'en France, le CNRS recense dans la recherche 2000 chercheurs travaillant à partir de la perspective de genre : https://recherche.genre.cnrs.fr/).
Pour ne citer qu'un seul des scientifiques ayant travailler sur les hommes et les femmes, citons les travaux du Professeur anglais Simon Baron-Cohen qui propose une conceptualisation scientifique fort intéressante des cerveaux masculin et féminin (note scientifique publiée en français : [...] . Ils nourriront, le moment venu, les débats que la France ne manquera pas de mener, en toute clarté, sur ces questions passionnantes.

* * *

A ceux et celles qui veulent rééduquernos enfants par idéologie, et opposerles deux sexes à des fins politiques, nous devons répondre résolument que, ayant compris leurs projets, nous les refusons. L'homme a intrinsèquement besoin de la femme, et la femme de l'homme. Les deux sexes participent de l'alchimie de la vie et vouloir les opposer (ou les rééduquer) est vain, et irresponsable.

L'idéologie du genre ayant pénétré tant les réseaux onusiens que bruxellois, tant les ministères parisiens que l'université française, et jusqu'aux écoles de nos enfants, il est probable que de ce débat adviendront des bouleversements majeurs dans les nombreuses institutions aujourd'hui égarées dans le fanatisme militant des féministes du genre...

- cette note a été mise à jour le 9 février 2014
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7 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 US GO HOME !, 31 janvier 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Introduction aux études sur le genre (Broché)
La théorie du genre ou la version sexuée de l'Homme et de la Femmes Nouveaux avatars cérébraux d'un courant de pensée révolutionnaire connu depuis le XIXème siècle... Après le Prolétaire débarassé de ses chaînes, le Colonisé sacralisé, la Femme enfin ressuscitée...

S'il est évident qu'une Extrême-Droite en recomposition se sert de ces thèmes pour ressortir des Décombres, il est aussi évident que les Boutefeux de l'Endoctrinement Marxoïde sont à l'oeuvre. L'un et l'autre se nourrissent mutuellement... Pour notre plus grand inintérêt

Fruit d'un puritanisme mal digéré, la théorie du genre est et doit rester ce qu'elle est : un sous-produit "philosophique" du mode de pensée volontariste issu d'une vision religieuse monolithique ("In God we trust" = Bright City on the Hill = Freedom mandatory = Shut up !).

Quant aux Penseurs de grande allure, fonctionnaires d'Etat nourris aux mammelles des Inutiles (Derrida, Foucault, Badiou, Althusser, Balibar et autres Penseurs), ils semblent ignorer que le Pays va mal notamment parce que l'Etat dépense plus qu'il ne récolte, entre autre pour payer grassement des personnes de l'Alma Mater dont le rôle (à défaut du genre, celui cher à Audiard) reste vraiment à déterminer.

P.S. : Quand les femmes auront un cancer de la prostate et les hommes un cancer du col de l'utérus, on sera arrivé au bout du bout du bout...ce qui démontre que la Terre est plate surtout au bout !
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2 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Baphomet, ou le sacrifice de la femme, 28 mai 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Introduction aux études sur le genre (Broché)
Vous remarquerez que l’image de couverture de l’ouvrage ressemble étrangement à une tête de Baphomet…

Ils ont représenté l’horreur satanique que constitue le mélange des sexes.

Voir cette image :[...]
Si on compare on voit que la femme au bas de cette image correspond aux lèvres et au symbole féminin à la base du logo sur la couverture du livre. Les moustaches et les 2 cornes (symboles sur le livre du masculin et de l’indifférenciation) correspondent à Baphomet et aux 2 serpents qui abusent de la femme. On voit ainsi que la femme est encore plus esclave et soumis à l’homme avec la promotion du gender, on la sacrifie même à Satan.

Que Dieu nous vienne en aide et réveille la conscience de nos concitoyens ! Quant à nous défendons la dignité de la femme et de l'homme et leur égalité dans la complémentarité !
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Introduction aux études sur le genre de Anne Revillard (Broché - 27 septembre 2012)
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