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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Une oeuvre à part, une oeuvre d'art dans la BD, 8 mars 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sandman, tome 11 : Nuits éternelles (Album)
Je l'ai lu hier soir, et ma première réaction après lecture, fut : "wouaw, ce que c'est beau...". Je ne parle pas uniquement du graphisme, mais de l'ensemble : le dessin, le texte, la mise en page, la narration... Indubitablement, cette BD est une oeuvre d'art, voire un recueil d'oeuvres d'art.
Je vais prendre chacune des 7 histoires dans l'ordre de lecture :
- Death : le graphisme est basique, dans le style comics américain. L'histoire est agréable, mais assez simple en définitive, quoique bénéficiant d'une très bonne narration de la part de Neil Gaiman. Bref, cette première histoire est juste une mise en bouche assez réussie à mes yeux. Et comme toujours, le charme de "Death" est bien présent.
- Desire : indéniablement, Manara a donné le meilleur de lui-même pour cette nouvelle. Le dessin est beau, joliment coloré, les femmes superbes. Bon, je dois avouer que, personnellement, le dessin de Manara m'énervent un peu, car j'ai le sentiment de revoir sans arrêt les mêmes femmes et les mêmes histoires dans toutes ses BDs. Mais il passe cependant bien ici, et on a ainsi droit à une dizaine de très belles planches toutes en couleurs. Quant à l'histoire, une fois de plus, elle n'est pas exceptionnelle mais pas désagréable, quoique le personnage de Desire soit à mon avis un peu trop en retrait.
- Dream : Alors là, superbe ! Le dessin est vraiment beau, autant au niveau du trait que de la colorisation et tout. C'est un régal pour les yeux. Et comme le scénario lui aussi est bon, cette histoire laisse un très bon souvenir. J'ai pris plaisir à la relire juste pour apprécier sa beauté et son contenu.
- Despair : alors là, c'est bien plus ambigu. Les images sont à 100% des oeuvres d'art ici, et même de très très nombreuses oeuvres d'art, puisqu'il y a beaucoup de cases par planche en moyenne. Elles sont indéniablement belles, et je sais en goûter l'esthétique. Mais par contre au niveau du déchiffrage de l'image et de son contenu, ça ne marche pas du tout pour moi. C'est de l'art moderne, mélangeant photo, couleurs et dessins dans des images complexes, torturées, chaotiques, et hélas bien souvent indéchiffrables. Alors lire une BD avec ce style d'images quand en plus la narration va dans tous les sens, c'est éprouvant. Donc je n'ai pu apprécier cette partie que sur 2 plans différents : lire le texte qui est souvent beau et poétique (même si je n'ai su apprécier que la moitié des "portraits de Despair" et suis resté insensible aux autres) d'un côté et apprécier les images de l'autre, mais je n'ai pas su agréger les deux comme tout lecteur le fait dans une BD normale. Alors je ressens l'émotion qui s'en dégage, l'impression de désespoir est très bien rendue, mais j'ai du mal à considérer ça comme une BD, plus comme... de l'art à part entière, ce qui finalement n'est pas désagréable, mais surprenant quand on ne s'y attend pas.
- Delirium : encore une fois, ça ressemble à de l'art moderne, même si le dessin est bien plus simple à déchiffrer. Il est d'ailleurs très beau, changeant de style de case en case : noir et blanc, couleurs, peintures, traits griffonnés, couleurs directes, dessins d'enfants... L'histoire en elle-même est très ardue à suivre au départ, car on ne sait pas ce que sont ces mini-récits/paroles de personnes manifestement folles. Au fur et à mesure, la lecture permet de comprendre la trame de l'histoire mais, même arrivé à la fin, nombre de points restent flous et étranges, ce qui correspond cependant bien au personnage de Delirium.
- Destruction : on revient là à un trait de dessin de style comics très classique. L'histoire elle-même est tout à fait linéaire et simple, sans véritable surprise. Cela reste une histoire agréable à lire mais qui ne marque pas.
- Destiny : A nouveau un dessin que je trouve exrêmement beau. Mais à l'opposé de l'art moderne de "Despair" ou "Delirium", là, c'est presque de la ligne claire. Des couleurs douces et lumineuses, un dessin souple et facile à lire : j'adore ce style de dessin qui convient pour moi à 100% pour une BD. Et l'histoire est toute simple mais poétique et parfaite pour conclure cet album des "Nuits Eternelles".
En définitive, je ne regrette en rien mon achat : j'ai vraiment le sentiment de posséder désormais une oeuvre à part, une oeuvre d'art tant au niveau dessin qu'au niveau texte et poésie. Et alors que je l'ai lu hier soir, je suis encore empli des émotions et sentiments que sa lecture m'a fait ressentir. J'en caressais même ses pages tant l'édition Delcourt est à la hauteur du contenu de l'oeuvre.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Contes philosophiques merveilleux, 18 décembre 2011
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sandman, tome 11 : Nuits éternelles (Album)
La série mensuelle Sandman s'est arrêtée en 1998 avec une conclusion claire et définitive. Neil Gaiman y avait ajouté une coda sous la forme d'un texte illustré (The Dream Hunters, en anglais) en 1999. Avec ce tome paru en 2003, Neil Gaiman revient à nouveau à l'univers de Morpheus sous la forme de 7 histoires courtes, chacune consacrée à l'un des Endless.

Death - En 1751, sur îlot proche de Venise un groupe de nobles organise les festivités de la nuit qui s'ouvriront sur la mort du maître de céans écrasé sous un éléphant entre 2 vierges. Non loin de là, à l'époque contemporaine, un homme déambule à Venise à la recherche d'une femme qui est l'incarnation de la mort. Cette histoire est illustrée par P. Craig Russel (qui a collaboré à plusieurs reprises avec Gaiman : Ramadan dans Fables et réflexions et Les mystères du meurtre) dans son style si délicat et si fragile. Les illustrations sont un bijou de subtilité. L'histoire est agréable à lire, mais le personnage de Death est en dessous de ce à quoi Gaiman nous avait habitué.

Desire - Aux environs du premier siècle de notre ère, une jeune femme n'a d'yeux que pour un homme exceptionnel qui saute sur tout ce qui bouge. L'endless Desire va donner lui donner les moyens de se l'attacher, mais il y a un prix à payer. L'histoire est agréable à lire et encore plus regarder car les dessins sont signés Milo Manara (celui de Le déclic). Le concept de désir est très bien développé et le prix à payer n'est pas aussi téléphoné qu'on aurait pu croire.

Dream (Sandman) - Bien avant que la terre ne soit peuplée d'êtres humains, Morpheus s'était lié d'amitié avec une jeune femme qui semble originaire de la planète Oa (celle des Guardians of the Universe) et il l'emmène à un séminaire entre planètes et dimensions organisé par Desire. Le lecteur croise Delight (avant qu'elle ne devienne Delirium), Death, le soleil de notre terre et le soleil de Krypton. Les dessins de Miguelanxo Prado (auteur également de Trait de craie) sont de toute beauté et très aérien. Encore une fois, cette histoire est un peu faible par rapport à la dimension philosophique du personnage principal.

Despair - Cette histoire est très particulière : Neil Gaiman a travaillé avec un artiste contemporain du nom de Barron Storey (influence majeure de Bill Sienkiewicz, Dave McKean, Kent Williams, George Pratt) qui lui a livré une série d'illustrations qui ont été mises en page par Dave McKean. Chaque série d'illustrations tire fortement vers l'art abstrait et est accompagnée de courts textes qui illustrent la notion de désespoir au travers de situations. Cette partie est assez expérimentale et Gaiman tire tout le profit possible de travailler avec un tel illustrateur pour 15 portraits du désespoir.

Delirium - Je ne remercierai jamais assez Neil Gaiman d'avoir trouvé les arguments pour que Bill Sienkiewicz (Stray Toasters) crée de nouvelles pages. Là aussi, l'histoire embrasse l'abstraction, tirant le meilleur parti possible du savoir faire extraordinaire de l'illustrateur. La lecture est un peu compliquée mais le résultat vaut entièrement l'investissement nécessaire pour s'immerger et comprendre. Dream organise une équipe pour tirer Delirium de son chaos mental.

Destruction - Avec cette histoire, Gaiman revient à une trame plus classique. Une équipe d'archéologues se trouve confrontée à d'inexplicables reliques du futur. Destruction et Delirium sont dans un village avoisinant et Destruction prête main forte pour extraire les vestiges. Les illustrations de Glenn Fabry nous ramènent également à un style plus traditionnel, restant travaillé avec une forte sensibilité européenne et le concept de destruction est développé de manière intéressante.

Destiny - Pour finir, Gaiman nous remmène faire un tour dans le jardin de Destiny. Cette histoire apparaît comme superfétatoire et redondante par rapport à ce que l'on connaît déjà du personnage. Les dessins de Frank Quitely lorgnent comme d'habitude vers Moebius, sans en avoir le génie.

Cette lecture s'est révélé un immense plaisir pour moi, même si toutes les histoires ne se valent pas. Vous pouvez vous plonger dans ce tome sans rien connaître des Endless ou en ayant lu les 10 tomes de Sandman. Les illustrateurs sont tous dans le haut du panier avec une mention spéciale pour les plus extraordinaires : Russell, Prado, Storey et Sienkiewicz. Neil Gaiman est toujours aussi bon dans les histoires courtes et avoisine l'indispensable avec les illustrateurs précités.
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Sandman, tome 11 : Nuits éternelles
Sandman, tome 11 : Nuits éternelles de Collectif (Album - 18 février 2004)
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