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500 PREMIERS RÉVISEURSle 25 juillet 2006
L'histoire commence en 1965, lorsque l'éminence grise de la scène artistique new-yorkaise, Andy Warhol, via son acolyte Paul Morrissey, se dégote un groupe pour animer ses soirées light-shows. Ce sera le Velvet Underground, et son leader, Lou Reed. Rapidement, Lou Reed deviendra le modèle à suivre, celui qui a réussi, autour duquel toute une cours se massera, prête à lui lécher les pieds (dans tous les sens du terme) pour bénéficier de conseils, et d'entrées dans ce monde la nuit. Lou Reed fascine, par son intellect, et ses allusions non dissimulées au SM, à la drogue, à la violence.

C'est tout un mouvement qui se met en marche, poètes, peintres, danseurs, et musiciens. Tous se réunissent dans des salles, pour créer des spectacles hors normes, avec projections vidéo, paillettes et rimmel dégoulinant à gogo. Sex, drug, rock'n'roll... nuisettes et talons hauts ! Ce qui était nouveau, c'est que se succédaient sur scènes, ou dans les bars, des gens qui faisaient de la musique sans vraiment savoir jouer. Ils parlaient crûment, et frontalement de leur quotidien, de leurs envies, de leurs fantasmes. Chacun pouvait se dire : je loue un ampli, j'achète une Fender d'occas, la camionnette du cousin pour tout ranger, et ça y est, je joue du rock ! Raz le bol du folk ou des babas qui ne savent pas ce qu'est une sortie d'usine, l'hiver à Detroit, foutaise que ce blues psychédélique et ses morceaux planants de 25 minutes. (Iggy Pop avait fait la première partie de Cream). Le rock, la musique, devaient refléter la jeunesse, la vraie. Comme ce groupe de Los Angeles, les Doors, et leur leader charismatique, Jim Morrison, qui se foutait de tout et de tout le monde : ça c'est la classe ! Iggy Pop a pris la claque de sa vie en le voyant en concert dans le Michigan. Car dans le Michigan, ça bouge aussi. A Detroit, avec Iggy Pop & The Stooges, et les MC5, dirigés par John Sinclair et son programme politique à deux balles : défonce et boucan.

L'histoire était lancée, et ce bouquin passionnant nous la raconte par le menu. Il est constitué d'entretiens croisés de tous ceux qui ont participé à l'aventure. Ils parlent tous à coeur ouvert, de leur vie misérable, de leur chambre chez papa-maman, des piaules où on s'entasse quelques heures pour récupérer, des bars, et de la rue. Et de ce qui fait tourner le monde, pour eux : la dope. Tous y sont passés, tous s'y sont plongés, seul exutoire à leur mal être. Se défoncer, avec tout ce qu'on trouve de moins cher et de plus fort, pour échapper à la triste réalité, les plans foireux, le trottoir. Dee Dee Ramone à l'angle de la 53rd et de la 3rd, haut lieu du tapin homo. Les faux frères Ramones (hommage à McCartney), Debbie Harrie, Patti Smith, Richard Hell, les frères Asheton, Johnny Thunders... Tous nous racontent sans pudeur, cette histoire de la musique punk, qui au gré de tournées a traversé l'Atlantique pour échouer en Angleterre. Les multiples familles musicales, le rock garage, mais aussi le glam (NewYork Dolls), le hard (Alice Cooper). Il ne faut pas essayer de les opposer, de créer des chapelles, tous se connaissaient, jouaient ensemble, s'influençaient. Ils vivaient ensemble, couchaient ensemble, les filles, les gars, on s'en foutait, et parfois, rarement, s'aimaient. Dope, trafic, coup de feu, prison, déchéance, overdose, solitude, fatigue... Quotidien gris et dégueulasse, qui leur a fourni un terreau pour écrire, composer, hurler à la face du monde qu'ils étaient eux aussi vivants, et qu'ils avaient droit au bonheur.

Il ne faut pas oublier les maisons de disques, qui ne comprenaient pas grand-chose à ce spectacle, mais qui avaient pigé qu'il y avait du fric à se faire. Sans cesse repérer des « talents » plus extrêmes et bruyants que le voisin. N'oublions pas les groupies, ces grappes de filles paumées, junkies, et tous ceux qui gravitaient autour de cette scène bouillonnante (poètes, photographes, chorégraphes, journalistes). Ce sont des centaines d'intervenants (et on s'y perd parfois, le lexique à la fin du livre est indispensable !) qui nous racontent cette histoire. Les deux auteurs ont trié, juxtaposé, croisé cette somme de témoignages, pour faire en sorte que chacun se réponde, argumente, contredise, confirme.

PLEASE KILL ME est un bouquin absolument passionnant, une plongée hallucinante et sans complaisance dans le désespoir, la création, la révolte, l'incompréhension d'un monde en mutation, entre le dieu Peace&Love qui s'est pris le mur en pleine poire, et le dieu Wall Sreet que l'on sent poindre à l'horizon.

Lecture indispensable.
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J'en sors à l'instant. Enfin un concentré d'énergie punk authentique, un pavé de déjante, une montagne de speed, une brouette de bruit, une louche de décadence, une valise d'irrévérence, une marmitte de nihilisme, un chaudron de larsen, un container de loosers magnifiques... Born to loose dirait Johnny. RIP.
Tout est dans ce grimoire rose, si votre voisin vous fait ch..., glissez lui cette bible dans la boîte aux lettres ou balancez la lui dans la gueu.. Yeeeeeeaaaah !!!!
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le 3 novembre 2013
Livre extrêmement documente, sous formes de séries de courtes interview des acteurs et protagonistes de l'époque se suivant par ordre chronologique. Donne un éclairage precis sur la naissance du mouvement punk, du Velvet Underground à Sid Vicious, en passant par Iggy pop et les Ramones, et de la scène underground New Yorkaise. Nombreuses anecdotes, racontes par les acteurs eux même, qui livrent l'envers du decors de l'histoire officielle. Sex drugs and rock'n'roll.
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le 2 mars 2013
par le biais de souvenirs, d'interviews vous plongez dans le maelström du mouvement punk.
si la contradiction y pointe sont nez, parfois, elle est le signe, toujours, du foisonnement musical de cette période et de la forte personnalité de ces acteurs.
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le 29 janvier 2012
Un livre qui raconte sans fioritures la saga sexe, drug and rock and roll jusqu'à l'écoeurement. pas grand' monde ne sort indemne du jeu de massacre mais fort instructif pour refaire ou ne pas refaire l'hsitoire
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le 10 novembre 2013
avec ce livre on est plongé au beau milieu de ce qui a fait naitre et vivre le punk... indispensable à celui qui veut comprendre ce qu'a pu être ce mouvement
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le 7 avril 2013
J'ai acheté ce livre pour l'offrir à un passionné. Il m'a dit qu'on rentre vraiment dans l'intimité de cette époque. Il en est très content.
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le 21 décembre 2011
Pour ne pas faire comme mes prédécesseurs, je ne vais pas me répandre d'extase sur ce gros bouquin rose flashy. C'est effectivement bien mené et les auteurs ont réussi la prouesse d'assembler des tripotées d'anecdotes plus ou moins passionnantes, pour brosser l'histoire du mouvement punk : du Velvet Underground jusqu'au début des eighties. C'est éclairant, drôle mais (trop) souvent glauque. Du coup, ça traîne en longueur et il me semble que le rythme y aurait gagné avec quelques dizaines de pages en moins.
Pour autant, ne boudez pas votre plaisir à retrouver tous ceux (celles) qui ont fait que nos vies (musicales ?) ne sont plus les mêmes depuis l'invention de ce titre de canard devenu emblème d'un mouvement que personne n'a oublié. Punk un jour, punk toujours.
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le 13 mars 2011
livre de témoignages, rafraichissant 40 ans après, pure merveille de rythme d'écriture, à lire avec l'iphone à proximité pour retrouver tous les visages.
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le 26 avril 2009
Moi j'adorre.J'aime ce genre où l'on se croit dans un reportage plus que dans un livre,on croirait du "New Journalism".J'ai l'impression de lire une chronique de Tom Wolfe.A conseiller aux amoureux des années 70.Exellent pas d'autre mot.
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