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43 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eloge de la paresse?
Un roman mythique en Russie! Il date de 1858 mais son actualité est liée à l'ambivalence de la nature humaine...
C'est l'histoire éternelle, à travers ce personnage attachant voire fascinant qu'est Oblomov, de la lutte entre le désir d'agir, de posséder, de vivre, et celui de s'arrêter là, de profiter du bonheur...
Publié le 21 avril 2005 par zou31

versus
5 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Oblomov n'aurait pas lu ce livre
Chef d'œuvre du roman russe, encensé par Tolstoi et Dostoievsky.
Peut-être est-ce la traduction, mais je suis passé complètement à côté : je me suis arrêté à la page 138.
Oblomov reçoit les uns à la suite des autres des voisins ou amis, chacun caricature de l'homme actif. Lui-même est une caricature du...
Publié le 27 novembre 2011 par rhumbs


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43 internautes sur 45 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Eloge de la paresse?, 21 avril 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Poche)
Un roman mythique en Russie! Il date de 1858 mais son actualité est liée à l'ambivalence de la nature humaine...
C'est l'histoire éternelle, à travers ce personnage attachant voire fascinant qu'est Oblomov, de la lutte entre le désir d'agir, de posséder, de vivre, et celui de s'arrêter là, de profiter du bonheur d'être vivant comme un chat qui se dore au soleil. Cette lutte devient celle de chaque instant chez Oblomov, modeste propriétaire qui perdra tout pour avoir voulu vivre son rêve d'inaction, en dépit des normes de la société "normale" qui se révèlera, à travers le défilé des personnages, tout aussi contradictoire.
L'écriture est magnifique et l'on ne s'ennuie pas un instant dans ce récit fleuve. Avec finesse et puissance, Gontcharov nous brosse le portrait d'un Alexandre le bienheureux (film de 1967, avec Philippe Noiret, inoubliable paresseux du rôle titre) de la Russie tsariste.
Un grand moment de lecture qui conjugue émotion et réflexion. Gontcharov ouvre ici la porte d'un monde intime et riche, aussi éblouissant que celui de la Montagne magique de Thomas Mann...
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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Oblomovtchina, 18 août 2009
Par 
Zarak (Saintry-sur-Seine, Essonne, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
Ilia Ilitch Oblomov est un riche propriétaire terrien et rentier confortable, habitant Saint-Pétersbourg... enfin, sa véritable demeure n'est ni une ville, ni un pays, mais un meuble : son divan. Les 200 premières pages - mémorables - le lecteur les passera donc à guetter le moment où le "héros" en robe de chambre orientale, recevant kyrielle d'hôtes depuis son bunker molletonné, parviendra à se libérer de la position allongée.

On comprend vite que la fainéantise pathologique d'Oblomov est celle d'un "coeur qu'aucune boue n'a jamais souillé" dixit son ami Stolz, un authentique mort-né de pureté infertile, un désillusionné absolu avant l'heure, ne désirant plus s'avilir au contact du monde. Jadis tenté par l'action, ce "Platon en robe de chambre" consomme désormais ses chimères dans ses rêveries - nettement plus fidèles - le réel et son prosaïsme étant bien trop vains, éreintants. C'est aussi un caractère nouveau dans la littérature mondiale, personnalité tragi-comique d'un grand enfant qui, prisonnier des élans éphémères, fatigué des passions mortelles, n'a pu trouver de repos que dans l'apathie, reflet de l'éternité. Une dernière passion amoureuse volontairement tuée dans l'oeuf et un déménagement foireux achèveront de conforter notre homme dans sa position horizontale.

Un personnage classique en somme, qui séduisit quelques Tolstoï et Dostoïevski, entré dans le langage courant en Russie (ils parlent d'oblomovisme comme nous parlons par exemple de bovarysme), dans lequel il est fort (dé)conseillé de se retrouver, surtout en notre époque qui érige plutôt l'hystérie et le survoltage en valeurs suprêmes.

Oblomov, ou le roman russe du désenchantement et de la fainéantise. Génial, amère, comique, culte. Indispensable.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La tragédie implacable de la pusillanimité et de la procrastination, 3 avril 2014
Par 
Jean René (FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
Assez peu lu en France, Oblomov (Oblomoff dans les éditions anciennes) est un roman de Gontcharov écrit en 1856, célébrissime pour les russes. Assez volumineux, il a souvent fait l'objet de traductions raccourcies comme c'est le cas ici. Ilya Iliitch Oblomoff est un jeune homme de petite noblesse, suffisamment fortuné, grace à l'héritage d'une propriété de campagne "de trois cents serfs" où il ne va jamais, pour pouvoir mener à saint-Pétersbourg une vie oisive et insouciante. Oblomoff est bon et doux, paresseux, indolent, incapable de prendre une décision, remettant à plus tard tout travail et toute affaire. Son grand et généreux ami Stoltz essaie avec un immense dévouement de combattre ces penchants, de le faire sortir dans le monde, de l'inciter à mettre en ordre ses affaires, de gérer sa propriété à l'abandon qui ne rapporte plus grand chose. Rien n'y fait et Oblomoff passe le plus clair de son temps allongé sur un divan.
L'oeuvre se déroule en trois phases de longueur très rapidement décroissante: une assez longue première partie ferait croire à un ouvrage comique, car mettant en scène avec nombre de trouvailles amusantes les ridicules de notre incurable et sympathique paresseux. Cet éloge de la paresse assez savoureux vaut par lui-même.
Une deuxième partie nous transporte en nous faisant entrevoir la rédemption d'Oblomoff et la perspective d'un happy end: la rencontre miraculeuse d'une jeune femme charmante, Olga, va transformer Oblomoff qui découvre l'amour, s'imagine sortir de sa torpeur, changer de vie, remettre en état sa terre d'Oblomovska pour y goûter le bonheur domestique et champêtre d'un propriétaire terrien en compagnie de la douce Olga.
Hélas, bien qu'ayant avoué son amour, incapable du moindre passage à l'acte, incapable de demander Olga en mariage et concrètement de lui offrir l'existence qu'elle souhaite et qu'il n'a qu'imaginée, Oblomov est repris par ses vieux démons. Olga, brisée, finit par fuir. La déchéance d'Oblomov s'accélère. De plus en plus dépressif et dégoûté de lui-même, il engraisse et se met en ménage avec sa logeuse, femme d'une condition très inférieure à la sienne qui lui fait de bons petits plats... Le "happy end" entrevu dans la seconde partie est à jamais perdu, la médiocrité a gagné.

Gontcharoff joue habilement avec les sentiments du lecteur; ce dernier, tout d'abord amusé, se prend d'intérêt et d'affection pour Olga et Oblomoff et partage leurs espoirs, avant de sombrer dans la déception. N'y a-t-il pas précisément en chacun d'entre nous une part d'Oblomoff, avec ses illusions perdues, ses échecs, et ses renoncements face à l'effort? C'est là que se trouve la portée de ce beau roman qui nous fait réfléchir sur la médiocrité de destinées dont, quelles que soient nos vraies ou fausses excuses, nous sommes généralement les principaux responsables.
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4.0 étoiles sur 5 Il y a du Flaubert dans cette critique doucement ironique mais empathique d'une certaine Russie paresseuse, 11 décembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
« A d’autres, se disait-il, d’exprimer les aspects inquiétants de l’existence, de mettre en marche les forces constructives ou destructrices : à chacun sa prédestination. » Ce « il », c’est Ilia Ilitch Oblomov, héros paresseux, limite asthénique, d’un grand roman publié en 1859 par le Russe Ivan Gontcharov, ami de Tourgueniev entre autres.

La première partie du roman est tout simplement géniale : une seule journée d’Oblomov, durant laquelle il ne cesse de tergiverser à l’idée même de se lever de son lit et reçoit deux nouvelles (« deux malheurs » : un courrier mensonger de son staroste et une mise en demeure de déménagement émanant de son propriétaire) puis des visites, introduites par son serviteur Zakhar, personnage hautement sincère dans son hypocrisie et sa paresse endémique. Ces visites sont l’occasion d’une galerie de portraits souvent plaisants, parfois cocasses, dont celui de Volkov le mondain absolu ou encore celui de l’inexistant Vassiliev, petit fonctionnaire dont on peut affirmer que « personne, excepté, bien sûr, sa mère, ne semble avoir remarqué son entrée dans le monde ».

De manière générale, les amis d’Oblomov, au même titre que lui le fut, sont d’ailleurs des fonctionnaires dont la petitesse d’esprit renvoie une image déplorable de l’administration russe, image commune aux récits de Gogol entre autres. Oblomov lui-même, fonctionnaire raté donc, symbolise avant tout une petite noblesse paresseuse, attachée à sa stabilité et à sa tranquilité avant toute chose (il y a une scène hilarante de son enfance : une lettre arrive et fait l’objet de spéculation durant trois jours avant d’être finalement ouverte… et lue – elle ne contenait bien sûr rien qui vaille toutes les angoisses traversées par la famille dans son ensemble). Discrètement, Gontharov critique une société russe, tant du côté des fonctionnaires que de celui des barines, lourde, immobiliste, peu sensible aux sirènes de la modernité, et qui s’en mordra les doigts environ soixante ans plus tard – même si Gontcharov ne développe aucun talent prophétique dans son roman.

Preuve de cette critique implicite de la société russe, plus que souvent souriante, immanente à Oblomov le roman, le personnage de Stoltz : d’origine allemande (et ce lui sera reproché à de multiples reprises), il est le seul à symboliser une volonté de changement et à vouloir faire bouger Oblomov le personnage, à désirer le sortir de son lit, de ses petites habitudes. Mais c’est bien en vain : Oblomov n’est pas malheureux de sa paresse, de son manque d’appétit existentiel (et certaines de ses critiques à l’encontre des gens qui bougent dans tous les sens, surtout les mondains cultureux, ne sont pas infondées…) ; il existe de la sorte, imperméable à toute critique et à toute malveillance, capable pourtant d’un bel altruisme (voir l’histoire d’amour avortée avec Olga), souvent à contre-courant, par sa bonté et sa sagesse, des milieux qu’il fréquente. En ce sens, le personnage est hautement attachant et le roman de Gontcharov est une pure réussite à laquelle on prend grand plaisir plus de cent cinquante ans après sa publication.
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12 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 patience, vous ne serez pas déçu, 13 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
Après un démarrage lourd et pesant, le lecteur se façonne à sa lecture : il s'y étire avec complaisance pour, finalement, y plonger avec une paresse presque coupable... Il s'agit du portrait d'un bourgeois russe au XIXème siècle, pour qui les espoirs de vie sont divers et confortables grâce à sa fortune et sa bonne naissance. Essentiellement mu par un esprit contemplatif, l'homme se complet dans l'inaction pour sombrer finalement dans une paresse maladive qui le rend peureux et anxieux. La mise en réflexion profonde de l'essence de l'homme, de l'environnement qui est le sien, de l'avenir qu'il se construit, doit elle le conduire au paroxysme du non-vouloir dans le but unique de ne pas se fondre dans le socialement admis ??? L'exemple de déchéance qui nous est soumis ici, renvoie à l'absurdité de choisir à tout prix la marginalité. L'enseignement, s'il prête souvent à douter, aboutit inévitablement à l'échec.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Le récit d'un grand paresseux, 19 février 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
Étant tout à fait profane en littérature russe, "Oblomov" est le premier livre de cette région que j'ai tenu entre les mains. Il est bien dommage que celui-ci ne soit pas plus connu car il s'agit d'une perle fantastique.
Nous découvrons notre personnage dans une première partie du livre pleine d'humour, où le gros défaut d'Oblomov qui est incapable de faire autre que d'évoluer de la position couchée dans son lit à la position assis dans un fauteuil, est en contraste absolu avec l'activité débordante de ses invités qui défilent dans son salon. Et quand notre héros, plus à l'aise à l'horizontale qu'à la verticale, trouve la motivation d'aller respirer à l'extérieur, on le suit dans ses tribulations pour trouver sa voie, jusqu'à un dénouement qui tirera, certainement, une larme, aux plus sentimentaux.
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5.0 étoiles sur 5 La création d'un type humain universel : un chef d'œuvre., 25 janvier 2013
Par 
Georges Duquin (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
Gontcharov ne s'est pas trompé : il a consacré dix ans de sa vie pour offrir à la littérature un type humain universel, et pas seulement courant dans la société russe. L' "à quoi bon", la procrastination, la glissement sans retour de la paresse, le découragement, il y a de l'acédie là-dedans, que stigmatisèrent les Pères de l'Eglise , etc... tout cela est dépeint avec minutie, exactitude et ...génie : Oblomov n'est pas seulement un russe typique, ou un type à part, il est peut-être plus répandu que l'Avare, le Misanthrope ou le Malade imaginaire. Ne serait-il pas un individu fort commun dans la société technicienne moderne? Voire.

En tout cas c'est un livre passionnant, criant de vérité. Un chef d'œuvre

Georges DUQUIN
Villeneuve-sur-Lot
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Oblomov, mon semblable; mon frère, 14 août 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Poche)
Il vaut mieux le lire en russe, mais on peut, même en français, même dans des traductions médiocres, y trouver un grand intérêt...à condition de s'accrocher un peu, comme toujours avec les écrivains russes.
Oblomov est un apathique qui rêve d'action, au point de s'inventer un double hyperactif auquel il fera vivre l'histoire d'amour - elle aussi rêvée - qui ne peut aboutir avec lui-même : formidable avance d' Ivan Gontcharov,ce romancier du dix-neuvième siècle ! Oblomov, mon semblable, mon frère...
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8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire au temps de la sieste.., 22 juillet 2010
Par 
Marchais Catherine "bookworm" (Versailles, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Poche)
Ne soyez pas impatient avec ce livre, il se lit avec lenteur et torpeur comme son personnage principal mais le résultat est étonnant..
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5.0 étoiles sur 5 Five Stars, 25 novembre 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oblomov (Broché)
tres bien
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