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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 de Tilsit à Paris: la grande victoire de la Russie, 12 mars 2012
Par 
jean-marie lambert - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l'Europe (1807-1814) (Broché)
Un livre exceptionnel,enfin traduit en français:Dominic Lieven met en perspective l'année 1812 dans la lutte qui opposa de Tilsit à Paris la Russie d'Alexandre à l'Empire de Napoléon.L'inscription de la campagne de Russie dans le "temps long"de 1807 à 1814 met encore davantage en lumière le succès d'Alexandre:il a réussi à faire de la Russie une grande puissance européenne,et c'est à lui que l'on doit la modération des alliés à l'égard de la France,contre les visées anglo-prussiennes.
L'histoire est remarquablement contée,avec allant et précision,et vue du côté Russe ,ce qui donnera au lecteur français un point de vue très stimulant.
La véritable innovation de ce livre est l'analyse des années 1813-1814,si importantes dans la définition de l'équilibre européen nouveau et trop négligées par les historiens français.
Encore un apport considérable de l'école anglo-saxonne à l'histoire de l'Europe de Napoléon.Signalons enfin la très grande qualité du cahier cartographique,qui tranche sur l'ordinaire en la matière.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 La grande stratégie de la Russie d'Alexandre Ier, 12 mars 2012
Par 
Semper Victor "FB" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 10 COMMENTATEURS)    (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l'Europe (1807-1814) (Broché)
Le livre de l'historien anglais d'origine russe Dominic Lieven répond à un double objectif. L'auteur nous propose en effet une analyse thématique de haut vol du rôle éminent joué par la Russie comme « grande puissance » dans sa lutte contre Napoléon, mais il en profite pour nous offrir également un récit chronologique, épique et enlevé, des événements militaires et diplomatiques des années 1807 à 1814, c'est-à-dire de l'alliance franco-russe à Tilsit à la chute de l'Empire français, en s'attardant bien entendu plus longuement sur la dramatique campagne de Russie de 1812.

Partant du constat que les sources russes ont systématiquement été sous exploitées par les historiens aux profits des sources françaises, prussiennes ou autrichiennes, l'auteur se propose de nous en faire profiter. Tout au long de son ouvrage, Dominic Lieven s'attache à démontrer que « la politique russe de ces années-là fut intelligemment conçue et appliquée d'une manière cohérente, très loin en fait de la mythologie tolstoïenne » (page 40). Les magnifiques pages de son chef d'œuvre « Guerre et paix » tendent en effet à démontrer que ce sont la neige et la chance qui ont vaincu Napoléon. Pour Lieven, au contraire, la stratégie russe n'a pas été dictée par le hasard des circonstances ou les contraintes du climat. Elle a également été décisive sur le sort de l'Europe : « Le rôle de la Russie reste peu étudié dans la compréhension de l'ère napoléonienne par le monde occidental contemporain. L'objet du présent ouvrage est de combler cette lacune. Une compréhension réaliste et structurée de la politique et de la puissance russe peut également modifier la vision globale de la période napoléonienne » (page 42).

Dans une première partie l'auteur analyse la politique de la Russie jusqu'à Tilsit, en expliquant le pourquoi et le comment de son entrée en guerre contre la France, malgré une forte animosité envers l'Angleterre. Sur le Traité de Tilsit en lui-même, Lieven met l'accent sur le fait qu'Alexandre a sauvé la Prusse d'un démantèlement pur et simple, au prix d'énormes concessions faîtes à Napoléon. Le tsar ne tirera les bénéfices de ce choix qu'en 1813. Vient donc le temps de l'alliance avec la France (1807-1812). L'auteur cite Roumiantsev qui se félicite du Blocus Continental organisé par Napoléon : « Il vaudrait mieux interrompre complètement le commerce international pendant 10 ans plutôt que de l'abandonner définitivement au contrôle de l'Angleterre » (page 89). La Russie malgré sa défiance vis à vis de l'Empire français a également peur de subir le sort de l'Inde, dominion commercial du Royaume-Uni. C'est évidemment la question de la Pologne qui complique profondément l'équation diplomatique entre Alexandre et Napoléon. Les préparatifs de guerre contre la France, dès que celle-ci redevient inévitable sont abordées en détail, notamment au travers des réformes efficaces des ministres de la guerre successifs du tsar : Araktcheïev et Barclay de Tolly.

Le cœur de l'ouvrage est constitué par la grande fresque militaire qui débute avec la campagne de Russie et s'achève par l'entrée du tsar et de ses alliés à Paris. Lieven, tout en prenant un point de vue russe (il parle de retraite lors de l'offensive française vers Moscou puis de contre-offensive lors de la fameuse retraire de Russie de la Grande Armée) se révèle toujours lucide et impartial envers les autres puissances : « les plus grands rivaux de Napoléon, la Russie et la Grande-Bretagne n'étaient pas des démocraties éprises de paix, mais des empires expansionnistes et prédateurs. Un grand nombre de critiques visant la politique de Napoléon pourraient s'appliquer à l'expansion de la Grande-Bretagne en Inde pendant cette période (...) Un projet impérial soutenu par une idéologie totalitaire et universaliste aurait eu quelques chances de réussir en Europe pendant un certain temps. Mais Napoléon n'était pas un dirigeant totalitaire, et son empire ne s'inspirait pas d'une idéologie. Au contraire, il avait mis la Révolution française sous le boisseau et fait de son mieux pour bannir l'idéologie de la vie politique française (...) En 1812 son empire dépendait encore beaucoup de son charisme personnel » (pages 113 et 114). Au fil de son récit des événements militaires, Lieven dresse également une série de portraits hauts en couleur de nombreux protagonistes. Il vante par exemple la valeur inestimable des chefs d'état-major au service de la Russie : von Toll et Ermolov. Les qualités de l'armée d'Alexandre son aussi bien mises en évidence : le rôle décisif de sa cavalerie légère lors de la campagne de 1812, le fait qu'en 1813 les Russes sont les seuls en Europe à disposer d'une infanterie forte de nombreux vétérans aguerris, ou enfin le caractère admirable de l'artillerie russe en 1814. L'auteur s'oppose ainsi à nouveau à la vision de Tolstoï qui arrête son roman à Vilna et passe sous silence les exploits russes de 1813-1814. Son récit des épisodes de cette longue guerre de deux ans est puissant et évocateur car il en intègre les dimensions, tactiques, opératives, stratégiques mais aussi psychologiques, pour conclure « qu'une des raisons majeures de la défaite de Napoléon par la Russie est que ses responsables furent plus perspicaces que lui » (page 489).

Reprenant les propos de Sir Charles Stewart, Dominic Lieven, affirme que « ce serait une injustice de ne pas reconnaître en Alexandre l'homme qui avait conduit les alliés à la victoire et qui par conséquent, méritait largement d'être qualifié de libérateur de l'Europe » (page 349). L'auteur parvient, au terme d'un ouvrage magistral, à nous convaincre de trouver exemplaire « l'histoire d'une armée russe traversant toute l'Europe en 1812-1813 et accueillie dans la plupart de pays du continent comme une armée de libération » (page 491).

Le livre contient en annexe l'ordre de bataille détaillé de l'armée russe en 1812 et celui des armées coalisées en 1813.
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5.0 étoiles sur 5 Interressant au possible, 30 juin 2014
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l'Europe (1807-1814) (Broché)
Je dirais presque un "must" nécessaire à la Saga Napoléonienne.

Excellent cadeau que je me suis fais tout seul et dont je suis très heureux.

Par contre, je pense que celui qui n'a pas un minimum de connaissance ou d'intérêt pour cette période d'histoire arrêtera la lecture rapidement.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 La Russie, sauveur de l'Europe, 26 mars 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l'Europe (1807-1814) (Broché)
Un ouvrage rapidement traduit en français, bicentenaire de 1812 oblige, par un des meilleurs spécialistes universitaires de la Russie du 19e siècle.
L'originalité de l'ouvrage est double: 1) faire vivre la campagne de Russie du côté russe 2) la replacer dans une séquence plus longue, allant de 1810 à 1814. La principale thèse de l'auteur est que l'attaque de Napoléon avait été prévue dès 1810 par le tsar Alexandre 1er, notamment grâce à ses services de renseignements, et qu'il avait organisé en conséquence une stratégie défensive. Lieven s'attache essentiellement à décrire les stratégies de l'état-major russe, les divergences entre les généraux, en faisant peut-être la part un peu trop belle au tsar Alexandre, et à montrer que, contrairement à l'image répandue par Guerre et Paix de Tolstoï, il y avait bien une stratégie à l'oeuvre dans la campagne de Russie, et pas seulement une suite de hasards.
La seconde partie de l'ouvrage suit l'armée russe jusqu'à son entrée dans Paris en 1814. Le récit des opérations est un peu plus fastidieux et confus, l'auteur maîtrisant moins bien le terrain et les archives.
Au total, un ouvrage de facture classique, d'histoire militaire et stratégique, un peu long mais complet et bien écrit, qui a le mérite de mettre en valeur le point de vue russe sur la fin de l'épopée napoléonienne.
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1 internaute sur 3 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Excellent ouvrage, 26 novembre 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Russie contre Napoléon : La bataille pour l'Europe (1807-1814) (Broché)
C'est une belle aventure sur 3 ans allant de France à Moscou et au retour jusqu'à la chute de l'Empereur. Une tendance à faire un peu trop passer Alexandre et les combattants russes pour des héros, relayant Napoléon et la Grande Armée à une succession d'erreurs.
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