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5.0 étoiles sur 5 Mon Impression : Joker
Le Joker sort de l’asile d’Arkham, mais il n’est pas content. En son absence, ses amis lascars ont partagé sa part du gâteau et l’ont vendue, pensant qu’il ne reviendrait plus. Mais le Joker est de retour et il est bien décidé à mettre Gotham à feu et à sang, même s’il doit pour ce faire...
Publié il y a 16 mois par Biggy

versus
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Réservé aux fans du Joker sauce Heath Ledger
Centrée sur le pire ennemi de Batman, l'histoire nous dévoile un Joker violent et perfide qui sort de prison, envisageant de reprendre les rênes du milieu.
Si le dessin fin et réaliste sert bien l'ambiance aussi sombre que trash, il n'en est pas moins extrêmement poseur. C'est bien simple, ici le mouvement, on ne connait pas !
Et côté...
Publié le 4 mars 2010 par MilOvni


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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Réservé aux fans du Joker sauce Heath Ledger, 4 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Centrée sur le pire ennemi de Batman, l'histoire nous dévoile un Joker violent et perfide qui sort de prison, envisageant de reprendre les rênes du milieu.
Si le dessin fin et réaliste sert bien l'ambiance aussi sombre que trash, il n'en est pas moins extrêmement poseur. C'est bien simple, ici le mouvement, on ne connait pas !
Et côté scénario, alors ? Et bien, le personnage est présenté comme un serial-killer mégalo nettement moins fun que d'habitude, à la conduite linéaire. Ensuite, malgré quelques passages relativement efficaces, le récit file sans vraiment jamais décoller avec nombre de scènes inutiles.
En conséquence, un comic qui ne plaira pas à tout le monde.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Mon Impression : Joker, 25 août 2013
Par 
Biggy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Le Joker sort de l’asile d’Arkham, mais il n’est pas content. En son absence, ses amis lascars ont partagé sa part du gâteau et l’ont vendue, pensant qu’il ne reviendrait plus. Mais le Joker est de retour et il est bien décidé à mettre Gotham à feu et à sang, même s’il doit pour ce faire affronter de nouveau son ennemi de toujours… Batman !

Ah Joker ! Pas forcément l’histoire la plus emblématique du Joker, ni la plus appréciée, elle reste pour un véritable chef d’œuvre ! Au moment de sa sortie chez Panini en 2009, il a été mon premier achat librairie DC. Enfin, un cadeau offert par ma moitié, connaissant ma passion pour le sinistre clown. Un chef d’œuvre donc. J’ai été marqué tant par la psychologie malsaine que nous narre Azzarello, et l’ambiance sombre, mature et glauque que dessine Lee Bermejo. La couverture donne d’ailleurs le ton !
Joker est un Graphic Novel de Brian Azzarello et Lee Bermejo donc, sorti chez DC Comics en 2008. Cette histoire nous offre une vision plus adulte, plus malsaine encore du génialissime Némésis de Batman.

Le Joker est donc libéré, sans de réelles explications mis à part qu’il a réussi à se faire déclarer « sain », et ses anciens hommes n’osent aller le chercher à la sortie de l’asile. Un petit nouveau va se proposer : Jonny Frost ! Petite frappe ayant déjà fait 5 séjours en prison et qui est bien décidé à devenir une figure du crime à Gotham. Douce utopie, il semble bien trop « normal » pour viser un tel poste. Cependant le feeling semble passer entre lui et le Joker, qui le prend alors dans sa garde rapprochée au même titre que Killer Croc ou encore la très belle Harley Quinn.
Nous avons là des versions différentes pour ces deux méchants. Croc est plus proche de l’humain, genre de chef de gang avec des dents de requin, Harley est quant à elle encore plus sexy que d’habitude en strip-teaseuse dans un pub.

Pub où le Joker va commencer à prendre sa revanche. Avec Monty, ancien employé, qui a profité de l’enfermement du Joker pour se remplir les poches avec son argent. Et la punition va être salée, le pauvre homme va littéralement se faire dépecer par le Joker et Harley avant d’être lâché sur scène. Le Joker envoyant alors un message fort : il est de retour et veut récupérer son territoire !
S’en suivent des casses (pour l’argent) et des meurtres (pour la vengeance) à la pelle. Le Joker réinvestissant son argent auprès du Pingouin afin de faire fructifier tout ça. Mais en son absence un autre méchant a pris le contrôle de Gotham : le chef de la pègre, Harvey Dent !
Le fait que Dent refuse de répondre à ses appels, va mettre le Joker dans une rage folle, sans réelle raison il va nous faire vivre une véritable scène de folie pure et simple, très violente, très malsaine.

Une rencontre entre Dent et Frost plus tard, et le Joker se retrouve face à un nouveau personnage de l’univers de Batou : le Sphinx ! On se retrouve ici avec un trafiquant d’arme boiteux et au look un peu grunge. Puis ils tombent dans un guet-apens orchestré par Dent, et où Frost aura l’occasion de sauver la vie de son patron.
Une guerre totale entre le Joker et Harvey Dent est alors inévitable, et à ce jeu le plus malin c’est toujours le Joker. Et lors de leur rencontre au sommet c’est le clown qui prendra l’avantage sur l’autre. Le Joker est en effet en possession d’informations hautement compromettantes pour Dent, et très dangereuse. Dent se rend et n’aura alors plus qu’une seule option, une seule option pour se sauver lui mais aussi pour empêcher Gotham de terminer à feu et à sang : Batman !

Alors oui, sur le fond on se retrouve avec une histoire assez classique, une simple guerre des gangs dans les bas fonds de Gotham. Mais le véritable génie de ce graphic novel, c’est sans conteste la façon dont Azzarello nous présente sa version du Joker. Une version collant parfaitement à ma vision personnelle du méchant. C’est un fou génial ou un génie en pleine psychose c’est au choix. Il ne voit pas le monde comme nous, il navigue sans barrière, sans frontière, il ne s’interdit rien et s’autorise tout. Cela en fait un personnage atypique, sans pareil, et l’on prend un plaisir malsain à voir où sa folie et sa cruauté le mène. N’ayant aucun tabou, aucun interdit, on se retrouve donc souvent dans des situations extrêmement violentes et malsaines. L’exemple le plus parfait et le plus dérangeant étant la scène où il charcute un couple de personnes âgées dans leur lit avant de s’allonger sur les restes comme si de rien était. Pour lui il n’y a rien de choquant, de gênant, pour nous la scène est terrible !
C’est ce qui fait la force de ce Joker d’Azzarello, il ne se comporte comme personne d’autre, impossible donc d’imaginer ce qu’il va faire. Il n’y a pas de notion de bien ou de mal pour le Joker, tout n’est qu’une question d’envie. Il est imprévisible et instable.

Cette ambiance de folie, cette atmosphère sombre et lugubre doivent aussi beaucoup à Lee Bermejo. Même si son travail est un peu spécial sur Croc ou Nigma, sa représentation du Joker est absolument juste ! Son visage transpire la démence. Et lorsqu’il nous représente un Joker en plein monologue psychotique avec le canon de son arme en bouche, mort de rire, on ne peu s’empêcher de trembler de terreur en regardant les yeux effrayants de paranoïa ! Sa Gotham est sinistre et noir, sans espoir, et son utilisation de la couleur fait ressortir tout ce qui est mauvais. Ses cases magnifiques nous plongent dans un univers oppressant et dérangeant où l’on attend au final qu’une chose : que Batman viennent nous délivrer, viennent nous sauver, viennent simplement nous donner de l’air !

Bref, ce livre tant par son réalisme que sa crédibilité malsaine ne plaira pas à tout le monde c’est certain. Mais si vous êtes fan du Joker, il est un passage obligatoire, Brian Azzarello repoussant les limites du clown, enlevant d’ailleurs toutes les limites et le laissant naviguer en eaux libres. C’est violent et glauque, suffisamment pour ne pas le mettre entre toutes les mains.
Si vous ne connaissiez pas ce graphic novel j’espère vous avoir donné envie de le découvrir, et de réaliser, comme moi, que ce qu’il y a de mieux dans Batman c’est le Joker ! Le mois super-vilains va vous le prouver…
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5.0 étoiles sur 5 Un bon batman, 3 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Pas le meilleur batman, mais étant fan du joker je me le suis procuré. J'aime beaucoup même si le personnage n'est pas assez fou, et semble trop réaliste. Je préfère le joker de the killing joke par exemple.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un petit bijoux, 5 juin 2009
Par 
Christine "CLM Agency" (Ballancourt (91)) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Ce comic est un vrai bijoux avec une histoire prenante du début à la fin, dès que l'on a lu la première page on a pas envie ensuite de s'arrêter de lire, pour ma part je l'ai tellement apprécié que je l'ai lu d'un seul trait. La qualité des dessins est géniale, le Joker est sublimement dessiné et l'action est au rendez-vous du début à la fin. Un bijoux de lecture que je conseille à tous.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Joker : un simple psychopathe, 30 août 2012
Par 
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(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
J'avais bien aimé ce qu'Azzarello et Bermejo avaient fait de Lex Luthor dans Lex Luthor, homme d'acier et c'est donc avec impatience que je me suis plongé dans la découverte de leur vision du Joker.

L'histoire commence Jonny Frost qui hérite de la tâche peu enviable d'aller chercher le Joker à sa sortie de l'asile d'Arkham. L'histoire est racontée avec son point de vue de chauffeur (et un peu plus) du Joker. Ce dernier a été libéré d'Arkham pour des motifs qui resteront inconnus et ce tome le suit en train de reconquérir la place qui est la sienne dans la pègre de Gotham. Il va ainsi reprendre contact avec Harley Quinn, Killer Croc, le Penguin et Two-face, avant de devoir faire face à Batman en toute fin de volume.

Brian Azzarello a pris le parti de dépeindre le Joker comme un criminel fou qui évolue au sein de la pègre pour reprendre ce qui lui appartenait. Les actions du Joker se partagent donc entre des machinations pour prendre le dessus sur les personnes qu'il conçoit comme des obstacles et les actions qu'il entreprend soit pour intimider les uns et les autres, soit simplement soit l'impulsion d'un moment de folie. Azzarello évacue donc toutes les références qui pourraient faire penser à une histoire de superhéros pour préférer tous les codes du polar tendance voyou urbain. Bien sûr tous les crimes sont atroces, les exécutions sadiques et sanglantes, les actes de folie meurtrière dérangeants et gratuits. Le point de vue du chauffeur permet de percevoir à la fois l'aspect malsain et l'aspect maladie mentale du personnage principal. Mais passé les premiers instants de choc, le scénario reste en panne faute de Batman, faute de vraie folie obsessionnelle, faute de philosophie réellement nihiliste, faute d'une fin intéressante, faute de superhéros.

Tous les personnages ont été sacrifiés au nom du réalisme et de la crédibilité. Le Penguin est devenu un comptable de la pègre, Killer Croc n'est plus qu'un rappeur dopé aux amphétamines et à la gonflette, Two-Face est affligé d'un dédoublement de la personnalité qui le rend pitoyable, Riddler est un infirme qui vend des informations et Harley Quinn n'est plus qu'une stripteaseuse surdouée.

Les illustrations de Bermejo sont travaillées et illustrent parfaitement le parti pris d'Azzarello. Le rictus du Joker est une horrible cicatrice, les crimes sadiques sont révoltants, le joker n'est plus qu'un petit criminel sadique très humain et pathétique. Le travail de mise en couleur est exceptionnel : on jurerait que Bermejo a peint lui-même ses planches.

Au final cette histoire est victime du talent de ses auteurs : ils ont trop bien réussi à dépeindre le Joker comme un simple criminel au sadisme imprévisible. Toute la mystique du personnage s'est envolée, il n'a plus rien de surnaturel, il n'est plus surréel, il est juste humain, vicieux et ordinaire. Si vous voulez lire une bonne histoire du Joker (violente et sadique), je vous recommande plutôt Killing Joke qui est bien plus dérangeant et qui joue avec les codes des superhéros au lieu de les ignorer. Si vous voulez lire une bonne histoire de criminels urbains, je vous recommande la série de Brubaker et Philips qui commence par Lâche !.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Wahou!!!, 31 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Certains ici se sont plaint de la lenteur, mais c'est faux! L'histoire est juste calme, mais très bien narrée!
De plus ce qu'il faut savoir c'est que ce n'est que le tome I. Ainsi il devrait y avoir une suite qui débutera très vite dans le vif du sujet!
L'oeuvre est centrée sur Joker et Batou n'est qu'un personnage secondaire, c'est très intéressant de vivre ça dans ce sens!
Le Joker est le même que dans le film de Nolan "the dark knight".
Seule chose étrange on passe de cases au dessin BD magnifique et juste à coté à d'autres au dessin tellement beau et à l'encrage tellement réaliste qu'on dirait des photos! Alors pourquoi cette irrégularité? Je ne sais pas mais ce n'est pas gênant.

Alors une chose à retenir chers amis fan de l'univers Batman: J'AI HESITE A ACHETER CET ALBUM A CAUSE DE CERTAINS COMMENTAIRE ICI§ MAIS APRES M'ETRE LANCE JE ME RENDS COMPTE QUE C'EST L'UNE DES MEILLEURES QUE JE N'EST JAMAIS LU!!!! ALORS FONCEZ!!!!

Et vivement le tome II !!!!
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la référence de Nolan pour son Dark Knight ?, 22 août 2009
Par 
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Un comics sombre encré dans la réalité ou chaque personnage est plongé dans le vice, le joker en tête.On suit alors l'ascension d'une petite frappe au près du joker mais comme tout le monde semble le savoir sauf lui,s'allier au joker est un jeu dangereux....
à lire !
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3 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Tout simplement sublime !, 27 avril 2009
Par 
B. Denis (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
Je rejoins le commentaire précédent à savoir que ce tome 1 est quasi indispensable pour les fans du Dark Knight récents ou de longue date (comme moi). Un pur chef d'oeuvre graphique avec un scénario tout aussi brillant. Bref un beau petit bijoux à ranger juste à côté du Dark Knight de Miller ou encore de l'indispensable Killing Joke d'Alan Moore. Un coup de maître. Petit bémol n'ayant aucun rapport avec le livre en lui même, concernant les tirages de Panini Comics France qui ne sont toujours pas à la hauteur. Seulement 3000 exemplaires pour ce tirage, d'où une rupture totale forcément très rapide pour un titre d'une telle envergure. Même si il semble que l'éditeur travail actuellement pour amélioré ce point (en partenariat avec Hachette), il serait temps pour tout les amateurs de comics en France; et ils sont de plus en plus nombreux !
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 jouissif!!!, 30 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
j'ai reçu une très grosse claque d'ailleurs la plus grande en lisant ce comic; le dessin est d'une grande maîtrise et le scénario est excellement bien mené. Cette BD est un électro-choc dont on ne ressort pas indemne. C'est pour moi la meilleure oeuvre qu'il m'est arrivé de lire c'est vous dire tellement c'est bon!!!
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1 internaute sur 4 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le Joker est libre, 17 mai 2011
Par 
Winter "Just A Word" (Valenciennes, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Best Of - Batman : Joker, Tome 1 (Broché)
La rumeur parcourt Gotham. Tous les criminels craignent son retour. Depuis qu'il a atterri à l'asile d'Arkham, la ville a changé. Il n'y a plus de respect. Mais Jonny Frost sait que la libération qui arrive à grand pas apporte avec elle son lot d'opportunités. Et il est bien décidé à saisir sa chance. Celui qui s'avance entre les grilles de l'asile porte un nom que personne n'a oublié. Le temps est venu pour le Joker de reprendre les rênes de Gotham City.

En pleine renaissance du mythe de l'homme chauve-souris par l'entremise du grand écran et du Dark Knight de Christopher Nolan, deux artistes en ont profité pour revenir sur le méchant emblématique de Gotham : le Joker. Pour cette lourde tâche, nous retrouvons l'excellentissime Brian Azzarello au scénario, que l'on connaît avant tout pour sa série 100 Bullets ou pour son superbe run pour Hellblazer. Habitué de la noirceur, l'américain trouve là un sujet à sa hauteur. En prenant Lee Bermejo pour mettre son histoire en images, les deux compères se retrouvent après leur collaboration sur un autre méchant culte, Lex Luthor. Malgré tout, la tâche semble ardue, surtout lorsque l'on sait que la dernière grande peinture du Joker fut réalisée par Alan Moore lui-même dans The Killing Joke. Et pourtant...

Ce qui sautera aux yeux de n'importe quel lecteur à propos de ce Joker, c'est d'abord son esthétique. Lee Bermejo accomplit un travail hallucinant avec une profondeur du trait et un style sec des plus délicieux. Même s'il n'est pas très connu en France, l'américain mérite toutes les éloges et donne au comics un visuel flirtant avec la perfection. Mais c'est aussi la façon de représenter et de concevoir les personnages qui impressionne. Visiblement influencés par l'œuvre de Nolan au cinéma dans sa vision réaliste du Batman, Azzarello et Bermejo font des protagonistes de l'histoire des individus bien plus en phase avec la réalité. A commencer naturellement par le Joker qui ressemble à s'y méprendre à celui de The Dark Knight, une apparence de gangster au faciès malsain et glauque, plus du tout sujet à la rigolade. Mais ce n'est pas tout puisque les autres adversaires du chevalier noir sont englobés dans la démarche des auteurs : Croc devient un molosse à la peau mate et amateur de viande fraîche, Le sphinx porte des lunettes de soleil et laisse une veste béante nous dévoiler des tatouages, le pingouin s'affiche comme un homme d'affaires qui trempe dans tous les business louches et Harley Quinn passe d'infirmière à strip-teaseuse. Le résultat de cette refonte totale s'avère formidable et rend plus que jamais honneur à cette galerie de "super-vilains". Finies les plaisanteries, Azzarello annonce la couleur, son histoire sera froide, dure, méchamment réaliste et surtout sans concession. Pour notre plus grand plaisir.

Le récit du Joker raconte comment celui-ci découvre Gotham - SA ville - reprise en main par un autre ténor du crime. Forcément irrité par la situation, il va alors reprendre le contrôle de ce qui lui revient de droit. Mais Azzarello choisit de nous compter l'histoire du côté du Joker et non par les yeux du Joker. La très bonne idée de l'américain consiste à placer un second couteau inconnu jusqu'alors en tant que narrateur principal. Jonny Frost renvoie immédiatement aux films de gangsters qui voient un jeune premier s'élever vers un poste influent. Excepté qu'ici, il ne peut jamais prétendre devenir le grand patron car au-dessus de lui se trouve l'écrasante figure du Joker. Ainsi, Brian Azzarello évite le piège de prétendre incarner le clown psychopathe. Mieux, cela permet de le magnifier mais aussi de plancher sur un parallèle entre l'évolution de Frost au cours du récit et l'état actuel du Joker. Ainsi, on cerne mieux les rouages qui sont à l'œuvre dans la tête du malade mental, sans véritablement pénétrer son point de vue. Cette subtile nuance dans l'approche donne tout son intérêt au comics... ou presque, car ce serait oublier le principal intéressé.

On ne peut bien entendu pas parler de ce comics book sans dire un mot du Joker. La description entrevue par les yeux de Jonny Frost rapproche énormément la version d'Azzarello de celle de Nolan. Nous avons à faire à un individu qui n'aime ni le pouvoir, ni le contrôle... mais simplement le désordre, il aime faire ce qui lui passe par la tête. Au fur et à mesure du récit, le lecteur s'aperçoit vite que Brian Azzarello s'emploie à décrire un personnage véritablement irrationnel et qui n'agit que sur des impulsions tour à tour géniales ou meurtrières. On notera d'ailleurs l'extrême violence du livre qui sied fort bien à la vision de l'univers de Gotham. Nous voici devant un ton résolument adulte et mature. Pourtant, et c'est surement là un autre point de génie de l'américain, le Joker nous apparait tel qu'il est aux yeux de Jonny Frost : un individu extrêmement charismatique et profondément fascinant. Joker s'affirme comme la plus belle déclaration "d'amour" envers le personnage. Après tout, qui n'a jamais été captivé par ses frasques ?

Terminons sur un point essentiel pour un comics tiré de l'univers du justicier de Gotham, le Batman. Bien que le récit se concentre sur le Joker, Azzarello n'en oublie jamais son ennemi juré. A chaque page ou presque, le lecteur attentif devinera plus qu'il ne verra la présence du héros masqué. Une ombre par-ci, une mention par-là... Batman étend son ombre sur le périple du Joker jusqu'à l'ultime et inévitable affrontement car une fois de plus, et comme nombre l'ont déjà démontré auparavant, il apparait que le Joker et Batman sont inextricablement liés, l'un ne pouvant aller sans l'autre. A l'arrivée, l'homme chauve-souris est perçu d'une manière des plus originales, puisque nous le voyons par les yeux de son pire ennemi. Pour le coup, c'est un plaisir qu'on ne saurait se refuser.

Une excellente surprise, voilà ce qu'est Joker. Avec ce duo de surdoués que forment Brian Azzarello et Lee Bermejo, le comics centré sur la Némésis du Batman parvient à accomplir une chose que l'on pensait impossible : égaler The Killing Joke et offrir au Joker son livre le plus marquant. Quel meilleur compliment lui faire que celui-ci ?
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