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Hitler m'a dit
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Ce livre de Hermann Rauschning est longtemps resté un témoignage important dans l'étude du personnage d'Hitler. Puis, après avoir été contesté quant à sa véracité durant de longues années, ce témoignage de Hermann Rauschning réapparaît de nos jours dans le champ Historique, comme une source d'Archive fondamentale. D'autant plus fondamentale, que ce livre a été publié et traduit en Français dès 1939, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale et de l'Holocauste.
Hermann Rauschning adhère au Parti National-Socialiste (Nazi), le N.S.D.A.P. en 1926, pour le quitter en 1934. Rauschning est d'abord membre du conseil exécutif ("Sénat") de la ville de Dantzig, avant d'en devenir le Président entre 1933 et 1934.
À partir de 1932, il a l'occasion de s'entretenir de nombreuses fois avec Hitler, dans le cadre de comités restreints, et même, en tête-à-tête.
Il détecte alors dans la personnalité de Adolphe Hitler toute l'ampleur de la dangerosité de son Idéologie barbare. En 1934, s'opposant au régime Hitlérien, il doit quitter l'Allemagne Nazie en 1935, se réfugiant en Suisse, puis aux États-Unis. Il ne revient en Allemagne qu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Confronté à l'impossibilité de recréer une unité Nationale, il regagne à nouveau les États-Unis, dans l'Oregon.

La plupart des conversations avec Hitler ont été retranscrites par Hermann Rauschning, dans la foulée de ses entretiens avec le Führer, entre 1932 et 1934.

Voici quelques repères afin de se faire une rapide idée de la chronologie historique des évènements : Hitler est élu Chancelier de l'Allemagne le 30 janvier 1933 et, Président, en se faisant appeler le Führer ("Guide"), en 1934. Plusieurs évènements marquants vont être évoqués dans ce commentaire. Quant à la suite tragique de l'histoire du Nazisme, elle est parfaitement connue...

C'est donc dès la préface de son ouvrage que Hermann Rauschning décrit avec une grande lucidité et de manière incroyablement visionnaire, l'apocalypse qui attendait l'Europe, puis le Monde (page 31) :

"Rien, je le crois, ne peut donner une idée de la tempête de révolutions qui s'abattra sur le monde, si jamais Hitler vient à triompher. Régimes intérieurs, ordre extérieur, tout s'écroulera et partout, en Europe comme sur le reste du globe. Alors, on verra ce qui, de mémoire d'homme, ne s'est encore jamais vu au cours de l'histoire : ce sera l'effondrement universel de tout ordre établi.
Le bouleversement mondial, voilà vers quoi tend la nouvelle guerre. Hitler est convaincu qu'il lui suffit de gagner cette guerre pour imposer aux hommes un régime nouveau, celui de sa volonté. Idée fantastique, sans doute, mais la fausse puissance créatrice d'un hystérique risque de réduire le monde en un monceau de décombres.
Le dessein véritable d'Hitler, qu'il entend réaliser par le moyen du national-socialisme, on ne le trouvera pas dans Mein Kampf, car ce livre est écrit pour la masse. Mais la doctrine naziste a aussi son ésotérisme qu'on professe et divulgue dans un petit nombre de cercles restreints devant une sorte de super-élite. Les S.S., les Jeunesses hitlériennes, les sphères dirigeantes de la politique, toutes les organisations de cadres comportent, en marge de la troupe des affiliés, un petit groupe d'initiés.
Hitler n'a jamais dévoilé ses véritables buts politiques et sociaux que dans ces milieux hermétiquement fermés et c'est là, précisément, qu'il m'a été donné de les entendre de sa propre bouche."

Au mois d'août 1932, Hitler décrit à Rauschning de quelle manière, excessivement claire, il conçoit la future guerre qu'il a bien l'intention de provoquer (pages 36 et 37) :

"- Un peuple à qui l'on refuse son bon droit peut légitimement employer tous les moyens, y compris la guerre bactériologique." La voix d'Hitler se fit plus forte. "Je n'ai pas à avoir de scrupules, et je choisirai l'arme que je jugerai nécessaire. Les nouveaux gaz toxiques sont terribles, mais, après tout, quelle différence y a-t-il entre la lente agonie dans les barbelés, et les souffrances du gazé ou de l'intoxiqué ? Dans l'avenir, c'est toute une nation qui se dressera contre l'autre, ce ne sera plus seulement une armée luttant contre des armées ennemies. Nous ruinerons la santé physique de nos ennemis de la même façon que nous briserons leur résistance morale. Si l'arme microbienne a de l'avenir ? Parbleu, j'en suis convaincu. À la vérité, nous ne sommes pas encore très avancés dans cette technique, mais des expériences sont en cours et je crois savoir qu'elles se développent dans les meilleures conditions. Mais l'emploi de cette arme reste limité. Elle est importante surtout en tant que moyen d'affaiblir l'adversaire "avant" les hostilités. Nos guerres à nous se mèneront, du reste, avant les opérations militaires, et j'imagine que nous aurons les moyens de juguler l'Angleterre, au cas où elle voudrait marcher contre nous. Ou encore, l'Amérique..."

Hitler continue de décrire sa stratège guerrière, à la fois prophétique et apocalyptique (pages 39, 41 et 42) :

"Nous ne capitulerons jamais, s'écria Hitler. Nous succomberons peut-être, mais nous entraînerons un monde dans notre chute..."
(...) "Moi, j'ai le don de simplifier et de ramener les problèmes à leur donnée essentielle. On a voulu faire de la guerre une science hermétique et c'est pourquoi on l'a entourée d'un appareil solennel. Comme si la guerre n'était pas la chose la plus naturelle du monde. Elle est de tous les temps et de tous les lieux, elle est quotidienne, elle n'a pas de commencement, pas plus qu'il n'y a jamais de paix.
La vie est une guerre, chaque lutte que nous menons est une guerre, la guerre c'est l'état naturel de l'homme. Retournons en arrière, remontons, si vous voulez, jusqu'à l'époque de l'homme non civilisé. Qu'est donc la guerre sinon ruse, tromperie, stratagème, attaque et surprise ? Les hommes n'ont commencé à s'entre-tuer qu'à partir du moment où ils ne pouvaient plus faire autrement. Les marchands, les brigands, les guerriers... À l'origine, tout cela ne faisait qu'un. Mais il existe une stratégie plus haute, une guerre employant des moyens d'un ordre plus spirituel. Que cherche-t-on à obtenir à la guerre, Forster ? La capitulation de l'adversaire. Dès l'instant où l'ennemi capitule, je sais que je puis l'anéantir complètement. Pourquoi, dans ces conditions, chercherais-je à le démoraliser militairement, si je puis obtenir un résultat identique par des moyens moins onéreux et plus sûrs ?"
(...) "Si je fais la guerre, Forster, j'introduirai peut-être, en pleine paix, des troupes dans Paris. Elles porteront des uniformes français. Elles marcheront, au grand jour, dans les rues où personne n'aura même l'idée de les arrêter. J'ai tout prévu dans le moindre détail. Elles marcheront sur le siège de l'État-Major, elles occuperont les ministères, le Parlement. En quelques minutes, la France, la Pologne, l'Autriche, la Tchécoslovaquie seront privées de leurs dirigeants." (...) "Aujourd'hui, messieurs, vous ne me croyez pas, pourtant je ferai comme je vous le dis, je les introduirai section par section. Peut-être atterrirons-nous sur les champs d'aviation, car nous serons en mesure, à ce moment, de transporter par air, non seulement des hommes, mais encore des armes, et il n'y aura pas de ligne Maginot pour nous arrêter. Notre stratégie, Forster, consistera à détruire l'ennemi par l'intérieur, à l'obliger à se vaincre lui-même."

Hitler décrit alors, avec sa manière radicale, les processus Révolutionnaire et Terroriste (pages 45, 46 et 47) :

"Vous connaissez, n'est-ce pas, l'histoire des révolutions ? C'est toujours la même chose. Les classes dirigeantes capitulent. Pourquoi ? Par défaitisme, parce qu'elles n'ont plus aucune volonté. Les enseignements de la révolution, voilà tout le secret de la stratégie nouvelle. Je l'ai appris des bolcheviks et n'ai pas honte de le dire, car c'est toujours de ses ennemis qu'on apprend le plus. Connaissez-vous la théorie du coup d'État ? Étudiez-la, et vous saurez alors ce que vous aurez à faire."
(...) "Jamais je ne commencerai une guerre sans avoir auparavant la certitude absolue que mon adversaire démoralisé succombera sous le premier choc." Le regard d'Hitler devint fixe, sa voix s'enfla. "Quand l'ennemi est démoralisé à l'intérieur, quand il est au bord de la révolution, quand les troubles sociaux menacent d'éclater, alors, le moment est arrivé, et un seul coup doit l'anéantir. Des attaques aériennes massives, des coups de main, des actes de terrorisme, le sabotage, des attentats perpétrés à l'intérieur, l'assassinat des dirigeants, des attaques écrasantes sur tous les points faibles de la défense adverse, assénées comme des coups de marteau, simultanément, sans se soucier des réserves ni des pertes, telle est la guerre future. Un martelage gigantesque et qui broie tout, je ne vois que cela et je ne pense pas à la suite... Je ne jouerai pas au soldat et je ne m'en laisserai pas imposer par les stratèges. La guerre, c'est moi qui la mènerai. Le moment favorable à l'attaque, c'est moi qui le déterminerai. Le moment, le plus favorable de tous, je l'attendrai, avec une détermination de fer et je ne le laisserai pas échapper. Je mettrai toute mon énergie à le provoquer. Ceci sera ma tâche. Et lorsque j'aurai réussi, j'aurai le droit d'envoyer la jeunesse à la mort, car, alors j'aurai épargné autant de vies humaines qu'il aura été possible de le faire. Messieurs, nous ne nous amuserons pas à jouer aux héros. Ce que nous voulons, c'est anéantir l'adversaire. Les généraux, malgré les enseignements de la guerre passée, veulent continuer à se comporter comme des chevaliers d'autrefois. Ils se croient obligés de conduire les guerres comme des tournois du Moyen Âge. Je n'ai que faire de chevaliers. Ce qu'il me faut, ce sont des révolutionnaires. J'ai fait, de la doctrine de la révolution, la base de ma politique."
Hitler s'arrêta quelques instants : "Je ne reculerai devant rien. Il n'y a pas de droit international, il n'y a pas de traité qui m'empêchera de profiter d'un avantage lorsqu'il se présentera. La prochaine guerre sera terriblement sanglante et cruelle. Mais la guerre la plus cruelle, celle qui ne fait aucune différence entre les militaires et les civiles, sera aussi la guerre la plus douce, parce qu'elle sera la plus courte. En même temps que nous interviendrons avec toutes nos armes, nous ébranlerons le moral de l'adversaire. Nous provoquerons une révolution en France. J'en suis aussi sûr que je suis sûr que cette fois-ci, il n'en éclatera pas en Allemagne. Vous pouvez m'en croire. J'entrerai chez les Français en libérateur. Nous nous présenterons au petit bourgeois français comme les champions d'un ordre social équitable et d'une paix éternelle. Ces gens-là ne veulent plus rien savoir de la guerre et de la grandeur. Mais moi, je veux la guerre, et tous les moyens me seront bons. Évitez surtout de provoquer l'ennemi ! - ce n'est pas là ma devise. Ce que je veux, c'est l'anéantir par tous les moyens. La guerre, c'est moi qui la conduirai."

Au point de vue économique, Hitler envisage les mêmes méthodes martiales et terroristes que celles qu'il veut appliquer pour la guerre (page 58) :

"Comment cela ? demanda Hitler, en me regardant d'un air courroucé. Le financement ne me cause aucun souci. Laissez-moi faire. Il n'y aura aucune difficulté si l'on élimine les spéculateurs.
- Mais, répliquai-je, il ne sera pas possible de maintenir les prix si l'on finance de cette manière les grands travaux. La monnaie imaginée par Feder provoquera forcément de l'inflation.
- Il se produit de l'inflation si on le veut, s'indigna Hitler. L'inflation n'est qu'un manque de discipline : indiscipline des acheteurs et indiscipline des vendeurs. Je veillerai à ce que les prix restent stables. Pour cela, j'ai mes S.A.. Malheur à celui qui oserait augmenter ses prix. Il n'y aura pas besoin de textes législatifs. Le parti s'en chargera. Vous verrez, quand nos S.A. iront faire respecter les prix dans les magasins. Ils n'auront pas besoin d'y aller deux fois."

Le débat s'oriente ensuite vers les avancées technologiques qui doivent permettre de participer à la de domination hégémonique mondiale d'Hitler (page 63 à 65) :

"Les ingénieurs sont des fous, coupa brutalement Hitler. Ils ont parfois une idée qui pourrait être utilisée, mais qui devient une folie lorsqu'on la vulgarise. Lawaczek n'a qu'à construire ses turbines, mais qu'il n'aille pas chercher les moyens de provoquer un essor économique. Ne vous embarquez pas avec lui. Je connais son dada. Messieurs, tout cela n'est que fadaises. Le monde ne se répète jamais. Ce qui était bon au XIXe siècle ne vaut rien pour le XXe. Les découvertes ne viennent plus d'elles-mêmes par un coup de chance. Aujourd'hui, elles dépendent de nous. Nous sommes en mesure de calculer quand on peut attendre des découvertes, et dans quel domaine. On en fait d'ailleurs continuellement, et c'est de nous qu'il dépend de les développer. Mais le hic est que, justement, nous ne les développons pas. Nous passons à côté des possibilités. Tout est une question de volonté. De nos jours, il n'est plus possible de laisser les choses aller d'elles-mêmes.
Les pays qui sont riches, qui possèdent tout, n'ont pas besoin de nouvelles découvertes. À quoi bon ? Au contraire, elles les gênent. Ils veulent continuer à gagner suivant les vieilles méthodes. Ils veulent dormir, ces peuples riches, l'Angleterre, la France, l'Amérique. Lawaczek a raison en un sens : il faut produire méthodiquement ce qui, autrefois, naissait de la chance. Il faut remplacer le hasard. Or, nous le pouvons. C'est là que réside l'importance des grands travaux qu'entreprendront les États, et non plus les spéculateurs et les banquiers juifs qui, aujourd'hui, ont intérêt à ce qu'on ne fasse rien de neuf. C'est bien pour cela que nous autres, Allemands, nous devons nous libérer de ces gens-là. Nous devons marcher par nos propres moyens. Mais l'Allemagne telle qu'elle est aujourd'hui, n'a aucune unité biologique. L'Allemagne ne sera véritablement l'Allemagne que lorsqu'elle sera l'Europe. Tant que nous ne dominerons pas l'Europe, nous ne ferons que végéter. L'Allemagne, c'est l'Europe. Je vous garantis qu'alors il n'y aura plus de chômage en Europe : on assistera à une prospérité inouïe. Nous nous chargerons de sortir le monde de sa léthargie. Nous nous assignerons des tâches que personne actuellement ne peut soupçonner. Et nous les mènerons à bien. Mais il nous faut l'Europe et ses colonies. L'Allemagne n'est encore qu'un commencement. Il n'y a plus, sur le continent, un seul pays qui soit un tout complet. Notre espace complet, à nous, c'est l'Europe. Celui qui la conquerra imprimera son empreinte au siècle à venir. Nous sommes désignés pour cette tâche. Si nous ne réunissons point, nous succomberons, et tous les peuples européens périront avec nous. C'est une question de vie ou de mort. Votre Lawaczek, votre Feder sont pour moi de vieilles radoteuses autour de la cafetière. Qu'ai-je à faire de leur sagesse de petits bourgeois ?"
Hitler s'arrêta. C'était la première fois qu'il dévoilait devant moi quelques-uns de ses projets véritables. Je dois avouer que l'ampleur de cette perspective m'avait, à cette époque, surpris et impressionné."

Lors d'une autre réunion, après l'intervention de Darré (l'un des membres de l'État Major), Hitler précise à nouveau sa propre vison anticipatrice de la domination territoriale et de la hiérarchisation sociale de la société Nazie (pages 80 à 87) :

"À ce qui vient d'être dit sur notre politique de l'Est ou, plus précisément de l'espace oriental, je donne mon approbation presque totale. Cependant, mes chers camarades, il y a une chose que vous aurez toujours présente à l'esprit. Nous ne parviendrons jamais à la domination mondiale si nous n'avons d'abord au centre de notre rayonnement un noyau de puissance solide, dur comme l'acier. Un noyau de quatre-vingts ou de cent millions d'Allemands formant une unité compacte. Par conséquent, ma toute première tâche sera de créer ce noyau qui, non seulement nous rendra invincibles, mais nous donnera, une fois pour toutes, une supériorité décisive sur tous les peuples européens. Le jour où nous aurons réalisé cette première tâche, le reste sera relativement facile. À ce noyau appartient l'Autriche. Cela va de soi. À ce noyau appartiennent également la Bohême et la Moravie ainsi que les régions occidentales de la Pologne jusqu'à certaines frontières stratégiques naturelles. Il faut y intégrer également, et ceci est important, les États baltes, qui pendant des siècles ont eu une classe dirigeante allemande. À l'heure actuelle, ce sont surtout des races étrangères qui peuplent ces territoires."
"Quand nous voudrons créer notre grand Reich allemand dans son ampleur définitive, nous aurons le devoir d'éliminer ces peuples. Il n'y a aucune raison pour que nous ne le fassions pas. Notre époque nous donne les moyens techniques de réaliser avec une facilité relative tous ces plans de transplantation. D'ailleurs, l'époque de l'après-guerre a provoqué une émigration intérieure de plusieurs millions d'hommes, à côté de laquelle notre présente entreprise n'est qu'une bagatelle. Le bassin de Bohême-Moravie, les territoires qui s'étendent immédiatement à l'est de l'Allemagne seront colonisés par nos paysans allemands. Nous transplanterons les Tchèques et autres Slaves de ces régions en Sibérie ou dans les terres de la Volhynie. Nous leur assignerons des "réserves" dans les nouveaux États confédérés du Reich. Il faut chasser les Tchèques de l'Europe centrale. Tant qu'ils y resteront, ils seront toujours un foyer de décomposition hussite et bolchevique. C'est seulement quand nous aurons le volonté et le pouvoir d'atteindre ce but que je serai prêt à prendre la responsabilité de sacrifier toute une génération de la jeunesse allemande. Même si tel doit en être le prix, je n'hésiterai pas une seconde à me charger la conscience de la mort de deux ou trois millions d'Allemands, en pleine connaissance du poids de ce sacrifice."
"Pour les États baltes, la situation est différente. Nous germaniserons facilement la population. Il y a là des races qui, ethniquement, nous sont apparentées et qui seraient devenues allemandes depuis longtemps si les préjugés et l'orgueil social des barons baltes n'avaient pas dressé des obstacles artificiels."
"D'ailleurs, les problèmes de frontière m'intéressent peu en eux-mêmes. Si je leur sacrifiais ma politique, nous serions bien vite au bout du rouleau et le peuple allemand n'y gagnerait rien. Aussi veux-je en finir avec la sentimentalité niaise des Tyroliens du sud. Il ne me viendra jamais à l'idée, à cause de cette question qui pourrait intervenir dans les lignes fondamentales de notre politique, de me laisser égarer et gêner pour une alliance avec l'Italie, si je la juge utile. Au cours de sa malheureuse histoire, le peuple allemand a été toujours et partout exploité comme du bétail. Je ne me laisserai pas conduire par des souvenirs de notre passé si honorables qu'ils soient, à commettre une folie politique. Pour l'Alsace et pour la Lorraine, la situation est encore différente. Nous ne renoncerons jamais. Ce n'est pas parce que ces régions sont peuplées d'originaires allemands, c'est simplement parce que nous avons besoin de territoires et d'autres encore pour arrondir notre noyau territorial à l'Ouest, exactement comme nous avons besoin de la Bohême au sud et le Posen, de la Prusse orientale, de la Silésie et des pays baltes, à l'est et au nord."
(...) "La société sans classes des marxistes est une folie. L'ordre implique toujours une hiérarchie. Mais la conception démocratique d'une hiérarchie basée sur l'argent n'est pas une moindre folie. Une véritable domination ne peut naître des bénéfices hasardeux réalisés par la spéculation des gens d'affaires. Le secret de notre succès est précisément d'avoir rétabli au centre de la lutte politique, la loi vitale de la véritable domination. La véritable domination ne peut naître que là où se trouve la véritable soumission. Il ne s'agit point de supprimer l'inégalité parmi les hommes, mais au contraire de l'amplifier et d'en faire une loi protégée par des barrières infranchissables comme dans les grandes civilisations des temps antiques. Il ne peut y avoir un droit égal pour tous. Nous aurons le courage de faire de ceci non seulement la maxime de notre conduite, mais encore de nous y conformer. C'est pourquoi je ne reconnaîtrai jamais aux autres nations le même droit qu'à la nation allemande. Notre mission est de subjuguer les autres peuples. Le peuple allemand est appelé à donner au monde la nouvelle classe de ses maîtres."
(...) "Non, mes camarades, on ne discute pas sur la création d'une "couche supérieure". On la crée, et pour la créer, il n'y a qu'un seul moyen, c'est le combat. La sélection de la nouvelle élite des Führer sortira de "mon combat", de ma lutte pour le pouvoir. Celui qui se rallie à moi est élu du fait même de son ralliement et de la qualité du concours qu'il m'apporte, c'est la grande signification révolutionnaire de notre long et tenace combat pour le pouvoir, qu'il implique la naissance d'une nouvelle classe de chefs, appelés à diriger non seulement les destinées du peuple allemand, mais encore celles du monde entier."
"Le nouvel ordre social qui doit naître en même temps qu'une nouvelle classe de chefs, ne sera pas le fruit de rêveries spéculatives ni d'expériences de laboratoire : il jaillira d'un seul processus historique. Nous sommes précisément au centre de ce processus. Nous vivions au milieu du bouleversement révolutionnaire qui naît de l'abdication des vielles classes sociales et de l'ascension des nouvelles. Mais, messieurs les marxistes se trompent quand ils s'imaginent que c'est le prolétaire qui remplacera le Junker à la tête du nouvel ordre social. Une telle idée traduit assez bien la ridicule lâcheté de la bourgeoisie capitularde, qui voit dans l'ouvrier d'usine une sorte de sauveur mystique apportant le salut social. Le prolétariat, dans sa signification politique actuelle, est un des symptômes provisoires d'un ordre social agonisant exactement comme la noblesse et la bourgeoisie."
"Quel aspect prendra le futur ordre social, mes camarades, je vais vous le dire : il y aura une classe de seigneurs, provenant des éléments les plus divers, qui se sera recrutée dans le combat et trouvera ainsi sa justification historique. Il y aura la foule des divers membres du parti, classés hiérarchiquement. C'est eux qui formeront les nouvelles classes moyennes. Il y aura aussi la grande masse des anonymes, la collectivité des serviteurs, des mineurs, ad aeternum. Peu importe que dans la ci-devant société bourgeoise, ils aient été des propriétaires agricoles, des travailleurs ou des manœuvres. La position économique et le rôle social d'autrefois n'auront plus la moindre signification. Ces distinctions ridicules seront fondues dans un seul et unique processus révolutionnaire. Au-dessous encore, nous verrons la classe des étrangers conquis, de ceux que nous appellerons froidement les esclaves modernes. Et au-dessus de tout cela, il y aura la nouvelle haute noblesse, composée des personnalités dirigeantes les plus méritantes et les plus dignes de la responsabilité. De la sorte, dans la lutte pour le pouvoir et pour la domination à l'intérieur et à l'extérieur de la nation, il se créera un ordre nouveau. Mais cette transformation ne s'effectuera pas, comme le pensent nos professeurs et autres rats de bibliothèque, par une constitution qu'ils auront agencée et que promulguera quelque décret gouvernemental."
"Oui, je suis d'accord avec ce que vient de dire notre camarade Darré. C'est dans l'Est que nous trouverons notre grand champ d'expériences. C'est là que naîtra le nouvel ordre social européen. Telle est la grande signification de notre politique de l'Est. Un dernier mot pour conclure. Il est certain que dans la nouvelle aristocratie que nous créerons, nous admettrons également les représentants d'autres nationalités, qui se seront montrées sympathiques à notre combat. Sur ce point encore, je pense exactement comme Darré et comme Himmler. Le racisme biologique n'est qu'un des aspects de notre système. D'ailleurs, d'ici peu, nous déborderons les frontières de l'étroit nationalisme d'aujourd'hui, car les grands empires naissent bien sur une base nationale, mais ils la laissent très vite derrière eux."
"Et j'en arrive ainsi à ce que l'on appelle la culture ou l'éducation. Aussi sûr et certain que les plans que nous avons discutés ce soir doivent rester ignorés des simples militants du parti, il n'est pas moins sûr qu'il faut en finir une fois pour toutes avec ce que l'on appelle l'instruction générale. L'instruction générale est le poison le plus corrosif et le plus dissolvant que le libéralisme ait jamais trouvé pour sa propre destruction. Il ne peut y avoir qu'un degré d'instruction pour chaque classe, et dans la classe, pour chaque échelon. La liberté totale de l'instruction est le privilège de l'élite et de ceux que l'élite admet dans son sein. Tout l'appareil de la science doit rester sous un contrôle permanent. La science est l'instrument de la vie, mais elle n'en est pas l'essence. Conséquents avec nous-mêmes, nous accorderons à la grande masse de la classe inférieure le bienfait de l'analphabétisme. Mais nous, nous nous libérerons de tous les préjugés humanitaires et scientifiques. Et à cet effet, je ferai prêcher, dans les collèges de Junkers que j'ai l'intention de créer et que devront fréquenter tous les futurs membres de notre aristocratie, l'Évangile de l'homme libre, de l'homme maître de la mort et de la vie, s'élevant au-dessus de la crainte humaine et de la superstition, de l'homme qui s'entraîne à devenir maître de son corps, de ses muscles et de ses nerfs, aussi parfaitement que le simple soldat, mais qui dominera en outre les tentations de l'esprit ou d'une soi-disant liberté scientifique."

P.S. : Ce commentaire étant trop long pour figurer intégralement sur ce site, vous pouvez le retrouver dans son intégralité sur ma Page Facebook : "Communisme Totalitarisme (Unvola)".
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le 9 mai 2013
Réédition fort opportune : ce livre de l'ancien président du sénat de Dantzig a été bien injustement méprisé par beaucoup d'historiens, alors qu'il constituait un avertissement prophétique, et que toutes les paroles attribuées à Hitler dès l'avant-guerre se sont révélées absolument exactes après la guerre. En fait, les témoignages des archives allemandes et ceux de Nuremberg ont authentifié le livre après-coup, mais comme tous les réfugiés du nazisme (et du communisme), Rauschning a été traité de haut et n'a jamais été cru.
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le 4 juillet 2010
De fait, "Hitler m'a dit" est un faux dans sa structure : Rauschning n'a pu voir Hitler que 4 fois. Celà ne l'a pas empêché de réfléchir (longtemps...) avant de quitter le nazisme dans lequel il a été sénateur nazi du Parlement de Danzig.
Nul doute que les "discussions" avec Hitler ne sont pas verbatim. Le livre a tout de même été écrit en 1939 (j'en possède un exemplaire original), soit concomitamment au désastre européen qui s'annonçait (si on "oublie" l'Autriche et les Sudètes) et non après la seconde guerre mondiale en préparation du procès de Nuremberg, comme certains de ses détracteurs veulent le faire croire.
A tout le moins, il est un ouvrage intéressant en matière de propagande et de contre-propagande.
Enfin, la rigueur de la démarche intellectuelle "qu'aurait" eu Hitler dans ses objectifs ici affichés (et affirmés comme quelque peu cachés, car réservés pour les masses, dans "Mein Kampf") soulève plus la réflexion que l'indignation sur la "reconstitution" biaisée de ces écrits.
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le 28 novembre 2008
Hermann Rauschning, président du Sénat de Dantzig entre 1933-1934 s'écarta du parti nazi en 1934 puis devint un anti-nazi.

Ce livre n'est pas mal écrit en soi et même surprenant, le seul hic c'est que c'est un faux et cela a été prouvé. L'historien suisse Wolfgang Hänel a passé cinq ans à enquêter sérieusement sur le livre avant d'annoncer sa conclusion, une fraude totale, Rauschning n'ayant rencontré Hitler que 4 fois et jamais en tête a tête (donc loin de la centaine de fois qui a été dit). Les paroles attribuées à Hitler ont simplement été inventées ou empruntées à de nombreuses sources différentes incluant des écrits de Ernst Jünger, Friedrich Nietzsche et même Maupassant!.
Le projet vint du journaliste d'origine hongroise Emery Reves, qui dirigea une agence de presse et de propagande anti-allemande à Paris pendant les années 30.
A noter que même Ian Kershaw ne le considère pas comme authentique.

Si vous êtes en quête de vérités historiques, passez votre chemin, si vous aimez le sensationnel, c'est toujours une bonne oeuvre de fiction.
Maintenant si vous voulez un livre dans la même veine mais authetique, dirigez vous vers les "propos de table" rapportés par Martin Bormann.
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toutefois l'auteur ne me parait pas d'une forte intelligence ou bien il est trop subjectif, mais ce n'est là qu'une opinion personnelle qui peut ne pas etre partagée, de toute manière on apprend beaucoup de chose sur la "cour" du fuhrer qui était un panier de crabes !
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