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le 7 septembre 2015
J'ai été déçu par le livre de Christian Ingrao. Dans cet ouvrage, l'auteur s'intéresse à la carrière politique des universitaires nazis sous le troisième Reich. Pour ce faire, il a épluché soigneusement les parcours de quatre-vingts Allemands qui sont d'abord passés par l'université avant de se retrouver dans des postes d'experts politiques au sein d'organisations (SD, puis RSHA) vouées à la lutte idéologique, l'étude des ennemis, les renseignements généraux, etc. entre 1931 et 1945. À partir de l'été 1940 et de l'opération Barbarossa, la plupart de ces gens ont pris le commandement des Einsatzgruppen ou des postes de commandement inférieurs dans les Einsatzgruppen sur le front de l'est. Ils ont donc ordonné les massacres de cadres, de communistes et de Juifs (surtout de Juifs) qui se sont faits parallèlement à l'avancée des troupes allemandes en territoire ennemi. Après la défaite, beaucoup d'entre eux s'en sont tirés avec des peines relativement bénignes, grâce à leur solidarité collective, leur ruse et à leur grandes compétences juridiques et rhétoriques.
Du point de vue universitaire, Christian Ingrao semble être un chercheur estimé et avoir mené à bien une thèse appréciée par ses pairs. De fait, les savoirs emmagasinés par l'auteur durant ses recherches sont restitués par lui dans l'ouvrage final d'une manière à la fois exhaustive et implacable, très économe en explication et dépourvue de tout "sentimentalisme" (comme le disaient eux-mêmes les nazis lorsqu'il voulait parler des émotions morales). C'est sur ces deux derniers traits que j'ai déjà été déçu. D'abord, la brutalité des faits même prend tendanciellement le pas sur l'explication, la compréhension et la réflexion, de sorte que rien ne nous est épargné des hésitations sur les techniques de meurtre (avec ou sans la baïonnette, dans la nuque selon quel angle, en peloton double ou simple, etc.) quand on aimerait un peu plus de "pourquoi". Ensuite, la brutalité des faits se réduit souvent à la brutalité des documents qui permettent de conjecturer les faits sans jamais que l'atmosphère d'archives ne nous soit rendue ; c'est-à-dire que nous croulons souvent sous des notations de détail comme "Beutel structura le SD en Saxe et semble notamment avoir été l'inspirateur de la fondation de la Schrifttumsstelle de Leipzig, cette officine du SD chargée de la surveillance de toute la production écrite en Allemagne" (p 171), alors que nous ne connaissons pas Beutel, n'arriverons jamais à l'individualiser véritablement dans la suite du livre, ne savons pas ce qu'il adviendra de cette Schrifttumsstelle de Leipzig et que le SD ne nous a pas été défini ni présenté (il ne le sera qu'au chapitre 6, p 217, et encore sous une forme très frustrante ("Le SD a été créé en 1931 — sous le nom de Nachtrichtendienst (ND) — par Reinhard Heydrich à la demande de Himmler.", — une occasion que l'auteur perd bien sûr de nous donner le nom allemand correspondant à l'acronyme SD, sans nous traduire pour autant l'allemand "Nachtrichtendienst")). Tous ces détails concourent à nous faire voyager dans un monde abstrait, émietté, plein d'activités administratives dont nous avons du mal à mesurer le sens (pour continuer avec notre exemple : est-ce que ce Lothar Beutel a suivi des instructions ? inventé quelque chose de lui-même ? visé à prendre du pouvoir ? obéi à son tempérament policier ? pas de réponse !). C'est comme si l'auteur, malgré qu'il en ait, s'était fait absorber par l'abstraction tentaculaire de l'administration nazie et en avait reproduit quelque chose dans sa prose, non pas comme un effet esthétique voulu et maîtrisé, mais comme une sorte de myopie induite par le type de fonctionnement administratif dans lequel furent peut-être pris eux-mêmes les personnages qu'il suit, dans lequel ils vécurent en tout cas du point de vue moral, s'ils ne contribuèrent pas à en organiser l'obscur fouillis correspondant.
Sur l'absence de sentimentalité : bien sûr que, avec le "recul historique" et après toute l'historiographie déjà accumulée sur le sujet, le lecteur contemporain serait surpris de trouver des "jugements moraux" dans ce type d'ouvrage. Pourtant j'ai été personnellement gêné par le ton de certaines considérations. Par exemple, Christian Ingrao nous présente (fièrement, on le sent) comme une de ses découvertes personnelles l'idée que les deux phases que connurent les meurtres de masse commis par les Einsatzgruppen — à savoir une première phase durant laquelle il ne s'agissait que de tuer les hommes juifs et une deuxième phase dans laquelle on se mit à tuer aussi les femmes et les enfants — correspondent à deux comportements anthropologiques (comprenez : universels) distincts du rapport à l'animal — à savoir un comportement par rapport à l'animal sauvage, dont on ne tue que les adultes et parfois seulement les mâles, et un comportement par rapport à l'animal domestique dont on abat aussi bien les adultes que les jeunes. Il y a là une curieuse façon de "naturaliser" des activités meurtrières, de les rationaliser par référence à l'anthropologie, comme si la "bestialisation" de l'ennemi juif passait par les voies d'une animalisation effective et effectivement explicable par la différence que nous faisons entre les lièvres et les lapins. Que les Juifs aient été "chassés" par les Einsatzkommandos, c'est une chose que l'on peut entendre, mais les mises à mort de ces mêmes Juifs (adultes masculins ou de tous âges et des deux sexes) avaient très peu de rapport avec la chasse ; de même, dans quel abattage traditionnel d'animaux a-t-on vu que l'on tuait les nouveaux nés ? Non seulement je ne suis pas du tout convaincu par l'idée de Christian Ingrao, qui me paraît vouloir raffiner son analyse jusqu'à l'absurde, mais encore je trouve obscènes ses références à des ouvrages d'anthropologie de la chasse. Il faut savoir peser les métaphores dans leur rapport à la réalité plutôt que de les croire.
La grande nouveauté de "Croire et détruire" serait selon l'auteur de fournir une explication enfin convaincante de la façon dont tous ces intellectuels se sont retrouvés enrôlés dans l'administration nazie, jusqu'à devenir les organisateurs sur le terrain de la "Shoah des balles" (une expression que l'on ne trouve pas dans son ouvrage mais dans d'autres). En fait, donc, cette génération aurait vécu la guerre de 14 dans son enfance, se serait imprégnée du désarroi des parents adultes qui prenaient part au conflit soit directement sur le front soit indirectement à l'arrière et aurait été ainsi élevée dans une angoisse de disparition du Volk allemand, de l'état qui pouvait l'abriter (la République de Weimar n'était-elle pas trop faible pour empêcher l'entrée des Français dans la Ruhr ? l'internationalisation de la Rhénanie ?), un sentiment de déclin dont étaient coupables tous les autres états européens qui avaient signé le traité de Versailles, et finalement l'aspiration à refaire une communauté nationale mise à mal par ce même traité, etc. D'où le passage de beaucoup de ces gens par toutes sortes d'organisations völkisch qui militèrent plus ou moins agressivement pour les droits du "peuple racial allemand" durant l'entre-deux guerres ; d'où l'émergence d'une ferveur pour l'Allemagne nouvelle et "éternelle" que proposaient les nazis, etc. J'abrège la thèse de Christian Ingrao bien qu'elle ne soit dans le fond guère plus développée. Et j'ajoute que, justement, elle me semble mince. Fondamentalement même, je dirais qu'elle pèche par le mérite qu'elle veut s'attribuer : d'être une explication. Premièrement, les thèmes völkisch sont assez bien connus et la manière dont ils ont pu pousser sur les désordres et la misère de l'immédiat après-guerre (1919-1923) ne fait mystère pour personne ; — on ne voit pas bien l'originalité de Christian Ingrao sur ce point. Deuxièmement — et surtout — il y a certains moments où une description fine et compréhensive des événements (ou des structures aussi bien) est beaucoup plus convaincante qu'une "explication", parce que la causalité ordinairement convoquée par les "explications" (cela à cause de ceci) est à la fois trop restreinte ("non, il y a eu d'autres causes") et trop métaphysique (cela est une apparence que le ceci profond, antérieur et caché seul peut avoir causé). En l'occurrence, il aurait mieux valu décrire finement comment les idées völkisch naquirent et se développèrent, comment les idées völkisch commencèrent à avoir droit de cité dans l'univers de la science (et donc dans l'université) ou dans quel contexte les responsables nazis eurent l'idée de s'adjoindre un corps d'experts et d'aller recruter lesdits experts dans l'université, — par exemple. Enfin, la pensée et la rhétorique de l'explication supposent à la base "quelque chose de paradoxal". S'il faut une explication, c'est que la chose même ne va pas de soi, qu'elle a besoin d'être ramenée à des raisons qui manquent pour l'instant. C'est d'ailleurs avec cet argument que commence le livre : "Ils étaient beaux, brillants, intelligents et cultivés. Ils sont responsables de la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes" (p 11). Personnellement, je ne souscris pas du tout au contraste que l'auteur veut nous faire éprouver et admettre. Pourquoi la supposée intelligence de ces gens les auraient mieux soustraits à l'engouement völkisch ou à l'engagement dans le nazisme que des ouvriers illettrés, des épiciers incultes ou de laides brutes blondes ? À ce propos, le titre de l'ouvrage sonne comme un faux sens, car ces hommes dont Christian Ingrao prétend faire le portrait sont avant tout des universitaires (Akademiker) et l'on pourrait soutenir en définitive que les "vrais intellectuels" allemands se sont presque tous exilés avant 1939-40…
Avant-dernière remarque : la différence entre le vécu enfantin que l'auteur suppose avoir été celui des "intellectuels" qu'il examine et l'idéologie de l'abaissement de l'Allemagne n'est pas assez marqué à mon avis. Christian Ingrao naturalise peut-être trop vite "les impressions d'enfance" et ne s'intéresse pas assez à la façon dont se construit un discours, dont un discours peut imprégner des proches, les entraîner dans des effets de "report de réalisation", par exemple. Il serait en tout cas fâcheux de laisser croire que les "intellectuels" du SD et de la RSHA sont devenus ce qu'ils sont devenus simplement PARCE QU'ils ont grandi dans une Allemagne dévastée par la défaite de 1918. Il manque ici de l'intermédiation, que l'auteur ne restitue pas avec suffisamment de netteté.
Dernière remarque : peu après avoir commencé la lecture du livre, je me suis dit : quelle tristesse de devoir " se taper" plus de six cents pages écrites dans un style pareil. Car c'est pauvrement écrit. Il y a des historiens qui écrivent de la littérature. Christian Ingrao n'est pas de ceux-là, — et on le ressent péniblement.
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le 3 janvier 2012
Dans l'une des dernières pages de son livre, après évoir évoqué l'après-guerre des intellectuels dont il a suivi la trace tout au long de "Croire et détruire", Christian Ingrao écrit "Né de la mort du IIIème Reich, le renouveau de la démocratie n'impliquait-il pas l'occultation de la mémoire de l'angoisse, au prix de l'incompréhension d'un nazisme qui, dès 1945-1949, était déjà un objet d'histoire".

"Croire et détruire", très précisément, résulte d'une démarche qui cherche à comprendre, analyser et expliquer les mécanismes à la base de l'engagement d'un groupe d'intellectuels et d'universitaires qui vont adhérer au nazisme, à la SS puis intégrer le RSHA, l'office central de la sécurité de l'état nazi, et le grand ordonnateur de la destruction des juifs en Europe. Le livre de Christian Ingrao montre, dans une démarche rigoureuse, implacable mais passionnante, comment ces hommes, enfants au cours de la 1ère Guerre Mondiale, ont vécu une jeunesse tenaillée par l'idée qu'un "monde d'ennemis" entoure l'Allemagne, et veut sa disparition. Cette crainte de la perte d'identité, de la destruction du peuple allemand, Christian Ingrao la tient pour le moteur essentiel de l'engagement vers les thèses volkisch des hommes dont il suit le parcours.

Le parti nazi, à un moment, va fédérer tous ces activistes volkisch qui se sont engagés, au travers de différentes organisations, pour venir notamment en aide aux européens de souche allemande vivant hors des frontières de la république de Weimar. Il y ajoute un élément déterminant, que Christian Ingrao appelle le "nordicisme", et qui est le fondement raciste de la vision du monde nazi. Christian Ingrao démonte alors, pas à pas, les étapes de l'adhésion des intellectuels à la doctrine nazi (il utilise des termes extrêmement fort, que l'on n'accole généralement pas au nazisme, et parle notamment de ferveur, d'utopie, pour certaines actions d'humanitarisme), puis de leur intégration aux services du nouveau régime.

Plus tard, ces juristes, économistes, sociologues, vont être amenés à quitter les bureaux de l'administration centrale berlinoise pour diriger, après l'invasion de l'URSS, les groupes d'intervention qui vont assassiner, par dizaines de milliers, les hommes juifs, puis leurs femmes et leurs enfants. Christian Ingrao, à travers les faits, les écrits, les interrogatoires de Nuremberg, explique pourquoi et comment ces hommes vont mettre en oeuvre les ordres du génocide, comment ils vont le vivre, y faire face, l'expliquer à leurs troupes puis, face à leurs juges, le justifier.
Cette partie du livre est éprouvante, mais c'est personnellement la première fois que je lis une analyse de faits pour lesquels, jusqu'à présent, les commentaires moralisateurs et horrifiés tenaient lieu d'explication. L'absence de recours à toutes les explications habituelles, telle que le fanatisme, la maladie mentale, la soif de réussite, quel qu'en soit le prix, est un des aspects les plus frappant de ce livre, qui peut surprendre certains lecteurs. Cette volonté de creuser profond était déjà évidente dans le livre précédent de C. Ingrao, "les chasseurs noirs", mais elle prend ici une tout autre ampleur car elle concerne non plus une unité isolée, atypique dans sa constitution et son commandement, mais le coeur de la machinerie nationale-socialiste, les services dans lesquels des personnes éduquées, intelligentes, humaines en fait, élaborent consciemment des plans visant à rayer de la surface de la terre des dizaines de millions d'individus -outre les juifs, le RSHA envisage la disparition de plus de 20 millions de personnes à l'Est- puis, sur le terrain, s'impliquent directement dans la mise en oeuvre de ces plans.

Les spécialistes du sujet seront en mesure de juger utilement de la pertinence de la thèse développée dans cet ouvrage, et d'en mesurer l'apport réel. Pour ce qui me concerne, "Croire et détruire" constitue un document saisissant, un voyage d'une force extraordinaire aux confins d'une guerre inhumaine menée par des hommes qui, tous, ont été convaincus d'agir pour un idéal, et pour ce qui leur paraissait être le "bien". Il m'a accompagné pendant plusieurs semaines durant lesquelles j'ai saisi tous les instants disponibles pour me plonger avec passion dans sa lecture.
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le 25 octobre 2011
Dès avant Les Bienveillantes - Prix Goncourt et Prix du roman de l'Académie française 2006 , de Jonathan Littell, l'idée était déjà commune d'un paradoxe humain, ou inhumain, propre au nazisme : des bourreaux qui pouvaient envisager et mettre en application, les pires actes et puis s'en retourner dans leur salon écouter du Mahler en lisant des poèmes de Schiller. Le même motif littéraire avait déjà été illustré dans le roman de Robert Merle, La mort est mon métier. Quant au paradoxe du bourreau ordinaire, il était déjà étudié par Christopher Browning dans son ouvrage Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne
C'est sur la figure historique de l'intellectuel dévoyé dans la machine de guerre et d'extermination nazie que Christian Ingrao a soutenu sa thèse d'histoire. En voici la version éditoriale. S'appuyant sur l'étude minutieuse de documents d'archive, l'auteur suit pas à pas le parcours intellectuel puis politique d'un groupe d'hommes représentant cette génération dévoyée.
Le texte est lisible, fluide, clair. Implacable.
Un document historique de première importance.

Julian Morrow
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Les intellectuels sont influençables ' j'en suis une ' et plus encore lorsqu'ils sont universitaires ' j'en suis une aussi. Si l'on ajoute à cela que les intellectuels universitaires ont en commun une estime de soi souvent en douleur et un narcissisme bien plus endolori encore par une reconnaissance sociale qu'ils estiment en général sans commune mesure avec leurs éminentissimes qualités, il ne faut plus alors s'étonner de voir bon nombre d'entre eux s'enticher de ces idéologies totalitaires qui leur offriraient enfin ce statut que la société s'entête à leur refuser. Lorsque ces idéologies sont bénignes ou trop faiblement implantées pour vraiment nuire, la chose reste sans gravité et l'on peut continuer de sourire de les voir s'enticher de Political Correctness, se faire écologistes fondamentalismes, errer d'un modèle interprétatif à l'autre au gré des modes comme trop d'entre eux l'ont fait du pétainisme, du stalinisme ou du maoïsme. En revanche, lorsque les choses se gâtent, que leur douleur rencontre la force d'État, ils peuvent alors finir en commandants d'Einsatzgruppen ou en chefs de Konzentrationslager.

Christian Ingrao ' universitaire lui-même ' livre une analyse extraordinairement fine, pertinente, passionnante des mécanismes qui ont entrainé les intellectuels allemands dans la SS. Il argumente avec un sens de la preuve qui fait de son livre une véritable leçon de critique historique. Il y évoque les dégâts qu'a occasionnés la ruine de l'estime de soi d'un peuple porté par l'antisémitisme, ruiné par le traité de Versailles, l'occupation de la Ruhr, l'hyperinflation, la crise de 1929. En somme, il ne fait que montrer que, lorsque la ruine collective d'une estime de soi se superpose à ces difficultés narcissiques si particulières aux intellectuels, il ne manque alors plus qu'un Adolf pour susciter une monstruosité ' mais il y eut aussi des Staline, des Mussolini, des Mao, des Pol Pot, des Kim Il Sung. Au sortir du livre de Christian Ingrao, on ne devrait alors plus avoir qu'un but : détecter qui sera le suivant ' on pourrait aussi fermer les Universités, mais cela serait mal reçu.
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le 23 février 2012
Ecrit comme un "roman", cette thèse est un pur plaisir de découverte historique. Très accessible donc, fluide, Croire et détruire se lit d'un trait (ou presque). Le titre est tellement judicieux et vrai qu'il donne vraiment envie d'aller au bout de cette recherche doctorale. Après les écrits très puissants mais moins digestes de Ian Kershaw (Cf la biographie d'Hitler en deux volumes ou Qu'est ce que le nazisme ?), Christian Ingrao permet d'approfondir cette période sombre de l'allemagne nazie en ouvrant une autre porte qui donne sur un nouvel aspect de la barbarie en l'éclairant de manière habile et intelligente. Bravo !
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le 28 mars 2016
Approche très intéressante, confirmant s'il le fallait qu'un cursus universitaire ne protège nullement de la barbarie la plus noire. On a tendance à considérer que le tortionnaire est un rustre, mais ce n'est pas vrai, alors le tortionnaire sommeille-t-il au plus profond de chacun de nous? Le plus glaçant: l'impunité pour la majorité des criminels qui se sont refait une vie tout à fait normale et sont morts, souvent très âgés, apparemment non torturés par le remords ou les images de leur passé.
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le 13 décembre 2013
un très bon éclairage pour comprendre le mécanisme de la mise en place des idéaux nazis qui ont abouti à la shoah...croire puis détruire.
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le 20 avril 2016
Un livre qui apporte un éclairage nouveau sur la seconde guerre mondiale. Un remarquable travail de recherche, un livre passionnant et essentiel
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le 18 avril 2015
Produit conforme à l'attente. Aucun problème d'utilisation . Je suis satisfait de son utilité . . . . . .
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