undrgrnd Cliquez ici Livres de l'été nav-sa-clothing-shoes nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos cliquez_ici nav_PhotoM16 Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite Jeux Vidéo cliquez_ici soldes montres soldes bijoux

Commentaires client

4,6 sur 5 étoiles
13
4,6 sur 5 étoiles
Format: Broché|Modifier
Prix:6,20 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

500 PREMIERS RÉVISEURSle 1 octobre 2012
« Je prendrais soin d'indiquer en quoi mes idées me paraissent répondre à des besoins qui m'étaient propres, afin que chacun fasse la part des choses et juge dans quelle mesure elles peuvent valoir pour lui. » De son long séjour avec la pensée chinoise et tout particulièrement avec celle de Tchouang-Tseu, et de ses propres expériences de vie, Jean-François Billeter tente de dégager ce qu'il désigne ici comme un paradigme, c'est-à-dire extensivement une vision du monde et dans un sens plus restrictif, une manière d'être et d'agir que chacun, à partir de sa propre observation, peut décider ou non de faire sienne, de s'approprier.
Suite à une première lecture, on est frappé par l'écart étrange qui semble s'installer entre l'apparente facilité de ce qui est proposé là et la difficulté de pouvoir le mettre en pratique. Force nous est pourtant de constater, que ce n'est pas à une trop grande abstraction de la pensée de Billeter que nous devons cette fâcheuse résistance, mais à un obstacle qui semble résider en nous, comme un ensemble de « mauvaises habitudes » que nous n'avons pourtant nullement choisies.
« Je donne au mot « corps » une acceptation nouvelle. J'appelle « corps » toute l'activité non consciente qui porte mon activité consciente et d'où surgit le mot manquant ou l'idée nouvelle. (...) je me représente nos différentes formes d'activité consciente comme comprises dans l'activité du corps, le corps n'étant rien d'autre que de l'activité. »
C'est par l'analyse du geste que Billeter tente alors de démontrer la nature de cette activité. Car « le geste fournit un paradigme, celui de l'intégration » qui se réalise dans une suite d'étapes, de paliers qui permettent l'acquisition d'une connaissance nouvelle de la réalité : les lois de l'activité, lesquelles « serviront, en quelque sorte, d'instruments de navigation. »
Il ne saurait être question de résumer ici, l'ensemble de ce petit ouvrage de Billeter à la fois si simple et si complexe, car il ne doit pas faire illusion : « il sera vite lu, mais le travail de l'imagination auquel il invite exigera patience et longueur de temps. »
J'espère simplement à travers cette introduction avoir pu éveiller l'intérêt de quelques-uns pour ce remarquable petit livre que je vais certainement garder « sous la main » quelque temps.
0Commentaire| 17 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 21 octobre 2012
J'avais beaucoup aimé les précédents ouvrages que Jean-François Billeter avait consacrés à Tchouang Tseu et au taoïsme. Derrière les explications de texte lumineuses et souvent audacieuses (comme les rapprochements qu'il fait entre l'hypnose et les méthodes d'enseignement de Tchouang Tseu), on sentait affleurer des idées plus personnelles et une certaine vision de la nature humaine.

Je n'ai pas été déçu par ce petit bijou. Jean-François Billeter condense en une centaine de pages le résultat de ses méditations en une théorie originale - un paradigme - qui permet de regarder sous un autre angle bien des problématiques philosophiques et psychologiques.

Suivant la tradition phénoménologique, il étudie la manifestation de ses pensées. Il observe la naissance des idées lorsqu'il s'installe le matin dans un café pour écrire, ou le processus de déclenchement du simple geste de porter la tasse à ses lèvres.
Certains gestes deviennent automatiques après un apprentissage : la tenue du pinceau qui lui demandait un effort important de concentration au début de son initiation à la calligraphie chinoise est maintenant complètement intégrée à son corps et a disparu de sa pensée consciente. Il propose donc une nouvelle définition du "corps", qui englobe non seulement l'enveloppe physique mais aussi les comportements innés, non pilotés par la conscience, tels les réflexes d'évitements ou les gestes appris et intégrés.

Le processus d'intégration, d'augmentation continue de son "corps" apporte un sentiment de plénitude qui peut se rapprocher du "bonheur" lorsqu'il est libre d'opérer. Dans ce paradigme, la "liberté" consiste à pouvoir exercer le processus d'intégration sans entraves, avec le temps nécessaire. Cette intégration est aussi le but de l'activité, le "sens" de ce qui est expérimenté : le musicien ne cherche pas de sens à sa musique, il la vit de manière naturelle et comme allant de soi.

JF Billeter s'intéresse ensuite aux prises de décision et aux jugements esthétiques, qui surgissent parfois comme des miracles dont l'individu ne se croyait pas capable. Le corps, dans l'état où l'ont conduit les intégrations successives, entre dans un niveau d'activité supérieur dont procède cette catégorie de processus intellectuels, qui en émergent de façon naturelle telles des épiphanies.

Le paradigme permet ainsi d'expliquer le fonctionnement de la dépression, conséquence d'un conflit interne, d'un manque de "liberté" du corps. La déficience d'intégration du corps provoque le sentiment de mener une vie vide de "sens", et la difficulté à prendre des décisions.

L'essai se termine par une tentative de généralisation du paradigme à l'échelle de la société, que j'ai trouvée moins convaincante.
0Commentaire| 16 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 octobre 2012
Avec « un paradigme », on entre dans une autre façon de penser : JF Billeter est sinologue, spécialiste de Tchouang-Tseu, il nous propose de nous amener vers ses propres idées. Il procède par petites touches, part de ses propres expériences (il a connu la dépression), prend des exemples : vous êtes en pleine conversation et voici qu’un mot vous échappe. Que fait-on en ce cas interroge l’auteur ? Il faut « laisser faire le corps ». Chercher un mot, c’est se mettre « un instant dans un état d’absence » : notre visage perd son expression, notre regard flotte. Nous vivons une expérience de faire le vide. Et le mot arrive, la conversation reprend. Ce vide n’est pas « un manque mais une plénitude ». Nous voici dans la pensée chinoise, dans une autre façon de comprendre « l’activité du corps ». Peu à peu cette notion de vide prend un sens très riche, ouvrant possiblement à de nouvelles combinaisons de pensée. Corps et esprit se tiennent et agissent de concert. Notre idée de « maitrise » s’en trouve largement bousculée. Ce paradigme, l’auteur l’appelle (« je n’en ai pas trouvé de meilleur» dit-il) « intégration », car nous passons par différents régimes d’activité, du lieu même de notre corps : il délaisse ainsi le dualisme corps-âme, matière-esprit, conscience-objet. Intégration est « un terme qui n’a aucun titre de noblesse philosophique », nous dit l’auteur. Il est pourtant celui à partir duquel JF Billeter nous amène à comprendre la puissance active du corps, en même temps qu’entrouvrir les portes de la pensée chinoise, sans en faire un nouveau credo.
0Commentaire| 15 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2014
Jean-François Billeter a été une révélation pour moi. J'ai lu beaucoup de ses livres sur la Chine, la calligraphie chinoise, Zhuang Zi etc et j'avais mis de côté Un paradigme. Je l'ai retrouvé il y a quelque jour, et quelle surprise, quel émerveillement à sa lecture. C'est tout simplement limpide.

Partant de l'observation et de l'expérience à son degré le plus intime, il nomme le corps et son principe d'activité. Il nomme la présence, et son activité créatrice, le processus d'intégration de l'expérience.
Il donne des clés précieuses pour se comprendre et comprendre le monde.
Lorsqu'il parle de Giacometti qu'il a eu la chance de rencontrer, il écrit : “ Aujourd’hui je vois bien ce qu’il a voulu faire : il a obstinément cherché à rendre ce qu’il y a de plus réel, l’effet que produit sur nous la présence d’un homme ou d’une femme”.
Cette simple phrase résonne avec tout ce qu'ai toujours ressenti devant l'Homme qui marche ou toute statue ou peinture de Giacometti.

Pour en savoir plus sur ce magnifique tout petit livre vous pouvez tout simplement lire les 2 critiques publiés sur le site de l'éditeur qui sont remarquables

[...]

Et j'espère que ce commentaire vous donnera l'envie de lire ce livre :)
11 commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 janvier 2016
investi depuis 40 ans dans les pratiques martiales et énergétiques je suis toujours toujours en quête de mots et d'images pour partager ces "vibrations énergétiques". j'ai beaucoup de plaisir et de reconnaissance en lisant cette clarification sur le corps "puissance silencieuse et lieu discret " de nos comportements intellectuels, affectifs et physiques. L'écoute attentive des processus à l'oeuvre dans les différents régimes de l'activité, les cheminements de l'idée au geste et du geste à l'idée, la fécondité du recueillement...Enfin, un langage simple et des propositions savoureuses pour dire combien les notions orientales exotiques a priori, ne nous sont cependant pas du tout étrangères.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 28 novembre 2013
l'un des livres les plus importants que j'ai lus ces 10 dernières années. Plutôt que de rêvasser avec François Jullien qui patauge dans la facilité, il est possible de comprendre la leçon chinoise grâce à Billeter.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 décembre 2014
Une découverte! J'en ai acheté un stock pour offrir à mes amis. Billeter change notre point de vue en nous faisant part de son expérience des liens entre le corps et l'esprit. Une ouverture intellectuelle fascinante.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 octobre 2012
Jean François Billeter , cet être sensible et complexe
le voici de retour à pied de la Chine , sous son bras calé
ce bref traité en viatique , résumé de ses réflexions .
Pourquoi ce détour par la Chine ? Il était parti à la recherche
d'une réconciliation , le juste milieu , pourquoi pas si il répond
aux souffrances , il revient avec le concept qu'il a forgé d'intégration .
Il était parti avec cette étrangeté au monde , qui est la marque ( jaune)
des écrivains , il a rencontré les idéogrammes et il en a rapporté des théories
sur le langage " Sans le langage il n'y aurait pas pluralité des mondes " page 31.
Après comment résumer la pensée de Jean François Billeter ?
Disons que ce qu'il décrit ressemble étonnamment au principe de fonctionnement des lampes à lave
la cire atteint une certaine température elle se détache, monte , puis retombe
puis recommence mais avec pas forcement les mêmes dimensions ( page 98 par exemple).

Petit traité pas toujours convaincant , mais qui a le mérite de proposer
une vision du monde .Et après tout la boussole n'est elle pas une invention chinoise ?

Bonne lecture
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 avril 2013
Une approche originale et féconde de notre présence au monde, à partir d'une expérience personnelle et d'une réflexion à valeur universelle.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 19 juin 2013
Il très plaisant, loin des sentiers battus. On se reconnait dans les exemple développés. Ne pas lire d'une traite quand même, il faut que ça murisse !
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

6,20 €
7,50 €

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)