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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un passé oppressant!, 18 novembre 2013
Par 
Biggy - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
A Lovecraft, les enfants Locke n’ont jamais été aussi près des ténèbres. Tyler et Kinsey n’imaginent pas un seul instant que Lucas « Dodge » Caravaggio est revenu d’entre les morts pour s’emparer du corps de leur petit frère. Grâce à la clé Oméga, Dodge sera bientôt en mesure d’ouvrir la Porte Noire et de libérer les démons aux pouvoirs hypnotiques qui se tapissent derrière.
Depuis des siècles, le destin semble s’acharner sir la famille Locke. Mais Tyler et Kinsey détiennent eux aussi une arme redoutable : la clé du Temps. Sauront-ils contrer leur Nemesis et renverser le cours de l’Histoire ?

Et oui Lucas n’est pas mort, il a décidé de mettre les bouchées doubles pour trouver la clé Oméga en s’emparant du corps de Bode mais en laissant le sien à Sam Lesser. C’est donc ce « pauvre » Sam qui meurt une deuxième fois sous les coups de patins à glace de Kinsey, heureusement pour elle qu’elle ne ressent plus la peur ou la tristesse car elle y est allé franco. Quelles sinistres actions Lucas prépare-t-il encore ? Jusqu’où est-il prêt à aller ? On va découvrir dans son passé, qu’il ne se fixe en fait aucune limite…

Il y a, certes, moins de nouvelles clés dans ce volume que dans le précédent (d’ailleurs il n’y en a qu’une seule nouvelle) mais quelle clé !! La clé du Temps, voilà une clé intéressante. Une clé qui répond à bon nombre de questions ! Beaucoup d’interrogations sont résolues dans ce volume, beaucoup d’explications nous sont données. Oui, l’intrigue dans le présent avance vraiment peu dans ce tome, voir pas du tout, si ce n’est qu’une personne retrouve toute sa « tête » et une autre met la main sur un objet tant convoité…

Ce tome se déroule, dans sa majeure partie dans le passé. On remonte deux fois dans le temps. En 1775 et en 1988. Les deux bonds dans le temps étant entrecoupés par une visite dans la tête de Tyler, qui apportera diverses fortunes à Kinsey et Bode… Et ces voyages dans le temps sont possibles grâce à la clé du Temps, qui permet à Kinsey et Tyler de voyager à l’époque désirée en actionnant la clé dans une horloge.
Le premier bond en 1775 nous permet de découvrir le secret que renferment les clés. On découvre enfin ce qui leur donne leur pouvoir, et surtout pourquoi la première clé, l’Oméga, a été forgé par l’ancêtre des Locke ! Tout part d’une bonne intention, la clé Oméga devant servir en gros à protéger le monde d’un mal terrifiant et ne venant pas de notre univers !
Benjamin Locke illustrant à merveille l’expression : combattre le feu par le feu.

Puis vient le bond, qui prend une bonne moitié du tome, en 1988, Tyler et Kinsey voulant voir leur père. Nous découvrons alors en même temps qu’eux, tout le groupe d’ami gravitant autour de Rendell Locke : Erin Voss (l’amoureuse sans retour et la seule du groupe à sentir le danger), Kim Topher (la pin-up égocentrique), Ellie Whedon (chez qui Lucas vit dans le présent), Mark Cho (le petit dodu ne pensant qu’à travers son entre-jambe) et bien entendu Lucas.
Et si nous découvrons la plupart des personnages, les surprises nous viennent de Lucas et de Rendell Locke. Lucas car il était un ado de 18 ans des plus sympathiques, Rendell car toute la mer… actuelle vient de lui…
En 1988, cette bande d’amis très liés, s’amuse avec les nombreuses clés qu’ils ont découvertes à Keyhouse. Profitant des dernières semaines avant de ne plus pouvoir les utiliser. Oui en plus d’apprendre ce qui est arrivé à ces personnages, on en apprend plus sur le mode de fonctionnement des clés, qui peut les trouver, qui peut les voir… Tout cela se passe dans la franche camaraderie. Jusqu’à la représentation théâtrale qu’ils donnent, en utilisant le pouvoir de plusieurs clés. Moment où Tyler et Kinsey arrivent pour les observer. Moment au cours duquel une dispute éclate et où Rendell va alors décider d’ouvrir la Porte Noire pour qu’ils puissent, ensemble, se fabriquer une nouvelle clé pour que rien ne change. Hélas de par ce choix égoïste, tout va changer…

A commencer par Lucas, il va devenir celui que nous connaissons dans le présent, et la manière dont les autres vont essayer une première fois de se débarrasser de lui, dans la précipitation et sans la moindre réflexion, vont le rendre ivre de colère. Sa vengeance sera terrible et réfléchi, lui pour le coup. Et si le Lucas du présent nous apparaît comme froid et terrifiant, il n’en est rien à côté de celui du passé. Cette visite en 1988 se termine dans l’horreur, les meurtres, la haine et le sang ! Et l’on découvre que Lucas avait prévu l’éventualité d’une défaite face à ses amis.
Et l’on se retrouve avec une dernière page, à notre époque, qui nous glace le sang mais nous laisse un brin d’espoir avec un petit hameçon…

Les ténèbres et l’angoisse s’installent un peu plus sur Keyhouse, le regard satisfait et machiavélique de Bode sur la dernière page nous laisse présager le pire. D’autant que Lucas nous apparait encore davantage comme un véritable monstre sans coeur et sans limite, une fois son passé découvert. On se demande comment des enfants, aussi courageux et vaillants qu’ils soient, peuvent simplement imaginer arrêter Lucas. Surtout qu’ils le pensent mort. Plus on en découvre sur Lucas, plus on a l’impression d’être de plus en plus acculé au bord d’un précipice avec la fratrie Locke. Les mystères de Keyhouse se dévoilent enfin sous nos yeux à un rythme palpitant, Joe Hill nous prenant à la gorge avec toute ses révélations et faisant peser sur nos épaules une atmosphère toujours plus oppressante, toujours plus douloureux.

Le tout servi par des dessins de toute beauté de la part de Gabriel Rodriguez. Le dessinateur chilien nous offrant des illustrations toujours plus belles tome après tome. Se rapprochant limite, petit à petit de la perfection. Ses décors sont d’une noirceur et d’un réalisme saisissants, comme la grotte, ou limite enchanteur comme sur la pleine page où Kinsey se laisse aller au vent avec ses ailes. Ses personnages dégagent un charisme dingue, et leurs expressions sont crédibles et communicatives.

Bref, cet avant dernier tome de Locke and Key est une petite merveille de fantastique, où le sentiment d’oppression est limite dérangeant par moment tellement il se fait ressentir. La psychologie des personnages les rendent attachants et effrayants, dans une intrigue encrée de mystères se dévoilant, d’angoisse palpable et d’un soupçon d’espoir dans cette noirceur étouffante. Joe Hill flirte avec la perfection, nous livrant les secrets de Keyhouse que l’on attendait avec avidité, et qu’au final on aurait préféré ne jamais connaître !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Les racines du mal, 7 novembre 2013
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
"Rouages" est le cinquième tome (sur six) consacré à la série de comics exceptionnelle de Joe Hill et Gabriel Rodriguez. Attention, il s'agit d'une série à suivre. Aucun tome n'est dissociable de la totalité de l'histoire...

"Tyler" et "Kinsey" ont découvert la "Clé du Temps". Ils peuvent ainsi remonter jusqu'aux origines de "Keyhouse" et nous faire découvrir le passé de "Lovecraft", depuis le XVIIIème siècle...
Très souvent, les récits nimbés de mystère qui promettent des révélations à la hauteur de leur concept déçoivent lorsque le lecteur ou le spectateur s'aperçoit que les scénaristes ne savaient pas vraiment où ils allaient mener leur intrigue (X-Files ?). Joe Hill & Gabriel Rodriguez ne mangent pas de ce pain là et nous prouvent à présent à quel point "Locke & Key" est un récit maitrisé de bout en bout, dans lequel les mystères sont éclairés au fur et à mesure, dans la cohérence la plus parfaite. Ils ne sont pas si nombreux, les scénarios qui peuvent prétendre à cette réussite !
Ce cinquième tome nous explique ainsi tout ou presque de ce que nous ne savions pas encore sur les mystères de "Keyhouse", d'où viennent les clés et leur pouvoir, ainsi que les origines du mal qui s'est infiltré dans les lieux...

En revenant dans le passé, nous allons enfin découvrir les événements de 1988 auxquels il était sans cesse fait référence dans les épisodes précédents. Les racines du mal qui ronge à présent la commune de "Lovecraft" y sont développées et le moins que l'on puisse dire, c'est que les auteurs font preuve d'un talent de conteur absolument exceptionnel pour mettre en scène cette montée en puissance vers l'horreur et la tragédie. Si tout commence de manière presque bucolique, le dénouement nous prend à la gorge et nous laisse sur le carreau, lessivés, essorés et vaincus par le Mal pur.
J'avoue qu'il y avait bien longtemps que je n'avais assisté à une interprétation de la notion de Mal aussi simple, viscérale et efficace, à mille lieues des habituelles histoires manichéennes et inoffensives !
Plus que jamais, le titre du premier tome ("Bienvenue à Lovecraft") tient ses promesses, puisqu'il est clair, désormais, que l'enjeu de toutes les intrigues se mesure au danger de voir déferler sur le monde les démons prisonniers d'une dimension infernale...

La toile de fond que tisse l'auteur depuis le départ est néanmoins toujours de mise : La magie demeure le domaine de l'enfance. Le passage à l'âge adulte signifie la perte de ce trésor et l'obligation de vivre avec ses acquis. Ainsi, "Locke & Key" s'emploie à illustrer la métaphore du chemin douloureux qui mène de la perte de l'enfance au monde laborieux des adultes de nos sociétés modernes, embourbés dans les soucis liés au travail, à la difficulté de subvenir aux besoins de la famille, à la morosité et aux casseroles bruyantes des souvenirs néfastes. Avec les révélations apportées dans cette cinquième partie, il n'y a plus de doute à ce sujet : Lorsque tous ces personnages seront devenus adultes, ils auront oublié définitivement la magie, jusqu'à la perte de l'ensemble de leurs souvenirs liés à cette notion...

La partie graphique est également magistrale. Le dessin de Gabriel Rodriguez s'améliore au fil des tomes et atteint une perfection de tous les instants. Son style minutieux et universel, toujours au carrefour de celui des comics, du manga et de l'école franco-belge, est en osmose avec le sujet. Dans un mélange entre le surréalisme de la dimension fantastique et le parti-pris graphique d'un style complètement figuratif et frontal, un peu enfantin, il trouve le chemin de la magie et met en scène les événements avec une rare transparence ! De ses personnages vibrants et charismatiques (malgré la touche semi-humoristique) à ses décors richement fouillés, le dessinateur atteint un niveau de maitrise impressionnant !

Plus que jamais, "Locke & Key" est bien plus qu'une simple série fantastique. C'est, au delà du divertissement et de l'apparente légèreté d'un univers un peu adolescent, un drame humain aux résonnances universelles, à travers lequel Joe Hill parvient à faire émerger, tels les contes d'antan, une puissante métaphore sur les différents âges de la vie...
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 InterLockés !, 27 octobre 2013
Par 
Bruce Tringale (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
Avant dernier chapitre de la saga de la famille Locke avant la conclusion de la saga . Tyler et Kinsey découvrent une clef leur permettant de remonter le temps sous forme de fantômes . Et le lecteur d'assister en même temps que ses héros à la conception de la première clé au 18ème siècle puis à l'intégralité de l'histoire de Rendell Locke et de Lucas "Dodge" Caravaggio .

Ce qui surprend à la lecture de ce cinquième chapitre est la masse d'informations que le lecteur a accumulé depuis le début de la série en se distrayant . Joe Hill répond à 90 % des énigmes patiemment disséminées en trois ans : que s'est il passé dans la caverne ? D'où vient le pouvoir des clefs ? Qui est Dodge ? Quelle est la particularité de Keyhouse ?

Hill le fait de manière fluide ; toutes les pièces du puzzle s'assemblent de manière étonnamment facile . On est loin du bourbier de "Lost" qui a force de multiplier les subplots n'a jamais été en mesure de résoudre ses équations .

Non content de donner des explications satisfaisantes autour de la trame principale , Joe Hill dénoue également des intrigues secondaires qui pourraient paraitre insignifiantes à un lecteur pressé : pourquoi Nina Locke ne voit rien de la magie de sa maison ? pourquoi Bode a découvert toutes les clés ? Pourquoi tous les adultes ne se souviennent pas des événements de Keyhouse et de ce qui est arrivé à Erin ? Enfin , détail crucial , Hill décrit minutieusement la terrible responsabilité de Duncan Locke dans le drame à venir .

Rodriguez n'est pas en reste côté illustrations . Ses couvertures sont très originales et résument parfaitement les événements de chaque épisode . Tout un art une couverture de Comics ... Ici 4 d'entre elles renvoient à celle de l'épisode précédent . Rodriguez y apporte des effets miroirs fascinants pour qui sait observer . Il participe à la fluidité des explications de Hill de manière très efficace. Il est soucieux de donner une identité visuelle convaincante aux ancêtres Locke en travaillant la ressemblance physique de chacun de ces personnages .

Je reste plus dubitatif sur les détails du visage ; comme souvent chez ses collègues , les regards ont des expressions analogues , figées et surtout Rodriguez peine sur certains détails pour ses personnages masculins : ceux ci ont souvent une apparence assez rustre , lourdaude et leurs mâchoires semblent mordre leurs lèvres inférieures ce qui leur confère un air idiot .
Dans le cas de Duncan , ses cheveux longs , son énorme menton le fait ressembler à Sammy de Scoubidou ce qui est peu flatteur ... Ou étudié , allez savoir !

Mais je chipote car avec Scalped , L&K est sans doute la plus belle réussite de ces dix dernières années ; ces histoires à priori éloignées ont même des points communs : l'incursion de la magie dans un univers réaliste , l'interaction des héros avec leur environnement ( une maison et une réserve indienne) , la lutte des personnages contre leur destin familial , la souffrance qui en découle , l'alternance de séquence du présent en parallèle du passé . A noter que malgré ces qualités , Hill cède aux gimmick instauré par BK Vaughan alternant les Years-Days-Hours Ago / Now ! C'est aussi agaçant qu'inutile .

Ce TPB est dédié à Neil Gaiman et Alan Moore , les deux géants du genre . Nul doute que dans 20 ans , un futur grand des comics fera de même pour Joe Hill , tant il est vrai que l'ont peut affirmer que L&K est déjà un classique de la littérature fantastique !

Suite et fin dans le volume .... 6 , le chiffre du ...
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 C'est quoi cette histoire de clefs et de Tempête ?, 27 octobre 2013
Par 
Présence - Voir tous mes commentaires
(TOP 50 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
Ce tome comprend les 6 épisodes de la minisérie du même nom parue en 2011/2012. Il s'agit du cinquième et avant dernier acte de l'histoire. Il faut absolument avoir commencé par le premier tome : Bienvenue à Lovecraft.

L'histoire se situe bien à Lovecraft, mais en 1775. Le site est occupé par l'armée anglaise qui soumet à la pendaison ceux qu'elle soupçonne d'aider les rebelles. Il est question de la grotte située sous la demeure Lovecraft et d'un apprenti serrurier. Puis l'histoire revient au temps présent, avec la situation particulière de Bode Locke. Kinsey Locke a découvert une nouvelle clef dont les effets lui permettent de réaliser l'un des rêves les plus courants de l'humanité. Les enfants Bode et leur mère doivent assister à une nouvelle cérémonie funéraire. Le récit fait un nouveau retour en arrière en 1988, pour la représentation de la tempête de William Shakespeare par une troupe comprenant Rendell Locke, Erin Voss, Kim Topher, Ellie Whedon, Mark Cho et Luke Carravaggio. Et il est à nouveau question de la clef Oméga.

C'est toujours un moment délicat quand un récit au long cours basé sur un mystère arrive dans ses derniers développements. Le lecteur appréhende toujours quelque peu de tomber sur un deus ex machina, une solution de facilité, ou tout simplement une explication trop convenue, trop banale. Les enjeux sont encore plus élevés quand le lecteur sait que le scénariste a construit un récit très structuré où chaque pièce doit s'emboîter parfaitement. La lecture de ce tome m'a laissé pleinement rassuré et satisfait sur la maîtrise des auteurs, et toujours aussi séduit par la personnalité de leurs personnages.

Il est visible que Joe Hill a construit son récit comme un tout, comme un roman. Le lecteur a droit dans ce tome à plusieurs révélations sur les clefs et il voit sous ses yeux des pièces disparates s'assembler comme par magie, avec une précision et une rigueur magistrales. De nombreuses particularités liées aux clefs et à leurs cachettes commencent à faire sens. La particularité physique de Dodge observée par un ancien complice dans La couronne des ombres est expliquée, et les liens logiques entre les différentes époques sont révélés. Ce dernier point permet au lecteur d'apprécier toute la dextérité de Joe Hill car ces révélations s'intègrent d'une manière harmonieuse et naturelle dans la structure du récit.

Au-delà de structure habile du récit, Joe Hill n'oublie jamais que l'âme du récit réside dans la capacité des personnages à exister et à susciter de l'empathie chez les lecteurs. Tyler et Kinsey ont droit à la plus grande place sous les projecteurs pour ce tome et pour l'époque actuelle. Pour le reste, le défi de Joe Hill est d'arriver à donner assez de personnalité à l'équipe de 1988. Mission accomplie, en quelques pages ces personnages acquièrent une personnalité distincte, des motivations personnelles, des rêves et des ambitions. Sur le plan de l'intrigue, le lecteur comprend pourquoi il ne les a pas tous encore rencontrés ; sur le plan émotionnel, il regrette de ne pas pouvoir passer plus de temps parmi eux.

Gabriel Rodriguez est toujours aussi impressionnant dans la maîtrise de son art pictural et dans sa façon de se mettre au service du récit, plutôt que de se mettre en avant. Au fil des pages, le lecteur a l'impression que chaque scène est évidente, qu'elle coule d'elle-même et qu'au final chaque image est évidente, sans être bien remarquable. À la relecture, il apparaît que l'histoire combine des éléments disparates répartis sur 3 époques distinctes et que seule une approche construite des images permet de maintenir une unité visuelle. L'absence de heurts visuels ou de moments de stupéfaction graphique souligne la dextérité de Rodriguez. Ce n'est qu'en relisant ces pages, que j'ai pris conscience de la force délirante de certaines cases : une chèvre agressive, l'impossibilité d'éviter, aux passagers d'un bus, la vision d'horreur du corps écrasé, la magnificence de la représentation théâtrale (une double page), le capital sympathie de Mark Cho, etc. À l'instar des tomes précédents, Gabriel Rodriguez continue à apporter la même attention aux décors, à leurs particularités, à leurs spécificités. Chaque personnage dispose d'une conception graphique unique, de tenues vestimentaires cohérentes avec leur caractère. Enfin quand la violence éclate, elle fait vraiment mal car elle s'applique sur des individus réalistes, avec des conséquences plausibles. Il ne faut pas oublier non plus que Rodriguez a conçu l'apparence de toutes les clefs qui bénéficient chacune d'une forme particulière très travaillée (et même le fait que ces formes soient très travaillées est expliqué de manière logique). Les 18 clefs connus sont répertoriées à la fin de ce volume.

Ce cinquième tome est l'occasion de découvrir l'origine des clefs, la particularité du manoir Lovecraft, et ce qui s'est passé après la représentation de la Tempête en 1988. Le suspense ne faiblit pas, les personnages sont toujours aussi attachants. J'attends le dernier tome avec confiance et impatience.
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5.0 étoiles sur 5 Super, 15 janvier 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
Locke & Key, Tome 5 : Rouages, est vraiment une très bonne suite du tome 4. On veut juste la suite maintenant !
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5.0 étoiles sur 5 Magistral, 27 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
Décidément cette série a toujours le don de me surprendre. Ce 5ème tome sur les origines de Keyhouse est encore fabuleux, puissant, effrayant et surtout très fluide malgré les nombreuses révélations et explications.
Étant fan de comics je ne comprend pas que cette série soit si méconnu, car c'est ce que j'ai lu de meilleur ces 2 dernières années.
A lire absolument
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5.0 étoiles sur 5 parfait, 10 août 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Locke & Key, Tome 5 : Rouages (Relié)
Commande sans problème et livre qui comme le reste de la série vaut le coup.
Série qui se finit ni trop tôt ni trop tard. Parfait
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Locke & Key, Tome 5 : Rouages
Locke & Key, Tome 5 : Rouages de Jay Fotos (Relié - 24 octobre 2013)
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