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le 6 mars 2011
Ce petit livre réunit quelques grands textes de Frédéric Bastiat, économiste, pamphlétaire et homme politique de la IIème République, et l'un des plus dignes représentants de la tradition libérale française et du laissez-faire. L'ouvrage contient les textes suivants, pour la plupart de petits pamphlets : "L'Etat", "Justice et fraternité", "Funestes illusions, "Les deux devises", "Petites affiches de Jacques Bonhomme" (professions de foi électorales), "Prendre cinq et rendre quatre ce n'est pas donner", "Services privés, service public" (extrait des Harmonies Économiques).

Ces textes ont pour point commun une réflexion sur la place de l'État dans la société, et sur les pouvoirs qui doivent lui être confiés. Bastiat est un ardent défenseur du minarchisme, même si ce terme n'existait pas à l'époque. Il souhaite circonscrire l'État à sa mission principale : assurer la sécurité, le respect de la liberté et de la propriété. Il montre que le seul moyen d'action de l'État est la violence (la coercition), donc les seules interventions étatiques légitimes sont celles où il emploie la violence légitime, c'est à dire la légitime défense. Un État juste doit donc se borner à défendre ses citoyens (police, armée, diplomatie). Fervent catholique, Bastiat pense que le monde est harmonie : ce qui est juste est aussi efficace. Il s'emploie donc à montrer qu'un État fort n'apporte pas plus de prospérité à ses citoyens, tout en restreignant leurs libertés. En effet, l'État ne saurait redistribuer que ce qu'il a précédemment confisqué, il ne crée donc aucune richesse. Bastiat est partisan de laisser les citoyens dépenser eux-mêmes cette richesse, pensant qu'ils le feront de manière bien plus judicieuse que l'appareil étatique.

On découvre aussi un Bastiat inquiet de la popularité des thèses socialistes, qui commencent à émerger à l'époque. Il réfute ainsi les arguments de ses adversaires, et les accuse de bâtir une chimère nuisible à la prospérité.

Ces grandes idées sont servies par une plume merveilleuse. Le XIXème siècle a connu un grand nombre d'écrivains qui savaient admirablement manier la plume ; Bastiat y ajoute une ironie mordante. On sourit souvent, on rit parfois devant les multiples piques adressées à ses (nombreux) adversaires, on reste bouche bée devant ces métaphores si bien tournées et cette langue si élégante. Cette plume acérée fait de Bastiat le meilleur moyen de s'initier au libéralisme : chaque texte contient de grandes idées mais est aussi un vrai plaisir littéraire, ce qui rend la lecture à la fois instructive et distrayante.

On ne peut que féliciter les éditions de l'Arche d'avoir réédité un auteur tombé dans l'oubli en France et dont les écrits sont presque introuvables aujourd'hui (signalons tout de même l'effort des Belles Lettres, qui ont réédité les Pamphlets et les Sophismes économiques). On tiquera tout de même sur cette postface de Jean-Pierre Vesperini, qui critique la "conception trop restrictive" que Bastiat se fait de l'État et montre qu'il n'a pas compris grand chose au minarchisme pur jus du pamphlétaire. Malgré cela, ce petit livre est un excellent moyen de s'initier à Bastiat, le seul économiste qui ait réussi à allier aussi élégamment richesse des idées et beauté de l'écriture.
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le 24 octobre 2011
Essenttiel et Remarquable, ce tres bref essai permet en quelques pages de comprendre la veritable nature de l'Etat et les principes fondamentaux qui regissent les rapports humains sous sa desastreuse autorite.

A lire et relire absolument, et faire partager...
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le 23 avril 2009
Ouvrir un livre à n'importe quelle page et immédiatement être intéressé, c'est rare. Ce livre, et surtout ce titre de Bastiat, est de cette veine. Au delà du sujet, quelle leçon de clairvoyance et quel bel esprit. On ne peut que conseiller sa lecture... et sa relecture.
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le 13 mars 2012
On m'avait dit beaucoup de bien de l'auteur. J'ai découvert Frédéric Bastiat en lisant "La Loi". Ce deuxième tome, "L'Etat c'est toi!", est un véritable plaidoyer pour la Liberté. Si les hommes politiques d'aujourd'hui relisaient Frédéric Bastiat, ils auraient plus d'idée pour aider nos États à sortir de la crise. Mais il ne faut pas trop compter là-dessus. Contrairement à Bastiat qui aimait la politique et avait le sens du devoir, il n'en rien de nos dirigeants actuels. Bastiat reste un témoin contre la dérive de nos Etats Providences.
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