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48 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 en joie
C'est ce que je ressent avec ce genre de bouquin qui doit rester à portée de main sur l'étagère contre vérité et autres bruits de couloir. Un livre qu'il faudrait imposer pour ouvrir le débat et sortir les gens de la pollution du politiquement correct. politiquement correct qui sans avoir l'air d'y toucher...
Publié le 27 octobre 2011 par Eric

versus
2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 problème d'honnêteté
Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique
Ce livre qu'on dit "honnête et documenté" commence par citer une opinion du Prof Goldman de Fribourg en Suisse, opinion selon laquelle la liturgie aurait été célébrée en grec dans le temple de Jérusalem. Le prof. Goldman s'en est étonné...
Publié il y a 10 mois par Alexis Léger


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48 internautes sur 55 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 en joie, 27 octobre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
C'est ce que je ressent avec ce genre de bouquin qui doit rester à portée de main sur l'étagère contre vérité et autres bruits de couloir. Un livre qu'il faudrait imposer pour ouvrir le débat et sortir les gens de la pollution du politiquement correct. politiquement correct qui sans avoir l'air d'y toucher réécrit perfidement l'histoire et loin d'éradiquer les haines et les communautarismes ne fait que désigner ce qui serait politiquement haïssable aujourd'hui.
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20 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Passionnant, 2 janvier 2012
Par 
Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Huit ans après Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique, Jean Sévillia revient avec un titre en apparence opposé, mais tout à fait dans le même esprit.
Entendant s'ériger contre les "indignations sélectives" et autre "procès permanent contre le passé occidental et contre celui de la France", au sujet desquels il s'interroge : "Pourquoi cette haine de soi ?", il constate : "... certains considèrent l'enseignement de l'histoire comme un moyen de tailler le passé à la mesure des engouements du moment", "Devenu adulte, le citoyen est ensuite la proie d'un incessant lavage de cerveau. La télévision, la radio, les journaux, Internet, le cinéma, la chanson ou le théâtre véhiculent tous les jours, en matière d'histoire, des idées fausses, des erreurs, des préjugés, des lieux communs et des absurdités qui ont de quoi faire hurler le connaisseur". Sans oublier les politiques, qui "annexent" certains personnages célèbres de l'histoire "au gré de leurs intérêts", ou encore les organisations communautaristes qui "se disputent la palme de la compassion publique".

Voulant lutter contre l'anachronisme, le manichéisme et l'esprit réducteur, incompatibles avec La connaissance, Jean Sévillia reprend le bâton de pèlerin qui était le sien pour rétablir quelques vérités sur quelques épisodes renommés de l'histoire.

- Le premier chapitre évoque la manière dont la vie de Jésus Christ a été mise "au goût du jour" par une abondance d'ouvrages pas toujours très scrupuleux en matière de rigueur historique et parfois même "orientés". Il s'agit ici de revenir aux sources et de montrer sur quels éléments il faut se fonder pour rétablir quelques faits élémentaires (à l'instar de ce que me semble avoir produit Jean-Christian Petitfils, à travers son Jésus, dont je n'ai lu que quelques extraits et n'ai, du moins jusqu'à présent, pas lu le livre par manque de temps et surtout de courage face à l'épaisseur du livre).

- Le chapitre 2 porte sur l'incroyable déchaînement de haine qu'a suscité la sortie, en 2008, de l'ouvrage Aristote au mont Saint-Michel : Les racines grecques de l'Europe chrétienne de Sylvain Gougenheim, docteur en histoire et professeur agrégé à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, spécialiste renommé d'histoire médiévale.
Ses adversaires ont non seulement multiplié les pétitions à son encontre (on sait désormais que la plupart des signataires n'avaient pas même lu le livre !!!), mais sont surtout allés jusqu'à exiger sa condamnation et son renvoi de la profession, alors qu'il s'agissait d'un ouvrage purement scientifique et non d'un pamphlet, ces adversaires s'appuyant comme toujours sur les traditionnelles déformations de propos ou d'intentions ou autres manoeuvres peu flatteuses pour leurs auteurs. A titre d'information, sachez (je sais qu'il y a sur le présent site des personnes qui ont lu et apprécié cet ouvrage) qu'un certain Max Lejbowicz s'est permis de vous traiter de "jean-foutre" (vous apprécierez...).
Quant à Sylvain Gougenheim, il a eu le déplaisir d'être traîné dans la boue, traité d'islamophobe, de négationniste et de tas d'autres qualificatifs qui lui sont tout à fait étrangers, comme ils le sont de ce qu'il a réellement écrit.
Et sa carrière, ainsi que sa participation à des colloques universitaires ou parutions scientifiques, se sont trouvées compromises. Son travail a été qualifié "d'idéologie", alors que c'est exactement l'inverse qui apparaît lorsqu'on examine les actes de ses détracteurs.
Un vrai procès à la Galilée, en quelque sorte.

Et justement, dans le troisième chapitre, c'est à ce célèbre savant que l'on s'intéresse, découvrant que les choses ne se sont pas passées tout à fait tel qu'on le pense généralement, l'homme apparaissant comme un personnage très "suffisant" et ayant bénéficié de bien plus d'égards qu'on ne le dit.

Le chapitre 4 s'intéresse à l'histoire de la colonisation comme acte de militantisme, avec un esprit manichéen, de multiples anachronismes et beaucoup de moralisme, quel que soit le caractère répréhensible de cette initiative républicaine et socialiste (seuls les libéraux y étaient résolument opposés).

Dans le chapitre 5, Jean Sévillia nous invite à revisiter le Grande Guerre en abandonnant nos préjugés ou préoccupations d'aujourd'hui.

Le chapitre 6 est l'occasion de rappeler que la Solution finale n'a pas toujours été considérée comme élément central de la seconde guerre mondiale, malgré son horreur, et nous remémore les évolutions dans l'analyse faite de ces années, tout en en récapitulant les principales grandes étapes. Il rappelle aussi les origines de l'antisémitisme, dont le terme est apparu en 1873 et a débouché sur un courant politique dès 1880, caractérisé par un rejet du libéralisme et du "pouvoir de l'argent", auxquels on associe alors les Juifs.

Dans le chapitre 7, Jean Sévillia revient, de manière passionnante, sur la formidable partie d'échec qui se joue entre le Vatican et Hitler. Loin d'être facile, la partie est d'autant plus compliquée que Paris et Londres traitent Berlin d'égal à égal avec les autres Etats européens, même après le 14 juillet 1933, où Hitler interdit d'activité les autres partis politiques que le NSDAP.
Le cardinal Pacelli, futur Pie XII, est alors le plus conscient du danger effroyable que représente Hitler, et tente par tous les moyens qui sont à sa disposition de s'y opposer, tout en tenant compte bien sûr de ses attributions et de la diplomatie nécessaire, et du fait qu'Hitler s'inscrivait jusque-là encore dans la parfaite légalité constitutionnelle.
Le mauvais procès fait à Pie XII depuis s'appuie d'ailleurs, de manière parfaitement malhonnête, comme le souligne Jean Sévillia, sur une photo d'Eugenio Pacelli diffusée sans cesse partout dans le monde, le montrant en présence de soldats allemands, reçu sur un tapis rouge, insinuant qu'il était de mèche avec les nazis, alors même que cette photo date de 1927, cinq ans avant l'arrivée de Hitler au pouvoir et 11 ans avant qu'il soit Pape, et alors même qu'il n'a jamais remis les pieds en Allemagne après 1929 !!! (Précisons qu'il s'agissait d'une réception organisée pour l'anniversaire du Président Hindenburg et qu'il y était simplement invité comme tous les membres du corps diplomatique. Les soldats, quant à eux, étaient ceux de la Reichswehr, et non de la Wehrmacht). Procédé écoeurant, donc, pour des soi-disant journalistes ou historiens.
Quant au concordat signé avec Hitler en 1933, non seulement il a permis à l'Eglise catholique en Allemagne, et aux organisations catholiques, de conserver un relatif espace de liberté (malgré les multiples persécutions anti-catholiques), mais surtout il n'a jamais été remis en cause dans son essence, même après 1945, confirmant son absence totale de complicité avec le nazisme. Absence de complicité ettayable par de multiples documents et témoignages. Les faits abondent.
A titre personnel, je ne puis qu'être révolté contre les campagnes de haine et de falsifications qui ont pu être menées contre ce Pape au contraire engagé et courageux, mais dont les marges de manoeuvre et le respect des prérogatives liées à sa fonction ne permettaient pas d'aller au-delà de ce qu'il a engagé.

Dans le chapitre 8, Jean Sévillia étudie les rapports entre chrétiens et Juifs à travers l'histoire, remettant en question un certain nombre d'idées reçues qui ont la vie dure, de celle qui veut que ce ne sont pas les Juifs qui sont responsables de la mort de Jésus et qui serait nouvelle, alors qu'elle date d'au moins 450 ans, jusqu'au lien supposé mais parfaitement faux entre religion chrétienne et antisémitisme nazi.
Idées reçues qui méritent un retour aux faits et à l'histoire.

Dans le chapitre 9, Jean Sévillia revient sur le débat à propos de l'Identité Nationale, montrant que l'on ne peut réduire celle-ci à des considérations purement immédiates ou contemporaines. Elle serait, au contraire, le fruit d'un long mouvement qui a débuté il y a de nombreux siècles, au moins à partir de Clovis. Idée déjà défendue par d'autres historiens, à l'image de Fernand Braudel ou Pierre Chaunu notamment. L'occasion de nous replonger dans un bon petit cours d'histoire de France.

Enfin, dans le dixième et dernier chapitre, l'ouvrage s'achève par une évocation de la longue confrontation qu'ont connue la France et l'Islam à travers l'histoire, jusqu'à aujourd'hui où c'est une véritable révolution qui se produit avec la phénoménale ascension de la religion musulmane dans notre pays.

Pour conclure, on peut qualifier cet ouvrage de véritablement passionnant et propice à la réflexion. Souhaitons qu'il soit l'occasion de provoquer de beaux débats et quelques prises de conscience.
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35 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un mets de plus pour chasser le goût du mensonge, 24 octobre 2011
Par 
Quentin "Exigeant" (Paris) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
A la bouillie du mensonge de propagande qui noie l'enseignement de l'histoire des Européens, il faut opposer des plats de résistance faciles à digérer. Merci M. Sévillia pour votre gastronomie de la vérité.
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28 internautes sur 34 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 UN PLAIDOYER SANS TABOUS, 14 novembre 2011
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Dans ce livre, l'auteur a retenu dix thèmes qui, avec le recul du temps, se prêtent à un nouvel examen sans idées préconçues. Du premier - « Le Jésus de l'histoire » -, au dernier - « La France et l'Islam » -, il s'efforce de faire émerger une vérité historiquement construite, en faisant, pour chacun d'eux, le rapprochement du savoir et de la foi.
Les conclusions qu'il nous livre pour les thèmes qui s'étirent encore dans notre actualité, se présentent sous la forme d'hypothèses qui conduisent le lecteur à sélectionner lui-même la plus probable, en fonction de ses propres convictions.
Pour mettre cette démarche en évidence, nous relaterons seulement deux rhèmes : celui de « L'Identité nationale » et celui de « La France et l'Islam ».
Pour le premier, après avoir montré que les Français se partagent entre deux traditions - la nation-contrat à gauche, la nation-héritage à droite -, il conclut que notre pays a été, d'une part, forgé par l'État et, d'autre part, façonné par le christianisme. S'ensuit son questionnement : « Qui peut certifier que ces deux pivots ne joueront pas demain un nouveau rôle ? »
Pour le second, après avoir constaté que ce problème se pose dans notre pays dans des conditions peu satisfaisantes - une République incertaine, une démocratie enkystée, une religiosité absente - trois solutions pour l'avenir sont envisageables : la première, l'islam se dissout dans la démocratie ; la deuxième, l'interprétation littérale de l'islam l'emporte ; la troisième, comme l'a pensé Charles de Foucauld, les musulmans pourraient être évangélisés.
Au lecteur d'estimer où son comportement et son action seraient susceptibles de s'inscrire !
Les huit autres thèmes sont les suivants : (1) Le Jésus de l'histoire et le Christ de la foi ; (2) Ce que l'Occident médiéval doit (ou ne doit pas) aux Arabes ; (3) Galilée, l'Église et la science ; (4) Colonisation, la France est-elle coupable ? ; (5) Nous ne comprenons plus la Grande Guerre ; (6) La Seconde Guerre mondiale au prisme de la Solution finale ; (7) Le Vatican contre Hitler ; (8) Chrétiens et Juifs dans l'histoire.
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13 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 A lire!, 21 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Livre génial,
Nécessite une large ouverture d'esprit, un esprit critique en éveil et de la patience.
La lecture s'avère parfois difficile car le livre se veut scientifique et pas propagandiste (il évite les raccourcis historiques et les dénonces).
Vivement le prochain.
Un lecteur très satisfait.
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 problème d'honnêteté, 6 décembre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Historiquement correct : Pour en finir avec le passé unique
Ce livre qu'on dit "honnête et documenté" commence par citer une opinion du Prof Goldman de Fribourg en Suisse, opinion selon laquelle la liturgie aurait été célébrée en grec dans le temple de Jérusalem. Le prof. Goldman s'en est étonné auprès de ses étudiants et collègues quand ils lui ont signalé le passage, car, dit-il, il n'a jamais eu, jamais dit, ni jamais écrit cette opinion et jamais rencontré Mr Sévillia personnellement. Le prof. Goldman dit qu'il n'a reçu aucune réponse aux mails qu'il a envoyés à Mr Sévillia. Il trouve que c'est une bagatelle mais si l'auteur s'est emmêlé dans ses fiches, il pourrait tout de même faire une mise au point. Histoire d'être "civilement correct". De Fribourg en Suisse.
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7 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Toute vérité n'est pas bonne à dire..., 27 janvier 2012
Par 
Philippe Nicod "phnicod" (France-Grenoble) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Ouvrage qui en dix thèmes choisis permet de montrer comment, et parfois pourquoi, l'Histoire telle qu'elle s'est déroulée et fut perçue au moment des faits, peut nous être racontée et apprise bien différemment. L'écriture de l'Histoire est toujours le fruit d'une époque avec ses préjugés, ses contraintes et ses perceptions. L'historien se doit justement d'éviter le plus possible, sans jamais totalement y parvenir, ces écueils. Là, où les choses deviennent plus préoccupantes, c'est quand, d'une façon délibérée, donc consciente, l'historien, ou le prétendu historien, falsifie, minimise, oublie ou plus justement cache, les faits, les comportements des hommes et des femmes face à l'Histoire, pour rendre celle-ci conforme à ses vues ou à celles de l'époque. Alors aujourd'hui, nous pourrions croire, que, instruits des erreurs, ou du manque de vigilance des historiens passés ou de certains d'entre eux, nous nous serions définitivement écartés de toutes mauvaises tentations ou de toutes analyses un peu hâtives, trop colorées de l'air du temps. D'ailleurs si l'Histoire fut peut-être un temps embellie, pour notre avantage, aujourd'hui au contraire toutes vérités seraient dites sans fard, bonnes ou mauvaises et les faits revus et analysés sans concessions. La meilleure preuve serait que si l'Histoire auparavant était souvent, sinon toujours élogieuse pour nous, aujourd'hui ce n'est plus le cas tout le monde peut d'ailleurs le constater, et comme personne n'a vocation à se dénigrer injustement volontairement, ce ne peut-être que le fruit de la vérité.
Jean Sévillia, nous montre avec pertinence tout au long de l'ouvrage, hélas, qu'il n'en est rien.

Personnellement, ce livre ne m'a rien appris en profondeur. Qui s'instruit sur l'Histoire avec sérieux, se rend compte assez vite qu'en certains domaines la perception que l'on nous a donnée ou voudrait nous donner, ne correspond pas à la réalité. Pour ma part, une des premières découvertes en tant qu'amateur de l'Histoire ce fut à propos de l'Eglise, dont j'avais une image très négative sur le rôle qu'elle avait pu jouer au cours des siècles... Force m'a été de beaucoup en rabattre et d'ajuster mon jugement sur les réalités et non sur les clichés véhiculés. Non pas que ceux-ci n'eussent pas eu une part de fondement, seulement, en ne retenant que le négatif, les dérives, les excès, voire en les sortant de leur contexte, sans les remettre dans une perspective globale de son action, c'est tout simplement falsifier les faits, déformer la réalité, l'ajuster à son image, et ce n'est tout bonnement plus de l'Histoire.

Je souscris donc aux dires de l'auteur, même si, ça et là pour certains sujets, je ne l'approuve pas complètement, par exemple, pour n'en prendre qu'un, le chapitre concernant la guerre de 14-18 dont je ne suis pas un spécialiste.
En effet concernant les mutineries, les jugements divers et variés que l'armée a rendus en 1914-1915 et durant toute la guerre, la page 141 fait sourire en parlant du droit des soldats, on parle même d'avocat, non pas qu'en théorie cela soit faux. Mais faut-il rappeler l'affaire Dreyfus, encore récente à cette époque, où l'on a préféré faire condamner un innocent, et tout aussi grave, par conséquent laisser le coupable en liberté... Là aussi en théorie, l'accusé bénéficiait de toutes les garanties, et nous étions en temps de paix, pas sur un champ de bataille... Page 146, quand il récuse le terme de généraux cyniques toujours à propos des sanctions appliquées aux soldats, je ne peux pas le suivre. Hélas la plupart des généraux étaient des hommes sans humanité aucune, non pas par souci d'efficacité, je serais prêt à les absoudre totalement pour cela, non, mais par pur mépris de cette chair à canon, consentante il est vrai.
Ces mêmes généraux, par bêtise et cruauté, le terme est approprié, ont saigné inutilement, j'insiste sur ce terme inutilement, on pourrait même dire gratuitement l'armée française, à tel point que sans le renfort matériel mais surtout humain américain nous étions en passe de perdre cette guerre. Pour le haut commandement impliqué, cela s'apparente quasiment à de la haute trahison. Il faut plus de temps pour fabriquer un soldat qu'un fusil. J'ai trouvé l'auteur bien discret sur ce renfort américain rendu INDISPENSABLE à cause des carnages successifs et purement gratuits engendrés par l'état major, notamment au Chemin des Dames...Et il y aurait bien d'autres choses à dire pour montrer le mépris (et pas forcément sanglant) du haut commandement pour ce qu'il considérait de fait comme de la vermine rampante. Ce n'est pas l'objet de cette critique, je m'arrêterai donc là.

A part cette appréciation fondamentalement différente sur le haut commandement, je partage assez, voire pleinement, les vues de l'auteur sur l'atmosphère, les appréciations politiques et pensées de l'époque, encore que, et très curieusement peut-être pour être politiquement correct ? je trouve qu'il atténue beaucoup la volonté allemande et autrichienne d'enclencher cette guerre, Guillaume II par inconscience, bêtise et rêve de gloire, François-Joseph à contrecoeur, mais motivé par un calcul beaucoup plus politique et raisonné.

Pour résumer, outre quelques points qui me sembleraient nécessaires de moduler et sur certains chapitres seulement, sans que cela d'ailleurs ne change fondamentalement les propos de l'auteur, comme l'exemple pris ci-dessus, on remarque ça et là des imprécisions. Par exemple Hugues Capet serait bien surpris d'apprendre qu'il fut couronné à Reims (p 276). Mais encore une fois, globalement cela n'a pas d'incidence sur la force et la pertinence des propos que l'auteur tient dans cet ouvrage.
Excellent travail qui permet au-delà de quelques mises au point rendues nécessaires, de montrer, qu'aujourd'hui encore, nous sommes capables d'écrire l'Histoire à notre convenance et même d'une façon passionnelle et irraisonnée, plutôt qu'à la lumière des faits. Triste constat, mais constat, hélas, bien réel.
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9 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Très correct !, 14 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Très intéressant ce livre !

Cela fait du bien de remettre de temps à autre les pendules à l'heure.

Habituellement, je donne les livres que j'ai lus, mais je garde celui-ci parce qu'il est plein de références.

Il paraît que la pièce de théâtre "le Vicaire" sera à l'affiche à Paris au printemps. Tous les arguments pour réfuter les mensonges qu'elle contient sont dans "Historiquement incorrect" !
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Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Pour revenir sur quelques lieux communs de l'Histoire, 3 février 2014
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Divers Histoire) (Format Kindle)
Un des livres à faire lire aux personnes intoxiquées par les clichés de l'idéologie dominante à propos de l'histoire. Jean Sévillia effectue une remise au point utile, renforcée par une argumentation solide, sur Galilée, la seconde guerre mondiale, la colonisation, etc. Il s'agit cependant d'un ouvrage polémique, c'est à dire qu'il s'ingénie à réfuter certaines idées, et non d'un ouvrage d'histoire qui étudie à fond une thématique. Les sujets sont abordés de manière synthétique et résumée, sans simplification excessive cependant.
L'édition kindle est satisfaisante.
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8 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bon cru de Sévilla, 27 novembre 2011
Par 
Pickendorff "Ulrich" (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Historiquement incorrect (Broché)
Une fois encore Jean Sévilla nous a servi un petit livre épatant sur toute une série de sujets qui font polémiques.
Dans le fond rien de vraiment nouveau sur la bien pensance mais il s'agit d'une bonne synthèse qui vous rafraichira la mémoire et pourra vous nettoyer le cerveau.
A noter que j'ai trouvé ce dernier livre moins "facile" que les précédents. Ce n'est pas pour autant qu'il est moins bien. Il est plus détaillé sur les thèses en présence.
A lire.
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Historiquement incorrect (tome 1) (Grands caractères)
Historiquement incorrect (tome 1) (Grands caractères) de Jean Sévillia (Broché - 29 février 2012)
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