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Ce texte est celui du discours prononcé à la Sorbonne le 11 mars 1882 par E Renan(1823-1892). Texte remarquable tant par le fond que par la forme.
Le paragraphe I est un brillant aperçu historique des agrégats de population, au sein de Nations modernes, mais aussi d'Empires ou d'Etats, pour amener tout de suite à relativiser les "institutions centrales ou les dynasties" et pour mettre au coeur de son approche "la fusion des populations qui les composent". Au passage, ceci pourrait être mis en écho de la phrase de D H Thoreau [issue de Civil Desobedience (1849)] : "Il n'y aura jamais d'Etat réellement libre et éclairé tant qu'on ne reconnaîtra pas l'individu comme une force supérieure et indépendante, dont découlerait tout le pouvoir et toute l'autorité d'un tel Etat, qui le traiterait en conséquence."

Le paragraphe II est un réfutation des composantes suivantes, couramment proposées pour fonder le "droit national" :
- la race,
- la langue,
- la religion,
- la communauté des intérêts,
- la géographie (mais pas en totalité).

Le paragraphe III propose et développe finalement l'approche de l'auteur :
- "La nation est une âme, un principe spirituel", "avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent",
- "L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation."

Sans aucun doute, un ouvrage utile et indispensable à lire.
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Assistant récemment à un colloque en géopolitique, l'un des intervenants, professeur d'économie, libéral, d'une grande école de commerce française, se réfère - bien entendu - à "Qu'est-ce qu'une nation" de Ernest Renan. L'invitation à la lecture était adressée. Je l'ai acceptée bien volontiers pour y découvrir un chef d'oeuvre. Cet ouvrage est indispensable pour tout citoyen se construisant une identité dans la durée. Cet ouvrage est à lire, surtout en ces temps troubles : 1/ de négation de l'idée de nation d'une part, 2/ de l'affirmation d'un nationalisme du sang contraire à nos traditions historiques du sol (thématique du Front National).

Discours prononcé à la Sorbonne le 11 mars 1882, "Qu'est-ce qu'une nation ?" était considéré par Renan (1823-1892) comme le plus abouti de tous ses textes.

"L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de coeur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation." (p.34)

Renan dissèque tous les ingrédients proposés par leurs partisans de ce qui constitue une nation, pour les mieux critiquer.

1- Une nation ne se reconnaît pas à la race

Race : en cette fin du 19° siècle, les deux acceptions co-existaient. Celle des anthropologistes et celle des zoologistes ; souvent d'ailleurs race signifiait civilisation. Renan s'exprime sur le terrain anthropologiste. "La vérité est qu'il n'y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique, c'est la faire porter sur une chimère" (p.21). Sa critique du germanisme est un véritable joyau de concision et de pertinence.
" (...) les origines zoologiques de l'humanité sont énormément antérieures aux origines de la culture.(...) L'histoire humaine diffère essentiellement de la zoologie" (p.22 et 23)

2- Une nation ne se reconnaît pas à la langue

Exemple de la Suisse : 4 langues, une nation.

"Il y a quelque chose de supérieur à la langue : c'est la volonté. La volonté de la Suisse d'être unie, malgré la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu'une similitude souvent obtenue par des vexations." (p.25)

Exemple de nations différentes parlant la même langue.

"N'abandonnons pas ce principe fondamental, que l'homme est un être raisonnable et moral, avant d'être parqué dans telle ou telle langue, avant d'être un membre de telle ou telle race, un adhérent de telle ou telle culture." (p.26)

Sous-jacent (non dit) : l'Alsace et la Lorraine rattachées à l'Allemagne après la guerre de 1870-1871, parlant allemand, de coeur françaises.

3- "La religion ne saurait non plus offrir une base suffisante à l'établissement d'une nationalité moderne" (p.27)

Très belle analyse de l'Antiquité qui reprend la brillante thématique développée par Fustel de Coulanges (La cité antique)

4- La communauté des intérêts ne caractérise pas non plus, seulement, une nation

"La communauté des intérêts fait les traités de commerce. Il y a dans la nationalité un côté de sentiment : elle est âme et corps à la fois; un Zollverein n'est pas une patrie." (p.28)

5- La géographie "(...) a certainement une part considérable dans la division des nations" (que ne contredira nullement Fernand Braudel -L'identité de la France)

Mais cela n'est pas suffisant : "Non, ce n'est pas la terre plus que la race qui fait une nation. La terre fournit le substratum, le champ de la lutte et du travail; l'homme fournit l'âme." (p.29)

Qu'est-ce qu'une nation ?

"Une nation est une âme, une principe spirituel. (...) Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : 'Nous sommes ce que vous fûtes; nous serons ce que vous êtes' est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie." (p.31-32)

Toute nation peut mourir. C'est une alerte bien réelle adressée par l'auteur à ses lecteurs comme le reprendra également avec l'intelligence que nous lui connaissons le grand historien Jacques Bainville dans son dernier ouvrage, publié en 1937 après sa mort : Les moments décisifs de l'Histoire de France.
77 commentaires|9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 11 novembre 2012
A lire pour comprendre le rôle des nations. Cet ouvrage intéressera les jeunes et les moins jeunes. Il est toujours d'actualité.
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Texte de la fameuse conférence prononcée par Renan à la Sorbonne en 1882; on a du mal à croire qu'à la même période la France relançait son aventure coloniale. On aimerait lire une "mise à jour " d'un penseur contemporain (n'hésitez pas à en suggérer)tant le thème est d'actualité et tant les 130 dernières années ont fourni d'illustration des dérives nationalistes. La postface de Nicolas Tenzer est très confuse à cet égard.
Dans une perspective historique lire égalementNations et nationalisme depuis 1780.
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le 13 janvier 2014
Il est fort intéressant de se pencher sur la question, vue du 19ème siècle français. Renan, historien, philosophe, se penche sur la notion de Nation dans un monde façonné par la perception européenne, un monde où les Etats-Unis ne sont pas encore une puissance, où Israël n'existe pas, où la 1ère et 2nd guerres mondiales n'ont pas encore eu lieu.
C'est un bon complément au livre "La guerre au nom de l'humanité : tuer ou laisser mourir" qui questionne aussi la notion de Nation dans notre monde contemporain. http://www.amazon.fr/gp/product/2130583512/ref=cm_cr_ryp_prd_ttl_sol_25
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le 6 mai 2013
petit livre, tout petit avec un petit prix, bonne qualité, et bien emballé, idéal pour les étudiants ou autre qui s'intéressent à la science politique et comprendre le nationalisme de Renan.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 27 octobre 2015
Ce texte est celui de la conférence d’Ernest Renan prononcée à la Sorbonne le 11 mars 1882. Il y est fait souvent référence pour rappeler que, selon cet auteur, la nation ne se définit pas par la race, une notion dont, d’ailleurs, il se méfie (« Autant le principe des nations est juste et légitime, autant celui du droit primordial des races est étroit et plein de danger pour le véritable progrès » - p. 19). Mais la nation ne se fonde pas davantage sur la langue, ni sur la religion, ni sur la communauté d’intérêts – « un Zollverein n’est pas une patrie » (p. 28) -, ni enfin sur la géographie. Sans doute, ce texte peut-il venir en aide aux contempteurs du « droit du sang », mais la conception qui le sous-tend est bien plus ambitieuse et exigeante que le seul « droit du sol ». « La nation est une âme » dit Renan et il ajoute que deux choses constituent, de manière indissociable, cette âme : « L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis » (p. 31). Tel est le cœur de la pensée de Renan sur la Nation. Une pensée d’apparence républicaine, même si Renan avait plutôt de la sympathie pour la monarchie constitutionnelle.
Le texte bénéficie d’un style tout à fait remarquable, avec de nombreuses formules qui font mouche. Un exemple parmi tant d’autres : « C’est la gloire de la France d’avoir, par la Révolution française, proclamé qu’une nation existe par elle-même » (p. 15). Certaines expressions peuvent paraître désuètes – nation comme « principe spirituel » - ; d’autres, au contraire, sont étonnamment d’actualité : « vivre ensemble », « capital social » (dans la phrase : « Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire, voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale » - p. 31)…
Le concept de nation chez Renan répond à un subtil équilibre : la mixité – comme l’on dit désormais… -, mais la primauté de ce qui rapproche plutôt que ce qui différencie ; l’identité commune – même si l’expression ne figure pas dans le texte – plutôt que les identités culturelles. Il écrit : « L’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses. Aucun citoyen français ne sait s’il est burgonde, alain, taïfale, visigoth ; tout citoyen français doit avoir oublié la Saint-Barthélemy, les massacres du midi au XIIIe siècle » (p. 15). En dépit de certaines critiques qui lui sont faites, Renan ne demande pas aux ressortissants nationaux d’avoir les mêmes racines, il leur demande de faire fructifier un capital historique dont ils ont, ensemble, hérité et de privilégier avec constance l’envie de vivre ensemble. Réactionnaire, dirons d’aucuns ; foncièrement républicain, penserais-je plutôt.
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Ce grand esprit que fut Ernest Renan (1823-1892) théorisa dans une conférence à la Sorbonne, le 11 mars 1882, ce qu'il entendait par la "Nation".

Il y expliqua et théorisa une vision française du nationalisme se séparant de la vision allemande du nationalisme "Volkisch". Une construction de la nation française en opposition à la nation allemande dans Le contexte politique post-guerre de 1870 contre la Prusse. Ainsi, en historisant le contexte politique et idéologique, nous pouvons mieux comprendre, en 1882, les concepts d'Ernest Renan
En somme, selon Ernest Renan, La nation et le peuple français ne se basent pas sur la race mais privilégient une vision d'un peuple s'assimilant par la culture, la langue et les coutumes du pays dans lequel le peuple -constituant la nation française- se forme.

Nb: Je conseille également (après Ernest Renan) de s'intéresser à la position de Jacques Bainville sur la nation française dans son "Histoire de France" où se rapprochant partiellement d'Ernest Renan, Jacques Bainville explique : "Que la France c'est mieux qu'une race, c'est une nation". En ce sens, la nation transcende les clivages pour créer un pays prospère !
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le 12 février 2013
Je suis sorti très enrichi de cette lecture. Les contemporanéistes ne cessent de nous reprocher, en histoire ancienne, d'utiliser le vocable de "nation" à tout-va. Ils s'appuient sur ce petit traité que, trouvant à 2€, j'ai choisi de découvrir.

Malgré l'éminente érudition et le caractère indéniablement incontournable de cet ouvrage, je ne peux pas dire avoir été convaincu. L'auteur passe trop vite sur la dénégation de la notion de "nation" dans l'antiquité, avec peut-être une méconnaissance de la question. Une mise à jour serait probablement la bienvenue sur ces questions. Le cas juif a été bien saisi dans sa complexité, puisque Renan évoque la question à plusieurs reprises. Il ne me semble toutefois pas convainquant dans ses conclusions. L'un des points les plus évidents, c'est que le terme "natio" est un mot latin, utilisé au même titre que "gens" ou que le grec "ethnos", pour désigner une population qui n'était pas organisée en cité. Le peuple juif ajoute à cette organisation politique un fort sentiment d'unité, un esprit de corps, une solidarité, un patriotisme, et je ne vois pas en quoi, à l'époque du Second Temple, on ne saurait parler de nation pour cette ethnie. Après tout, le Temple a eu un rôle d'unité au moins aussi important que le monarque dans la France d'Ancien Régime, tant mis en avant par Ernest Renan.

En clair, ouvrage incontournable pour comprendre les contemporanéistes, et bien entendu la fameuse "question nationale" qui allait transformer l'Europe dans les années qui ont suivi l'édition de ce traité, bien qu'elle ait commencé largement avant. Un ouvrage ancré dans son histoire, une histoire qui explique notre époque. Toutefois, peu à jour dans la recherche historique, et peu convainquant dans son rapport à l'antiquité.
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Plutôt que de contempler les retombées interminables du dernier éclat d'une femme politique maladroite tombée dans un traquenard médiatique, autant investir son temps dans cette conférence prononcée par Ernest Renan (1823-1892) à la Sorbonne en 1882. L'auteur y traite du concept de nation avec une lucidité qui n'exclut pas la prudence, annoncée ainsi dans l'introduction :

"Tâchons d'arriver à quelque précision en ces questions difficiles, où la moindre confusion sur le sens des mots, à l'origine du raisonnement, peut produire à la fin les plus funestes erreurs. Ce que nous allons faire est délicat ; c'est presque de la vivisection ; nous allons traiter les vivants comme d'ordinaire on traite les morts. Nous y mettrons la froideur, l'impartialité la plus absolue."

Après une première partie passionnante et érudite sur la constitution et les mouvements des groupes humains, Renan fait de l'oubli (pour ne pas dire du pardon) une nécessité préalable à la constitution d'une nation :

"L'oubli, et je dirai même l'erreur historique, sont un facteur essentiel de la création d'une nation, et c'est ainsi que le progrès des études historiques est souvent pour la nationalité un danger. L'investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passés à l'origine de toutes les formations politiques, même de celles dont les conséquences ont été le plus bienfaisantes. L'unité se fait toujours brutalement ; la réunion de la France du Nord et de la France du Midi a été le résultat d'une extermination et d'une terreur continuée pendant près d'un siècle."

Il faudrait citer des pans entiers de cette conférence... Pour rester dans l'actualité, voici un extrait du long passage traitant de la question de la race :

"La vérité est qu'il n'y a pas de race pure et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique, c'est la faire porter sur une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé. L'Allemagne fait-elle à cet égard une exception ? Est-elle un pays germanique pur ? Quelle illusion ! Tout le Sud a été gaulois. Tout l'Est, à partir d'Elbe, est slave. Et les parties que l'on prétend réellement pures le sont-elles en effet ? Nous touchons ici à un des problèmes sur lesquels il importe le plus de se faire des idées claires et de prévenir les malentendus."

Peu à peu, enfin, Renan amène les auditeurs à sa conclusion, qui débute ainsi :

"Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.
Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure : «avoir souffert ensemble» ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun."
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