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D'habitude je jette les bandeaux promotionnels qui entourent les bouquins, mais celui de ce Pinocchio, je l'ai gardé. Il dit, très justement et non sans humour : "plus besoin de s'endetter sur 25 ans pour faire l'acquisition du chef-d’œuvre de Winshluss".
Et tout est dit. Cette nouvelle édition "rédux" était indispensable, tant les prix sur internet étaient prohibitifs.

Cette parenthèse refermée, je confirme tous les commentaires présents sur l'ancienne édition : Winshluss a réalisé l'une des meilleures BD depuis des années, peut-être même l'une des plus abouties depuis toujours.
Tout y est parfaitement pensé et travaillé.
Le scénario d'abord : dans les grandes lignes on retrouve l'histoire de Pinocchio mais noircie et modernisée. Au lieu d'un criquet gentillet, un cafard bon-à-rien, au lieu d'un père attentionné, un créateur stupide et inconscient, et au lieu d'une aventure et de rencontres formatrices, toute la bêtise du genre humain. Ce qui est formidable, c'est qu'hormis lors des digressions de Jiminy, toutes les idées passent simplement en quelques dessins. Pas besoin d'une bulle pour comprendre.
Le dessin ensuite : en le feuilletant rapidement on pourrait le croire brouillon... Il colle en réalité à la perfection avec l'univers, s'autorisant de pleines pages magnifiques aux moments les plus forts.

Et on pourrait en dire davantage, sur la galerie des personnages, la couverture, l'agencement du récit qui récupère toutes les idées pour en faire un tout cohérent...

Moderne, ce Pinocchio n'est ni une victime, ni un vainqueur. C'est un voyageur silencieux, presque inactif, qui n'a besoin que "d'être là" pour nous montrer les excès de nos sociétés et les vices de nos semblables.

De par sa noirceur, Pinocchio n'est sans doute pas à mettre entre toutes les mains, notamment dans celles des plus jeunes, mais vous l'aurez compris il s'agit d'une œuvre essentielle. Prix du meilleur album à Angoulême en 2009.

Avant que cette nouvelle édition soit à son tour épuisée, dépêchez-vous d'en faire l'acquisition !
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Winshluss s'est spécialisé dans la destruction savante d'une imagerie enfantine niaise et moraliste, pour la faire basculer dans l'horreur. Qu'allait-il donc faire de Pinocchio ? Même si l'enfant de bois défendait des valeurs nettement conservatrices, il n'en restait pas moins un très beau conte pour enfants. Alors comment a fait ce diable de Winshluss pour détruire cette image en préservant sa magie, sa qualité narrative et son puits de réflexion ? Tout simplement parce qu'il est habité par une colère sans fin, mais aussi par un humour délicieusement noir, un trait parfait et une intelligence remarquable. Rien que ça !

Pinocchio est un robot inexpressif doté de multiples gadgets mortels, et Gepetto, son créateur, compte bien revendre le concept à l'armée, animé par le gain. C'est la rombière du vénal qui, tentant de se servir du nez du petit robot comme d'un vulgaire sex toy, fera les frais d'une fonctionnalité inattendue : le lance-flammes.

S'ensuit une série d'atrocités, respectant tout de même fidèlement le fil conducteur du conte archi-connu : le marionnettiste, le cirque, l'aveugle, l'île aux enfants, et surtout "il monstro", la baleine mutante. Ajout notable : un flic dépressif qui enquête sur la mort de la femme de Gepetto, un pingouin et une intégration délicieusement ignoble de Blanche-Neige et les 7 salopards.

La fée bleue manque au tableau, et la conscience de Pinocchio est aux abonnés absents. Point de criquet, mais Jimini Cafard, un sdf notoire, alcoolique de son état, squatteur nihiliste et qui trifouille dans les câbles du pantin de fer.

Pinocchio a les yeux inexpressifs d'un ours en peluche, et tel un candide et involontaire destructeur il parcourt les débris du monde. Les histoires s'entrecroisent dans une logique d'annihilation qui annonce une fin terrible, et sans morale (miam !)

Superbe reliure des Requins Marteaux, même en édition pour les pauvres (le bandeau "plus besoin de s'endetter sur 25 ans pour faire l'acquisition du chef-d'aeuvre de Winshluss" est à ce titre un morceau de bravoure).

Vous l'aurez compris, cette bd est à proscrire pour la jeunesse. En revanche, elle est obligatoire pour les adultes.
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le 17 mai 2014
Ça part dans tous les sens. C'est extrêmement drôle. C'est trash donc pas pour les nenfants...
Bref un chef-d'œuvre!
Je suis bien content d'y être tombé dessus grâce aux recommandations d'Amazon.
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le 7 janvier 2013
Un ouvrage magnifique. Les dessins sont d'une précision inouie et l'histoire est magnifique. Très beau livre, d'ailleurs je me le suis offert pour noel !
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 7 octobre 2015
Prépublié en partie dans la défunte revue Ferraille, le Pinocchio de Winshluss s’est fait désirer pendant plusieurs années. L’auteur a finalement accouché d’un chef-d’œuvre en sortant le polichinelle qu’il couvait amoureusement au plus profond de ses tiroirs. Bien sûr, le lecteur peut pinailler sur les finitions notamment autour de la mise en couleur, de la qualité d'impression (Jiminy méritait mieux qu'un dessin en noir et blanc crobardé sur le bout d'une table ; ses mésaventures auraient pu être contées dans un camaïeu gris bleu avec lequel Winshluss excelle) mais dans l’ensemble, la bande dessinée du maestro est une réussite stupéfiante. De multiples récits s’emboîtent, se superposent et se complètent, certains avec des retours en arrière, tout ceci dans une limpidité déconcertante. On commence l’histoire avec le largage en pleine mer d’un fût radioactif qui contamine un poisson, futur Monstro de l’histoire dans lequel Geppetto va se retrouver. La planche suivante nous entraîne chez un inspecteur Javert déprimé, jouant à la roulette russe avec son chat et qui doit penser que rien de bon ne peut sortir du monde et des hommes : « Vous m'ennuyez. Tuez-moi plutôt » pourrait-il dire si Winshluss insérait des bulles dans l’aquarium glauque où pataugent ses personnages mais sa bande dessinée est presque muette sauf quand Jiminy Cafard, la conscience du pantin d’acier, se lamente. Après cette introduction détonante, on entre dans le vif du sujet. La femme de Geppetto fait des ronds de fumée devant la télévision pendant que son mari soude et apporte les ultimes finitions à Pinocchio, robot au regard fixe, éberlué, au nez proéminent serti sur une face enfantine, doté d’armes secrètes et meurtrières. Très rapidement, le lecteur va être confronté au génie de Winshluss. Trois récits se développent en même temps. D’une part, Geppetto part vanter son invention à un galonné. Pendant ce temps Pinocchio fait la vaisselle alors que la femme de l’inventeur bouquine en maillot de bain sur son transat. Au coin de la cuisinière, Jiminy Cafard perd son job, se fait larguer par sa femme et vient buter sur le pied métallique de Pinocchio. Contre-plongée, le cafard admire son futur appartement : « Cool ! Un appart avec vue sur l’évier ». Il pénètre dans la tête du robot par l’orbite et raccorde deux fils électriques dans l’espoir d’avoir le « câble gratos » mais il amène à son insu la conscience chez Pinocchio. Comme dans Smart Monkey, autre oeuvre magistrale de l'auteur, en trois cases extraordinaires, Winshluss montre l’éveil de l’esprit dans une masse brute. Maintenant que Geppetto explique au militaire les talents guerriers de son super robot, Pinocchio allonge des doigts télescopiques aux extrémités phalliques en étalant la crème solaire sur le corps ruisselant de Svetlana Geppetto, ancienne prostituée fessue devenue la pétasse d’un inventeur en mal de reconnaissance et de fortune. Emoustillée, Svetlana met bas le short de Pinocchio et constate, déçue, que le robot est asexué. Heureusement, le nez mafflu est multi usage. La suite est hallucinante et irrésistible. Stromboli est un entrepreneur ogresque. Des enfants esclaves fabriquent des jouets à la chaîne. Quand ils arrivent à bout de force, ils sont brûlés dans la chaudière de l’usine. Un inquiétant voleur d’organes trafique dans l’ombre et vend un cœur à sept nains vicelards. Ceux-ci veulent ressusciter Blanche-Neige pour abuser d’elle mais elle prend la fuite, se jette à l’eau, est recueillie par une surfeuse lesbienne. Avec son visage de Betty Boop, Blanche-Neige rappelle autant les créations de Walt Disney que celles des frères Dave et Max Fleischer.
Sans cesse, Winshluss pose ses pains de plastique pour faire voler en éclats les clichés véhiculés par Disney et compagnie. Le monde enchanté est un leurre et n’arrive pas à voiler complètement un cauchemar à ciel ouvert. D’album en album, l’auteur bâtit une œuvre forte et cohérente avec des thèmes récurrents qui se répondent et s’enrichissent. L’humour est noir et corrosif. L’argent et le sexe semblent pourrir tous les sentiments. L’altruisme et la compassion n’ont plus cours dans le grand marché de dupes où s’enlise l’humanité. Le lecteur peut en rire ou en pleurer mais il est difficile de rester insensible à tout ce qu’une telle bande dessinée peut récupérer et brasser.
Quand Carlo Collodi (1826-1890) fait aller son pantin dans la Toscane du XIXe siècle, les rencontres surgissent naturellement au détour d’un chemin de campagne à l’exemple d’un grillon, d’un serpent, d’un pêcheur ou d’un montreur de marionnettes. Quand Vincent Paronnaud (né en 1970), alias Winshluss, entraîne Pinocchio 150 ans plus tard dans notre monde contemporain, il y est naturellement question d’esclavagisme, de trafic d’organe, d’endoctrinement, de drogue, de perversion sexuelle et de tous les maux qui hantent nos vies précaires. Winshluss a réactivé le mythe de Pinocchio avec une rare puissance. L’original n’a pas à en rougir. C'est le principe même du conte d'être sans cesse récupéré et enrichi au fil des veillées. Remis sur l'établi de Winshluss, travaillé au coeur de la fibre, Pinocchio ne déroge pas à la règle. Le pantin éternel, les yeux grands ouverts dans la nuit, nous dit sans un mot, avec une intensité extrême, l'hébétude d'être au monde ici-bas.
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le 28 décembre 2012
un Pinochio un peu déjanté , trash et surréaliste , qui ne plaira pas à tout le monde, mais un vrai renouvellement dans la bd moderne
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le 10 décembre 2014
envoi ultra rapide merci emballage nickel en tout point. Le livre est tout bonnement génial et tout à fait ce que j'attendais bien que j'aurais préféré une couverture rigide au livre plutôt que souple. Je suis très satisfaite merci
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le 11 février 2015
Trop difficile à lire pour moi car quasiment pas de dialogues et dessins assez fouillis. Je l'ai refermé à moitié
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