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27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente étude historique
Christopher Browning est un historien spécialisé de l'histoire de la déportation et de l'extermination des Juifs en Europe pendant la seconde guerre mondiale. Son ouvrage est remarquablement bien écrit sur le plan de la rigueur scientifique.

Le matériau est riche puisqu'il repose à la fois sur les interrogations et...
Publié le 11 novembre 2008 par Latour07

versus
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3.0 étoiles sur 5 Comment des hommes simples sont devenus des monstres
Une page d'histoire ou des hommes simples que l'on peut rencontrer partout sont devenues des monstres modelés par un système bien huilé. En a t'on réellement retenue des leçons ???
Publié il y a 3 mois par patrickmays


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27 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Excellente étude historique, 11 novembre 2008
Par 
Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Christopher Browning est un historien spécialisé de l'histoire de la déportation et de l'extermination des Juifs en Europe pendant la seconde guerre mondiale. Son ouvrage est remarquablement bien écrit sur le plan de la rigueur scientifique.

Le matériau est riche puisqu'il repose à la fois sur les interrogations et procès de nombreux membres du 101° bataillon de réserve de la police allemande, dans les années 1960, par la justice fédérale allemande, et par les confrontations avec certains de ces hommes et l'auteur.

Comment comprendre que quelques centaines de citoyens allemands, hambourgeois, trop âgés pour être enrôlés dans les troupes de ligne, et donc a priori plus matures, exerçant tous les métiers, ne comprenant que peu de nazis parmi eux aient pu, dans leur quasi-totalité à l'exception de 10 à 20% maximum d'entre eux, exécuter femmes, enfants, vieillards, hommes par milliers dans des conditions de bestialité décrites avec précision ?

Les faits :

1/ nombres de Juifs fusillés par le bataillon entre juillet 1942 et novembre 1943 = 38.000 (estimation minimale).
2/ nombre de Juifs déportés à Treblinka = 45.200 (idem).

Regroupements, évacuations de ghettos, meurtres de masse; tout y passe. Pourtant leur commandant Trapp leur avait laissé le choix, dès avant le premier massacre de Jozefow, en Pologne, de ne pas se commettre dans ces crimes. Certains (très peu) saisirent cette offre. Ils ne furent pas inquiétés - de même qu'aucun Allemand ne fut jamais poursuivi ni encore moins déporté pour avoir refusé pendant la seconde guerre mondiale de participer au meurtre de Juifs.

Le contexte de la guerre qui libère la violence, identifie les Juifs aux ennemis à exterminer, l'idéologie raciste, la bureaucratisation du Meurtre, l'explication de l'obéissance par les expériences de Milgram (très pertinent) participent de l'explication.

"Les concepts de loyauté, devoir, discipline deviennent des impératifs moraux qui annihilent toute identification avec la victime." Trait révélé par Anna Harendt, citée avec éloge dans le livre, dans son lumineux Eichmann à Jérusalem.

"Contrôler la manière dont les gens interprètent leur monde, dit Milgram, est l'un des outils de contrôle de leur comportement."

La deshumanisation des victimes traitées comme des marchandises sales qui plus est facilita également la tâche de ces tueurs.

Christopher Browning nous permet également de réaffirmer que "la responsabilité humaine est en définitive du domaine de l'individu".

Quel remarquable ouvrage !
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46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quand la conscience disparaît....., 9 juillet 2007
Par 
Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Dans son étude sur le 101° bataillon de police allemande en Pologne Chrisopher Browning montre combien la substitution de la conscience collective auto justificatrice à la conscience morale individuelle peut être génératrice de comportements criminels chez des individus qui n''y sont pas enclins au départ. Il s'agissait en effet de réservistes de Hambourg, dont la plupart avaient fréquenté les organisations socialistes ou communistes avant 1933. La conclusion de Christophe Browning est d''une actualité saisissante: « Dans toute société moderne, la complexité de la vie, la bureaucratisation et la spécialisation qui en résultent atténuent le sens de la responsabilité personnelle de ceux qui sont chargés de mettre en oeuvre la politique des gouvernements. Au sein de tout collectif, le groupe des pairs exerce de formidables pressions sur le comportement de l'individu, et lui impose des normes éthiques. Alors, si les hommes du 101° bataillon de réserve de la police ont pu devenir des tueurs, quel groupe humain ne le pourrait pas? »
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un livre terrifiant mais nécessaire, 25 février 2012
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
On ne compte plus les livres, témoignages, études, analyses, films, documentaires et même romans concernant la "Solution finale". Principalement, on a beaucoup traité des Camps d'extermination eux-mêmes, de l'organisation bureaucratique et logistique incroyable à l'échelle de Etat nécessaire à leur mise en oeuvre. On a beaucoup parlé des criminels nazis qui y participèrent à tous les niveaux et dans tous les domaines, de la simple rédaction de directives à leur application monstrueuse sur le terrain dans les plus terrifiants détails.
Mais on oublie souvent que la Solution finale commença bien avant Auswithz et Tréblinka, de manière non industrielle et beaucoup plus "individuelle", si l'on peut dire.
Dès l'invasion de la Russie en juin 1941, des commandos spéciaux de tueurs nommés Einsatzgruppen, commencèrent l'éradication des Juifs en les fusillant par familles entières, hommes, femmes, vieillards et enfants. Ce fut la "Shoah par balles".
Parmi ces groupes de tueurs, il y eu aussi de nombreux membres de "l'Ordnungspolizei" (Orpo), la police du Reich, dont les unités militarisées sont constituées à partir des effectifs de police non mobilisés pour le service actif au front et composées de nombreux hommes d'âge mûr. Ces unités participent à toutes sortes d'actions de "maintien de l'ordre" dans les territoires occupés dont de nombreux massacres de Juifs.
Ce livre raconte l'histoire du 101ème bataillon de réserve de la police allemande en Pologne sur la base de nombreux témoignages de leurs anciens membres après la guerre au cours de divers interrogatoires et procès. On y découvre comment des hommes qui ne sont pas des SS, qui ne sont pas de jeunes loups entraînés et endoctrinés plus que cela par la propagande du national-socialisme, qui viennent d'horizons populaires différents, ont une famille et des métiers tout à fait normaux, ne sont en rien destinés dans leur vie quotidienne à devenir des monstres, peuvent petit à petit se muer en de redoutables tueurs de masse.
Une analyse fine de tous les cas de figures, des personnalités, des caractères et comportements évolutifs, des réactions contradictoires durant les opérations, est effectuée de manière rigoureuse en s'appuyant sur certaines théories des mécanismes de la violence inhérents à la Condition humaine.
Ce livre, au-delà des témoignages et des descriptions détaillées et épouvantables des crimes commis, est une source de réflexion inestimable sur la Nature de l'Homme et sur ce que chacun de nous, même chez les plus paisibles et les moins portés à la perversion et à la violence, pourrait devenir dans des circonstances politiques exceptionnelles. Une méditation douloureuse et hélas toujours d'actualité.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire impérativement, 16 mai 2009
Par 
L. Beauvais (France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Etude très sérieuse qui ne verse à aucun moment dans le voyeurisme, mais qui n'en est pourtant pas moins prenante. On suit bien la progression de ces hommes ordinaires en bourreaux. L'apport dans chaque récit des témoignages de ces hommes les rend particulièrement impressionnant. Le livre se termine sur une étude très bien faite quant aux raisons qui poussent des hommes ordinaires à devenir des criminelles de masse, c'est la partie la plus inquiétante
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Des hommes ordinaires, 11 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Extrêmement intéressant et effrayant. "La banalité du mal" dans toute son horreur. Le cheminement de ces hommes ordinaires dans le domaine de l'abject, avec toutes leurs réactions face à ce cauchemar vivant, du malaise au refus, en passant par l'enthousiasme le plus écoeurant. Excellente analyse sociologique et psychologique de cet échantillon d'humanité. Ce bouquin devrait être étudié en lycée.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La pratique, confirmant la théorie, 23 janvier 2010
Par 
Gauthier Daniel "auteur de "Retour à Ausc... (Versailles) - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
On a beaucoup commenté les expériences menées à Yale et Stanford, aux Etats-Unis : suivant des protocoles universitaires, des étudiants "punissaient" des cobayes selon les instructions de leurs professeurs ; certains le faisaient avec plaisir (30% de l'échantillon environ), d'autres obéissaient aux ordres quelqu'ils soient (50 %) et, lueur d'espoir quand même, les 20% restants se montraient plus ou moins réfractaires aux instructions...
Et bien, ces mêmes proportions se retrouvent au sein du "101° bataillon", groupe de policiers de réserve berlinois tout à fait ordinaires, un de ces "Einzatzgruppen" chargé d'éliminer les Juifs (tous les Juifs, femmes et bébés compris) derrière les lignes allemandes durant l'offensive vers l'Est.
La pratique confirmant la théorie, disais-je.
L'enquête de l'historien américain Christopher Browning fait d'autant plus froid dans le dos qu'elle a été menée de manière extrêmement rigoureuse - l'auteur a analysé méticuleusement les témoignages de 210 anciens du bataillon.
Un dernier mot avant de terminer : en pointe dans le combat contre le "complot judéo-bolchevique", les indispensables "intellectuels" (anciens profs, journalistes, juristes...) qui créent et diffusent le discours qui déculpabilisera les bourreaux.
Un livre indispensable pour qui veut comprendre la nature humaine.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Les "Pourquoi" viennent après les "Comment", 9 septembre 2012
Par 
Jean Pierre P (Rennes) - Voir tous mes commentaires
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Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
J'avais, lors de sa parution, lu Les bourreaux volontaires de Hitlersans lire
"Des hommes ordinaires", sur lequel Goldhagen faisait peser toute sa critique.
J'ai eu bien tort, car avant les "Pourquoi", on doit s'interesser aux "Comment".
Le Goldhagen apparait alors plus polémiste que scientifique.
Le livre de Browning est enrichi d'une post-face en réponse à Goldhagen qui, plus
que la préface de Vidal-Naquet, mérite une lecture attentive.
Voir aussi, le bon: Les chasseurs noirs : La brigade Dirlewanger,
construit très exactement sur le même principe,
et, Les Bienveillantes, les romans éclairant souvent la reflexion.
Malgre l'inflation de la littérature historique sur le sujet, un livre à lire
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 devoir de mémoire, 26 mai 2012
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Une édifiante recherche et analyse historique qui permettra à chacun-e d'approcher la souffrance des victimes ainsi que la part la plus horrible de l'humanité à travers les actes des bourreaux, des personnes ordinaires. Une sévère base de réflexion quand au courage véritable d'apparaître comme un lâche en refusant l'inconcevable, plutôt que de satisfaire son image face à la pression du groupe et de l'idéologie.
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14 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Irresponsabilité, 7 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
Où on voit des hommes qui pour la plupart n'ont rien de brutes (plutôt âgés avec métier et enfants), qui alors qu'ils ont chacun la possibilité de dire non, effectuent un travail que la morale réprouve.

Il suffit aux organisateurs de bien préparer le travail, en le divisant en des tâches séparées et de confier celles-ci à des groupes différents : certains "chassent les juifs", d'autres les "ramassent", d'autres encore les "tuent" ou les chargent dans des wagons en sachant qu'ils les envoient à la mort, ... ; éventuellement on fait appel en cas de besoin à des "sous-traitants" venus des parties conquises de l'URSS. C'est qu'en fait il y a beaucoup à faire ! Et on apprend que nombre de juifs sont "traités" sur place, sans même être envoyés dans des camps spécialisés dans "la solution finale".

Un "vulgaire" bataillon "de réserve de la vulgaire police" composé de cinq cents "vulgaires pères de famille", trop âgés pour aller se battre contre les Soviétiques, a en seize mois à compter de la mi-42, massacré 83 000 juifs autour de Lublin.

Avec le temps, les hommes s'habituent et la routine s'installe. Et chacun fait ce qu'il a à faire ... parce que les autres le font, et qu'il ne veut pas passer pour un lâche. Bien sûr quelques uns ont refusé ... mais rarement franchement : ils s'arrangeaient pour être ailleurs lorsqu'il faut accomplir certaines choses.La plupart opèrent sans haine, simplement parce que "c'est comme ça" : certains dans le civil étaient maçons, commerçants, ... mais cette vie passée est "si loin" : dorénavant ils sont directement tueurs ou complices de tueurs. Sans se poser de questions. Ils vivent dans le présent, uniquement dans le présent. Après la guerre, ils auront des pertes de mémoire ... où ils interprèteront les choses autrement.

Et ces officiers qui amènent leurs femmes en Pologne, justement pour leur montrer la perfection de la tâche qu'ils accomplissent !

Et ces Polonais (ça se passe dans leur pays), qui bien qu'humiliés par les Allemands, assistent spontanément aux massacres comme à des jeux de cirque. Pire même, quelques uns les aident en dénonçant les juifs qui ont réussi à se cacher. Une tâche somme toute banale pour des personnes "qui aiment rendre service". Même en nuisant à leurs compatriotes, et au bénéfice d'un ennemi immoral ... Mais qui est le plus fort !

Et ce qu'on ne dit pas ici dans le livre (ce n'est pas le sujet), c'est que les juifs qui sont passés à travers les mailles du filet allemand, ont été éliminés par les Polonais après la guerre : la Pologne est quasiment aujourd'hui le pays judenfrei (débarrassée des juifs) que voulaient les nazis (et peut-être l'Eglise catholique).

Et rarement dans ce livre on ne trouve une personne qui admire franchement le nazisme (bien sûr parmi les policiers il y a des fanatiques, mais ils ne sont pas la majorité) : les choses sont comme ça, on ne les discute pas. Sous Staline ça a été un peu la même chose. Mais différence notable : là bas, on n'a pas "déstalinisé" et on n'ouvre pas les archives (celles qu'on a entrouvertes sous Eltsine ont été refermées depuis : "circulez, il n'y a rien à voir ").

Les Allemands qui tuaient "n'avaient pas conscience de ..."; pas même ceux qui vivaient à côté d'un camp ; certes certains de ceux-ci comme Buchenwald, étaient situés au milieu des bois, mais d'autres comme Dachau (créé en mars 1933, moins de deux mois après l'arrivée au pouvoir d'Hitler) étaient quasiment en ville, avec simplement des grillages et barbelés autour (et aujourd'hui ? Puisque l'entrée est gratuite, les riverains y amènent leurs enfants pour qu'ils y jouent, leurs chiens pour y faire leurs besoins, ou alors viennent simplement y griller "une clope"). Les Allemands des environs des camps ont préféré ne pas savoir (par peur ? par indifférence ? par soutien implicite du régime ?). Pire un camp comme Mauthausen, près de Linz (en Autriche annexée), où les prisonniers traversaient matin et soir les villages pour se rendre au travail ... était "ignoré" des populations : personne ne savait. Enfin c'est ce qu'ils ont prétendu après la guerre.

En France on avait aussi nos camps, généralement ils avaient été établis par la IIIe république, avant l'invasion allemande; certains en pleine ville (Drancy, Pithiviers, ...); la France a préféré les raser à la libération : ils n'ont jamais existé ! C'est tellement plus simple ! Peut-on accuser les Français de complicité ? De complicité de quoi ? Des camps ? Mais jamais on n'a eu ça chez nous, cher Monsieur !

Merci Monsieur Christopher Browning, de ne pas participer à l'oubli général.
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5.0 étoiles sur 5 un très bon éclairage, 13 décembre 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Des hommes ordinaires : Le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la Solution finale en Pologne (Poche)
A recommander pour comprendre que tous les acteurs de la machine nazie étaient aussi parfois des hommes ordinaires. Très bien.
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