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Le point de départ de l'ouvrage de Nicolas Ross est la genèse de l'Armée des Volontaires puis le récit des campagnes dans le sud de la Russie et en Crimée, entre 1918 et 1929, pour tenter de renverser le régime révolutionnaire soviétique désormais au pouvoir à Moscou. Ces troupes, conduites notamment par Alexeïev, Denikine, Koutiepov, Drozdovski ou Markov prennent en 1920, après leur défaite, les chemins de l'exil sous l'autorité suprême de Wrangel. Ce dernier n'a de cesse de préserver leur existence en tant qu'armée organisée, afin de pouvoir reprendre la lutte dès que les circonstances le permettront.

Les russes blancs quittent la Crimée par mer, pour être accueillis dans un premier temps à Istanboule. Avec le soutien constant de la France, qui rechigne pourtant parfois à la tâche, les russes blancs vont être dirigés vers plusieurs destinations où ils vont séjourner plusieurs années. L'escadre russe de la Mer Noire, aux mains des blancs, prend la direction de Bizerte, grand port du protectorat français de Tunisie. La vie quotidienne et religieuse s'organise sur place et la flotte continue à manœuvrer, pour l'exercice. Mais avec la reconnaissance de l'URSS par les pays européens, le dernier vestige de la flotte finit par être dissout, ses navires dispersés ou envoyé à la ferraille. Jamais pourtant la France de cédera aux instances des soviétiques qui en réclament les derniers vaisseaux dans les années 30. Sur l'île grecque de Lemnos, ce sont plus de 15.000 cosaques du Kouban qui sont accueillis dans les anciennes installations des troupes alliées. Ils sont bientôt rejoints par près de 3.000 cosaques du Don. Plus qu'ailleurs, les soldats blancs souffrent à Lemnos d'un isolement qui est jugé lancinant.

Mais c'est sans aucun doute à Gallipoli où est installé le premier corps d'armée des russes blancs, que Wrangel parvient insuffler à ses troupes les valeur qui forgeront l'avenir de l'émigration russe : « C'est largement à Gallipoli que se forgea quelque chose de beaucoup plus durable et de plus essentiel : l'autre Russie, la Russie des Russes blancs, suffisamment forte pour surmonter toutes les pressions et toutes les tentations sans perdre foi en la résurrection future de la patrie et conserver l'espoir, durant soixante-dix an, de la fin de la dictature communiste de ce pays » (page 111). Là plus qu'ailleurs, alors que la région est alors sous administration grecque, les Russes blancs veillent à préserver leur culture, leur vie religieuse fervente et leur motivation à lutter à l'avenir pour retourner victorieux dans leur patrie. Le sport tient également une place importante à Gallipoli, par exemple à travers une ligue et un championnat de football, pour maintenir le moral des exilés. Mais la vie dans ces trois premières installations, bien qu'organisée dans la durée, n'en demeure pas moins provisoire. Le Russes blancs sont bientôt accueillies par plusieurs pays. Ce sont d'abord les nations slaves et orthodoxes, Serbie et Bulgarie, qui recueillent les anciens soldats de Wrangel. La Roumanie et la Grèce, orthodoxes elles aussi, et surtout la France deviennent également des lieux d'exil privilégiés. Wrangel ale temps d'organiser la ROVS (Rousskïï obchteche-voïnskïï soyouz - Union générale des combattants russes), avant de mourir à Bruxelles, en 1928, probablement empoisonné par des agents soviétiques.

Après la seconde guerre mondiale, la main mise soviétique sur l'Europe orientale et centrale pousse encore plus les Russes blanc vers la France. C'est finalement dans le cimeterre de Sainte-Geneviève-des-Bois, non loin de Paris, qu'est construite en 1961 une réplique plus petite, du monument aux morts blancs de Gallipoli détruit par un tremblement de terre en 1940. Les temps changeant, le monument de Gallipoli est lui relevé en 2008, avec le soutien des autorités russes. Fidèles aux valeurs ancestrales de leurs pays, les émigrés russes blancs sont désormais parfaitement intégrés dans leurs pays d'accueil et l'auteur s'attache à nous rappeler une vérité essentielle : « Il serait vraiment paradoxal qu'ont continuât en France à e contenter d'une perception incomplète, et donc fausse, du passé récent de la Russie, alors que notre pays a offert leur principal refuge aux porteurs de ses valeurs authentiques et que la terre de leurs pères a entamé un processus résolu de retour à ses fondamentaux historiques » (page 11). Le propos de l'auteur est autant d'évoquer le destin singulier des soldats blancs que la nature et les fruits, en France notamment, de leur émigration. Notons pour terminer que l'ouvrage de Nicolas Ross, est illustré par 20 pages de photos, souvent inédite, qui éclairent encore un peu plus le témoignage qu'il constitue.
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le 16 février 2016
Ce livre très documenté décrit de façon exhaustive une page tragique de l'émigration russe. Son sujet, limité dans le temps et dans l'espace, traite de l'évacuation de l'armée russe blanche en déroute depuis la Crimée vers l'Anatolie, les îles grecques et les Balkans. Il décrit l'espoir fou et utopique de ses chefs militaires, qui ne voulaient voir dans cette évacuation qu'une étape avant le retour forcément victorieux dans la patrie. Pendant plus d'un an les généraux blancs (et surtout Wrangell) parviennent contre vents et marées à maintenir le moral de leurs hommes, et à en faire un corps militaire organisé, dans des conditions matérielles proches d'un dénuement complet. Si vous êtes comme moi un descendant d'émigrés russes ce livre sera pour vous une découverte passionnante. Une page d'histoire où des mots comme patrie et honneur étaient une raison de vivre et de mourir. On peut y croire, ou dire tristement "tout ça pour ça"... L'homme est décidément une étrange créature.
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le 6 février 2014
ce livre m'apprend certaine chose que j'ignorais & me confirme d'autres dont j'avais déjà entendu parlé. Interréssant à lire & plutôt instructif.
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