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5.0 étoiles sur 5 Un excellent polar dans une uchronie steampunk
Ce tome fait suite à Grandville qu'il vaut mieux avoir lu avant.

L'histoire commence avec l'évasion d'Edward Mastock de la prison dans laquelle il était détenu, le jour de son exécution. À Londres, Roderick Ratiz rend visite à Archie Lebrock qui est en arrêt maladie depuis 3 semaines. Il le retrouve dans son...
Publié le 19 mai 2011 par Présence

versus
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Grandville mais grands raccourcis aussi !
Après le superbe commentaire de Présence , je ne reviendrais pas en détail sur la qualité de cet album. Superbement illustré , Grandville est un modèle esthetique attentif au moindre détail . Le lecteur peut compter le nombre de balles restantes dans un revolver , decrypter le fonctionnement des machines dessinées ,...
Publié le 19 août 2011 par Bruce Tringale


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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un excellent polar dans une uchronie steampunk, 19 mai 2011
Par 
Présence - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandville, Tome 2: Grandville mon amour (Relié)
Ce tome fait suite à Grandville qu'il vaut mieux avoir lu avant.

L'histoire commence avec l'évasion d'Edward Mastock de la prison dans laquelle il était détenu, le jour de son exécution. À Londres, Roderick Ratiz rend visite à Archie Lebrock qui est en arrêt maladie depuis 3 semaines. Il le retrouve dans son salon sous l'emprise de l'alcool, dans un capharnaüm généré lors d'un accès de colère. En bon second, Ratiz entreprend de secouer les puces de son patron, il fait le ménage et il le provoque aux échecs pour le ramener à un semblant de réalité. Puis il lui annonce la nouvelle de l'évasion de Mastock que Lebrock avait arrêté dans le tome précédent. Ce dernier se rend dans le bureau du brigadier Bélier (son supérieur) où il apprend que l'enquête a été confiée à un autre que lui en son absence et que d'autres tâches l'attendent. Il décide donc d'agir officieusement pour retrouver ce dangereux terroriste et le capturer à nouveau. Son enquête l'emmène à Grandville où il se rend sur les lieux de meurtres de prostituées perpétrés par Mastock. Rapidement, ses découvertes l'entraînent dans le monde de la politique, le ramène à la mort de son propre père et la prise d'indépendance de l'Angleterre vis-à-vis de l'empire français.

Après la lecture de Grandville, je n'avais qu'une seule envie : c'est pouvoir retourner dans ce monde. Mais après une telle réussite, tenter un retour est toujours risqué pour l'auteur. Pour le créateur, 2 possibilités existent : refaire la même chose en plus fort, ou développer sa série dans une nouvelle direction. Bryan Talbot reprend le même mélange d'ingrédients en affinant leur distillation. Le détective inspecteur Lebrock reste un blaireau d'action (l'animal anthropomorphe, pas le trait de caractère), mais il a gagné en psychologie. Il utilise à niveau égal sa force et son intelligence. Talbot rend hommage aux suites logiques d'analyse et de déduction qui permettent de trouver le fil conducteur au milieu d'événements atroces. Il dose savamment les intuitions intelligentes et les erreurs de logique pour que Lebrock et Ratiz méritent leur grade de détective, sans que leur sagacité relève du surnaturel. Talbot ne se contente pas de rendre hommage au chevalier Dupin, à Sherlock et à leurs descendants, il insère également des composantes politiques crédibles. En fait, il réussit à jouer à la fois sur le tableau de l'uchronie (il faut avoir lu le premier tome pour comprendre car il ne réexplique pas la situation), et à la fois sur le tableau de notre actualité telle que la gestation des terroristes et le cercle sans fin de la violence qui engendre la violence (page 51). Coté action, Talbot joue également sur 2 tableaux. Il construit des scènes très premier degré évoquant l'innocence relative des romans d'action pour jeunes mâles du dix-neuvième siècle : tout est dans le plaisir de l'action, du mouvement, de la testostérone. Le méchant tombe sous les coups du héros, puis il revient frapper par derrière comme le sale traître qu'il est. Le héros doit son salut grâce à des artifices de romans pour jeunes adultes tels qu'une cotte de maille portée sous les vêtements. Et d'un autre coté, le héros utilise la même violence sadique, avec un code moral assez élastique. Lebrock n'est pas Tintin : il dispose d'une musculature impressionnante, d'une grande maîtrise des armes et il est décidé à exterminer Mastock. Il souhaite la mort du criminel. Talbot inscrit son récit également dans les polars noirs et politisés. La relation entre Lebrock et Billie oscille, elle aussi, entre l'amour platonique des héros de la jeune adolescence et l'amour tarifé des romans policiers pour adultes.

Cette fois encore, Bryan Talbot a tout fait tout seul (à part la mise en couleurs de 3 pages). Premier moment de plaisir : la prise en main de cette bande dessinée qui est de format européen (et non comics), avec une couverture cartonnée rigide toilée. Ensuite vient un motif qui s'étale sur 2 pages reposant sur un croisement improbable de roue dentelée et de papier peint du début du siècle. Du coup quand le lecteur arrive à la première page de l'histoire, il est déjà dans l'atmosphère steampunk du récit. Talbot reprend donc le dispositif d'animaux anthropomorphiques qui donnent une identité visuelle très forte aux personnages. Non seulement les personnages principaux deviennent inoubliables, mais en plus il glisse quelques trouvailles telle la mère maquerelle sur la base d'un hippopotame (évident après coup), ou le chien avec les babines retroussées qui conduit l'interrogatoire d'un suspect. En plus il continue d'insérer quelques références sympathiques telles que le Gaston de Franquin et le Lucien de Margerin en hommes de main. Mais le lecteur croise aussi au fil des pages Donald Duck ou un humain en costume de Marsupilami (page 33). Talbot accorde une grande attention à l'exactitude de ses décors en insérant quelques éléments d'époque (la réclame pour la "Vache qui rit" page 24), sans être ostentatoire. Talbot gère son récit de manière à ce que les scènes d'action laissent la plus grande place possible à l'image. Il a recours à l'infographie pour insérer un motif de papier peint ici ou là, toujours en prenant soin que ces petits plus augmentent la richesse de l'illustration, sans prendre le premier plan. L'utilisation d'animaux anthropomorphes ne se limite pas à donner des têtes bizarres aux personnages, il met à profit ces caractéristiques pour intensifier les expressions des visages et augmenter l'effet de certains accessoires (Billie qui est muselée au lieu d'être bâillonnée).

J'ai trouvé cette suite encore meilleure que le premier tome (alors qu'il n'y a plus l'effet de surprise). Le scénario est plus dense, les personnages sont mieux développés sur le plan psychologique (Ratiz dépasse largement la caricature de faire valoir du héros), les situations sont plus complexes. Les illustrations emmènent le lecteur dans ce monde étrange d'animaux parlant et marchant comme des hommes et de science rétro-futuriste, en rendant le tout plausible à défaut d'être réel. Ce récit constitue un divertissement raffiné et de choix, avec quelques moments plus profonds.
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3.0 étoiles sur 5 Grandville mais grands raccourcis aussi !, 19 août 2011
Par 
Bruce Tringale (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandville, Tome 2: Grandville mon amour (Relié)
Après le superbe commentaire de Présence , je ne reviendrais pas en détail sur la qualité de cet album. Superbement illustré , Grandville est un modèle esthetique attentif au moindre détail . Le lecteur peut compter le nombre de balles restantes dans un revolver , decrypter le fonctionnement des machines dessinées , apprecier les nombreux clin d'oeils ( Gaston , Lucien , ainsi que Rimbaud et Verlaine peints par Fantin Latour) . Talbot pastiche également agréablement Frank Miller dans la scène anthologique où Daredevil laisse tomber Bullseye dans Daredevil Visionaries: Frank Miller. Les Inrocks qui se sont pris de passion pour l'objet n' y auront peut -être vu que du feu , les comics étant le comble de la vulgarité pour ces gens là . Rappelons tout de même que Talbot en vient du comics et que Miller en est l'Hergé .
Bref de l'humour , du rythme , de belles bastons , j'ai cependant du mal à suivre Talbot sur le scénario.
Celui-ci est coherent , riche en suspense , mais je trouve que Talbot ne maitrise pas ( pour l'instant ) les codes policiers . Lebrock a de bonnes intuitions . Mais chez Talbot , il n' y pas de tatonnements , de fausses pistes , d'hésitation . Et surtout , presque jamais de preuves ! Et c'est bien ce que je repproche à Talbot , c'est qu'à force du faire du name dropping , il multiplie les raccourcis : Lebrock déduit la culpabilité de Bélier sans aucun fait concret ! Ca tombe bien il est coupable ! Talbot pastiche les formidables fulgurance de Holmes à un détail près : Sherlock était en observation avec son environnement , les indices trouvés étaient mis en corrélation avec une époque , une saison , une marque de cigarette . Lebrock n'explique jamais ces intuitions , il fonce d'un point A à un point B armé d'une logique superficielle .
La série souffre également du syndromme 24 . Dans cette série , Jack Bauer partait d'un attentat pour remonter toujours à un président qu'il destituait . En deux épisode de Grandville , Lebrock fait tomber un empereur et un président . C'est un peu trop . Un ministre eut suffit .
Les conditions de l'evasion de Mastock restent confuse : avec la complicité d'un ministre , on lui a fait avaler une arme . Alors que Talbot detaille les conditions de son incarceration , comment a t'il fait pour ramasser cette arme dans ses selles sous le regard des gardiens ? Comment a t'il fait pour trancher une camisole de l'interieur sans liberté de mouvement ?
Enfin , un peu comme Marv dans Sin city t1, Lebrock nourrit un fort sentiment de culpabilité envers une femme décédée qu'il n' a pas pu protéger. Il s'éprend alors d'une prostituée qui lui ressemble . Pourquoi pas ? Sauf que la relation entre Sarah et Lebrock a été trop survolée dans le premier tome pour que l'on croit aux sentiments du policier . Le deuil de Sarah est pour moi un pretexte pour Talbot pour insatller un poil de psychologie absent du premier tome et encore une fois un pastiche des catastrophes de Sherlock Holmes peut déclencher dans sa chambre .
Au final mes sentiments sont mitigés sur cette série .On y trouve une ambiance unique , un ton , mais des approximations lié au fait qu' à force de parodier , Talbot , si pointilleux sur le detail de ses planches , prend de grande largesse avec son scénario.
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5.0 étoiles sur 5 Du stemapunk et du meilleur, 11 mars 2012
Par 
Voltaire - Voir tous mes commentaires
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Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandville, Tome 2: Grandville mon amour (Relié)
Bryan Talbot est un auteur british qui s'était fait connaître avec une série post-apocalyptique solide bien que sans génie. Cette série-ci est toute autre. C'est une uchronie située dans la Perfide Albion autrefois vaincue par les troupes de Napoléon. Deuxième originalité, il s'agit d'une série animalière.
Qui plus est l'auteur tire un coup de chapeau au dessinateur français du 19ème siècle, Grandville, puisqu'il en fait le titre de la série même si le héros, un putois, s'appelle Lebrock (Le broc'h veut dire Putois en celte). Talbot joue sur les codes holmesiens et nous offre une aventure style Belle Epoque steam punk du meilleur aloi.
Vivement le 3ème album qui entame une nouvelle saga et qui s'intitulera La Bête Noire. Malheureusement, il faudra encore attendre car la version originale n'est pas encore achevée.
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5.0 étoiles sur 5 GRANDVILLE LA SUITE, 5 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandville, Tome 2: Grandville mon amour (Relié)
Un deuxième OPUS qui poursuit et clos le premier tome. Lebrock se révèle plus sombre et montre des failles dans son armure de super héro. Cela renforce sa densité et sa présence dans le récit.
FORMIDABLE !!!
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5.0 étoiles sur 5 !!!!!, 1 juillet 2011
Par 
Frederi© Fontes "4decouv" (Région Parisienne) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Grandville, Tome 2: Grandville mon amour (Relié)
Lu ce tome 2. C'est toujours autant un plaisir que d'en découvrir un peu plus sur cet univers. La résolution de l'intrigue est peut être un chouilla prévisible mais Talbot réalise de superbes planches. Seul bémol : les couleurs dont je ne suis pas super fan et qui alourdissent le coup de crayon plutôt élégant de l'auteur (surtout quand je vois les crayonnés à la fin de l'album).
Je vais certainement tacher de me procurer d'autres œuvres de Talbot, je suis fan !

Frédéric Fontès
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Grandville, Tome 2: Grandville mon amour
Grandville, Tome 2: Grandville mon amour de Bryan Talbot (Relié - 19 mai 2011)
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