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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente analyse
Une analyse très complète et rigoureuse, déroulée dans le soucis de rester toujours compréhensible.
Les trois premiers quarts du livre sont passionnants et mettent en lumière les différences homme-femme, avant d'en expliquer les causes puis de d'analyser en quoi la féminisation de la société est...
Publié il y a 2 mois par MjShark

versus
3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 tres inferieur a premier sexe
J'ai lu le "premier sexe" de Zemmour, et je trouve ce livre bcp moins bon, même s'il a été édité un peu avant.
Ce qui m'a déçu c'est l'interprétation freudienne qu'utilise Soral tout du long. C'est lourdingue comme de la bonne vieille psychanalyse des années 70 (pardon pour ceux qui apprécient, mais...
Publié le 2 février 2012 par Iamguillaume


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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente analyse, 14 juin 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Une analyse très complète et rigoureuse, déroulée dans le soucis de rester toujours compréhensible.
Les trois premiers quarts du livre sont passionnants et mettent en lumière les différences homme-femme, avant d'en expliquer les causes puis de d'analyser en quoi la féminisation de la société est une stratégie du système libéral (j'ai résumé très rapidement, vous en conviendrez). Le dernier quart du livre est plus difficile à lire, et fait l'éloge de la distinction et de la complémentarité des sexes.
Bref c'est un ouvrage sensationnel, à contre-courant de toutes les théories fumeuses qu'on nous ressort dans tous les sens. A lire et à conserver !
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11 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La sociologie: la matière forte de Soral, 17 novembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Soyons honnêtes: Soral a un bon niveau en philosophie, une solide base historique sur tout ce qui concerne la Révolution et le XXème Siècle, et est assez doué en compréhension stratégique des politiques actuelles, car il a un appareil critique qui lui permet de poser les bonnes questions (apporte-t-il les bonnes réponses? c'est à chacun d'en juger). Mais où Soral, ce touche-à-tout, est vraiment le plus pointu, son vrai champ d'excellence, c'est la sociologie. Et ce livre en est une pleine démonstration. Comprendre l'Empire est son plus grand succès: je reste convaincu que c'est "Vers la féminisation" son grand livre. Avec Michel Schneider et son "Big Mother", Christopher Lasch et "La culture du narcissisme", Soral produit le 3ème livre d'une trilogie déconnectée qui donne une véritable vision de notre société et notre culture actuelle, et les clefs de compréhension, notamment historiques.

Ce n'est en rien un livre machiste ou misogyne. C'est un essai pas seulement né d'une réflexion théorique,comme c'est souvent le cas chez les intellectuels ou les universitaires, mais issue d'une praxis: la pensée vécue dans le monde réel, dans son corps, dans des expériences de chair. Un livre argumenté, intelligent, dérangeant, j'oserai dire virtuose, avec toujours l'ironie mordante de Soral, qui l'empêche définitivement de tomber dans la morgue, le cynisme pur, le fatalisme ou le vulgaire.

A acheter d'urgence.
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42 internautes sur 52 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Pour le féminin, contre le féminisme, 8 mai 2010
Par 
Antoine (France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Alain Soral démontre, en prenant à son fondement la psychanalyse de Freud, comment la féminisation de la société n'a fait qu'accentuer la puissance et l'emprise du monde capitalisé sur les rapports de classe.
En marchandant l'idée d'une société meilleure, plus homogène, plus pacifique, les grandes puissances ont compris quel était l'intérêt de promouvoir la femme en tant qu'individu consommateur et servile. Cela débute vraisemblablement en 1944 qui donne cette année là le droit de vote aux femmes et qui correspond symboliquement à l'entrée dans le monde capital pour la femme qui sort enfin de son foyer pour enfanter cet être si puissant qui avait dès lors besoin de se reconstruire.

Le combat féministe a beaucoup à voir avec une vision du monde plus sentimentale, naïve et rusée véhiculant l'idée d'un changement, d'une possibilité autre, une voie d'alternative. Tout comme un président "noir" ne change pas une politique qui se doit de maintenir sa propre puissance, une société féminine ou une femme président ne peut renverser un ordre de valeurs établi depuis des siècles. Faut il rappeler que les nids du féminisme se forment dans les sociétés occidentales les plus industrialisées où paradoxalement les conditions de vie des femmes, mais de l'individu en général, sont le moins à plaindre?
Le féminisme reste avant tout une idéologie qui découle d'une classe privilégiée type petite bourgeoisie - Simone de Beauvoir en fut la porte-parole à l'époque - occultant que ce qu'elle prétend défendre peut être son pire ennemie car elle en occupe tous les rangs. Vision stratégique et peu globale d'une classe minoritaire oubliant que la femme émancipée, par exemple, des contraintes maternelles en confiant ses enfants à une nourrice, elle devient par contradiction son propre oppresseur. N'est pas féministe qui veut. De même, le sexe d'un PDG homme ou femme (le fameux plafond de verre) ne bouscule en rien les codes d'une société fondée sur la toute puissance économique et ses lois du marché intraitables.
Sous la bannière du féminisme libérateur on voit en réalité comment le pouvoir a su mettre en place une idéologie qui au fil des décennies a réussi à diviser les deux biologies fondamentales que sont l'homme et la femme qui au fil du temps finira par monter les femmes contre les hommes transformant la lutte des classes en lutte des sexes dans un match sans intérêt et sans victoire possible. Pour mieux comprendre, dans son livre Propaganda, Bernays démontre savamment comment, durant les années 20, la femme fut instrumentalisée pour cautionner un libéralisme d'état sous couvert d'une émancipation humaine progressiste.

Voilà, c'est un peu toutes ces contradictions et ces naïvetés qui sont relevées et savamment démontées dans ce livre qui s'avère une puissante arme dialectique contre l'utopie féministe, ses rouages, son idéologie bourgeoise, sa rhétorique stalinienne. Soral remet ici les choses à leur place dans un combat ou l'homme et la femme n'ont rien à y gagner. Ce texte sera suivi par la suite du Premier Sexe d'Eric Zemmour et L'Homme est l'avenir de la femme de Natacha Polony.
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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Vers la féminisation ?, 22 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Alain Soral se pose toujours les bonnes questions.
Dans cet essai toujours d'actualité, il fait l'analogie entre la femme et le consommateur pour amener une critique de la démocratie sociale et libérale. La démonstration est claire, efficace et drôle.
Ce livre permet de mieux comprendre notre époque, c'est pourquoi, quelque soit votre orientation politique, je vous le conseille.
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32 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un texte fondateur, 4 janvier 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Ce texte, dont la tonalité peut gêner par son caractère très affirmatif et l'affichage d'une rigueur effrayante, me semble absolument essentiel pour comprendre l'évolution récente de la société occidentale. Ayant manifestement inspiré le Zemmour du "Premier Sexe", il explique magnifiquement le trouble de genre qui saisit les hommes et les femmes dans un contexte de libéralisation sans contrepartie dont les marchands sont les principaux bénéficiaires. On n'est ici pas loin du centre de la pensée de Soral, qui se déploiera plus tard davantage sur le plan politique: on aime ou on déteste, non pas parce que c'est provoquant, mais parce que c'est vrai. Les amateurs de Philippe Muray, d'Eric Zemmour, ou du Houellebecq de Plateforme, apprécieront sans doute.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 EXCELLENT !!!, 6 juillet 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Trés bon livre. Trés instructif, qui decrit trés bien les rapports hommes-femmes a notre époque et les analyse finement, bien dans le style de Soral. Bravo, bien vu !
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7 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Du grand Soral, 14 juillet 2013
Par 
jevola - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
L'analyse de Soral est tellement articulée et pertinente qu'elle n'est même plus attaquable par qui que ce soit doué de la moindre once d'intelligence.

La tentative forcée de féminiser la société ne correspond rien de moins qu'à la volonté de nous rendre tous inopérants et soumis, c'est à dire de faire de nous tous des femelles attendant de se faire intellectuellement accoupler, de se faire prendre littéralement par l'oligarchie qui nous la met déjà depuis pas mal de temps.

Un livre à lire pour se libérer des attaches perverses du féminisme qui ont déjà tellement submergé l'occident moderne, qu'on ne puis presque plus y trouver la moindre VRAI femme restante au milieu des ruines de notre civilisation déclinante.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 BASIQUE, 25 juin 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Du Alain Soral tout craché cest un livre a lire pour comprendre beaucoup de la réalité et de la vie qui nous entoure aujourd'hui
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comment la féminisation de la société sert les intérêt du Système Marchand., 22 juillet 2014
Par 
Michel Malle "Samtosha" (Loiret France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
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« Vers la féminisation ? Pour comprendre l’arrivée des femmes au pouvoir » de SORAL Alain,

Alain Soral se présente comme philosophe matérialiste, position doctrinale que je ne partage pas, mais cela n’invalide en rien la pertinence de son analyse sur la question de la féminisation de notre civilisation. Les questions qu'il traite sont bien traitées, aussi je n'ai pas de critiques à faire, et il vaudra mieux lui donner la parole par quelques citations, pour se faire une idée de la pertinence de ses propos si nécessaires aujourd'hui.
A l’opposition virile des idées s’est substituée la compétition des pathos.
La tradition classique est unanimement misogyne, depuis la nuit des temps jusqu’à Simone de Beauvoir.
Et si c’était parce que la femme est fondamentalement sans vision politique et sans projet social, donc acceptant comme naturel, voire indépassable, le système en vigueur (en l’occurrence le néolibéralisme), que les hommes au pouvoir (ces mêmes tenants du néolibéralisme), tenaient à tout prix à nous imposer les femmes ?
Aristote : « L’esclave est entièrement privé de la liberté de délibérer ; la femme la possède, mais faible et inefficace. »
Jean-Jacques Rousseau : « Les femmes, en général, n’aiment aucun art, ne se connaissent à aucun et n’ont aucun génie. »
Schopenhauer : « L’homme s’efforce en toute chose de dominer directement, soit par l’intelligence, soit par la force ; la femme, au contraire, est toujours et partout réduite à une domination indirecte : elle n’exerce une influence que par l’homme. La nature porte les femmes à chercher en toutes choses le moyen de conquérir l’homme, et l’intérêt qu’elles semblent prendre aux choses extérieures est toujours une feinte, un détour. »
Freud : « Il faut admettre que les femmes n’ont qu’un sens réduit de la justice, et cela est lié sans aucun doute à la prépondérance de l’envie dans leur vie mentale. Leurs intérêts sociaux sont plus faibles que ceux des hommes, et leur faculté de sublimer leurs pulsions est moindre. »
Le nourrisson est couvé par l’amour absolu de sa mère, qui lui donne tout et n’exige rien de lui ; cela représente pour lui une sorte de paradis originel, dont il gardera trace toute sa vie. De là provient, chez l’homme, l’idée de l’éternel féminin, comme l’idée de la femme magique. Mais cela est aussi à l’origine de la réversibilité de cette fascination première en misogynie : l’homme est forcément déçu par la femme réelle, terrestre.
Il n’existe aucune élaboration conceptuelle sérieuse de la femme sur elle-même.
Contrairement à l’homme qui porte son sexe rétractable à l’extérieur du corps, les organes reproducteurs constituent chez la femme une cavité importante située au beau milieu d’elle-même. Contrairement à l’homme, fertile sans discontinuer, la manifestation spectaculaire des règles rappelle périodiquement à la femme son rôle biologique, son lien plus grand aux exigences de la nature.
La nature, soucieuse de perpétuation de l’espèce, lui a façonné une tendance à perdre la tête, après s’être refusée, et à ne pas avoir ensuite une conscience très exacte de ce qui s’est passé (trous de mémoire, mauvaise foi).
Freud : « La grande question qui n’a jamais été éclaircie, et à laquelle j’ai été incapable de répondre, malgré trente années de recherches dans l’âme féminine, c’est : que désire la femme ? » (Lettre à Marie Bonaparte)
Il existe une différence fondamentale entre l’Oedipe de la fille et celui du garçon. Le père au côté de la mère c’est, pour le petit garçon, le début de la famille mais aussi le charme rompu. La privation de la mère par ce premier autre qu’est le père inaugure pour le garçon l’ère de la brutalité. Le père fait entrer le monde et ses lois dans la vie du petit garçon. Le père est donc le monde plus dur de l’effort, du mérite de la morale, qui rejette dans la faiblesse le monde maternel du pur plaisir où tout était dû.
La relation mère nourrisson-fille est d’emblée moins satisfaisante que la relation mère nourrisson-fils. Moindre complémentarité de ce premier amour. Le garçon refuse de grandir pour continuer à vivre avec sa mère l’amour parfait. La fille veut grandir (d’où maturité plus précoce) pour sortir de l’amour moins satisfaisant de la mère et aller vers l’amour du père.
La nature féminine est constituée par le tout psychologico-affectif. D’où une tendance, facheuse pour la pensée, à appréhender les phénomènes humains selon leurs seules déterminations affectives et psychologiques : tout s’explique par l’amour, la rivalité et la séduction.
Les femmes se montrent le plus souvent incapables d’une vision globale cohérente, faute de pouvoir replacer leurs analyses psychologiques partielles dans leur juste perspective économico-sociale (et spirituelle). La vision purement psychologiste des faits historiques réduit souvent, chez les femmes ‘intellectuelles’, les pensées de femmes à des opinions de bonnes femmes. Accéder à une vision morale exige de l’esprit qu’il soit capable de dépasser la préférence affective familiale. L’absence du meurtre du père conduit la femme au respect inconscient et irraisonné du pouvoir et de son idéologie, limitant sa capacité critique et d’opposition.
La relation passionnelle à l’homme s’accompagne d’une absense notoire de solidarité entre femmes, et même d’une certaine misogynie féminine. Sans meurtre du père, il n’y a pas solidarité entre filles, mais rivalité des sœurs.
L’ambiance culturelle et la propagande conduisent aujourd’hui les hommes dans une proportion grandissante à penser et se comporter comme des femmes.
En vertu de ce que la femme est, par son corps et son mental, son chemin vers la pensée est encore plus escarpé que celui de l’homme.
Le règne de Louis XVI et de la fin de la monarchie fut par excellence celui des intriguantes.
La femme a souvent le courage, mais pas l’idée et l’homme l’idée, mais pas le courage.
Depuis mais 68 la femme opprimée a remplacé le prolétaire dans l’imaginaire collectif ; dualisme grossier qui élude les innombrables maîtresses femmes du passé.
On parle de la ‘condition des femmes’, mais lesquelles ? C’est une illusion de croire que les femmes constituent un groupe homogène. Il n’existe pas une condition féminine, mais bien une condition ouvrière.
Partout et depuis toujours la création culturelle, qu’elle soit poétique, musicale, mathématique, philosophique, picturale ou littéraire, a été le fait exclusif des hommes. L’argument massue est que les hommes ont empéché les femmes de créer, les ont en somme persécutées. Mais c’est s’aveugler sur le fait qu’une cantatrice du temps de Mozart connaissait assez de solfège pour écrire la musique qu’il a écrit et de même pour toutes les femmes aristocrates dans de nombreux domaines. Et surtout la plupart des créateurs masculins d’œuvres importantes ont été persécutés par les hommes et ils ont poursuivi leur œuvre malgré cette persécution. C’est le cas de Socrate, Jésus, Galilée, Flaubert, Baudelaire, sans compter la misère de Mozart, Van Gogh etc, on en finirait pas de les citer. Les personnes les mieux placées pour s’adonner à la création culturelle, parce qu’elles en avaient le loisir et le moyens, ont toujours été les femmes de l’aristocratie et les grandes bourgeoises. Or leur meilleur apport fut toujours de protéger les créateurs masculins.
Le premier ennemi de la création culturelle féminine, c’est la femme elle-même. L’histoire même du féminisme montre que la valorisation de la femme est aussi une œuvre d’homme.
Si le meurtre du père crée, chez le garçon, un respect de l’homme autre que celui qu’il a pour la femme (respect d’ordre moral au-delà du respect purement affectif), chez la fille, la rivalité avec la mère et les sœurs pour la séduction du père (séduction qui la maintient en-deça de la catégorie morale) tend à dévaloriser l’image qu’elle se fait des autres femmes et d’elle-même.
La valorisation de la femme reste la préoccupation des peintres et des poêtes, alors qu’elle n’est pas même au cœur de la récente littérature féminine.
Ironie : le féminisme naît en Occident, là où la femme est le plus respectée et a le plus de pouvoir. Les « Droits de la femme » ont été créés en France, en 1869 par Léon Richier. Quant au féminisme théorique de Simone de Beauvoir, il est, de son propre aveu, la succursale féminine de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre.
Simone de Beauvoir est largement contredite par Elisabeth Badinter, autre féministe, et de quel droit leurs pensées particulièrs se font-elles passer pour une ‘conscience des femmes’ ?
Simone de Beauvoir décrit à longueurs de pages ses angoisses à la puberté. Elle décrit parfaitement le phénomène de l’anorexie mentale (avec conséquence son saphisme) ; son féminisme est nettement masculinisant, son ‘être au-delà de la femme’ n’est rien d’autre que l’esprit masculin de la création culturelle universelle.
Après de Beauvoir vient un fémininsme de masse, totalement contraire, et faisant l’apologie de la ‘féminité mentale’ selon laquelle la réduction psychologiste typique du féminin, ne serait pas une pensée limitée, mais un autre façon de penser. Et la brave fille, égarée par ces prétendus acquis, se retrouve travailleuse et putain (salariée et séduisante), sans cesser d’être mère, soit triple travail.
Avant la machine, la différence sexuelle imposait la production à l’homme et la reproduction à la femme. Travail et masculinité sont symboliquement liés. Or le travail féminin de la procréation et de l’éducation des enfants, tout aussi respectable que le travail masculin, n’est pas reconnu par les femmes fémininistes. Elles se font donc les chantres de la double journée. Ainsi le féminisme est fondé sur une idée éminemment machiste.
Les progrès techniques (entièrement dûs aux hommes) et le développement du tertiaire qui en résulte, permettent aux femmes de faire des métiers ‘masculins’, ou du moins qui l’étaient. Les soi-disant ‘conquêtes des femmes’ résultent de l’évolution technique du travail et de la standardisation qui supprime la créativité de presque tous les emplois actuels.
L’opresseur de la femme n’est pas l’homme, mais l’homme ou la femme plus riches et aussi la femme plus jeune et plus belle. La féministe ne veut pas être la servante de son mari mais accepte avec le sourire d’être la bonne de son patron.
On évoque ‘l’entrée des femmes en politique’, alors que rien ne s’y oppose dans la constitution et que la majorité des électeurs sont des électrices.
Les bourgeoises féministes comme Simone de Beauvoir s’encombrent rarement d’enfants.
Qu’elle fasse des enfants ou qu’elle imite l’homme par des créations culturelles, le destin de la femme semble être invariablement voué à la ‘reproduction’.
La féminisation du monde, y compris des hommes, procède par l’évolution technique du travail. Taylorisme dans les secteurs primaires et secondaires et développement du tertiaire. Cela implique une réduction du champ de conscience sociale. La pratique quotidienne du métier ne permet plus aux hommes de se situer dans le monde. Or cette réduction l’apparente à la réduction psychologiste propre à la mentalité féminine. A force de ne plus avoir besoin de comprendre quel est son rôle social pour accomplir sa tâche, l’idée ne vient plus à l’homme de se poser la question.
Le Système instrumentalise la femme en permanence pour faire marcher son commerce. Il offre la femme à consommer dans un parfait esprit de mac. Les plus jolies sont employées dans la communication, les autres dans la gestion. L’idéal, pour le Système, est que chacun regarde le monde avec le regard de la jeune fille bourgeoise de gauche. Les hommes font de la ‘gonflette’ pour masquer cette humiliante féminité sociale.
L’immense majorité des femmes trouve sincèrement un charme indéfinissable à l’homme socialement dominant.
L’idéologie du désir au service du profit a fini par opposer le travailleur au consommateur jusque dans l’individu. (Les intérêts du travailleur pendant la journée sont opposés aux intérêts du consommateur quand il se retrouve au super marché). D’où un cercle vicieux pour la société tout entière.
Cette vielle tante d’Aragon est l’auteur de cet idéal de la société actuelle : « La femme est l’avenir de l’homme ». Chose aberrante, car l’homme et la femme n’existent pas l’un sans l’autre.
La standardisation industrielle et sa logique du modèle unique est le fond de la revendication égalitariste. Le premier ennemi de la femme opprimée n’est donc pas l’homme, mais l’horreur économique, la dure loi unisexe du capital. Le second ennemi de la femme (et cela en fait un de plus qu’à l’homme) c’est le psychologisme.
On en vient à oublier le fait que les femmes fassent des enfants ne vient pas d’une oppression sociale manigancée par les hommes, mais de la nature. Les féministes font croirent qu’ils luttent contre l’homme, c’est contre la nature qu’ils luttent. Les enfants sans père sont sans repères.
On exige désormais des quotas de femmes en politique, pourquoi ne pas exiger des quotas de jeunes ? Et des quotas d’employés et d’ouvriers ?
Ce que la femme a beaucoup de mal à comprendre c’est le principe de totalité : s’efforcer de tenir compte de toutes les causes : psychologiques, économiques, historiques, religieuses, géographiques, climatique… sans réductionnisme. L’oubli méthodique de la cause économique est dans l’intérêt de la bourgeoisie.
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32 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une lucidité hors du commun, 18 février 2009
Par 
Joseph Fouché (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vers la féminisation ? : Démontage d'un complot antidémocratique (Broché)
Je viens de terminer ce livre et je dois dire que je suis soufflé:
-La 1er partie (pour résumer vite) à pour but d'expliquer -avec une étonnante intuition- les différences des modes de pensées entre l'homme et la femme.
Cela serait du à l'œdipe masculin du meurtre du père, et l'œdipe féminin du respect du père.
-Ensuite viennent les thèses économiques, sociologiques, politiques qui expriment l'intérêt du capitalisme dans la féminisation.
Car le capitalisme est souvent révolutionnaire sociétalement afin d'imposer son règne économique.

Enfin je ne vais pas tout vous racontez, mais je conseille très fortement de le lire.
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