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Hérodias/Gustave Flaubert
Repris par son rêve d’Orient, comme dans Salammbô, Flaubert découvre sur une sculpture du tympan de la cathédrale de Rouen, Salomé, princesse juive, fille d’Hérodiade , dansant de façon lascive devant Hérode Antipas probablement son vrai père, tandis que non loin de là le bourreau est sur le point de décapiter le Baptiste dont la tête a été demandée par Salomé pour faire plaisir à sa mère. Cette scène l’inspire profondément et après des recherches historiques et bibliographiques intenses, il écrit ce récit qui sera publié en 1877.
Férocité et luxure sont au menu de ce conte dont l’action se déroule sur les rives de la Mer Morte, et auquel participent Juifs, Romains et Arabes. En quelques pages, Flaubert nous restitue une ambiance et une histoire en un condensé au style flamboyant notamment dans la scène du festin offert par Antipas au cours duquel est évoqué pour la première fois le nom de Jésus.
« Les panneaux de la tribune d’or se déployèrent tout à coup ; et la splendeur des cierges, entre les esclaves et les festons d’anémone, Hérodias apparut, coiffée d’une mitre assyrienne qu’une mentonnière attachait à son front ; ses cheveux en spirales s’épandaient sur un péplos d’écarlate, fendu dans la longueur des manches. Deux monstres en pierre, pareils à ceux du trésor des Atrides, se dressant contre la porte, elle ressemblait à Cybèle accotée des ses lions ; et du haut de la balustrade qui dominait Antipas, avec une patère à la main, elle cria :--Longue vie à César ! »
L’arrivée de Salomé dans la salle du festin est aussi un moment d’anthologie :
« Sous un voile bleuâtre lui cachant la poitrine et la tête, on distinguait les arcs de ses yeux, les calcédoines de ses oreilles, la blancheur de sa peau. Un carré de soie gorge-de-pigeon, en couvrant ses épaules, tenait aux reins par une ceinture d’orfèvrerie. Ses caleçons noirs étaient semés de mandragores, et d’une manière indolente elle faisait claquer de petites pantoufles en duvet de colibri….Puis elle se mit à danser…Ses attitudes exprimaient des soupirs, et toute sa personne une telle langueur qu’on ne savait pas si elle pleurait un dieu, ou se mourait dans sa caresse. Les paupières entrecloses, elle se tortillait la taille, balançait son ventre avec des ondulations de houle, faisait trembler ses deux seins, et son visage demeurait immobile….Puis ce fut l’emportement de l’amour qui veut être assouvi… »
C’est là que charmé Antipas lui dit qu’il est prêt à lui offrir tout ce qu’elle veut. Elle répond en souriant et d’une petite voie enjôleuse : « la tête de Iokanaan ! »
Un chef d’œuvre de concision et de style.
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le 11 février 2014
Très petite nouvelle, mais toujours aussi dense au niveau de la description !
Ce n'est pas idéal pour commencer à entrer dans Flaubert.
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