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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Qui garde les Armes ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
Dans une Amérique très proche de la nôtre, où les Etats-Unis ont envahi l'Irak et où le 11 septembre a bien eu lieu, John Horus vient de tuer les membres du gouvernement. Il est le plus puissant de ceux que l'on nomme les Armes - il y en a sept au total - des humains améliorés par diverses technologies et qui, de ce fait, sont devenus des super héros. Selon lui, le gouvernement américain doit être repensé, des élections libres organisées. Les autres armes doivent alors choisir comment réagir et notamment Tom Noir, un superhéros à la retraite depuis qu'il a perdu sa jambe. Le sort des Etats-Unis va se décider dans le feu des combats.On connaît très bien Warren Ellis pour son formidable et monumental Transmetropolitan mais on le connaît moins bien pour d'autres parutions comme Océan, No Hero ou encore Black Summer. C'est ce dernier que Milady offre au marché français, un comics irrévérencieux et politiquement incorrect comme sait si bien le faire Ellis. Pour cet opus, c'est l'espagnol Juan Jose Ryp qui se charge de mettre en images les dernières frasques de l'américain. Un volume qui n'est d'ailleurs pas sans renvoyer au fameux Watchmen, comme le rappelle la quatrième de couverture. Voyons voir si cela se justifie à la lecture. Si les Watchmen étaient plus des vigilantes que des superhéros, le groupe des Armes n'est assurément pas du même calibre. Nous nous trouvons en présence de véritables machines de guerre capables d'éliminer des divisions entières grâce à leurs améliorations en tout genre. Cependant, ce sont les idées de contestation du pouvoir et de l'incapacité du gouvernement à assurer la sécurité de ses citoyens qui se placent au centre du comics. Warren Ellis, d'origine anglaise et aujourd'hui aux États-Unis, semble avoir du mal avec la politique américaine récente et cela se ressent. Il profite de Black Summer pour fustiger le gouvernement américain, le 11 septembre et surtout la guerre en Irak. Avant de dresser un portrait au vitriol, Ellis ne peut s'empêcher d'exécuter le président Bush et tous ses acolytes. Une sacrée prise de risques mais tellement jouissive. Le problème d'Ellis ici, et contrairement à Transmetropolitan, c'est que le message qu'il passe s'avère très loin de la subtilité d'un ouvrage comme Watchmen. L'auteur vient avec un message simple et le démontre par quelques arguments tout en déroulant son histoire boostée à l'adrénaline. On regrette cet emportement mais le résultat ne doit pourtant pas faire honte à son auteur car formant un tout cohérent, subversif et jamais dispensable. L'autre reproche que l'on peut faire à l'oeuvre, c'est le manque de développement de personnages qui, pourtant, ont tout l'air d'être très intéressants. Encore une fois, Black Summer s'affiche et se revendique comme un comics d'action bourré de testostérone et vitaminé à bloc. De ce côté, Ellis remplit parfaitement son contrat et l'amateur de gunfights et d'affrontements musclés en aura pour son argent. Le dessin de Juan Jose Ryp se révèle à la hauteur, bien qu'un peu trop brouillon en multipliant les effets et les détails qui noient un poil les scènes de combats. Le tout est saupoudré de couleurs vives et particulièrement seyantes au comics. L'histoire en elle-même vaut véritablement le détour, tout en nihilisme et en questionnement sur la responsabilité du pouvoir. En plus, Warren se permet de parler d'un élément assez peu énoncé de nos jours et pourtant très inquiétant, les entreprises de guerre privées dont seul un certain Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots a parlé assez brillamment. Bref, si Black Summer ne peut prétendre à toucher la grâce de Watchmen,il peut néanmoins s'affirmer comme une excellente publication et lecture, dans la droite lignée déjantée et subversive à laquelle nous a habitué Warren Ellis avec Transmetropolitan. Comics impertinent et haut en couleurs, Black Summer nous fournit une guerre rangée de surhommes des plus subversives. Warren Ellis affiche dans ce contexte un talent toujours égal et permet à cet opus de se hisser au rang de lecture recommandable. Porté par le dessin un peu brouillon de Juan Jose Ryp, ce manifeste anti-guerre d'Irak ne s'arrête pas qu'à des considérations guerrières et apporte quelques savoureuses tranches de réflexions politiques. Sans pour autant en atteindre la subtilité de propos et la profondeur des personnages, ce Black Summer s'affirme comme un descendant des Watchmens, avec tout le bon que cela peut comporter. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Défouloir monstrueux, réflexion embryonnaire,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
Ce tome comprend une histoire complète initialement parue en 8 épisodes (de 0 à 7) en 2007/2008. Elle s'inscrit dans une trilogie thématique sur les superhéros par Warren Ellis : (1) Black Summer, (2) No Hero et (3) Supergod.Tom Noir, un homme unijambiste (il a un moignon au niveau du genou gauche), se regarde dans la glace. Puis il se dirige vers son fauteuil dans une pièce dont le ménage n'a pas été fait depuis des semaines, pour se coller devant la télé. CNN diffuse une émission en direct dans laquelle apparaît John Horus (un superhéros revêtu d'un costume blanc maculé de sang avec des sphères technologiques lévitant autour de lui) annonce qu'il vient d'assassiner le président des États-Unis, plusieurs de ses conseillers et quelques membres de la sécurité qui ont essayé de s'interposer. Il explique que le président avait abusé de la confiance des électeurs en cautionnant une guerre en Irak, l'emploi de généraux par des entreprises privées de sécurité, etc. Après le choc de cette émission, Tom Noir répond à un coup de sonnette. Il se trouve face à face avec Frank Blacksmith qui vient lui annoncer qu'il a amené un garde du corps avec lui pour exécuter Tom. Dès la couverture et les premières pages, le lecteur découvre des illustrations regorgeant d'informations, exigeant une attention de lecture soutenue. Juan Jose Ryp est un obsédé du détail et il accorde la même attention aux éléments de premier plan, qu'à ceux de second ou d'arrière plan. Il ne hiérarchise par l'information visuelle, il reste le plus fidèle possible à tous les détails, comme s'il prenait des clichés au fur et à mesure de chaque séquence. C'est ainsi que dans la salle de bain le lecteur peut contempler les 2 tuyaux d'arrivée d'eau sous le lavabo, le siphon avec sa partie démontable, l'eau qui fuit, le seau placé en dessous pour récupérer l'eau, etc. Ces éléments sont au même niveau de valeur visuelle que Tom Noir se contemplant dans la glace en premier plan. Ryp respecte bien sûr les règles fondamentales de la perspective, mais il ne guide pas l'oeil du lecteur, il le laisse trier la masse d'informations visuelles. Ce procédé atteint son apogée lors des scènes de carnage, avec moult destructions et débris. Il ne manque pas un morceau de maçonnerie, pas une canalisation éventrée, pas un fer à béton, pas un bout de bidoche. À partir des fragments de maçonnerie disséminés dans la page, le lecteur peut même reconstituer la forme du mur, il ne manque ni un morceau, ni la logique de répartition des débris après le souffle de l'explosion. Pour augmenter le niveau de violence, Ryp n'hésite pas à parsemer les cases de giclées d'hémoglobine. Ce mode de narration graphique présente un gros avantage : le lecteur peut s'immerger dans chaque endroit, au coeur de chaque action, dans chaque explosion de superpouvoir. La contrepartie réside dans le temps de lecture, la concentration nécessaire au déchiffrage, par rapport à des dessins classique où l'artiste guide le lecteur dans la lecture. C'est un style qui évoque celui de Geoff Darrow dans Hard Boiled et Big Guy. Ryp dessine des visages moins peaufinés que ne le fait Darrow. Il a une tendance à abuser des individus qui sont en train de serrer les dents, elles mêmes découvertes dans un rictus qui fait s'entrouvrir les lèvres. Dans ce récit, Warren Ellis part du postulat que très récemment une bande d'étudiants, aidés par une agence gouvernementale, a réussi à augmenter les capacités de 7 individus rassemblés dans une équipe baptisée Seven Guns : Kathryn Artemis, John Horus, Tom Noir, Zoe Jump, Angel One, Dominic Atlas Hyde, Laura Torch. John Horus a fini par estimer que les élus américains, à commencer par le président, avaient trahi le peuple et qu'il est temps de redonner sa chance à ce dernier. Il s'en suit des destructions gigantesques au fur et à mesure que John Horus canalise les actions militaires menées contre lui, qu'il se retrouve face aux anciens membres des Seven Guns et que ces derniers sont soupçonnés de collusion avec lui. À partir de cette illustration de la maxime de Lord Emerich Acton (le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument), Ellis s'intéresse à la fois au niveau de destruction des affrontements, et à l'idéologie sommaire de ces superhéros. De ce fait, l'histoire reste avant tout un récit d'action, avec quelques points de vue politiques primaires justifiant les affrontements. Ellis mêle un peu de rébellion, avec un soupçon de paranoïa (rien d'exagéré) et la question de la représentation du peuple. Mais ces considérations restent au second plan. Au fur et à mesure, Ellis s'attache surtout à montrer que chaque individu agit pour ses motivations propres et que le concept d'intérêt commun n'est finalement qu'un prétexte pour les uns et les autres. Sous réserve d'apprécier le style graphique très dense, cette histoire propose un gros défouloir avec un niveau de violence élevé et quelques amorces de réflexion. Avec ces dernières, Warren Ellis met l'eau à la bouche de ses lecteurs, en faisant miroiter ce qu'aurait pu être une vraie réflexion sur le sujet. Mais ici, son intention d'auteur est de montrer que ces superpouvoirs ne peuvent pas coexister avec une humanité traditionnelle et que leur utilisation sans éducation politique de leurs détenteurs ne peut conduire qu'au désastre. En tant que défouloir cathartique, cette histoire mérite 5 étoiles ; en tant que récit de réflexion elle n'en mérite que 4. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
DIRECT,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
ce Black Summer bouscule d'entrée tous les poncifs du genre, et grâce à Warren Ellis et sa scénarisation jusqu'auboutiste, offre un déroulement jubilatoire.Ca commence avec l'un des "super héros" (dénommés "armes") qui dégomme à mains nues le président des USA, oui, celui-là même qui a foutu la m.... dans le monde, et va l'annoncer au monde en direct de la maison blanche, les bras encore dégoulinants d'hémoglobine. Choc. Derrière, s'ensuit une bataille rangée entre les 6 autres "armes", qui ne sont autres que des super guerriers aux implémentations physiques ultra puissantes, générées par la même CIA qui cherche à les supprimer désormais. Violent, sans concession, hyper recherché techniquement et profondément original, cet ovni dans l'univers des super héros est de plus servi par le dessin de Ryp, dont on a l'impression immédiate qu'il est le disciple le plus fervent de Geoff Darrow : on retrouve les infimes détails par centaines dans chaque page et quasiment le même trait... étonnant ! Bref, à conseiller chaudement, car une fois de plus, Ellis va jusqu'au bout... ça défoule ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
A lire absolument,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
Excellent opus de Mr Ellis sur le thème du super héro qui pète les plombs.Le dessin de Ryp est aussi très bon. D'ailleurs sur certaines planches, on peut voir de petits easter eggs comme une tête de Shrek ou encore bob l'éponge :) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Un bon Warren Ellis,
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
Le premier de la série ( Black summer, No hero, supergod ). pas le meilleur des trois mais quand même très bon.
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3 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
beau mais sans intérêt,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
des dessins très fouillés, parfois impressionnant et parfois mauvais ( des visages grotesques ou qui changent d'une case à l'autre). c'est surtout le scénartio qui pêche car se voulant choquant, il est surtout écoeurant de sang et démembrements en tout genre, très souvent injustifiés.acheter et même pas lu jusqu au bout, à force de ne rien comprendre et de m'y ennuyer, je l ai revendu. Bof bof.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 5 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
surestimé,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Black Summer (Broché)
Le dessin est certes très bon mais les dialogues sont parfois pompeux; c'est gore comme j'aime mais pas moyen d'accrocher et pourtant je l'ai lu deux fois.
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Black Summer de Juan José Ryp (Broché - 13 novembre 2009)
EUR 14,44
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