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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Vision, 1 novembre 2012
Par 
Tornado (Provence Côte d'Azur) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
1986. Watchmen amène la révolution dans le monde sclérosé du comicbook. Mais Alan Moore n'est pas seul. De son côté, Frank Miller enfonce le clou avec le monument qui nous intéresse ici : "The Dark Knight's Return" ("DKR").
Ce n'est pas la peine de revenir sur une histoire que tout le monde connait. Par contre, on peut insister, car on ne le fera jamais assez, sur l'aspect révolutionnaire et artistique du chef d'œuvre de Frank Miller.

Savez-vous pourquoi un joli paysage ou un beau portrait à l'aquarelle ne peut être considéré comme une œuvre d'art ? Et bien c'est parce que, au delà des questions purement esthétiques, l'art n'est pas là pour faire joli, mais pour créer, pour être le premier à le faire. "Le bon goût est l'ennemi de l'art" disait Picasso. Une phrase essentielle, qui démontre que le créateur artistique n'est pas là pour flatter le regard du spectateur, mais pour explorer les sentiers inconnus... Après tout, le véritable explorateur se défend-il d'aller explorer une région inconnue du globe s'il a peur que son public ne puisse le suivre ?
Fin du constat.
Si "DKR" est une œuvre majeure, c'est qu'elle est la première de son genre. Jusque là, et même avec "Watchmen", un comicbook était le résultat d'une association de personnes et d'une industrie. Malgré la présence de Klaus Janson & Lynn Varley, "DKR" est l'œuvre d'un seul homme, avec des collaborateurs. Quelques œuvres marquantes avaient déjà été l'apanage d'un seul auteur, comme par exemple La mort de Captain Marvel de Jim Starlin. Mais "DKR" va pourtant élever son medium -le comicbook- à un stade nettement supérieur, au point de rivaliser avec l'Art contemporain en terme de richesse formelle et thématique !
Oui, "DKR", c'est le summum, dans le monde des comics, dans la relation entre le FOND et la FORME.

- Dans le FOND, Miller injecte ses thématiques favorites et transforme la figure du super-héros en général et de Batman en particulier en véhicule pour questionner notre société. Et il le fait comme aucun auteur du médium ne l'avait fait avant lui, en jouant sur le fil du rasoir, laissant le lecteur se faire sa propre opinion. A travers cette histoire de vigilante vieillissant qui reprend du service après une longue retraite, il explore le thème de la radicalisation, qui touche les seniors dans nos bonnes sociétés démocratiques, où sont sans cesse remises en questions les notions de justice et leurs corollaires, le laxisme, la répression, la bienpensance, le fascisme.
Il explore également les dérives des médias, et le pouvoir corruptible de la sacro-sainte télévision. Cette trilogie thématique "super-héros/pouvoir/justice" accouche d'un récit à la puissance d'évocation et à la profondeur inédite, et ce bien des années avant que Miller ne se radicalise lui-même, comme une preuve tangible qu'il s'agissait là d'un questionnement très sérieux et primordial.

- Dans la FORME, Miller échappe à tous les stéréotypes des comics mainstream et innove à tout point de vue. Son dessin, en apparence plutôt esquissé, est en réalité d'une justesse étonnante. Et s'il n'est pas "esthétisant", il est d'une puissance et d'une inventivité assez impressionnante. Ainsi, plutôt que de flatter la plastique athlétique des habituels super-héros, notre homme préfère-t-il inventer une véritable alchimie entre le découpage de ses planches et l'architecture des lieux. En découle un langage corporel et une rythmique totalement inédite, baignée d'un dépouillement hérité des mangas, puisqu'il est admis aujourd'hui que Miller fut fortement inspiré par les créations nipponnes, et d'une vision particulièrement cinématographique de l'art séquentiel, à la manière d'un film de Scorcese (voix-off comprise).
Je suis personnellement un grand admirateur de ces planches expressives à nulle autre pareille, aux ombres majestueuses, qui confèrent au récit un lyrisme extraordinaire, évidemment rehaussé par le superbe encrage de Klaus Janson et la mise en couleur de Lynn Varley. Un art séquentiel d'une modernité totale, qui fera école en propulsant le comicbook à un niveau adulte auquel il n'était jusque là pas destiné.
Et bien entendu, il y a ce télescopage entre l'action, la voix-off et les commentaires télévisuels, qui offrent au lecteur des niveaux de lecture différents tout en restant dans la fluidité du récit. Toutes ces trouvailles, aujourd'hui reprises par des légions de dessinateurs, on les doit à Frank Miller.

On pourrait penser qu'après son passage, les comics n'ont plus jamais été les mêmes. Ce n'est hélas pas le cas, car il s'agit d'un univers particulièrement figé. Ainsi, de nombreux lecteurs de comics mainstream, dans un élan d'une mauvaise foi extraordinaire, taxèrent les œuvres de Frank Miller et d'Alan Moore de "grimm'n gritty", ce qui ralenti fortement l'évolution du medium pour bien des années encore, obligeant tout le monde à supporter les boursouflures infantiles qui pullulent toujours aujourd'hui.
Mais "DKR" possède encore bien des qualités, notamment littéraires, avec une voix-off et des dialogues inspirés. Il y a d'ailleurs beaucoup de texte, ce qui risque de contrarier certains amateurs de bandes-dessinées réfractaires à l'écriture. Mais l'ensemble est d'une belle densité.
Enfin, c'est très divertissant, avec une montée en puissance qui va culminer sur un combat monstrueux et fratricide entre Batman et Superman, dans lequel Miller démontre qu'il n'a pas utilisé le médium du super-héros de manière biaisée, et qu'il est également là pour en explorer les ressorts mythologiques, tout en mettant un terme à toutes les problématiques soulevées plus haut.
Ainsi, parce qu'il est le fruit d'un auteur complet, doublé d'un plasticien de haut-vol, qui conçoit la réalisation d'une bande-dessinée comme une œuvre exigeante dans laquelle la FORME et le FOND sont indissociables, et surtout car il s'agit du premier de son genre, "DKR" peut être considéré comme un chef d'œuvre. Et puis, peut-être, pourquoi ne pourrait-on pas imaginer, dans cet ordre d'idées, que Frank Miller soit un des génies du neuvième art ?

Cette version de l'éditeur Delcourt, aujourd'hui épuisée, offre un très bel écrin à la maxi-série de Frank Miller, avec format géant superbe (32 x 23 cm !), papier glacé d'excellente qualité et traduction solide.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 1986, Frank Miller provoque un séisme dans le monde la BD, 4 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
Face à une guerilla urbaine pour qui Batman n'est plus qu'une légende, le vieillissant Bruce Wayne renfile le masque et va démontrer qu'il est l'âme de la cité damnée de Gotham.

C'est au fil de cette passionnante lecture que le Caped Crusader, dans son combat obsessionnel contre le chaos, paraîtra pour la première fois comme un personnage brutal, torturé, extrémiste, voir psychotique.
Fort d'un dessin haché mais puissant et d'un découpage cinématographique, Miller fait avancer son histoire à coups de pied dans la face. Une violence ici présentée sous des aspects physiques, sociaux et politiques.
Dark knight marque ainsi la fin d'un âge et en ouvre un nouveau.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 On ne connaît pas Batman,tant qu'on n'a pas lu Miller., 1 septembre 2006
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
Cette BD est à elle toute seule un condensé de l'art contemporain.Miller au moyen d'un dessin radicalement expressioniste( ce que peu ont saisi ) ,d'une mise en page révolutionnaire,d'un scénario à la fois critique et sans concession ,nous relate les tourments d'un Bruce Wayne retraité,écorché,misanthrope et pourtant toujours sauvage comme un furieux.Le dessinateur amécain a de plus la plume adéquat pour nous traduire la psychologie la plus perverse des protagonistes de cette bande dessinée ...à tel point que la perfection de ce récit peut vous hanter dangereusement!

Une mise en scène originale et une poétique violente permettent de partager leurs pensées les plus intimes.Fascinant!

Vraiment,c'est une putain de BD! Batman n'est maintanant plus le joyeux détective en habit de carnaval en quête de clowns plus caricaturaux qu'autre chose,c'est désormais un ténébreux justicier confronté à des névrosés encore plus inquiétants que lui.Il n'hésite pas à se réfugier dans une folie en harmonie avec le système qu'il combat,la ville dans laquelle il évolue et les angoisses qui le torturent .

Ce livre a boulversé en général les frontières de la BD-voire même du cinéma-(planche 11 et 12 du tome 2 ,histoire de se faire une idée!),et en particulier l'univers de Batman:de Tim Sale à Christopher Nolan en passant par Jim Lee et Tim Burton on retrouvera désormais cette dimension noire qui caractérise singulièrement notre héros.

"Le vent se lève arrachant les feuilles mortes...Des grenouilles coâssent comme une sirène de dessin animé.Les grillons se joignent au choeur...Un loup hurle....Je sais ce qu'il ressent."
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16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un classique, 18 octobre 2002
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
Pour les néophytes, sachez qu'aux States, les personnages sont bien souvent propriétés des Studios. Ce qui permet à chaque nouvelle génération d'auteurs de revisiter l'univers d'un super-héros. Un peu comme si Bilal et Christin signait un Tintin ou que Liberatore faisait un Spirou. Impensable chez nous et lorsque Giraud veut créer un Blueberry vieillissant au début du Xxe siècle avec Boucq, il obtient une levée de boucliers des héritiers Charlier. Il oublie sans doute qu'il n'est plus chez Marvel et ne dessine plus le « Surfeur d'argent » de Stan Lee. Frank Miller nous offre un Batman en bout de piste. Misanthrope, solitaire et désabusé. Ici pas question de développer l'aspect monstrueux et clownesque du personnage comme Tim Burton l'avait fait au cinéma, mais la dimension politique et médiatique du personnage qui reprend du service après 10 ans. Justicier pour les uns, fasciste pour les autres, il dérivera vers la création d'un état policier et une justice rétributive. Il se mettra les défenseurs de l'Etat de droit à dos : flic, président, juge et même son ami Clark « Superman » Kent.
Influencé par Hugo Pratt, Miller offre un dessin à la plume un peu trop surchargé par le texte. A la manière du maître Pratt, il enchaîne case de non-dit avec des moments bavards. Je regrette aussi que le face-à-face final avec Superman ou Joker n'étincelle que trop peu. Mais on reste toujours au-delà de la médiocre qualité de la bd franco-belge. Pour ceux que cela intéresse, je les invite à se plonger dans le sublime et chef-d'œuvre « Kingdom come » chez Semic ou « Rire et mourir » chez Delcourt. Bien sûr Warner Bros planche déjà sur une adaptation ciné.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre incontournable, 31 août 2000
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
cet album représente un tournat dans l'univers des comics avec Watchmen, dans les années 80. Gotham City est aux prises d'une bande de voyaous, appelés les mutants, a besoin d'aide. Batman , qui a pris sa retraite décide de revenir. Au cours de ses nouvels aventures, il drevra faire face, à Double-face, aux mutants, au joker, à l'hostilité d'une d'une partie de la ville et à ... Superman. Batman a évolué tout comme Gotham City, plus sombre, brutale...
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 la quintessence du grand art, 22 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
tim burton lui meme s'est laissé envahir par ce chef d'oeuvre!!
on y decouvre un bruce wayne rangé mais toujours confronté a ses demons!!... du coup il reprend son double role... mais le probleme cest que , bien que bien conservé, il a 60 ans!!!
violent , troublant et etrangement revelateur ce dark knight va vous conquerir et vous emballer!!!
cest un vibrant hommage au detective ailé, une oeuvre d'art!!!
signée Frank MILLER.
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5 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellent, 2 décembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
Ce qui pourrait me faire baisser cette note, c'est le dessin qui ici est vraiment moche. Bon, y a pire, mais une Bd d'une telle qualité aurait mérité un dessin un poil meilleur au minimum.
Ce qui me fait considérer cette Bd comme culte, c'est son intelligence, la façon dont elle donne à Batman une noblesse et une profondeur excellente. En outre, l'histoire de la vieillesse de Batman est ici tellement forte et bien foutue qu'on voudrait que ce fut la seule, la vraie (à comparer par exemple à Kingdom Come où là aussi on retrouve Batman et Superman "20 ans après" et qui est beaucoup moins intelligent).
J'ai lu Dark Knight peu après les Watchmen, et même s'il n'atteint pas la perfection des Watchmen, cette BD n'en démérite pas pour autant sur un thème assez similaire ("que devient un super héros de nombreuses années après son heure de gloire ?"). Fortement violent par moment (le style de Miller), l'histoire en est malgré tout très bonne.
C'est donc une Bd que je conseille vivement à ceux qui veulent lire un scénario intelligent sur un super-héros humain comme Batman.
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6 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Beaucoup plus qu'une BD, 1 décembre 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
Dark Knight révèle l'ambiguité fondamentale de Batman, dans l'Amérique de Reagan et le New York d'avant Giuliani. Un scénario intelligent, des images superbes et une mise en page qui révolutionnent la bd. Un très grand LIVRE.
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9 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La meilleure BD portant sur le personnage de Batman, 6 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman Dark Knight, l'intégrale (Cartonné)
J'hésitais entre 4/5 et 5/5. Ce qui pourrait me faire baisser cette note, c'est le dessin qui ici est vraiment moche. Bon, y a pire, mais une Bd d'une telle qualité aurait mérité un dessin un poil meilleur au minimum.
Ce qui me fait considérer cette Bd comme culte, c'est son intelligence, la façon dont elle donne à Batman une noblesse et une profondeur excellente. En outre, l'histoire de la vieillesse de Batman est ici tellement forte et bien foutue qu'on voudrait que ce fut la seule, la vraie (à comparer par exemple à Kingdom Come où là aussi on retrouve Batman et Superman "20 ans après" et qui est beaucoup moins intelligent).
J'ai lu Dark Knight peu après les Watchmen, et même s'il n'atteint pas la perfection des Watchmen, cette BD n'en démérite pas pour autant sur un thème assez similaire ("que devient un super héros de nombreuses années après son heure de gloire ?"). Fortement violent par moment (le style de Miller), l'histoire en est malgré tout très bonne.
C'est donc une Bd que je conseille vivement à ceux qui veulent lire un scénario intelligent sur un super-héros humain comme Batman.
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