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le 27 novembre 2013
Voici un exemple délectable de canular mené sans faiblir de la première à la dernière page. On rit souvent en imaginant le sourire en coin de l'auteur qui poursuit imperturbablement sa mystification. À déconseiller aux lecteurs qui n'ont aucun humour — je pense à Bernard-Henry Botul, bien sûr. Dans ce document piégé, les indices ne sont pas absents, si l'on a le regard fureteur. Ainsi, quand Landru écrit à Botul, nous apprenons l'adresse à laquelle Botul résidait à l'époque : 36 rue de la Faisanderie, à Paris — sur le même trottoir, par conséquent, que le Musée de la contrefaçon. Surtout, ne pas s'abstenir de lire les notes en bas de page : elles constituent un fabuleux bonus.
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Après "la métaphysique du Mou", "la vie sexuelle d'Emmanuel Kant", "Nietsche et le démon de midi", ou "philosopher, ou l'art de clouer le bec aux femmes", on s'attend avec cet ouvrage à un nouveau délire philosophico-comique de la part de la joyeuse bande qui a créé le philosophe ardéchois Jean Baptiste Botul (JBB).
L'argument est cette fois la révélation de la liberté possible des femmes, par l'action radicale d'un Landru, au passage fort utile bouc émissaire et instrument politique de choix au sortir de la première guerre mondiale. On voit bien que tout ceci est tiré par les cheveux...
La forme est celle d'échanges épistolaires entre JBB et Landru emprisonné. Echange relatif, puisque tout vient de JBB qui avance ses idées.Les réponses de Landru sont assez fades.
Comme à l'accoutumée dans cette série, quelques calembours.Par exemple à propos de l'absinthe,un patron de bar originaire de la région dira : "Dans le Doubs, absinthe-toi". Ou encore cette évocation de la philosophie pratiquées dans les lieux d'aisance à Delphes ,le "gnothi séauton" dont le précepte est " Prière de laisser ce problème plus compliqué que vous l'avez laissé en entrant". Plus intéressante cette citation de la Bruyère à propos de la justice "Le devoir des juges est de rendre la justice ; leur métier de la différer. Quelques uns savent leur devoir, et font leur métier."
On notera le grand délire sur "le mobilier anodin", concept mobilier fonctionnaliste inspiré du Bauhaus,qui dispose que la conscience se projette sur le meuble.
On l'a compris,ce livre est à nouveau une belle farce, cependant moins enlevée que les autres livrets de la série Botul.
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le 10 octobre 2001
Je recommande vivement ce livre à tous les curieux de philosophie. Voilà une correspondance étonnante entre un philosophe a priori plus versé dans la métaphysique que dans la criminologie et Landru, homme affable rencontré par hasard, puis retrouvé, par voie de presse, inculpé de meurtres! C'est que dans toutes ces lignes, on découvre un Botul obsédé par la question des motifs, en pleine mouvance psychanalytique, et plus soucieux de vérité que de logique : un vrai scientifique. Mais ce qui fait le plus l'originalité de la pensée de Botul, c'est au fond l'intuition que l'inconscient, - que Freud se borne à décrire comme un ramassis de pulsions néfastes car réprimées -, l'inconscient donc pourrait porter des motifs altruistes. Botul ne sait pas si Landru est coupable : il le présume innoncent, mais il va plus loin : Landru pourrait être coupable, mais cela n'en renforcerait peut-être que plus le paradoxal attachement du philosophe. En parfait kantien, Botul fait confiance à ses intuitions : il voit, non sans justesse, en Landru un révolté des horreurs institutionnelles de la France, de l'Europe : la guerre (nous sommes en 1920), et l'exploitation des femmes. Pour Botul, c'est acquis : Landru libère les femmes, dans leur sexualité, et en leur donnant l'espoir d'être enfin traitées à égalité avec les hommes. Cette certitude est fondée avant même la question de la culpabilité matérielle, finalement secondaire en ces temps troublés. Botul ne l'aurait-il pas pressenti ? "l'existence précède" peut-être "l'essence", mais pas vraiment de beaucoup. Ce livre est une révélation sur le jeune homme tiraillé entre un certain arrivisme social, qui transparaît dans les lettres, et l'absolu qui deviendra son idéal : la renonciation à écrire formellement, comme l'on fait les plus grands Grecs.
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le 19 juillet 2014
... entre un philosophe mythologique et un tueur en série atroce mais plein de finesse. Le style est assez plaisant, le propos insolite. A ne pas mettre forcément entre toutes les mains, faut aimer cet humour d'érudit en goguette, mais j'ai apprécié.
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le 18 février 2005
pas tant que ça ! je retiens surtout que des personnages comme Landru ont été de précieux alliés des politiques de leur temps (ici Clemenceau).
A quand un bouquin du genre "Dutroux au secours de la Belgique à la dérive" ? ce serait pas mal non plus ! et pas si saugrenu que celà...
olivier Marecaux-Bruxelles
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le 23 mars 2010
En trompant son petit monde, l'auteur de cette "pseudo-découverte" philosophico-littéraire exhume la soi-disant correspondance entre un philosophe qui n'a jamais existé (Botul), et le macabre Landru, séducteur et assassin.
Sauf à tromper une intelligentsia décérébrée et aveugle, avide de nouveauté, le résultat est fade, voire sans grand intéret: une poignée d'échanges épistolaires ou le premier, admirateur du second, suit l'itinéraire carcéral du sieur de Gambais, tout en l'interrogeant sur ses crimes et "l'air du temps".
Curiosité littéraire, "faux buzz", le résultat se lira assis au coin d'aisance, ou recroquevillé dans le métro, au choix.
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