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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le haut du panier, 10 octobre 2010
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable (Broché)
Ce recueil regroupe les épisodes #1 à 15 de la série "Daredevil Marvel Knights", réalisés entre 1998 et 2001.
La première saga ("Sous l'aile du diable" : #1 à 8) est l'œuvre du scénariste Kevin Smith et du dessinateur Joe Quesada. La seconde ("Tranches de vide" : #9 à 15) est écrite par David Mack et toujours mise en image par Quesada.

- Episodes 1 à 8 : Alors que Karen Page, le grand amour de Matt Murdock, vient de le quitter, une jeune fille en détresse lui confie un petit bébé qu'elle aurait conçu en restant vierge, avant qu'un homme prétendant être un envoyé de Dieu ne lui révèle que l'enfant est l'antéchrist réincarné ! Notre héros ne va pas tarder à voir sa vie basculer sur tous les fronts, attestant d'une malédiction bien réelle... Est-ce vraiment la fin du monde ? Daredevil a-t-il été choisi pour un plan d'origine démoniaque ? Et surtout, comme elle le prétend, la jeune fille a-t-elle réellement découvert la double identité du justicier en rencontrant une ange ?

Si vous aimez le Daredevil de Frank Miller, et en particulier "Born Again", alors vous ne devez pas rater cet album.
A la fois dans la lignée de Miller (le scénariste suivant, David Mack, ne s'y trompera pas, incluant un tag sur les murs de "Hell's Kitchen" : "Frank was here, Kevin was here, David is here !!!"), mais aussi tout à fait distinctif (point d'Elektra ni de trucs japonisants), le passage de Kevin Smith sur la série restera finalement comme un des préférés des fans après celui du créateur de Sin City...
C'est que Smith a su donner la bonne "voix" à sa saga, dans une alchimie parfaite entre le côté adulte des comics d'aujourd'hui et la source enfantine de jadis. Oui, c'est vraiment ce que j'ai adoré le plus dans ces épisodes : l'équilibre entre le traitement mature et les souvenirs de notre enfance. Ça, c'est ce que j'appelle de la relecture brillante ! A ranger à côté des œuvres de Jeff Loeb & Tim Sale, même s'il ne s'agit pas exactement du même concept, car il y a le même équilibre entre naïveté enfantine et mise en forme moderne et adulte.

La valeur de ces huit épisodes tient essentiellement au niveau du travail dans le rapport entre le Fond et la Forme, aussi bien dans le domaine narratif que pictural. Smith nous livre un scénario d'une sophistication telle qu'il est rare d'en voir dans le domaine des comics mainstream, alors qu'il en était à son premier essai en termes d'écriture scénaristique au sein de ce médium ! Dans la Forme, il construit un récit maitrisé de bout en bout au suspense haletant et au rythme implacable, le tout noyé sous une avalanche de texte et de dialogues brillants, qui malgré leur densité passent comme une lettre à la poste. Et même si le dénouement retombe un peu dans une trame plus classique, l'ensemble exhale un très fort parfum de renouveau. Dans le Fond, il intègre dans le récit ses thématiques obsessionnelles, que l'on peut retrouver dans ses films (Dogma par exemple), notamment la question de la religion et de la Foi. Alors qu'il aurait pu plomber son scénario avec un tel parti-pris, il parvient au contraire, tout en finesse, à intégrer cette dimension à la mythologie du personnage de Daredevil de manière parfaite. Puis il parsème son intrigue de citations diverses (pour cela, voir l'excellent commentaire de l'ami Presence...). Ensuite, il incorpore certaines composantes du monde du cinéma, notamment à travers le métier des trucages et des effets spéciaux, avec toute la dimension féérique qui, très probablement, à inspiré les tout premiers créateurs de comics. Mais surtout, comme dit plus haut, c'est dans la manière dont il cite les références issues du run de Frank Miller (et dans une moindre mesure de celui d'Ann Nocenti) qu'il parvient à donner de l'épaisseur à son récit, qui culmine à un niveau de densité vraiment optimal. Ce faisant, il parvient à imprégner la série d'une marque indélébile. Après son passage, plus rien ne sera jamais pareil...
Côté graphique, le niveau de sophistication est au diapason. Joe Quesada (qui livrera quelques temps plus tard le superbe "Daredevil : Father") nous offre un découpage et une mise en scène vraiment impressionnants. Sa virtuosité s'impose à tous les niveaux : Décors, richesse des détails, points de vue, mouvement des corps, expressions, tout est travaillé à l'extrême. Son style peut parfois flirter avec le manga, mais il préserve l'atmosphère voulue. Le découpage de chaque planche, conçu comme un tableau à plusieurs facettes, est une merveille de variété et d'inventivité, contrebalançant parfaitement le haut niveau de texte fourni par le scénariste. Il agrémente ses compositions d'un tas d'ornements (cadres, volutes, enluminures, mosaïques) aussi décoratifs que riches de sens, qui viennent étoffer le fil narratif. Par ailleurs, son travail est parfaitement complété par l'encrage de Jimmy Palmiotti et la mise en couleur de toute une armée de collaborateurs. Pour ma part, je ne me souviens pas d'avoir contemplé beaucoup de comics d'un tel niveau, où la sophistication de la mise en forme côtoie la densité de la toile de fond.
Certainement l'un des grands moments de l'histoire de la Marvel.
Il faut préciser, cependant, que la densité scénaristique, avec toutes les références puisées ça et là dans les anciennes aventures de Daredevil, destinent essentiellement ces épisodes au lecteur déjà bien familier du personnage et de son histoire éditoriale. Néanmoins, Kevin Smith a réalisé un épisode nommé "numéro 1/2" (ici présent) sous forme de texte illustré, qui vient justement récapituler toute cette histoire... A noter que le scénariste flirte beaucoup avec l'univers de Spiderman, qu'il visitera quelques temps plus tard par le biais de la mini-série Spiderman : L'enfer de la violence...

- Episodes 9 à 15 : C'est l'entrée en scène de Maya Lopez, plus connue sous l'alias d'"Echo" (par la suite, elle fera partie des New Avengers). C'est une jeune femme sourde qui possède le don de reproduire tout ce qu'elle observe, y compris les prouesses physiques les plus extrêmes (une parfaite "copycat" !). Au départ, elle est la pupille de Wilson Fisk, et ce depuis la mort de son père, ancien bras droit du "Caïd". Ce dernier, prenant conscience du potentiel exceptionnel de sa protégée, décide de l'envoyer combattre Daredevil en lui laissant croire qu'il est l'assassin de son père...

La principale surprise concernant cette saga, ce n'est pas l'histoire qu'elle raconte, finalement assez convenue, mais la mise en forme très particulière du récit. Et pour les lecteurs familiers de David Mack, cette surprise est renforcée par le fait que le créateur de Kabuki semble mettre lui même son histoire en image, alors que c'est Joe Quesada aux crayons ! La mise en page extrêmement sophistiquée du scénariste est ainsi exactement la même que lorsqu'il réalise lui-même les illustrations (ce qui laisse à penser qu'il a dû story-boarder une partie de son scénario avant de livrer le tout à Quesada), impliquant diverses techniques alliant le dessin, la peinture, la photographie et l'infographie. On retrouve ces compositions conceptuelles où le texte s'imbrique dans les contours du dessin, où le changement de technique renforce le sens du fil narratif, où poésie et dichotomie visuelle finissent par transcender le récit, qui prend des airs lyriques d'opéra chamarré, alors qu'évidemment toute lecture demeure silencieuse, comme le monde qui entoure Maya Lopez...
A l'arrivée, voilà une œuvre dans laquelle le travail de mise en forme prime par dessus tout, où l'émotion explose dans une alchimie propre à l'art séquentiel, réussissant à transcender une histoire plutôt délirante qui, racontée différemment, aurait pu se révéler parfaitement classique et naïve. Parallèlement, les quelques scènes d'actions sont époustouflantes !
Enfin, il s'agit d'une histoire marquante de la mythologie interne de la série, en particulier en ce qui concerne le personnage du "Caïd", puisque c'est ici qu'il perd la vue.
Plus tard, David Mack reviendra tout seul sur la série avec un arc entièrement dévolu à sa création : Daredevil : Echo.

L'épisode #12 a été placé tout à la fin (n'importe quoi !), probablement parce qu'il est écrit par Joe Quesada & Jimmy Palmiotti et dessiné par Rob Haynes. Il s'agissait à l'époque d'un épisode "bouche-trou" pour combler l'attente des lecteurs entre deux épisodes. Sans apporter grand chose à la trame principale du récit, c'est quand même un petit "extra" très bien écrit et fort sympathique.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Daredevil perd la tête!, 13 décembre 2010
Par 
Pogyz "Pogyz" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable (Broché)
L'un des meilleurs Daredevil jamais paru...
...Excepté tout le cycle Elektra, le Tireur, le Caid...Bon bref...
Ici Daredevil est plongé dans un choix cornélien, il a entre les mains l'enfant du Diable!!
Rien que ça!
Forcément ça fait réfléchir, d'autant que ces bons copains super-vilains sont là pour lui faire des misères.
La question fondamentale est : Comment Daredevil peut-il arriver à vouloir éliminer un bébé??? Même si c'est la réincarnation du diable?!
Je passe le scénario proprement machiavélique, qui permet à Matt Murdock d'en perdre la tête.
Un conseil, ne le feuilletez pas sinon vous risqueriez de l'acheter immédiatement, ou de lire en pleine librairie!
Bref, je le recommande chaudement, d'autant que le dessin, bien que très typé super héros, est très propre avec des couleurs parfaites.
Certes le prix n'est pas donné, mais il s'agit d'une édition "deluxe", avec couverture cartonnée etc.
L'ancienne édition, qui ne doit plus exister, l'avait sortie en version "poche" et donc n'a rien à voir avec cette qualité.

Bonne lecture à toutes et à tous!

Pogyz
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 une turie, 3 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable (Broché)
moi aussi j'ai connu plus ou moins dardevil en film que j'ai trouvé moyennement bon , puis , je suis tombé par hasard en plein jour de sortie de cette reliure , je vois les recommandation de Ben Affleck himself ... bon , un coup marketing me dis-je , et ben non ! c'est le genre de bouquin dont on ne se lasse pas de lire , c'est de la crème de bout en bout , voilà , le scénar est vraiment chouette , l'ambiance sombre , on vit littéralement avec le diable rouge l'effondrement de son petit monde , un must a avoir !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Excellent mais...., 3 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable (Broché)
Très bon que ça soit sur le fond et sur la forme mais a mon avis pas forcément accessible au néophytes du fait des nombreuses références au histoires passées de daredevil et certains passages texte un poil barbant
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5.0 étoiles sur 5 Quand Daredevil s'associe à Joe Quesada..., 29 septembre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable (Broché)
Pour être honnête, j'ai découvert le personnage de Daredevil avec le film tiré de la bande dessinée, qui, pour moi, est assez bon. Fasciné par ce justicier aveugle, je me suis décidé à acheter le fameux intégrale, avec la participation de Franck Miller, de Stan Lee et de John Romita Jr., entre autres...et j'ai vraiment adoré. Ce livre révèle d'une manière à la fois inattendue et, faut être honnête assez ou même un peu trop académique (tout du moins au début), les méandres et déboires d'un super héros qui existe uniquement grâce à son handicap et aux malheurs de sa vie. Peu de temps après, j'ai fait l'acquisition de ce livre. J'en avais entendu parler par des amis, sur internet et Joe Quesada m'intriguait, et je n'ai pas été déçu du tout. Une intrigue très ficelée, des dessins magnifiques, enfin tout le toutim. En revanche, il me semble important de préciser à ceux qui veulent faire l'acquisition de ce livre que vous devriez lire l'œuvre dont je parle au début, l'intégrale, parce que sans, on peut avoir certaines difficultés de lecture, mais ce choix vous appartient. Bref, c'est une super BD.
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Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable
Daredevil, Tome 1 : Sous l'aile du diable de Collectif (Broché - 24 avril 2008)
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