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22 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Les ambitions de l'Amérique impériale, 23 juin 2009
Par 
Jean-paul Lacharme (Marseille, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand échiquier (Poche)
Le grand échiquier, c'est l'Eurasie : qui domine l'Eurasie domine le Monde (Mackinder). Hormis l'Empire, le reste ne compte pas et n'apparaît d'ailleurs pas dans l'ouvrage. La reine blanche est l'Amérique impériale, le roi blanc son emblème hégémonique. Depuis la fin de la guerre froide il n'y a plus ni reine ni roi noir, seulement des états candidats à le devenir. Les autres grosses pièces sont les « acteurs géopolitiques importants » et les « pivots géopolitiques ». L'idée de fond de l'auteur est que l'Amérique est le premier empire hégémonique bienveillant de l'histoire, et que celle-ci doit gérer harmonieusement et de façon consensuelle la montée en puissance de ses challengers (essentiellement la Chine) tout en gardant la main sur le tout afin de préserver la paix du monde et la démocratie. Même si l'on n'en accepte pas les prémices (les « valeurs de l'Amérique »), on ne peut dénier à cette vision un niveau de finesse, d'habileté et d'intelligence extrême.
Editée en 97, cette analyse a été confrontée en 2000 à une rivale, celle du PNAC ("Rebuilding America's Defenses") entièrement basée sur une géopolitique agressive de la canonnière. Pour justifier une augmentation astronomique du budget militaire, celle-ci nécessitait cependant l'éclosion d'un « nouveau Pearl Harbour » pour stigmatiser l'opinion. Le miracle ayant eu lieu le 11 septembre 2001, c'est l'option PNAC qui a été retenue par les administrations américaines successives. Un non dit : l'Empire tiendra autant que tiendra le dollar. La crise financière actuelle n'a pas été anticipée.

L'intérêt majeur de l'ouvrage tient aussi à la personnalité de son auteur : un acteur clé appartenant au premier cercle de l'Amérique impériale. Ancien conseiller de Jimmy Carter, conseiller d'Obama, on le retrouve également au Comité Bilderberg, à la Commission Trilatérale ainsi qu'au « Council on Foreign Relations ». Ce livre est indispensable pour comprendre la géopolitique contemporaine.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A l'ombre de la "Pax Americana", 8 avril 2014
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Un livre qu'il faut avoir lu pour comprendre la stratégie planétaire conduite par les Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide. On y découvre une ambition délirante et porteuse de lourdes menaces pour la stabilité du monde. La "Pax Americana" est une idéologie de déstabilisation de tout pays qui ne pense pas correctement "Américain". On reste sidéré par la violence et le cynisme feutré qui s'exprime dans ce livre.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Pour comprendre les récents événements de Crimée, 18 mars 2014
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Un livre qui date un peu (sans doute l'auteur aurait modifié son analyse après le 11 septembre), mais qui est une vraie référence sur la géopolitique, notamment sur l'aire de l'ex-Union Soviétique. Les hypothèses sont bien souvent pertinentes, et se sont avérées pour nombre d'entre elles. La présentation de la situation des différents Etats issus de la désintégration de l'URSS est très juste : une Russie affaiblie à la recherche de son empire perdu, une Ukraine tiraillée entre les sphères européennes et russes, l'Asie centrale en pleine mutation et une Chine dont la croissance est en passe de ralentir, etc.
Un ouvrage utile et clair, qui fait un état des lieux du monde en 1997.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Fin de la puissance mondiale / avènement d'une gouvernance globale, 13 avril 2010
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Cet ouvrage (dont j'ai lu la version originale) est, comme il a été dit, très intéressant.
Il faut à mon avis distinguer deux aspects dans la stratégie de Zbigniew Brzezinski. Il y a en effet deux desseins qui se cachent dans la géopolitique ici préconisée.
Le premier objectif de cet ouvrage est évidemment d'amorcer au mieux le déclin irrésistible auquel va (je me situe à l'époque où ZB écrit) être confronté l'Amérique. L'Amérique « n'est pas seulement la première et unique superpuissance globale, mais aussi la toute dernière » .
Ce faisant, tout le propos de ZB est donc d'offrir une stratégie qui puisse faire perdurer cette puissance, amorcer au mieux le déclin et prévenir l'émergence d'autres puissances.
L'Eurasie est, classiquement, l'endroit où tout se joue, (et la Russie la principale visée) et on retrouve l'opposition entre thalassocratie et puissance continentale : nécessité de points d'attache sur cet immense continent, enjeu des matières premières, diviser pour mieux régner, etc.
Le second objectif vient se superposer au premier, et constitue une visée de plus long terme de la part de Brzezinski. C'est dans sa conclusion, en effet, qu'il laisse entrevoir son penchant mondialiste et la finalité de tout ceci. Il s'agit alors de la vision d'une certaine élite supranationale qui rêve de gouvernance globale, une sorte de meilleur des mondes qui chez nous a son représentant local dans la personne de Jacques Attali. Un délire universaliste d'oligarque américain : « chacun peu devenir américain, mais seul un chinois peut devenir un chinois ». Pour ce faire, il faut tisser des liens sur l'ensemble de la planète, à la manière de l'UE actuelle, à l'échelle mondiale : technocratie, liberté de circulation des marchandises, des hommes et des capitaux.
Il est également très intéressant de voir la perception que peut avoir quelqu'un comme Brzezinski de la construction européenne, et je crois que tout est dit dans ce livre de l'autonomie européenne. Illustration : "the West (where America preponderates)." Western Europe, and increasingly also Central Europe remains largely an American protectorate" "America should use its influence in Europe to encourage Turkey's eventual admission to the EU and should make a point of treating Turkey as a European state" "A Transatlantic free trade agreement, already advocated by a number of prominent Atlantic leaders, could also mitigate the risk of growing economic rivalry between a more united EU and the United States" "A larger Europe will expand the range of American influence (...) without simultaneously creating a Europe politically so integrated that it could soon challenge the United States on geopolitical matters of high importance to American elsewhere, particularly in the MiddleEast". etc. etc.
On peut également constater l'absence d'Israël dans ce livre, qui n'aurait donc aucun rôle à jouer pour ZB contrairement aux néo-cons ?
Enfin, la Russie, qui fait l'objet d'une attention particulière dans ce livre, ZB va jusqu'à en proposer une division en trois, carrément ! : "given the enormous size and diversity of the country, a decentralized political system, based on the free market, would be more likely to unleash the creative potential of both the Russian people and the country's vast natural resources. (...) A loosely confederated Russia - composed of a European Russia, a Siberian Republic, and a Far Eastern Republic - would also find it easier to cultivate closer economic relations with Europe".
Dans le contexte où il écrivait son bouquin, la Russie étant sur le déclin, il pouvait espérer à la fois un démantèlement et une intégration à l'européenne. Avec l'avènement de Poutine, c'est peut être moins évident.
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5.0 étoiles sur 5 Les stratèges guident le monde, 22 mai 2014
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Un livre à lire pour comprendre l'état d'esprit américain d'aujourd'hui, pourquoi Obama parle de nouvelle Rome et quel projet européen est possible.
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5.0 étoiles sur 5 le grand echiquier, 13 mai 2014
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géostratégie pour comprendre l'avenir lol bien plus que ça le manuel des dirigeants américain a partir de Carter jusqu'à Obama
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4.0 étoiles sur 5 Le grand échiquier, 11 janvier 2013
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C'est un livre très intéressant, néanmoins, il faut le lire au minimum 2 fois pour mieux comprendre les contours, a recommander pour ceux qui veulent comprendre la géostratégie, et les enjeux futurs pour domination de la planète
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5.0 étoiles sur 5 Excellent. Pour comprendre la complexité du "Grand échiquier" eurasien, 9 avril 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand échiquier (Poche)
Remarquable « petit » livre du conseiller du Président Carter de 1977 à 1981. Tout y est dit ou presque (vu des Etats-Unis du moins) sur les grands enjeux géopolitiques de la planète depuis la fin de la Guerre Froide. Cette analyse faite il y a une dizaine d'années éclaire malgré tout avec beaucoup d'intérêt notre monde actuel (2007).

Il est cependant intéressant de souligner combien la prévision géostratégique est un exercice difficile. L'auteur n'avait évidemment pas prévu le 11 septembre et ses répercussions et encore moins les 2 mandats pour le moins contestables de George W. Bush. Ecrirait-il encore aujourd'hui après l'intervention américaine en Irak : « Sans l'engagement des Etats-Unis, le désordre gagnerait le scène international » ?

.

Quoi qu'il en soit la démonstration est très éclairante sur la vision géostratégique mondiale de l'Amérique. Elle se situe très clairement en « Eurasie », continent qui s'étend de Lisbonne à Vladivostok et qui représente 75 % de la population mondiale et les 3/4 des ressources énergétiques. Tant pis pour le « reste du monde » ! Là se joue « le grand échiquier » et là seulement !

L'Amérique, 1ère puissance globale (et probablement la dernière) s'impose (encore) grâce à 4 domaines clés : militaire, économique, technologique et culturel mais pour combien de temps encore ? Comment dégager une géostratégie américaine entre les grandes entités du continent eurasien ?

L'Europe doit s'affirmer et être plus encore la « tête de pont de la Démocratie » notamment pour accueillir les ex-pays du bloc de l'Est.

La Russie après la désintégration brutale de l'URSS en 91 doit définir son ancrage entre une identité « eurasienne » (ni européenne ni asiatique) et une identité européenne. Pour l'auteur, la Russie n'a pas le choix. Celui de l'Europe s'impose. Il y va de sa survie comme en son temps la Turquie kémaliste avait su faire le choix européen et celui de la modernisation pour tourner la page de l'Empire ottoman.

Le « Trou Noir » laissé par la disparition de l'Empire soviétique constitue probablement le chapitre le plus instructif car rarement abordé pour le grand public. Ces « Balkans eurasiens » (9 pays dont 8 de l'ex-URSS + l'Afghanistan) constituent une zone de pouvoir vacant où Russie, Turquie, Iran et Chine ont de « bonnes » raisons d'avancer leurs pions. L'un des principaux enjeux, le contrôle des ressources énergétiques et les tracés des pipelines. Les faire passer par la mer Caspienne pour atteindre l'Azerbaïdjan et de là rejoindre la Méditerranée via la Turquie, c'est empêcher la Russie d'avoir le monopole du contrôle des ressources énergétiques de la région. Une sécurité vitale pour l'Europe.

L'Extrême-Orient enfin qui est en équilibre très instable. La Chine entend devenir puissance régionale voire globale mais l'auteur n'y croit guère. Le Japon hostile à un tel dessein entend accéder à une reconnaissance internationale sans rompre avec les Etats-Unis...Sans oublier Taïwan, la Corée, l'Inde...

Bref, le jeu est d'une complexité majeure pour une Amérique qui sait parfaitement que le maintien de son statut de puissance globale ne pourra être éternel mais qui sait tout autant qu'aucun état isolé ne pourra lui succéder. La solution ? Faire en sorte que l'engagement mondial de l'Amérique « crée un cadre durable pour une coopération géopolitique mondiale ». Il faudrait alors qu'un grand, qu'un très grand président américain succède à George W. Bush !!

Livre passionnant mais qui mériterait d'être actualisé.
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5.0 étoiles sur 5 Le Grand jeu sur le Grand échiquer, 23 août 2014
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Les USA, première hyperpuissance (selon le terme de H. Védrine) mondiale a pris la succession de la Grande Bretagne pour la domination du monde, et comme elle, est, d'une certaine façon, une ile. Ce que les Anglo-saxons nommaient le Grand jeu se poursuit sur le Grand échiquier, le continent eurasien, clé de la maîtrise de la planète. Ce livre, écrit par un ancien conseiller stratégique de la Maison blanche, toujours très écouté, décrit brillamment, après l'implosion de l'URSS, quelle doit être la politique future des USA.
Sa lecture éclaire de façon saisissante la politique mondiale des vingt dernières années, les causes des conflits actuels et futurs.
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5.0 étoiles sur 5 Pour bien comprendre la politique étrangère américaine., 9 avril 2007
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le grand échiquier (Poche)
Les Etats Unis ont une politique étrangère qui s'appuie sur une approche géopolitique et économique de notre monde. Cet ouvrage permet de mettre en perspective 30 ans de politique étrangère des EU et de constater, hormis les errements actuels du président Bush, les grandes constantes et les axes d'efforts des américains.

Cet ouvrage qui reste d'actualité, favorise et éclaire la compréhension des prises de position politiques des Etats Unis vis à vis des problèmes du monde et peut être considéré dans la continuité des travaux de l'école de géopolitique américaine.

A mettre dans toute biliothèque de sciences politiques.
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